Treignes

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Treignes
l'église et le vieux pont de Treignes
l'église et le vieux pont de Treignes
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Philippeville
Commune Viroinval
Code postal 5670
Démographie
Gentilé Treignois(e)
Population 642 hab. (2006)
Géographie
Coordonnées 50° 05′ N 4° 40′ E / 50.083, 4.6750° 05′ Nord 4° 40′ Est / 50.083, 4.67  
Localisation

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Treignes (en wallon Tregne) est une section de la commune belge de Viroinval située en Région wallonne dans la province de Namur.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Étymologie[modifier | modifier le code]

1345 Tring, Traing, 1362 Tringne : propriété de (suffixe -ia) Trenius ou Trennus, anthroponymes germaniques latinisés [1] ou des Tirinius (avec syncope en Trinius), gentilice romain[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de débris de céramiques sigillées provenant du sud de la Gaule, de moellons et de tuiles dans les environs de la villa romaine de Treignes atteste de la présence de ces conquérants latins dès le début du IIe siècle. Au cours du Moyen Âge une tour fortifiée y est érigée et le village passe sous le contrôle de la Principauté de Liège. Il est gouverné successivement par les seigneurs de Rumigny, de Florennes, de Pesche, est acquis en 1563 par le maître de forge Nicolas Marotte qui le revend a Jean de Hamal en 1657. Les de Hamal seront barons de Treignes jusqu'à la Révolution française de 1789. En 1793, la réunion de deux seigneuries distinctes de Treignes et Matignolle ont donné naissance à l’ancienne commune de Treignes, rattachée au département de Sambre-et-Meuse.

Économie[modifier | modifier le code]

Les ressources principales du village ont été pendant longtemps constituées par l’extraction du minerai de fer et de la pierre (baryte) ainsi que l’exploitation des ressources forestières. Les premières activités cessèrent complètement au cours du XIXe siècle. Si la fabrication du charbon de bois y fut arrêtée en 1944, par contre une brasserie subsista jusqu’en 1957. Bien qu’une gare ait été construite au moment où le trafic frontalier et l’exportation des productions locales le justifiaient, aujourd’hui elle est fermée et seuls les trains à vapeur de la ligne touristique du Chemin de fer à Vapeur des Trois Vallées (ASBL CFV3V) y font encore résonner leur sifflet. Le CFV3V y a d'ailleurs implanté son musée ferroviaire.

Un tourisme local s'est développé suite à l'arrivée de nombreux passionnés de tourisme « vert » mais aussi par l'attrait éveillé chez les nombreux lecteurs de la saga de « Toine Culot », par le cadre villageois où évoluent les sympathiques et truculents personnages d’Arthur Masson. En effet Treignes et Matignolle ("Trignole" étant le nom d’un village fictif né de la contraction des toponymes Treignes et Matignolle) ont servi de modèle à beaucoup de romans écrits par cet auteur wallon. En son hommage a été créé l'Espace Arthur Masson.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. A. Carnoy, Origines des noms des communes de Belgique, Louvain, Éditions Universitas,‎ 1948, 2 vol.
  2. Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, coll. « Histoire » (no 70),‎ 1986

Liens externes[modifier | modifier le code]