Congrès international des mathématiciens

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Le congrès international des mathématiciens (ICM, International Congress of Mathematicians en anglais) est une manifestation organisée tous les quatre ans par l'Union mathématique internationale.

Le congrès de 1998 a rassemblé plus de 3 000 participants. Le programme consiste principalement en des conférences données par d'éminents mathématiciens du monde entier, sélectionnés par les organisateurs du congrès.

Au cours du congrès sont remis les médailles Fields, le prix Nevanlinna et le prix Carl-Friedrich-Gauss pour les mathématiques appliquées (créé en 2006).

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors du congrès de 1900 à Paris, David Hilbert a énoncé une liste de vingt-trois fameux problèmes ouverts en mathématiques, connus maintenant sous le nom de problèmes de Hilbert. Ces problèmes ont irrigué la recherche mathématique pendant tout le XXe siècle, et certains continuent à le faire.

Les congrès n'ont pas toujours été à l'abri des vicissitudes de la vie politique. Après la Première Guerre mondiale, les Français avaient demandé (et obtenu) l'exclusion de l'Allemagne, qui fut effective pour les congrès de 1920 et 1924. L'Allemagne est réadmise en 1928 au congrès de Bologne.

Le dernier congrès avant la seconde guerre mondiale est celui de 1936. Le congrès de 1950 est prévu à Harvard aux Etats-Unis. Un certain nombre de mathématiciens français, notamment Laurent Schwartz et Jacques Hadamard sont menacés de ne pas avoir de visas en raison de leurs opinions politiques. Ils finissent par les obtenir grâce à l'attitude très ferme de la délégation française, conduite par Henri Cartan[1].

En 1966, Alexandre Grothendieck refuse d'aller à Moscou pour recevoir la médaille Fields qui lui a été attribuée.

En 1970, le congrès de Nice est un peu perturbé par les manifestations du mouvement Survivre, crée par Grothendieck. Serguei Novikov, l'un des lauréat de la médaille Fields, n'est pas autorisé par le gouvernement soviétique à se rendre à Nice.

En 1978 Gregori Margulis, qui vient de se voir attribuer la médaille Fields, n'est pas autorisé à se rendre à Helsinki. Jacques Tits, qui présente ses travaux au congrès, fait une mise au point très ferme.

Le congrès de Varsovie, prévu pour 1982, est reporté d'un an en raison de l'état de siège en Pologne.

Congrès 2006[modifier | modifier le code]

Médaille Fields[modifier | modifier le code]

Au cours du congrès de 2006 à Madrid, la médaille Fields a été décernée à Grigori Perelman pour sa résolution récente de la célèbre conjecture de Poincaré qui est l'un des sept problèmes du Prix du millénium lancés par l'Institut de mathématiques Clay. Néanmoins ce dernier a refusé cette distinction. Les trois autres lauréats de la médaille Fields 2006 sont le Français Wendelin Werner, pour ses travaux dans le domaine des probabilités et de la théorie conforme des champs, l'Australien Terence Tao, pour ses travaux dans le domaines des équation aux dérivées partielles, de la combinatoire, l'analyse harmonique et la théorie des nombres. Le dernier récipiendaire est le Russe Andrei Okounkov qui a été récompensé pour son travail de connexion de la théorie des probabilités avec la géométrie algébrique.

Prix Nevanlinna[modifier | modifier le code]

Le prix a été attribué à Jon Kleinberg qui travaille dans le domaine de l'algorithmique.

Prix Gauss[modifier | modifier le code]

Le premier récipiendaire du prix est le Japonais Kiyoshi Itô pour son travail fondateur dans le domaine du calcul stochastique.

Villes organisatrices des congrès[modifier | modifier le code]

Timbre de l'URSS, 1966

Références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Schwartz, Un mathématicien aux prises avec le siècle, Odile Jacob

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) International Congress of Mathematicians (ICM) sur le site de l'Union mathématique internationale