Charles-Philippe d'Orléans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charles-Philippe d’Orléans (1905-1970).

Charles-Philippe d’Orléans

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Charles-Philippe d’Orléans en uniforme de grand maître de l’ordre de Saint-Lazare, en 2008.

Biographie
Titulature « Duc d’Anjou »
Dynastie Maison d’Orléans
Distinctions « Grand-maître de l’ordre de Saint-Lazare » (2004-2010)
« Grand-prieur de France, grand-maître émérite de l’ordre de Saint-Lazare »
Nom de naissance Charles-Philippe Marie Louis d’Orléans
Naissance 3 mars 1973 (41 ans)
Paris (France)
Père Michel d’Orléans, « comte d’Évreux »
Mère Béatrice Pasquier de Franclieu
Conjoint Diana Álvares Pereira de Melo, « duchesse de Cadaval »
Enfants Isabelle d’Orléans
alt=Description de l'image Coat of arms of Louis, Duke of Anjou (future Louis XV of France).png.

Charles Philippe Marie Louis d’Orléans, qui porte le titre de courtoisie de « duc d’Anjou »[N 1], est né le 3 mars 1973 à Paris, dans le 15e arrondissement. Il est un membre de la maison d’Orléans, et a été « grand maître » de l’une des deux branches de l’« ordre de Saint-Lazare » de 2004 à 2010.

Famille[modifier | modifier le code]

Charles-Philippe d’Orléans est le fils aîné de Michel d’Orléans (1941), « comte d'Évreux[N 2] », et de son épouse Béatrice Pasquier de Franclieu (1941).

À sa naissance, il reçoit le prénom de Charles-Philippe en souvenir d'un cousin éloigné de son père, Charles-Philippe d’Orléans, « duc de Nemours », qui a soutenu ses parents lors de leur mariage, interdit par le « comte de Paris »[1].

Par son père, il est le petit-fils d'Henri d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris » et prétendant orléaniste à la couronne de France. Il est donc le neveu du prétendant orléaniste actuel, Henri d'Orléans, « comte de Paris » et « duc de France ».

Le 21 juin 2008, Charles-Philippe d'Orléans épouse, à Évora, au Portugal, Diana Álvares Pereira de Melo (1978), « duchesse de Cadaval » et lointaine cousine du prétendant à la couronne de Portugal, Duarte, « duc de Bragance », qui est par ailleurs son parrain[2].

Le couple a un enfant :

  1. Isabelle d'Orléans, née à Lisbonne le 22 février 2012[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière[modifier | modifier le code]

Charles-Philippe d'Orléans passe son enfance et une partie de son adolescence en Espagne, où ses parents sont établis depuis 1973. Tout comme ses sœurs, il est d'abord élève au lycée français de Madrid. Puis, il part effectuer ses études secondaires en France, au collège de Juilly et au lycée Charlemagne, à Paris[1].

Après son baccalauréat, il entreprend des études en sciences politiques et en relations internationales, en France et en Suisse. Une fois diplômé, il commence sa carrière au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et sa première mission se déroule pendant la crise du Rwanda, en 1994. Il est alors l'un des responsables de la presse et de la mise en place d'infrastructures logistiques dans les camps de réfugiés de Kigali[4].

Militaire de carrière pendant plus de huit ans, il travaille ensuite à la Direction des Relations extérieures puis est nommé attaché de presse au ministère de la Défense[4]. Il réalise alors plusieurs missions extérieures pour le compte de l'OTAN et des Nations unies en Ex-Yougoslavie et en Afrique[4].

En 2001, il obtient le poste d’attaché de presse de la présidence française de l’Union européenne pour le compte du ministère des Affaires étrangères. Il participe à la création du Centre d'accueil de la presse étrangère[5]. Puis, en 2003, il quitte le ministère de la Défense pour reprendre des études de troisième cycle au CELSA[4] et participer à la création d'une agence de conseil en intelligence économique et études politico-militaires[6], à Neuilly-sur-Seine.

Grand maître d’une branche de l’ordre de Saint-Lazare[modifier | modifier le code]

Le 12 septembre 2004, il est installé « grand maître » d’une branche de l’ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare. Il démissionne de cette fonction en mars 2010, invoquant des raisons personnelles. Le 20 novembre 2010, il est installé simple grand prieur de France et grand maître émérite, et remplacé à la tête de l'Ordre par son oncle, Jan Dobrzensky z Dobrzenicz[7].

Actions caritatives[modifier | modifier le code]

Charles-Philippe d’Orléans est investi dans le domaine humanitaire. Il est ainsi le fondateur de l'association Hannusia-France-Ukraine, dont le but est de récolter des fonds pour acheter, entre autres, des médicaments et des instruments chirurgicaux destinés aux deux hôpitaux pour enfants victimes de la catastrophe de Tchernobyl de la ville de Lviv[8].

Devenu « grand maître » de l’ordre de Saint-Lazare, il s’est engagé dans la lutte contre les mines antipersonnel au Cambodge[9] et travaille activement sur la problématique de l’eau. Avec son épouse, il s’est ainsi rendu en Éthiopie, où il a signé un accord de partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) pour développer dans le pays des projets d’accessibilité à l’eau en faveur des réfugiés[10].

Sur TF1[modifier | modifier le code]

Entre le 14 et le 27 avril 2006, il participe à l’émission de télé-réalité quotidienne (et diffusée en première partie de soirée) Je suis une célébrité, sortez-moi de là !, présentée par Jean-Pierre Foucault et Christophe Dechavanne. Pour lui, sa candidature est motivée par la volonté de recueillir des fonds destinés aux activités humanitaires de l’« ordre de Saint-Lazare »[11]. Il est éliminé la veille de la finale du jeu.

Démêlés avec la justice[modifier | modifier le code]

Le 7 novembre 2006, il est interpellé et placé en garde à vue à Paris dans le cadre d'une affaire de déstabilisation économique touchant le laboratoire pharmaceutique clermontois Théa[12]. Le lendemain, il est mis en examen pour « faux et usage de faux, dénonciation calomnieuse et usurpations d'identité »[13]. Le 14 avril 2008, le Parquet de Clermont-Ferrand requiert contre Charles-Philippe d'Orléans un renvoi devant le tribunal correctionnel[14]. Le 8 septembre 2010, celui-ci le reconnait coupable de faux et usage de faux, et le condamne à deux mois de prison avec sursis[15]. Charles-Philippe d’Orléans fait appel du jugement du tribunal correctionnel de Clermont. Le 16 février 2011, il comparait devant la cour d'appel de Riom[16]. Le 16 mars, la cour d'appel de Riom rend son délibéré, Charles-Philippe d'Orléans est relaxé et donc innocenté de tous les chefs d'accusation qui pesaient contre lui[17].

Candidat aux élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Le 8 mai 2012, il s'engage en politique et dépose sa candidature sans étiquette aux élections législatives des 3 et 17 juin 2012 dans la 5e circonscription des Français établis hors de France comprenant l'Andorre, l'Espagne, Monaco et le Portugal et créée en 2010[18]. Les autres candidats sont Juliette Estivil (FG), Muriel Guenoux (PRG-GE), Arnaud Leroy (PS), Richard Onses (PR), Carolina Punset (EELV), Laurence Sailliet (UMP) et Bernard Soulier (SE).

Il est éliminé au 1er tour, n'obtenant que 3,05 % des suffrages[19].

Le 24 mai 2013, le Conseil constitutionnel le déclare inéligible pour une durée d'un an pour non-dépôt de son compte de campagne dans le délai légal[20].

Distinctions diverses[modifier | modifier le code]

Titulature et controverses[modifier | modifier le code]

Blason utilisé par Charles-Philippe d’Orléans, « duc d’Anjou » : d’azur aux trois fleurs de lys d’or à la bordure de gueules, soutenu par deux anges et surmonté de la couronne de prince.

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison.

  • 3 mars 1973 — 24 juin 1999 : Comte Charles-Philippe d’Évreux
  • 24 juin 1999 — 8 décembre 2004 : Son Altesse royale le prince Charles-Philippe d’Orléans, « petit-fils de France »
  • 8 décembre 2004 - 21 juin 2008 : Son Altesse royale le « duc d’Anjou »
  • depuis le 21 juin 2008 : Son Altesse royale le « duc d’Anjou », « duc de Cadaval »
  • « Prince » : pour la même raison, Charles-Philippe d’Orléans portait jusque-là le seul titre de « comte Charles-Philippe d’Évreux »[N 5], ainsi que le prévoyait l’acte de collation du défunt « comte de Paris » disposant que « les descendants mâles aînés [de Michel d’Orléans] porteront, après la mort de leur père, le titre de Comte d’Évreux ; les cadets celui de Comte N. d’Évreux[22] », sans qualification de prince. Depuis 1999, le nouveau prétendant orléaniste lui reconnaît cependant le titre de « prince d’Orléans » et la qualification de « petit-fils de France »[23].
  • « Duc d’Anjou » : le 8 décembre 2004, Charles-Philippe d’Orléans reçoit de son oncle Henri d’Orléans (1933) le titre de « duc d’Anjou ». Il s’agit là d’une « promotion » controversée puisque le titre est traditionnellement porté par les aînés des Bourbons depuis 1919, et que Louis de Bourbon l’a repris à la mort de son père en 1989. La famille de l’aîné des Capétiens et ses fidèles ont d’ailleurs protesté publiquement à la suite de cette attribution[24].
  • « Duc de Cadaval » : Suite à son mariage avec la duchesse de Cadaval, il est devenu duc (consort) de Cadaval, mais il utilise ce titre uniquement au Portugal.

Décorations[modifier | modifier le code]

Charles-Philippe d'Orléans est, entre autres, titulaire des décorations qui suivent :

Autres distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aucune autorité souveraine n’a octroyé le titre de duc d’Anjou depuis Louis XV (en faveur de son petit-fils Louis-Stanislas-Xavier, comte de Provence, futur Louis XVIII) ce qui en fait un titre de courtoisie. Le titre de « duc d’Anjou » est aussi porté depuis 1919 par la branche des Bourbons, issue du second petit-fils de Louis XIV.
  2. Texte pris « en application de l’acte du 14 février 1967 et de celui du 10 décembre 1976 ». Philippe de Montjouvent, Le Comte de Paris et sa descendance, Éditions du Chaney, Paris, 1998, p. 312.
  3. Collation du « comte de Paris » en date du 10 décembre 1976 (accordée En application de l’acte du 14 février 1967 et de celui du 10 décembre 1976). Philippe de Montjouvent, op. cit., p. 312.
  4. Il en avait émis le souhait, ainsi formulé, dans sa Lettre à mes fils, signée « Prince Henri d’Orléans », 1990, citée par Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, 2002, p. 470.
  5. Il s'agissait là d’un titre réputé « de courtoisie », par opposition à celui dont usait son père : « Michel, comte d’Évreux »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Philippe de Montjouvent, « Charles-Philippe Marie Louis d'Orléans » dans Le Comte de Paris et sa descendance, Éditions du Chaney, p. 323.
  2. Point de vue no 3086, p. 22-25
  3. site internet officiel
  4. a, b, c et d « Parcours » sur le site officiel de Charles-Philippe.
  5. site officiel du Centre d'accueil de la presse étrangère
  6. Ministère de la Défense
  7. Site web de l'ordre. Consulté le 19/02/2011.
  8. « Par-delà les ors des "Galas"… » sur Les Manants du Roi.
  9. « Cambodge : Charles-Philippe d’Orléans s’engage contre les mines antipersonnel » sur Al Wihda
  10. « SAR le Prince Charles-Philippe d’Orléans, Duc d’Anjou, mène une délégation de l’ordre en mission humanitaire en Ethiopie » sur le site de l’Ordre de Saint-Lazare.
  11. Point de vue no 3015, p. 28-31.
  12. Cyrille Louis, « Charles-Philippe d'Orléans placé en garde à vue » dans Le Figaro du 15 octobre 2007.
  13. « Charles d'Orléans devant ses juges » sur Intelligence online
  14. « Le duc d'Anjou en correctionnelle » sur RTL info du 22 avril 2008.
  15. Dépêche AFP du 9 septembre 2010
  16. Article dans La Montagne: Le prince d'Orléans clame son innocence en appel
  17. Article dans Le Parisien: Déstabilisation économique, Charles-Philippe d'Orléans relaxé en appel
  18. AFP, « Législatives : Charles-Philippe d'Orléans, candidat des Français de l'étranger » dans Le Parisien du 09-05-2012
  19. Résultats officiels de l'élection législative des 3 et 17 juin 2012 pour la 5e circonscription des Français établis hors de France
  20. Législatives : Charles-Philippe d'Orléans déclaré inéligible, Le Figaro, 24 mai 2013.
  21. « Succession dynastique dans la Famille royale de France » par le « comte de Paris et duc de France »..
  22. Philippe de Montjouvent, op. cit. , p. 312.
  23. Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, op. cit., p. 470.
  24. Emmanuelle de Dampierre, « Apanage en débat » sur Royal artillerie

Annexes[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • (fr) Charles-Philippe d'Orléans, Aurore de Trénarvan, Éditions Dualpha, Collection « À cette époque », Paris, 2005 (OCLC 57636926).
  • (pt) Charles-Philippe d'Orléans, Reis no Exílio, Portugal refúgio real, A Esfera dos Livros, Lisbonne, 2011 (ISBN 9789896263454).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Isabelle, comtesse de Paris, Mon bonheur de grand-mère, Robert Laffont, Paris, 1999. (ISBN 2221079973)
  • (fr) Isabelle, comtesse de Paris, L'Album de ma vie, Perrin, Paris, 2002. (ISBN 2262018324)
  • (fr) Philippe de Montjouvent, « Charles-Philippe Marie Louis d'Orléans » dans Le comte de Paris et sa descendance, Du Chaney Eds, Paris, 1998, p. 322-323 (ISBN 2913211003).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]