Grand-Bassam

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Grand-Bassam
Image illustrative de l'article Grand-Bassam
Administration
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Région région du Sud-Comoé
Maire Georges Philippe Ezaley
Démographie
Gentilé Bassamois(e)
Population 83 576 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 5° 12′ 00″ N 3° 44′ 00″ O / 5.2, -3.733333 ()5° 12′ 00″ Nord 3° 44′ 00″ Ouest / 5.2, -3.733333 ()  
Divers
Langue(s) parlée(s) abouré, appolo, français
Localisation

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Grand-Bassam

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Grand-Bassam
Un vieil immeuble colonial de Grand-Bassam envahi par la végétation mais toujours habité.

Grand-Bassam est une ville historique et une ancienne capitale de la Côte d'Ivoire (1893-1900). Située à l'est d'Abidjan, la localité de Grand-Bassam est le chef-lieu du département de Grand-Bassam dans la région du Sud-Comoé.

Le , le quartier de France de Grand-Bassam, considéré comme le cœur historique de la ville, est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Plage de Grand-Bassam

La ville est située sur le littoral et comprend de ce fait une façade sur l'océan Atlantique et une autre sur la lagune Ébrié.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le climat de la Côte d'Ivoire comporte deux zones bioclimatiques distinctes. Le sud est très humide et connaît quatre saisons (d'avril à la mi-juillet : grande saison des pluies ; de la mi-juillet à septembre : petite saison sèche ; de septembre à novembre : petite saison des pluies ; de décembre à mars : grande saison sèche). Les températures varient de 21 à 35°[2],[3]. Et aussi la superficie est de 400 km².

Histoire[modifier | modifier le code]

« Le commandant E. Bouët-Willaumez attaque et châtie les peuplades insurgées de Grand-Bassam » (gravure de 1890)

Charles Marie Philippe de Kerhallet sera le premier européen à aborder ce qui n'était alors qu'un village. Fort Nemours, le premier fort durable de la Côte avec celui d'Assinie, y est construit en 1843, après le débarquement du lieutenant de vaisseau Fleuriot de Langle, qui devait mener à un traité entre la France et le roi de Krinjabo, Amon Ndoufou. À cette époque, les escarmouches avec les Anglais étaient fréquentes, et les moyens ne permettaient pas d'exploiter l'intérieur du pays. C'est à l'intérieur de ces forts que les premiers comptoirs commerciaux seront installés les années qui suivirent.

Fondée au milieu du XIXe siècle par l'amiral Mequet, la ville est, de 1893 à 1899, le principal centre administratif français. En 1899, le centre est transféré à Bingerville, à la suite d'une épidémie de fièvre jaune : sur les 60 Européens présents dans la ville, 45 en décèderont. De nouvelle épidémies auront également lieu entre 1900 et 1903.

La jetée

La ville reste un port important jusque dans les années 1930, avant de passer le relais à Abidjan, alors en plein essor.

La ville de Grand-Bassam a accueilli dès 1893 le centre de télégraphie sous-marine reliant le "territoire de la Côte d'Ivoire" à Conakry, "territoire de Guinée" d'une part, et à Cotonou, "territoire du Dahomey" qui était la seule liaison ouverte sur l'extérieur, de l'autre. La station de câbles sous-marins, aussi dénommée la « maison aux mille pieds », était située après la sortie du pont qui traversait la lagune, à gauche le long de la lagune et deuxième rue sur la droite, et faisait face à une école de sœurs. C'est dans la station de câbles, construite à l'origine par les Allemands, que se serait déroulée la première messe. Cette « maison des câbles », d'une superficie de 400 m2, comportait un rez-de-chaussée surélevé où se trouvaient les services d'exploitation et un étage où logeaient le chef de centre et sa famille. Le bureau de la poste y a été installé en 1945.

La ville est inscrite le au Patrimoine mondial de l'UNESCO[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Érigée en commune mixte par un arrêté du 31 décembre 1914, Grand-Bassam est la première commune de Côte d'Ivoire. La nouvelle entité administrative est née de la scission de l'ancien cercle du même nom. En octobre 1955, Grand-Bassam devient une commune de plein exercice avec un Conseil municipal, et un maire élus.

En janvier 1960, une délégation spéciale de trois membres remplace le conseil municipal.

En 1965, la réorganisation du territoire donne naissance à la sous-préfecture de Grand-Bassam qui comprend l'agglomération urbaine de Grand-Bassam, les villages de Moossou et Dépendance, Azuretti, Ebrah, Vitré 1, Vitré 2, Modeste, Mafiblé, Gbamié, Yakassé l Yakassé 2 et Mondoukou.

Une loi de 1978[5] institue 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays. Au nombre de celles-ci, figure Grand-Bassam.

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1980 PDCI-RDA Homme politique élu
1985 Ablé Attékeblé Frédéric PDCI-RDA Homme politique élu
1990 Ablé Attékeblé Frédéric PDCI-RDA Homme politique élu
1995 Ablé Attékeblé Frédéric PDCI-RDA Homme politique élu
2001 Jean-Michel Moulod PDCI-RDA Homme politique élu
2011 Martin Ackah Anokoï (Intérim) PDCI-RDA Premier adjoint

Banques[modifier | modifier le code]

La localité de Grand Bassam, compte à ce jour de nombreuses institutions financières privées comme publiques. Au niveau public, le trésor y est installé permettant ainsi de recueillir l'impôt collecté pour le compte de l'État et pouvoir payer les salaires des fonctionnaires. Les institutions financières privées sont aussi représentées, on peut citer des agences des grandes banques comme la SGBCI, la BACI, EcoBank, sans oublier les microfinances telles que la CMEC (...).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Infrastructure hôtelière à Grand-Bassam

En tant que station balnéaire, Grand-Bassam a mis l'accent sur un élément clé pour attirer davantage les touristes ainsi que les rencontres internationales pour les colloques et les séminaires. Elle compte donc un bon nombre d'hôtels, de restaurants organisés désormais à travers HOREST GRAND-BASSAM avec un site Internet www.horest-grandbassam.com, mais aussi tous les établissements qui travail avec l'activité du tourisme en général . mise en association sous le nom d'HOREST[réf. nécessaire].

Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1920 1946 1963 Rec. 1975 Rec. 1988 Est. 2010 Est. 2011 Est. 2012
17 780 27 273 41 825 83 576 85 473 88 118
Nombre retenu à partir de 1920 : Population sans doubles comptes

Éducation[modifier | modifier le code]

Grand-Bassam compte 2 lycées, 5 collèges et 28 écoles primaires publiques. Les autorités locales estiment le taux de scolarisation à 80 %.

Écoles de formation professionnelle
Public

  • Centre de formation artisanale de vannerie
  • Centre éducatif professionnel ABEL
  • Centre d'animation de formation pédagogique (CAFOP)
  • Institut Industriel de l'Afrique de l'Ouest
  • École de poterie
  • Institut de formation et d'éducation féminine

Enseignement secondaire
Lycée Public

  • Lycée moderne

Lycée privé

  • Lycée Robert Léon

Collège public

  • Collège moderne

Collège privé

  • Collège patronage Monseigneur René Kouassi
  • Cours secondaire Edoukou Miézan
  • Collège Saint Jean Baptiste
  • Institution Raggi Anne-Marie (IRMA)

Enseignement Supérieur

  • Université Internationale de Grand-Bassam (IUGB)

Langues[modifier | modifier le code]

Jeunes filles de Grand-Bassam (gravure 1869)
Article connexe : Langues de Côte d'Ivoire.

Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula, mais les langues vernaculaires de la région sont l'abouré et aussi le nzema (appolo) en grande partie . Le français effectivement parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le « français populaire ivoirien » ou « français de Moussa »[Note 1], qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi, un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits deux magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Grand-Bassam accueillant de nombreux Ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.

Religion[modifier | modifier le code]

Grand-Bassam est le siège d'un évêché catholique créé le 8 juin 1982. S'y trouve la cathédrale Sacré-Cœur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La lagune Ébrié divise la ville en deux parties reliées par un pont :

La Maison des Artistes
  • Ancien Bassam, ville de la colonie française. De l'époque coloniale subsistent quelques maisons en bois surélevées qui présentent l'avantage inestimable, grâce à la convection naturelle, de ne nécessiter aucun système de climatisation. Certaines d'entre elles font l'objet d'un programme de réhabilitation. L'artisanat y est très important. Le Musée national du costume de Côte d'Ivoire est installé dans le quartier. Son bord de mer, très fréquenté, est agrémenté de paillotes.
  • Nouveau Bassam, sur la terre-ferme, ce quartier est maintenant le centre ville avec des activités commerciales.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville compte un club de football, l'USC Bassam, finaliste de la Coupe de Côte d'Ivoire de football en 1983, évoluant en MTN Ligue 1 2008 et qui dispute ses matchs sur le Stade Municipal de Bassam. Un second club, le Moossou FC évolue en MTN Ligue 2. Un autre club de football, la Jeunesse sportive de Bassam, se consacre à la formation des jeunes footballeurs.

Fêtes[modifier | modifier le code]

En novembre a lieu la Fête du Koundoum qui est la plus grande cérémonie chez les Nzima pour célébrer la fin de l'année et le début de la suivante.

En novembre a lieu la fête de l'Abissa, qui consiste en des réjouissances et des réconciliations, où tout acte de violence est interdit. Cette fête peut aussi être le moment pour présenter un nouveau roi au peuple Ashanti. Toutes les ethnies akan sont concernées par l'abissa (Nzima, Agni, Baoulé, Allandian, Adjoukrou, Ébrié, Abouré, Fanti, Avikams, Laouien, Abron, etc). Certains y vont avec une statuette représentant un membre de la famille ou un(e) ami(e), disparu(e). Le rituel consiste à participer aux danses sacrées avec ces statuettes. Cette fête dure une semaine et se termine par la fanfare.

Personnalités liées à la région[modifier | modifier le code]

Grand-Bassam au cinéma[modifier | modifier le code]

La ville a été, en 1986, le lieu de tournage principal du film Azizah, la fille du fleuve, réalisé par Patrick Jamain.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Si, à Abidjan et dans le nord, on parle de « français de Moussa », dans l'ouest du pays, on parle de « français de Dago »

Références[modifier | modifier le code]

  1. La ville historique de Grand-Bassam classée au patrimoine mondial de l'UNESCO - L'Intelligent d'Abidjan via la RTI
  2. Le climat de la Côte d'Ivoire sur Côte d'Ivoire Tourisme
  3. Climat : la Côte d'Ivoire peut être divisée en deux zones climatiques
  4. Unesco : 5 nouveaux sites africains, Le Figaro, 1er juillet 2012.
  5. Loi n° 78-07 du 9 janvier 1978, portant institution de communes de plein exercice en Côte d'Ivoire, J.O. n° 9 du 23 février 1978, p.348

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ministère ivoirien des Affaires culturelles, Architecture coloniale en Côte d'Ivoire, Éditions CEDA,‎ 1985
  • Georges Courrèges, Grand Bassam et les comptoirs de la côte : Assinie, Jacqueville, Grand Lahou, Fresco, Sassandra, San Pedro, L'Instant durable, Clermont-Ferrand, 1987, 84 p.
  • Henriette Diabaté, La marche des femmes sur Grand-Bassam, Nouvelles éditions africaines, 1975
  • Fortuné Forné, Contribution à la géographie médicale (Côte occidentale d'Afrique) Grand-Bassam : sol-climat-maladie, Impr. L. Cristin, Montpellier, 1870, 57 p. (thèse de doctorat de Médecine, Université de Montpellier)
  • Siméon Kouakou Kouassi, Côte d'Ivoire côtière (Grand-Bassam - Grand-Lahou). L'histoire du peuplement à partir des amas coquillers, L'Harmattan, Paris, 2012, 305 p. (ISBN 9782296556409)
  • Jean-Marie Montavon, Étude et cartographie de paysages entre Abidjan et Grand-Bassam, Université d'Abidjan, 1974 ?, 115 p. (mémoire de maîtrise de Géographie)
  • Bernard Nantet, « Grand-Bassam » in Dictionnaire de l’Afrique. Histoire, civilisation, actualité, Larousse, éd. 2006, p. 144-145 (ISBN 2-03-582658-6)
  • Marie-Aude Priez (et al.), Bassam, ASA éd, Paris, 1998, 88 p. (ISBN 2-911589-24-6)
  • P. Puy-Denis, Clés pour Grand-Bassam
  • Nabil Zorkot et Patrick Puy-Denis, Lagunes de Côte d'Ivoire

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Côte d'Ivoire : Grand Bassam et les comptoirs de la côte, film réalisé par Georges Courrèges, Ak video, MGI International, 2006, 55' (DVD)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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