Pantoufle

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Paire de pantoufles.
Les Pantoufles de l’Ami Fritz, produites par les Établissements Amos à Wasselonne.
Les pantoufles de verre de Cendrillon

La pantoufle est un chausson d’intérieur sans tige et sans talon, en matière légère et flexible (laine foulée ou feutre).

Histoire[modifier | modifier le code]

La pantoufle est originaire de la babouche orientale[1]. Les plus anciennes pantoufles décorées à la feuille d'or ont été trouvées dans des tombes coptes du IIe siècle[2].

Autrefois elle se portait en particulier avec des sabots de bois pour en améliorer le confort. Au XVe siècle, elle se porte dans la chaussure ou la galoche, notamment en Italie qui exporte sa mode en France dès le début du XVIe siècle. Sa légèreté, sa facilité d'usage en fait alors une excellente chaussure d'appartement, surtout utilisée par les femmes.

La plus ancienne fabrique de chaussons et pantoufles de France en laine foulée, les Établissements Amos, était installée à Wasselonne en Alsace. Fondée par Charles Amos en 1795 elle embauche près de 2 000 ouvriers à son apogée. Cette société fut la plus grosse entreprise de pantoufles de France. La concurrence asiatique eut raison d’elle, et en 1987 l’entreprise dépose le bilan[3].

Au XIXe siècle, son nom employé péjorativement est associé aux bourgeois casaniers ou tranquilles.

Dans la famille des pantoufles, existe aussi la très célèbre charentaise en feutre qui apparaîtra au XXe siècle en 1907.

Il est fait référence à la pantoufle de verre ou de vair (fourrure d'écureuil) dans Cendrillon. Dans la Commedia del'Arte de nombreux personnages portent des pantoufles.

Dans les Matchs d'improvisation, le public est muni de pantoufles et les lance sur l’Arbitre lorsqu’il n'est pas d'accord avec ses décisions ou, plus rarement, sur un Jouteur s’il n'aime pas ses improvisations.

Dans certaines églises orthodoxes orientales (notamment chez les arméniens et les syriaques), les ministres, les acolytes et le(s) célébrant(s) chaussent des pantoufles pour monter à l'autel, signe d’humilité et de respect.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'artiste : revue du XIX Siècle, t. 2, Boureaux Champs-Elysées,‎ 1839 (lire en ligne), p. 141
  2. « Romans : Quelques chausses à voir », sur L'Express,‎ 1 juillet 1993
  3. Rolf Werl, Wasselonne, histoire d’une ville d'Alsace des origines à nos jours, Société savante d’Alsace et des régions de l’Est,‎ 1991, 480 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]