Fanjeaux

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Fanjeaux
Rue à côté de le Charpente des Halles.
Rue à côté de le Charpente des Halles.
Blason de Fanjeaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Fanjeaux
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère
Maire
Mandat
Denis Juin
2008-2014
Code postal 11270
Code commune 11136
Démographie
Gentilé Fanjuvéen, Fanjuvéenne
Population
municipale
785 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 16″ N 2° 02′ 04″ E / 43.1878, 2.0344 ()43° 11′ 16″ Nord 2° 02′ 04″ Est / 43.1878, 2.0344 ()  
Altitude Min. 155 m – Max. 395 m
Superficie 25,49 km2
Localisation

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Fanjeaux

Fanjeaux (occitan : Fanjaus) est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Fanjuvéens.

Attention de ne pas confondre le village de Fanjeaux avec le château de Fanjeaux à Largentière (Ardèche), dont on retrouve aussi des traces dans l'histoire albigeoise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fanjeaux est un village situé sur un promontoire rocheux à 360 m d’altitude, à 25 km de Carcassonne sur l'ancienne route nationale 119 entre Montréal et Mirepoix. La ville marque la limite sud-est du Lauraguais.

Vue sur la campagne près de Fanjeaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

le miracle de Fanjeaux, par Pedro Berruguete

Au IIe siècle, un oppidum fortifiait la colline où se trouve Fanjeaux. Un culte païen se célébrait à l'endroit d'une résurgence dédiée à Jupiter, d'où le nom latin de la localité : Fanum Jovis.

En 1193, l'évêque cathare Guilhabert de Castres s'établit à Fanjeaux. Saint Dominique fonde à proximité une maison de religieuses, plus tard affiliées à l'ordre des prêcheurs ou dominicains qu'il fondera plus tard à Toulouse en 1215. Fanjeaux est notamment le lieu d'un miracle de ce dernier. Au cours d'une discussion théologique, Dominique écrivit ses arguments sur un papier qu'il confia à ses interlocuteurs cathares. Ces derniers jetèrent le papier au feu en disant que si le papier brûlait, ce serait signe qu'ils avaient raison. Le papier lancé au milieu des flammes est rejeté et en sort intact. Les cathares recommencent, avec le même effet. Jeté une troisième fois, le papier s'envole et brûle une poutre du plafond.

Entre 1209 et 1214, Fanjeaux est le quartier général de Simon de Montfort. Le concile de Latran en 1215 fait de Simon de Montfort le comte de Toulouse. La ville est détruite par le Prince noir en 1355. Elle sera reconstruite puis prospèrera grâce au pastel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Carbonne

Son blasonnement est : De gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Juin Denis DVG -
2001 2008 Lignères Robert - -
1995 - - - -
1989 - - - -
1986 - Cassignol Francis - -
1971 1986 Panouillé Gaston - -

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 785 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 1 807 1 969 1 754 1 853 1 776 1 880 1 709 1 851
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 764 1 734 1 590 1 510 1 368 1 404 1 408 1 307 1 284
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 288 1 347 1 210 956 982 898 868 906 870
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
804 776 748 778 775 770 772 785 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Fut une cité médiévale de 3000 habitants[3].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Rendez-vous de la recherche historique[modifier | modifier le code]

À Fanjeaux se tiennent tous les mois de juillet depuis 1965 des colloques sur l'histoire religieuse du Midi médiéval. Ces colloques sont publiés aux éditions Privat dans la collection des Cahiers de Fanjeaux. Consacré au thème Famille et parenté dans la vie religieuse du Midi, XIIe-XVe s., le 43e volume des Cahiers de Fanjeaux doit paraître en octobre 2008.

Voir aussi le Centre Henri-et-André-Charlier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. http://www.fanjeaux.fr/histoire.htm
  4. Pierre-Marie Auzas - L'Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Fanjeaux et son trésor - p. 416-425, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société française d'archéologie - Paris - 1973

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]