Treffort-Cuisiat

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Treffort-Cuisiat
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Treffort-Cuisiat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Treffort-Cuisiat (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Treffort-en-Revermont
Maire
Mandat
Monique Wiel
2014-2020
Code postal 01370
Code commune 01426
Démographie
Population
municipale
2 254 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 20″ N 5° 22′ 12″ E / 46.272222, 5.37 ()46° 16′ 20″ Nord 5° 22′ 12″ Est / 46.272222, 5.37 ()  
Altitude Min. 221 m – Max. 681 m
Superficie 39,41 km2
Localisation

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Liens
Site web treffort-cuisiat.fr

Treffort-Cuisiat est une commune française, du département de l'Ain dans la région Rhône-Alpes, située sur la route du Revermont qui relie Jasseron à Coligny.

Elle est le chef-lieu d'un canton qui fait partie de l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, et comprend, en 2008, 9 communes et 8 096 habitants.

Elle résulte de la fusion en 1972 de Treffort et de Cuisiat.

Géographie[modifier | modifier le code]

Treffort-Cuisiat fait partie du Revermont. Située au pied de nombreuses collines comme le mont Myon ou encore le mont Grillerin, elle est située à un altitude d'environ 300 mètres en plaine et culmine à 600 mètres. Elle est traversée par le Bief d'Ausson et le Sevron.

Il est l'un des deux cantons du département de l'Ain, avec celui de Ceyzériat, qui constitue l'essentiel de la région naturelle du Revermont. Elle s'est développée sur un escarpement dominant la plaine de Bresse et ses nombreuses maisons de vigneron en pierre, attestent son passé de culture du vignoble anéantie par la propagation du phylloxéras dans les années 1878-1880 et la présence des nombreuses carrières de pierre qui jalonnaient ces collines jusqu'à Coligny. Seule actuellement continue de fonctionner la carrière de Roissiat-Courmangoux.

Depuis ces dernières années, l'attractivité de Bourg-en-Bresse à une vingtaine de kilomètres, s'est fait sentir de plus en plus et le village a tendance à s'étendre dans sa partie basse, à la limite de la Bresse, où une route ouverte dans les années quatre-vingt-dix rend l'accès plus facile au chef-lieu du département.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Treffort-Cuisiat
Courmangoux Pressiat Bourcia (Jura)
Saint-Étienne-du-Bois, Meillonnas Treffort-Cuisiat Chavannes-sur-Suran
Drom, Simandre-sur-Suran

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Xe siècle : construction d'un site défensif en haut du village de Treffort.
  • 1289 : Treffort est vendu par le duc de Bourgogne au comte de Savoie, qui dote ses habitants d'une charte de franchise.
  • 1641 : destruction de Treffort par les troupes franc-comtoises (guerre entre la France et l'Espagne)
  • 1944 : incendie de Cuisiat par les troupes nazies.
  • 1972 : fusion des communes de Treffort et de Cuisiat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1972 1979 Albin Mazuir UDR  
1979 1995 Jean-Pierre Germain DVD Chef d'entreprise
1995 2008 Pierre Perdrix DVG Chef d'entreprise
Réélu en 2001
2008 2014 Raymond Maire PS Retraité
2014 En cours Monique Wiel DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 254 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 293 2 148 2 264 2 030 2 010 2 060 2 154 2 065 1 942
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 873 1 838 1 911 1 832 1 843 1 781 1 708 1 740 1 713
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 531 1 534 1 508 1 321 1 283 1 130 1 163 1 199 1 033
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
920 871 1 101 1 556 1 779 1 910 2 011 2 000 2 204
2011 - - - - - - - -
2 254 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Quelques commerçants, artisans et services.
  • Entreprise Germain : armatures métalliques. 80 salariés
  • Entreprise L'or Brun : terreau. 15 salariés.
  • Entreprise Rovipharm : fournitures plastiques (matériel médical). 40 salariés.
  • Entreprise Piroux : construction mécanique auto. 140 salariés
  • Entreprise Poncin : scierie. 9 salariés.
  • Une quinzaine d'exploitations agricoles.
  • Une coopérative laitière (fruitière à comté).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cuisiat[modifier | modifier le code]

Comme d'autres villages du Revermont, Cuisiat fut victime de la barbarie nazie le 18 juillet 1944. Plusieurs habitants furent déportés, une partie du village brûlé par les troupes du Reich en représailles des actes de résistance commis dans la région.

Cuisiat qui fut une commune jusqu'à la fusion en décembre 1972, possède beaucoup de charme avec ses sentiers pédestres autour du village et un plan d'eau datant du Moyen Âge, agrandi en 1975 par l'édification d'une digue. Sur ses dix hectares actuels, on peut s'y adonner à la baignade, à la pêche et à de nombreux jeux de détente.

Il faut environ une demi-heure pour atteindre le site de Montfort situé au-dessus du village pour découvrir les ruines d'un ancien château et la chapelle Notre-Dame de Montfort' qui fut l'objet d'un pèlerinage prisé dans la région.

Outre le musée du Revermont présenté dans le chapitre suivant, Le village compte quatre belles fontaines identiques érigées en 1848 et quelques demeures caractéristiques. Parmi celles-ci, on peut citer une maison du XVe siècle tenue à l'origine par les sœurs Clarisses de Bourg-en-Bresse et admirer deux maisons anciennes : au nord du couvent la maison Dagnas parfaitement restaurée, dans le vieux village -appelé aussi Cuisiat-le-Bas, la maison des Dîmes.

On peut voir, vers le chemin des Daujats, un imposant édifice de forme carrée provenant de la Tour de Grammont ou Tour de Rosy, en grande partie détruite lors de la Révolution. Il en est de même pour la Tour de Vallière dont il ne reste que des pierres et un puits qui indiquent son emplacement.

Le musée[modifier | modifier le code]

Le Musée départemental du Revermont, installé dans le haut du village en face de l'église, est situé dans l'ancienne mairie-école de Cuisiat. Ce musée fait partie des musées des pays de L'Ain, et présente la culture du Revermont, à travers un potager et un verger conservatoire, et au travers d'expositions permanentes :

  • celle de la « Communale en Revermont » qui reconstitue une salle de classe sous Jules Ferry du XIXe siècle à la Première Guerre mondiale ;
  • celle intitulée « Vignes et cavets » qui apporte une réflexion sur les raisons et les conséquences de la disparition de la vigne au profit de l'élevage laitier.

La route des Monts[modifier | modifier le code]

La route des Monts qui sépare le Revermont proprement dit de la plaine de Bresse, serpente doucement entre Jasseron et Coligny. À l'automne, elle offre une vue magnifique sur les monts qui la dominent du côté droit et dont les couleurs, selon les mélanges d'essences d'arbres, irradient le versant jusqu'aux abords du village de Pressiat.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le village présente de nombreuses curiosités touristiques qui en font l'un des sites les plus caractéristiques de cette partie du Revermont :
  • le château fort dans le haut du village ;
  • le lavoir de la Plate et la source Caméléon ;
  • la rue Ferrachat et ses ateliers d'artisans ;
  • le champ de foire ;
  • la mairie et la Fontaine des trois jets ;
  • le vieux pressoir de Cuisiat datant de 1845 ;
  • La chapelle de Montfort au toit de lauzes ;
  • le mont Grillerin avec vue sur le village ;
  • les ruines de Lomont.
  • la maison Thèvenard : ancien couvent des sœurs clarisses.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Treffort-Cuisiat

La commune de Treffort-Cuisiat porte :

De gueules à la croix d'argent cantonnée, en chef à dextre, d'une tour d'or ouverte et ajourée du champ, maçonnée de sable, et, en pointe à senestre, d'une rose aussi d'argent[3].

Évènements[modifier | modifier le code]

Le marché des fruits d'automne qui se tient chaque 3e week-end d'octobre à Cuisiat[4] est organisé chaque année depuis 1985. Il réunit en moyenne 12 000 visiteurs. Les fruits présentés comprennent une gamme complète de fruits tels qu'on peut les trouver en cette saison et dans cette région, que ce soit des fruits à pépins, à noyaux, fruits secs tels les noix ou les noisettes et même les légumes-fruits, consommés comme légumes, mais qui en botanique sont classés parmi les fruits : concombre, courge, courgette, potiron, citrouille ou tomate.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimé Cotton, Président de l’Académie des sciences en 1938, succédant à Emmanuel Leclainche et reçut aussi la Rosette de la Résistance.
  • Victor Authier, maire de la commune et député de l'Ain, est mort à Treffort en 1945.
  • Tony Ferret, architecte qui a restauré ou édifié plusieurs monuments à Bourg-en-Bresse avait sa propriété à Treffort où il décéda. Il initia la reconstruction du château de Treffort au début du XXe siècle.
  • Marcel Conche (né en 1922), philosophe et professeur à la Sorbonne, séjourna à Treffort de 1988 à 2008 avant de s'installer en Corse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]