Coligny (Ain)

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Coligny
La mairie de Coligny
La mairie de Coligny
Blason de Coligny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Coligny (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Coligny
Maire
Mandat
Jean Bernadac
2008-2014
Code postal 01270
Code commune 01108
Démographie
Gentilé Colignois
Population
municipale
1 160 hab. (2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 59″ N 5° 20′ 46″ E / 46.3830555556, 5.34611111111 ()46° 22′ 59″ Nord 5° 20′ 46″ Est / 46.3830555556, 5.34611111111 ()  
Altitude Min. 199 m – Max. 575 m
Superficie 16,87 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-coligny.fr/

Coligny est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes. Elle est un chef-lieu de canton de l'Ain.

Ses habitants s'appellent les Colignois et les Colignoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Coligny est située à une vingtaine de kilomètres au nord de Bourg-en-Bresse et à environ 40 kilomètres au sud de Lons-le-Saunier à la limite du Jura et de l'Ain. Le village est traversé par la route nationale 83. L'est de la commune est situé sur les premières collines du Revermont alors que l'ouest s'étend assez largement dans la plaine bressane. Le point culminant de Coligny se situe au hameau de Vergongeat à 576 mètres d'altitude alors que le centre du village (le parvis de l'église) se situe à 290 mètres d'altitude environ.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Solnan forme la limite ouest de la commune. Un de ses affluents, le ruisseau de Boccarnoz, la traverse également. Coligny possède aussi plusieurs étangs.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Domsure Chazelles, Saint-Jean-d'Étreux (Jura) Senaud (Jura) Rose des vents
Pirajoux N Val-d'Épy (Jura)
O    Coligny    E
S
Villemotier Salavre

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Coligny

La commune de porte:

de gueules, à l'aigle d'argent, becquée, membrée et couronnée d'azur, languée et armée d'or.[2].

La commune a repris les armes de la maison de Coligny.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Coligny » est la forme évoluée et légèrement francisée, d'un lieu qui se nommait dialectalement "Colonia" (ou "Cologna"). Dans les textes latins ou sur les sceaux, ce nom fut traduit par Cologniacum, Coloniacum. Dans les textes français, plus tardifs, on trouve Colloignie, Colognie, Colligny, Coligni…

Époque gauloise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Calendrier de Coligny.

Coligny est connue pour son célèbre calendrier celtique, une pièce unique au monde. Le calendrier, qui date de la fin du IIe siècle, est la plus longue inscription en gaulois qui nous soit parvenue ; il a beaucoup apporté à la compréhension de la langue des Gaulois, de leurs connaissances en astronomie, de leur manière de gérer le temps ; il est écrit en alphabet latin. Une autre œuvre intéressante découverte à Coligny en 1897[3], en même temps que le calendrier, est une statue de bronze, maintenant appelée Dieu de Coligny. Des répliques de ces deux découvertes sont exposées à la mairie de Coligny.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Manassès Ier fut l'un des premiers seigneurs de Coligny au IXe siècle. Ses descendants furent seigneurs de Coligny. La seigneurie colignoise fut scindée au XIIe siècle. Certains auteurs évoquent l'existence dans le Revermont d'une principauté féodale au IXe siècle[4],[5],[6],[7],[8]. L'absence de documents officiels invite à prendre ces sources avec précaution. Selon une étude publiée dans la Bibliothèque de l'école des chartes, cette désignation a été frauduleusement introduite par le généalogiste Jean du Bouchet en 1662, citant dans ses "Preuves de l'histoire de l'illustre maison de Coligny" une charte de 974 dont on n'a conservé ni original ni copie[9]. Quoi qu'il en soit aucun membre de la famille de Coligny jusqu'à son extinction au XVIIe siècle n'a jamais porté le titre de prince[10],[11],[12],[13].

XVIe siècle et XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Gaspard de Coligny réunit les seigneuries de Coligny-le-Vieil et de Coligny-le-Neuf en 1550. Après avoir relevé du duc de Savoie, Coligny-le-Neuf devint finalement française grâce au traité de Lyon en 1601, alors que Coligny-le-Vieil, qui relevait du comté de Bourgogne alors possédé par les rois d'Espagne, finit par être définitivement rattaché à la France sous Louis XIV après le traité de Nimègue en 1678.

La ville de Coligny a donné son nom à la célèbre maison de Coligny éteinte en 1694[14] qui a donné les seigneurs de Coligny, ducs de Coligny, marquis de Coligny et comtes de Coligny.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 réélu mars 2008 Jean Bernadac[15] UMP Pharmacien
Ancien conseiller général
Député suppléant
Les données manquantes sont à compléter.

La communauté de communes du canton de Coligny regroupe les 9 communes du canton (soit 5 994 habitants): Beaupont, Bény, Coligny, Domsure, Marboz, Pirajoux, Salavre, Verjon et Villemotier.

Démographie[modifier | modifier le code]

Dieu de Coligny
Article détaillé : Démographie de Coligny (Ain).

En 2011, la commune comptait 1 160 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 672 1 658 1 660 1 755 1 764 1 686 1 697 1 739 1 737
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 646 1 655 1 668 1 650 1 707 1 754 1 680 1 698 1 716
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 662 1 674 1 644 1 403 1 331 1 239 1 202 1 173 1 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 083 1 111 1 077 1 132 1 117 1 091 1 140 1 147 1 160
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Clotilde Bizolon "la maman des poilus"
Gaspard II

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin inscrite à l'inventaire complémentaire des monuments historiques. [18]

  • Ruines du château de Coligny-le-Vieil.
  • Vestiges du château de Coligny-le-Neuf du XIIe siècle.

Le moulin de Pertuizet est classé monument historique [19]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Coligny n'est actuellement jumelée avec aucun autre village.


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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. Armes de Coligny, sur newgaso.fr
  3. « Le Dieu de Coligny », consultable sur le site de la mairie de Coligny.
  4. Auguste Arène, Histoire ancienne et moderne du département de l'Ain, Impr. de A. Arêne,‎ 1847 (lire en ligne).
  5. Jean-Paul Clappaz, La Seigneurie de Buenc et le Revermont : (Ain), Ger,‎ 1970 (lire en ligne).
  6. Hardouin de Beaumont de Perefixe, Histoire du roy Henry IV de France,‎ 1661 (lire en ligne), p. 23.
  7. Jacques Debû-Bridel, De Louis XI a Henry IV: la Reforme, la Saint-Barthelemy, la Ligue (lire en ligne), p. 152.
  8. Agricole Charles Nestor comte de Lateyssonnière, Recherches historiques sur le département de l'Ain,‎ 1838 (lire en ligne), p. 26.
  9. René Poupardin et Xavier Brun. La vérité sur le « Pagus Reversimontis », sur la sirerie de Revermont et sur les Manassès, ancêtres des Coligny, Bibliothèque de l'école des chartes, 1907, vol. 68, n° 1, pp. 340-341.
  10. P. Anselme : Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume, Tome VII page 144 (1726-1733)
  11. Marie-Claude Guigue : Topographie historique du département de l'Ain, page 456 (1873)
  12. Edmond Révérend : Armorial historique de Bresse, volume 1, page 18 (1873)
  13. François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois : Dictionnaire de la noblesse (1775)
  14. Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, tome VII page 159 (1733)
  15. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  18. La fiche de l'église sur le site du ministère de la Culture
  19. La fiche du moulin sur le site du ministère de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]