Parc des oiseaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Parc des oiseaux
Logo du parc des oiseaux
Logo du parc des oiseaux
Un Ara hyacinthe du parc
Un Ara hyacinthe du parc
Date d'ouverture 1970
Situation Villars-lès-Dombes, Ain, France
Superficie 35 hectares (dans une réserve de 380 hectares)
Latitude
Longitude
45° 59′ 36″ N 5° 01′ 36″ E / 45.99325, 5.02665 ()45° 59′ 36″ Nord 5° 01′ 36″ Est / 45.99325, 5.02665 ()  
Nombre d'animaux 2 000 oiseaux
Nombre d'espèces 400 espèces
Site officiel http://www.parcdesoiseaux.com/

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
Parc des oiseaux

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Parc des oiseaux

Le parc des oiseaux est un parc zoologique situé à Villars-lès-Dombes dans le département de l'Ain. Le site est recensé à l'Inventaire général du patrimoine culturel et a été ouvert en 1970. Il est l'un des plus anciens parcs ornithologiques de France et regroupe une collection de plus de 3 000 oiseaux du monde entier dans une réserve de 380 hectares implantée au cœur de la Dombes. Le parc ouvert au public couvre une surface de 35 hectares à l'intérieur de la réserve et accueille en moyenne 250 000 visiteurs par an.

Le parc est membre de l'Association européenne des zoos et des aquariums et de l'Association nationale des parcs zoologiques, il participe à une quinzaine de programmes européens d'élevage pour la sauvegarde et la réintroduction des espèces menacées.

L'histoire du parc[modifier | modifier le code]

L'histoire du parc ornithologique débute dans les années 1960[1] lorsque le Professeur Lebreton et le Docteur Vaucher, avec l'appui du Conseil général de l'Ain, créent une zone de protection au sein du territoire de la Dombes. En 1963, le département obtient un domaine s'étendant sur 223 hectares et observe la venue massive d'un nombre grand nombre de visiteurs. Le projet de parc des oiseaux est donc lancé en 1965, pour une ouverture le 26 septembre 1970, ce qui en fait l'un des plus anciens parcs ornithologiques de France[2].

Parc indiqué sur la route pour Bourg-en-Bresse en venant de Lyon.

Dès les débuts, environ 250 000 visiteurs[1] sont comptés tous les ans. Cet engouement a permis le développement du parc avec la construction, de la grande volière en 1977 et de la maison des manchots en 1979. Or la fréquentation a connu une baisse à partir des années 1990 incitant le Conseil Général de l'Ain à faire des études pour offrir au public une nouvelle dynamique. Cette étude s'est conclue par un vote le 2 décembre 1997 et offrant un plan d'investissement d'un montant de 60 millions de francs[note 1] à valoir sur cinq ans pour offrir au parc un nouveau concept[3]. Celui-ci a pour but d'augmenter le nombre des espèces à observer tout en créant de nouveaux équipements permettant au public un meilleur accueil.

Le 16 juin 2003, le Ministère de la Culture rend effectif le recensement du parc à l'Inventaire général du patrimoine culturel[4] qui permet de recenser et de faire connaître les éléments du patrimoine en France qui présentent un intérêt culturel, historique ou scientifique[5].

Le fonctionnement du parc[modifier | modifier le code]

Trois cents espèces d'oiseaux sont représentées au parc des oiseaux[6]. Ceux-ci représentent une collection de 3 000 oiseaux issus de tous les continents[7].

La nurserie[modifier | modifier le code]

Un flamant de Cuba âgé de quatre semaines de la nurserie.

Du fait de son implication dans le programme européen pour les espèces menacées, le parc est doté d'une nurserie[8] permettant d'apporter les soins aux jeunes oiseaux du parc. Une équipe de scientifiques et de soigneurs est présente toute l'année pour les naissances des bébés manchots, des aras, des vautours ou encore des pélicans. Elle est ouverte au public de février à octobre et permet d'assister au nourrissage des poussins.

Nourriture[modifier | modifier le code]

Les pélicans du parc mangent chacun environ un kilogramme de poisson par jour.

Les différentes espèces d'oiseaux présentent au parc possèdent toutes une alimentation propre[9]. Certains sont exclusivement végétariens comme le Tragopan de Temminck qui se nourrit de fleurs, de feuilles, de baies et de graines de différentes plantes et quelquefois d'insectes[10]. L'origine géographique de l'espèce a également une influence sur ce qui doit être donné à l'oiseau ; l'Aigrette garzette qui est issue des zones littorales se nourrit d'insectes aquatiques, de crustacés et de petits poissons[11], mais ne consomme pas de végétaux. Les espèces provenant des plaines ou des montagnes ont un régime carnassier comme la Chouette lapone qui se nourrit de petits rongeurs ou d'oiseaux[12]. Le Condor des Andes a un régime à base de cadavres de mammifères[13].

La variété des régimes nécessite des menus adaptés par les soigneurs et donc une gestion des livraisons pour le parc.

Financement[modifier | modifier le code]

La majeure partie des revenus du parc provient de la billetterie, des ventes de marchandises et des prestations de services[14]. Mais il bénéficie également de subventions annuelles de la part de la région pour assurer l'investissement et l'innovation des activités.

La réserve[modifier | modifier le code]

Un domaine couvrant une surface de 380 hectares[1] a été défini dans la région de la Dombes depuis 1963. Il s'agit d'une réserve botanique et ornithologique qui inclut le parc ouvert au public. Elle est composée de cent quarante hectares d'étang, soixante quatre hectares de prairie, et quarante hectares de bois.

Les fonctions du parc[modifier | modifier le code]

Le parc est à l'origine une zone de protection au sein du territoire de la Dombes, mais l'engouement du public pour les oiseaux en fait une attraction touristique et de loisir. Il joue également un rôle dans la sauvegarde et la reproduction de certaines espèces en voie de disparition.

Pôle touristique[modifier | modifier le code]

Les différentes espèces sont au plus près du public lors des spectacles.

Avec 285 000 visiteurs en 2009[15], le Parc des oiseaux est le premier pôle touristique du département de l'Ain[3]. Son entrée est payante[16] et propose plusieurs tarifs.

Lieu de loisirs[modifier | modifier le code]

Outre l'activité touristique, il existe diverses activités de détente. Une aire de jeu est aménagée pour les plus jeunes ainsi qu'un labyrinthe couvrant une surface de presque un hectare[17]. Ceux-ci sont conçus sur le thème des oiseaux. Des animations sont programmées tout au long de la journée faisant intervenir les différentes espèces du parc[18]. Elles consistent en des ateliers de nourrissage ou des rencontres avec les soigneurs. Des points de restauration existent dans le parc. Il s'agit de quatre restaurants[19] et aire de pique-nique. À l'entrée du parc se trouve également une boutique de souvenir.

Préservation des espèces[modifier | modifier le code]

Le Parc des oiseaux participe au programme européen pour les espèces menacées[1] qui est organisé par l'association européenne des zoos et des aquariums. Une quinzaine de programmes de sauvegarde est mis en place pour permettre la reproduction et la sauvegarde des espèces[8]. Les oiseaux concernés sont le Pélican frisé, dont le parc a été le premier a effectuer une reproduction en captivité, le Manchot de Humboldt, l'Ibis chauve, le Vautour moine, le Percnoptère d'Égypte, le Condor des Andes, le Faisan d'Edwards, l'Éperonnier de Palawan, le Cacatoès des Moluques, l'Amazone lilacine, l'Amazone à joues vertes, le Ara hyacinthe, le Ara militaire, le Ara à gorge bleue et le Calao bicorne. L'objectif est d'assurer la conservation génétique des espèces en cas d'extinction totale de ces dernières dans leurs espaces naturels. La surveillance et la maitrise de la reproduction en captivité permet d'obtenir une réserve de population saine et viable qui pourra être réintroduite dans leurs milieux d'origine[20].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le Parc des oiseaux a collaboré à la réalisation de plusieurs films réalisés pour le cinéma :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. 60 millions de francs correspond à 9,15 millions d'euros
Références
  1. a, b, c et d « Parc des oiseaux », sur http://www.leszoosdanslemonde.com/ (consulté le 9 novembre 2009)
  2. « Le Parc des oiseaux », sur http://www.evene.fr/ (consulté le 9 novembre 2009)
  3. a et b « Nouvelle stratégie du Parc des Oiseaux de Villars les Dombes (page 8) », sur http://www.regionurbainedelyon.fr/ (consulté le 10 novembre 2009)
  4. « Notice no IA01000412 », base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le 9 novembre 2009)
  5. Ministère de la Culture, « Une entreprise de connaissance », sur http://www.inventaire.culture.gouv.fr/ (consulté en 6 février 2010)
  6. « Villars-les-Dombes (01) : le paradis des oiseaux ! », sur lejsl.com,‎ 2013 (consulté le 29 avril 2013)
  7. « Le Parc des oiseaux », sur http://www.infoparks.com/ (consulté le 9 novembre 2009)
  8. a et b [PDF] Parc des oiseaux, « Un conservatoire d'espèces menacées », sur http://www.parcdesoiseaux.com/,‎ 2007 (consulté en 6 février 2010)
  9. Parc des oiseaux, « Liste des oiseaux », sur http://www.parcdesoiseaux.com/ (consulté en 6 février 2010)
  10. Parc des oiseaux, « Tragopan de Temminck », sur http://www.parcdesoiseaux.com/ (consulté en 6 février 2010)
  11. Parc des oiseaux, « Aigrette garzette », sur http://www.parcdesoiseaux.com/ (consulté en 6 février 2010)
  12. Parc des oiseaux, « Chouette lapone », sur http://www.parcdesoiseaux.com/ (consulté en 6 février 2010)
  13. Parc des oiseaux, « Condor des Andes », sur http://www.parcdesoiseaux.com/ (consulté en 6 février 2010)
  14. Cour des comptes, « Rapport de la cour des comptes », sur http://www.ccomptes.fr/,‎ 22 juin 2009 (consulté en 6 février 2010)
  15. Le Progrès, « Le Parc des oiseaux s'est encore envolé », sur http://www.leprogres.fr/,‎ 22 novembre 2009 (consulté en 6 février 2010)
  16. Parc des oiseaux, « Tarifs et abonnements », sur http://www.parcdesoiseaux.com/,‎ 2009 (consulté en 6 février 2010)
  17. Parc des oiseaux, « → Le parc → Détente, activités & loisirs », sur http://www.parcdesoiseaux.com/ (consulté en 6 février 2010)
  18. Parc des oiseaux, « Animations », sur http://www.parcdesoiseaux.com/,‎ 2010 (consulté en 6 février 2010)
  19. Parc des oiseaux, « Cartes des restaurants », sur http://www.parcdesoiseaux.com/ (consulté en 6 février 2010)
  20. Parc des oiseaux, « Programmes de conservation », sur http://www.parcdesoiseaux.com/ (consulté en 6 février 2010)
  21. a et b « Sorties Cinéma du 29 juin au 05 juillet 2011 », sur bordeauxplus.fr (consulté le 15 janvier 2012)
  22. « Méditerranée Audiovisuelle - Lettre d'information mensuelle n°86 », sur cmca-med.org (Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle),‎ mai 2010 (consulté le 15 janvier 2012)
  23. « Nicostratos - dossier de presse », sur medias.warnerbros.fr (consulté le 15 janvier 2012)
  24. « NICOSTRATOS, le Pélican film de Olivier HORLAIT d’après le roman « NICOSTRATOS» d’ Éric BOISSET », sur lavoixdu14e.blogspirit.com,‎ 24 juillet 2011 (consulté le 15 janvier 2012)
  25. Cecil Rhodes, « Regard de cinéaste sur la forêt humide - Le cinéaste s’engage », sur ghi.elca-services.com,‎ 23 juin 2011 (consulté le 15 janvier 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]