Bōsōzoku

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Groupe costumé de cosplayer, reprenant les codes esthétique en vogue chez les bōsōzoku

Le terme bōsōzoku (暴走族?) désigne les clans de motards et d'automobilistes juvéniles qui s'adonnaient à la conduite dangereuse en faisant un maximum de bruit, principalement dans les années 1970-80. Cette contre-culture japonaise est associée à la modification de véhicules et à un code vestimentaire. Le terme est un amalgame de « bōsō », qui signifie course folle, conduite imprudente et « zoku », clan. Mais on peut aussi voir dans l'élément «  », le mot « bōryokudan » qui signifie « bandit »[réf. nécessaire].

Historique[modifier | modifier le code]

La formation des gangs[modifier | modifier le code]

Les premiers bōsōzoku ont été observés dès les années 1950. Fortement influencés par la culture américaine, et plus particulièrement le gang des Hells Angels, certains gangs de motards commencent à se former. Ces gangs de motards qui partagent, le plus souvent, un intérêt pour les modifications (souvent illégales) de leurs motos, par exemple en retirant la chicane de leur cartouche d'échappement, de manière à produire plus de bruit. Le mouvement atteint son apogée dans les années 1970 avant de décliner progressivement dès la fin des années 1980.

Les bōsōzoku d'aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Les années 2000 marquent la désuétude de ce mode de vie. En effet, la tendance est à la baisse pour ce qui est du nombre de gangs de ce type à travers l’archipel. En 2007, ils ne sont qu'un peu plus de 13 000 à sillonner les routes japonaises sur leurs motos pétaradantes. « La majorité des groupes sont composés de moins de 10 personnes (619 bandes), ou de moins de 30 (218 bandes) enfin seulement une dizaine de bandes comptent plus de 30 membres. Cependant aucun groupe ne dépasse les 50 individus. »[1]

Description[modifier | modifier le code]

Règles et style de vie[modifier | modifier le code]

Une Suzuki Gsx400 customisée
Une Honda CB400 customisée

Ces groupes bōsōzoku s'engagent également dans des conduites imprudentes ou des activités dangereuses, telles que le slalom en pleine circulation, le fait de ne pas porter de casque, ou encore brûler les feux rouges. Une autre activité est le shinai boso (市内暴走?), c'est-à-dire l'excès de vitesse en ville, en vue de rechercher des sensations toujours plus fortes. Lors de leurs « manifestations », légales ou non, ils agitent souvent le drapeau du Japon impérial. Des luttes entre gangs peuvent également survenir, et inclure l'utilisation d'armes telles que des battes de baseball ou des cocktails Molotov.

En dépit de leurs conduites à risque, ces groupes de motards possèdent généralement des codes assez stricts. Lorsque beaucoup de motos sont impliquées, celui qui ouvre la marche est le sentōsha, le leader ; il est responsable de l'évènement, décide de l'itinéraire et les autres ne sont pas autorisés à le dépasser. Des voitures sont chargées de bloquer le trafic aux intersections. Le plus souvent, la police japonaise envoie une voiture de police au-devant de ces groupes de motards, afin de prévenir toute infraction.

Les gangs de bōsōzoku sont généralement composés de personnes n'ayant pas encore 20 ans, donc encore mineures en vertu de la législation sur l'âge, et sont par conséquent soumis à une pression constante de la police.

Le terme yankî, qui désigne, dans les années 1980-90 un adolescent à la tendance bagarreuse et au code vestimentaire particulier, s'applique généralement au bōsōzoku descendu de sa moto.

Des véhicules modifiés[modifier | modifier le code]

Les motos des bōsōzoku sont des 400 cm3 généralement à cause du permis de conduire japonais qui est contraigant au-delà de 400 cm3, taxe et assurance sont élevées.

Les motos sont des modèles populaires faciles à acheter neuves ou d'occasion. Une préférence pour la Suzuki gs400, qui est un twin, à cause de sa solidité et elle est facile à transformer. Mais on peut trouver des 4 cylindres comme des Honda cb400, des Kawasaki Zephyr 400 ou même des Suzuki Impulse 400. Parfois on peut trouver également des Yamaha sr400 monocylindre.

La transformation consiste à changer :

- la selle pour une selle double place avec la partie arrière en sissy bar.
- changer ou transformer les pots d'échappement en version libre pour faire un maximun de bruit.
- certains changent le guidon de leurs motos pour des guidons hauts, de style custom.
- présence d'un saute-vent ou d'un semi-carénage.
- changement de couleur plus flashy.
- certains font des modifications au niveau du moteur (filtre à air, carburateur, piston)
- parfois présence de lumière de décoration.
- présence de drapeaux du clan ou écriture d'identification.

L'aspect des motos sont dans le style 70'80.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Le manga Shônan junai gumi relate les aventures des bōsōzoku Eikichi Onizuka et Rûji Danma.
  • Le manga GTO, qui suit Eikichi Onizuka devenu adulte, fait souvent référence à son passé de bōsōzoku.
  • Dans le manga Akira, le héros Kanéda dirige un clan bōsōzoku qui s'adonne au shinai bōsō mais aussi à la guerre entre clans.
  • Dans le manga Gantz apparaissent également des affrontements entre gangs.
  • La trame du manga Bakuon Rettō se déroule au sein de la scène des Bōsōzoku dans le Tokyo du début des années 1980
  • Dans le film Crow zero, une bande de délinquants japonais en motos font leur apparition.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La fin des « bosozoku », ces bandes de loubards à moto

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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