Ricardo Viñes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Ricardo Viñes

Description de cette image, également commentée ci-après

Ricardo Viñes en 1919.

Naissance
Lérida, Drapeau de l'Espagne Espagne
Décès (à 68 ans)
Barcelone, Drapeau de l'Espagne Espagne
Activité principale Pianiste
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Charles de Bériot, Benjamin Godard, d'Albert Lavignac

Répertoire

Ricardo Viñes, né le à Lérida en Catalogne et mort le à Barcelone, est un pianiste espagnol.

Il doit en partie sa notoriété à son amitié avec Maurice Ravel, Claude Debussy et Manuel de Falla, qui lui dédia sa Nuit dans les jardins d'Espagne. Il fut également professeur de piano de Francis Poulenc.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudia le piano sous la direction de Charles de Bériot au Conservatoire de Paris. Il fut l'élève de Benjamin Godard et d'Albert Lavignac. Ravel et lui, qui étudièrent dans la même classe, eurent une grande influence réciproque. Il appartint un temps au groupe des Apaches.

Viñes créa quelques-uns des plus grands chefs-d'œuvre pianistiques de Debussy : Pour le piano (1902), Estampes (1904), L'Isle joyeuse (1905), Masques, Images, première (1905) et deuxième série (1908) ; ainsi que de Ravel : Menuet antique (avril 1898), Pavane pour une infante défunte (avril 1902), Jeux d'eau (avril 1902), Miroirs (janvier 1906) et Gaspard de la nuit (janvier 1909). Ce dernier lui dédia le Menuet antique et la deuxième pièce des Miroirs, intitulée Oiseaux tristes.

Viñes est reconnu pour ses interprétations de la musique française et espagnole et d'œuvres russes. Outre les compositeurs précédemment cités, ses contemporains Erik Satie, Déodat de Séverac et Isaac Albéniz figurèrent à son répertoire. Comme compositeur, son œuvre la plus connue reste les Deux hommages à Séverac et Satie. Il publia plusieurs écrits sur la musique espagnole.

Ricardo Viñes a tenu pendant une vingtaine d'années un journal (jusqu'en 1915), extraordinaire témoignages de la vie musicale, artistique et de toute une société qu'il fréquenta (en particulier les salons parisiens, les peintres et les écrivains du courant symboliste). Lié d'amitié avec Gustave Fayet et Odilon Redon, il séjourna à plusieurs reprises à l'abbaye de Fontfroide. Redon fit son portrait en 1911 en feu follet (de même que celui de Séverac) dans le panneau La nuit qu'il peignit pour la bibliothèque de Fontfroide.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mario d'Angelo (éd.), La musique à la Belle Epoque; Autour du foyer artistique de Gustave Fayet (Béziers, Paris, Fontfroide), Narbonne, Paris France, MAGFF,‎ 2010, 198 p. (ISBN 2-909-941-07-8)