Hector-Louis Langevin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Langevin.
Hector-Louis Langevin
Image illustrative de l'article Hector-Louis Langevin
Fonctions
Député de Richelieu
Prédécesseur Joseph-Aimé Massue
Successeur Arthur Aimé Bruneau
Député de Trois-Rivières
Prédécesseur William McDougall
Successeur Circonscription abolie
Député de Charlevoix
Prédécesseur Pierre-Alexis Tremblay
Successeur Pierre-Alexis Tremblay
Député de Dorchester
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Successeur François Fortunat Rouleau
Député de Québec-Centre
Prédécesseur Georges-Honoré Simard
Successeur Rémi-Ferdinand Rinfret
Député de Dorchester
Prédécesseur Confédération canadienne
Successeur Louis-Napoléon Larochelle
Prédécesseur Barthélemy Pouliot
Successeur Confédération canadienne
Maire de Québec
Prédécesseur Joseph Morrin
Successeur Thomas Pope
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Québec, Bas-Canada
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Québec, Québec
Parti politique Parti conservateur du Canada, Parti conservateur du Québec, Parti bleu
Profession Avocat
Liste des maires de la Ville de Québec

Sir Hector-Louis Langevin, né le et mort le à Québec, est un homme politique, un avocat, un journaliste et un père de la Confédération canadienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1865.

Langevin nait à Québec en 1826. Il étudie le droit auprès de George-Étienne Cartier et est appelé au barreau en 1850. En 1856, il est élu au conseil municipal de la Ville de Québec et il est le maire de cette ville de 1858 à 1861. En 1857, il est élu député pour la circonscription de Dorchester à la Chambre des communes du Canada en tant que membre du Parti conservateur. Toujours en 1857, il est rédacteur en chef du Courrier du Canada.

Pendant sa carrière politique, il tint diverses positions dans le cabinet, dont solliciteur général (1864-1866), ministre des postes (1866-1867), secrétaire d'État pour le Canada (1867-1869) et ministre des travaux publics (1869-1873). Langevin a également assisté aux trois conférences qui aboutirent à la confédération canadienne. De 1872 à 1875, il est le directeur politique du journal Le Canadien. Il quitta la politique en 1873 en raison de son rôle dans le scandale du Pacifique.

En 1876, il fut réélu dans la circonscription de Charlevoix. Son adversaire contesta l'élection et elle fut déclarée invalide, mais il put gagner l'élection partielle subséquente en 1877. Il fut défait à Rimouski en 1878 mais fut cependant élu par acclamation dans la circonscription de Trois-Rivières la même année. Langevin redevint le ministre des travaux publics en 1879. En 1885, il réclama derrière les coulisses que Louis Riel ne soit pas pendu et il fut l'un des seuls députés conservateurs au parlement canadien à survivre à la désastreuse défaite conservatrice dans la province du Québec en 1887.

Le nouveau premier ministre John Abbott lui promit le poste de lieutenant-gouverneur du Québec s'il démissionnait en tant que ministre des travaux publics. Langevin démissionna en 1891, mais Abbott nomma Joseph-Adolphe Chapleau à sa place. Langevin quitta la politique en 1896.

Langevin décède dans la même ville en 1906 à l'âge de 79 ans, deux mois avant son 80e anniversaire.

Il est l'auteur de le Canada, ses institutions, ressources, produits, manufactures, etc. Pendant sa vie, il a aussi été le président de l'Institut canadien et de la Société Saint-Jean-Baptiste.

L'édifice Langevin sur la Colline du Parlement est nommé en son honneur.

En 2013, un parc public a été nommé en son honneur dans le port de Trois-Rivières. Cet honneur découle du fait, notamment, qu'on lui doit le projet de loi créant la Commission du havre de Trois-Rivières, première administration publique responsable de la gestion et du développement du port de Trois-Rivières.

Une rencontre marquante[modifier | modifier le code]

C'est en 1842 que le jeune Langevin, alors séminariste au Séminaire de Québec, fit la rencontre de l'abbé Pierre-Henri Bouchy, avec qui il correspondra jusqu'en 1886[1]. L'abbé français, titulaire d'une pédagogie libérale qu'il exerça au Québec entre 1842 et 1855, lui insuffla le goût des lettres et l’encouragea dans ses premières ambitions journalistiques. Dans une lettre datée du , l’abbé Bouchy écrit : « Ce que j’ai compris, c’est que vous vous disposiez à entrer prochainement dans la vie active de l’écrivain, que de temps à autre on verrait votre pensée émise sur les feuilles du pays et que vous m’en instruiriez. Nous attendons… féroce aussi longtemps que nous attendons le livre de Mr Gingras[2]. » Quelques mois plus tard (le 17 juillet 1847) Hector-Louis Langevin devenait rédacteur aux Mélanges religieux où il soutiendra une politique réformiste et non ultramontaine, ce qui allait à l’encontre des visées du journal. Pierre-Henri Bouchy encouragera à nouveau son ancien élève en 1886 alors que le gouvernement canadien subissait les contrecoups de la pendaison de Louis Riel[3].

Architecte des pensionnats indiens[modifier | modifier le code]

À titre de ministre des travaux publics, pour faire approuver le budget pour la construction de pensionnats indiens il fit cette déclaration à la Chambre des commune;

Si nous voulons instruire ces enfants, nous devons les séparer de leurs parents, car en les laissant dans la famille, ils pourront sans doute apprendre à lire et à écrire, mais ils resteront sauvages ; tandis qu’en les séparant ils acquerront les habitudes et les goûts—les meilleurs j’espère—des gens civilisés[4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Gamelin, Libéralisme et intimité dans la correspondance du mentor romantique Pierre-Henri Bouchy (1842-1886), M. A. (études littéraires), Trois-Rivières, Université du Québec à Trois-Rivières, 2007, 154 p.
  2. Pierre-Henri Bouchy, lettre à Hector-Louis Langevin, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, 21 mai 1847, Archives du Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Fonds Hector Langevin, F208/1/15.
  3. Pierre-Henri Bouchy, lettre à Hector-Louis Lanvevin, Metz, 2 février 1886, Archives nationales du Québec à Québec, Fonds Hector Langevin, P134/7/Bouchy.
  4. « Rapport commission vérité réconciliation, p. 204 »
  5. Fonds Hector Langevin (P134) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).