Gilles Lamontagne

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Gilles Lamontagne
Fonctions
Lieutenant-gouverneur du Québec

(6 ans, 4 mois et 12 jours)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre René Lévesque
Pierre Marc Johnson
Robert Bourassa
Prédécesseur Jean-Pierre Côté
Successeur Martial Asselin
Maire de Québec

(12 ans)
Groupe politique Progrès civique de Québec
Prédécesseur Wilfrid Hamel
Successeur Jean Pelletier
Député à la Chambre des communes

(6 ans, 10 mois et 3 jours)
Élection 24 mai 1977 (partielle)
Réélection 22 mai 1979
18 février 1980
Circonscription Langelier
Législature 30e, 31e et 32e
Groupe politique Libéral
Prédécesseur Jean Marchand
Successeur Michel Côté
Ministre de la Défense nationale

(3 ans, 5 mois et 8 jours)
Premier ministre Pierre Elliott Trudeau
Législature 31e et 32e
Prédécesseur Alan McKinnon
Successeur Jean-Jacques Blais
Biographie
Nom de naissance Joseph Georges Gilles Claude Lamontagne
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal (Canada)
Date de décès (à 97 ans)
Lieu de décès Québec (Canada)
Nature du décès Mort subite
Nationalité canadienne
Parti politique Parti libéral du Canada
Progrès civique de Québec
Diplômé de École des hautes études commerciales de Montréal

Gilles Lamontagne
Lieutenants-gouverneurs du Québec
Liste des maires de Québec

Gilles Lamontagne, né le à Montréal et mort le à Québec, est un militaire, homme d'affaires et un homme politique. Il est maire de Québec de 1965 à 1977 et lieutenant-gouverneur du Québec de 1984 à 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Georges Gilles Claude Lamontagne naît à Montréal, le [1].

Il étudie à Montréal, à l'Académie Querbes où il fait la rencontre de Pierre Trudeau, au Collège Jean-de-Brébeuf, puis à l'École des hautes études commerciales[2]. Il est pilote d'avion de la Royal Canadian Air Force (RCAF) pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir de 1941, à l'âge de 22 ans[2]. Son avion est abattu au-dessus des Pays-Bas, en 1943, et il est fait prisonnier de guerre durant 22 mois[1],[3], jusqu'en 1945.

Il s'installe à Québec en 1945, intègre le Club Rotary de Québec en 1947 et s'installe ensuite à Fossambault-sur-le-Lac en 1952. Homme d'affaires à Québec depuis 1947, il entre en politique municipale en 1962[1] et est élu maire de Québec pendant 12 ans, de 1965 à 1977. Il est élu à la Chambre des communes en 1977, lors d'une élection partielle[1]. Il y est ministre des Postes puis ministre de la Défense nationale, sous Pierre Elliott Trudeau, en 1983 et 1984. Il fait la rencontre de Jean Poliquin, neveu du maire René Poliquin maire de Sorel, en 1947 et de Gordon Boisseau en 1956.

Il quitte la politique en 1984 pour devenir lieutenant-gouverneur du Québec, poste qu'il occupe jusqu'en 1990. Puis il est conseiller de 1991 à 2006 chez Consilium, devenu en 1994 GPC International[1], une firme de consultation en affaires publiques. Il est membre du Conseil économique du Canada[1].

Il est nommé Officier de l'Ordre du Canada en 1990 et chevalier de l'Ordre national du Québec en 2000.

Gilles Lamontagne meurt le à Québec[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le père de quatre enfants : Michel (1950-), André (1951-), Pierre (1956–2005) et Marie (1959-). Michel Lamontagne a été à l'emploi de Donald Stovell Macdonald entre 1975 et 1977. Hector Lamontagne, frère de Gilles Lamontagne, a épousé Madeleine David, fille de Louis-Athanase David.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Gilles Lamontagne s'est vu concéder des armoiries le par l'Héraut d'armes du Canada.

Gilles Lamontagne Arms.svg
Deo Favente Vincit Vim Virtus

L'écu de Gilles Lamontagne se blasonne ainsi :

D’azur à une porte de forteresse flanquée de deux tours d'argent posée sur un tertre au naturel accostée de deux épées et surmontée d’une couronne de fleurs de lys dont trois sont visibles, le tout d’argent;[8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr)/(en) Marc-André Valiquette et Richard Girouard, Je te plumerai : Escadron 425 Alouette / 425 Alouette Squadron, Montréal, Éditions Imaviation (Marc-André Valiquette), 2012, 248 p. (ISBN 9782981155252)[9]
  • Gilbert Lavoie: Blessures de guerre. Des camps nazis à l’Afghanistan. Septentrion, Québec 2010, p. 16-42[10]

Archives[modifier | modifier le code]

Il y a des fonds d'archives Gilles Lamontagne à Bibliothèque et Archives Canada[11] et aux archives de la ville de Québec.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k et l Gilles Lamontagne, sur le site de l'Assemblée nationale du Québec.
  2. a b c d e et f « Gilles Lamontagne, Chevalier (2000) », site de l'Ordre national du Québec.
  3. Philippe Brassard, « Changement de nom pour les trois éléments des Forces canadiennes », Journal Adsum, vol 40 no 6, le 31 août 2011, p. 3.
  4. Jean-François Racine, « L'ex-maire de Québec et ministre Gilles Lamontagne s'éteint à 97 ans », sur Le Journal de Québec (consulté le )
  5. « Gilles Lamontagne, C.P., O.C., C.Q., C.D., B.A. : Officier de l'Ordre du Canada », sur le site gg.ca, 1991.
  6. « La médaille du Jubilé de diamant pour l'ancien ministre et lieutenant-gouverneur Gilles Lamontagne », sur Radio-Canada, le 19 juin 2012.
  7. Baptiste Ricard-Chatelain, « Gilles Lamontagne a maintenant son parc », sur lapresse.ca/le-soleil, (consulté le ).
  8. Autorité héraldique du Canada
  9. Didier Fessou, « L’escadron de Gilles Lamontagne », dans Le Soleil, le 10 juin 2012.
  10. Ces pages relatent l’histoire de Gilles Lamontagne dans les camps de prisonniers allemands
  11. « Fonds Gilles Lamontagne, Bibliothèque et Archives Canada » (consulté le )

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]