Saint-Méard-de-Drône
| Saint-Méard-de-Drône | |||||
L'église Saint-Médard de Saint-Méard-de-Drône. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Dordogne | ||||
| Arrondissement | Périgueux | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Périgord Ribéracois | ||||
| Maire Mandat |
Gérard Caignard 2026-2032 |
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| Code postal | 24600 | ||||
| Code commune | 24460 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint Méardais | ||||
| Population municipale |
485 hab. (2023 |
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| Densité | 54 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 14′ 53″ nord, 0° 25′ 09″ est | ||||
| Altitude | Min. 60 m Max. 145 m |
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| Superficie | 8,95 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Ribérac (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Ribérac | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | st-meard-de-dronne.fr | ||||
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Saint-Méard-de-Drône est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie
[modifier | modifier le code]Généralités
[modifier | modifier le code]Dans le quart nord-ouest du département de la Dordogne, en Ribéracois, la commune de Saint-Méard-de-Drône, essentiellement située en rive gauche de la Dronne, a cependant une partie nord-est en rive droite, vers les lieux-dits le Port et le Breuil. C'est une commune rurale[1] qui fait partie de l'aire d'attraction de Ribérac[2], zonage d’étude défini par l'Insee, qui a remplacé en 2020 l'aire urbaine de Ribérac qui n'incluait pas la commune.
À l'intersection des routes départementales (RD) 104 (axe nord-sud) et 710 (axe est-ouest), le bourg de Saint-Méard-de-Drône est établi à moins d'un kilomètre au sud de la Dronne. Il est situé, en distances orthodromiques, six kilomètres à l'est de Ribérac et autant à l'ouest de Tocane-Saint-Apre,
La commune est également desservie au nord-est par la RD 104E, en rive droite de la Dronne.
Jadis, la ligne ferroviaire Périgueux - Ribérac, aujourd'hui démantelée, traversait la commune.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Saint-Méard-de-Drône est limitrophe de sept autres communes dont Saint-Martin-de-Ribérac au sud-ouest sur environ 480 mètres.
Les communes limitrophes sont Celles, Douchapt, Ribérac, Saint-Martin-de-Ribérac, Saint-Pardoux-de-Drône, Saint-Victor et Villetoureix.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]Géologie
[modifier | modifier le code]Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Saint-Méard-de-Drône est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé[3].
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire datant du Cénozoïque et de roches sédimentaires du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée c5b, date du Campanien 2, des calcaires crayo-marneux blanchâtres à grosses silicifications grises en alternance dures et tendres puis calcaire crayeux à glauconie. La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « no 758 - Périgueux (ouest) » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[Carte 1],[4] et sa notice associée[5].

| Ère | Période | Époque | Formations géologiques | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cénozoïque (0 - 66.0) |
Quaternaire (0 - 2.58) |
Holocène |
| |||||||||
| Pléistocène |
| |||||||||||
| Néogène (2.58 - 23.03) |
non présent | |||||||||||
| Paléogène (23.03 - 66.0) |
non présent | |||||||||||
| Mésozoïque (66.0 - 252.17) |
Crétacé (66.0 - ≃145.0) |
Supérieur |
| |||||||||
| inférieur | non présent. | |||||||||||
| Jurassique (≃145.0 - 201.4) |
non présent | |||||||||||
| Trias (201.4 - 251.902) |
non présent | |||||||||||
| Paléozoïque (252.17 - 538.8) |
non présent | |||||||||||
Relief et paysages
[modifier | modifier le code]Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 60 mètres[6] à l'extrême nord-ouest de la commune, là où la Dronne quitte le territoire communal et sert de limite entre Villetoureix et Ribérac, et 145 mètres[6] au sud, près du lieu-dit les Places, en limite de la commune de Saint-Pardoux-de-Drône[Carte 2],[7].
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [8]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1],[9]. La commune est dans le Ribéracois, une région naturelle possédant un relief vallonné avec des altitudes moyennes comprises autour des 130-160 m, sculpté par la Dronne et ses nombreux affluents. Les paysages sont ondulés de grandes cultures dont les vastes horizons contrastent avec les paysages plus cloisonnés de la Dordogne[10],[11].
La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 8,95 km2[6],[12],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 8,97 km2[4].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Réseau hydrographique
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par la Dronne, la Peychay, le Jalley, le Goût et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 20 km de longueur totale[4],[Carte 3].
La Dronne, d'une longueur totale de 200,56 km, prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Bussière-Galant et se jette en rive droite de l'Isle — dont elle est le principal affluent — à Coutras en Gironde, au lieu-dit la Fourchée, face à la commune de Sablons[Carte 4],[16]. Elle arrose le nord de la commune sur six kilomètres et demi dont cinq et demi lui servent de limite naturelle en deux tronçons, face à Saint-Victor, Celles et Villetoureix.
La Peychay, d'une longueur totale de 10,55 km, prend sa source dans la commune de Segonzac et rejoint la Dronne en rive gauche à 60 mètres d'altitude, au sud-est du bourg de Villetoureix, en limite de Ribérac et Saint-Méard-de-Drône[17]. Elle borde la commune à l'ouest sur plus de trois kilomètres et demi, face à Saint-Martin-de-Ribérac puis Ribérac.
Autre affluent de rive gauche de la Dronne, le Goût prend sa source au nord-ouest du bourg et arrose le territoire communal sur plus d'un kilomètre.
Le Jalley, autre affluent de la Dronne mais en rive droite, sert de limite territoriale au nord-est sur deux kilomètres et demi, face à Saint-Victor.
- La Dronne en limite de Saint-Méard-de-Drône (à gauche) et de Celles (en rive opposée).
- La vallée de la Peychay au lieu-dit les Peyronnets, entre Saint-Méard-de-Drône (au premier plan) et Ribérac (au-delà des peupliers).
- La Peychay au lieu-dit les Peyronnets, entre Saint-Méard-de-Drône (à gauche) et Saint-Martin-de-Ribérac (en rive opposée).
- Réseaux hydrographique et routier de Saint-Méard-de-Drône.
Gestion et qualité des eaux
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[18]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [19].
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 5].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[20]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[21]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[22] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[23]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[24],[25].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 855 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[20]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martial-Viveyrol à 14 km à vol d'oiseau[26], est de 13,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 862,3 mm[27],[28]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,6 °C, atteinte le [Note 3].
Milieux naturels et biodiversité
[modifier | modifier le code]Arrosée au nord par la Dronne, la commune a deux zones de protection au niveau de sa vallée : une zone Natura 2000, la « vallée de la Dronne de Brantôme à sa confluence avec l'Isle »[Carte 6], et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2, la « vallée de la Dronne de Saint-Pardoux-la-Rivière à sa confluence avec l'Isle »[Carte 7], dont les territoires se recouvrent en grande partie.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Saint-Méard-de-Drône est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[29]. Elle est située hors unité urbaine[30]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Ribérac, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[30]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[31],[32].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (39 %), terres arables (29,5 %), prairies (22,4 %), forêts (6 %), zones urbanisées (3,1 %)[33]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 8].

Villages, hameaux et lieux-dits
[modifier | modifier le code]Outre le bourg de Saint-Méard-de-Drône proprement dit, le territoire communal se compose de villages ou de hameaux, ainsi que de lieux-dits[Carte 9] :
- les Barthoumeries
- les Bigoussies
- Borie Porte
- les Boursiers
- le Breuil
- les Chabroulies
- Fompie
- Fontenille
- les Fontenilloux
- Grande Métairie
- le Gros Bost
- les Hauts de Saint-Méard
- Mareuil
- le Moulin Neuf
- Nouveau
- la Peychay
- la Pichardie
- le Port
- le Puy
- le Syndic
- le Toillard
- la Tour.
Prévention des risques
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Le territoire de la commune de Saint-Méard-de-Drône est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[34]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[35].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Dronne et la Peychay. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1986, 1993 et 1999[36],[34]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de la Dronne », couvrant 19 communes et approuvé le , pour les crues de la Dronne[37],[38]. Traversant la commune d'est au nord-ouest, la Dronne peut avoir des crues importantes impactant ses rives et pouvant atteindre une largeur de 800 mètres à Saint-Méard-de-Drône, sur l'ensemble des deux rives au nord du bourg, ainsi que la partie aval de ses affluents le Jalley (les 400 derniers mètres) et la Peychay (les 1 800 derniers mètres)[Carte 10].
Saint-Méard-de-Drône est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du au et du au , utilisation réglementée du au et du au [39]. En , un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[40],[41].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[42]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[43]. 85,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 11]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 5],[44].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1997, 2003 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[34].
Toponymie
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Le nom de la commune fait référence à saint Médard, évêque de Noyon au VIe siècle, et à la Dronne, rivière qui arrose le territoire communal[45].
En occitan, la commune porte le nom de Sent Meard de Drona[46],[47].
Histoire
[modifier | modifier le code]La première mention écrite connue du lieu figure dans un pouillé du XIIIe siècle[48], sous la forme Sanctus Medardus[45].
Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de « Saint Médard de Dronne »[Carte 12].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Dès 1790, la commune de Saint-Méard-de-Drône — appelée Saint-Méard dans un premier temps — est rattachée au canton de Ribérac qui dépend du district de Ribérac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Ribérac jusqu'en 1926, date de sa suppression, puis à l'arrondissement de Périgueux[6].
Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , et supprimant la moitié des cantons du département, la commune reste attachée au même canton qui devient plus étendu lors des élections départementales de mars 2015[49].
Pour les élections législatives, la commune fait partie de la troisième circonscription de la Dordogne.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Fin 1998, Saint-Méard-de-Drône intègre dès sa création la communauté de communes du Ribéracois. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes du Pays Ribéracois, renommée en 2019 communauté de communes du Périgord Ribéracois.
Administration municipale
[modifier | modifier le code]La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2023, onze conseillers municipaux ont été élus en 2026[50],[51].
Liste des maires
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Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Justice
[modifier | modifier le code]En 2026, dans le domaine judiciaire, Saint-Méard-de-Drône relève[55] :
- du tribunal judiciaire, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes et du tribunal de commerce de Périgueux ;
- du pôle Nationalité du tribunal judiciaire de Périgueux (compétent uniquement dans le domaine de la nationalité) ;
- de la cour d'appel, du tribunal administratif et de la cour administrative d'appel de Bordeaux.
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Les habitants de Saint-Méard-de-Drône se nomment les Saint Méardais[56].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[58].
En 2023, la commune comptait 485 habitants[Note 6], en évolution de −2,41 % par rapport à 2017 (Dordogne : +0,97 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sport
[modifier | modifier le code]En juillet concours hippique de saut d'obstacles (40e édition en 2019)[60].
Économie
[modifier | modifier le code]Emploi
[modifier | modifier le code]En 2022[61], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 196 personnes, soit 40,1 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-cinq) a légèrement augmenté par rapport à 2016 (vingt-trois) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 12,8 %.
Activités hors agriculture
[modifier | modifier le code]26 établissements[Note 7] marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2023 à Saint-Méard-de-Drône[62],[63].
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 39 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 1 | 2,6 % | (8,7 %) |
| Construction | 10 | 25,6 % | (13,4 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 5 | 12,8 % | (27,2 %) |
| Information et communication | 0 | 0,0 % | (1,9 %) |
| Activités financières et d'assurance | 3 | 7,7 % | (3,9 %) |
| Activités immobilières | 1 | 2,6 % | (4,7 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 8 | 20,5 % | (15,0 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 3 | 7,7 % | (12,8 %) |
| Autres activités de services | 8 | 20,5 % | (10,8 %) |
Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25,6 % du nombre total d'établissements de la commune (10 sur les 39 établissements implantés à Saint-Méard-de-Drône), contre 13,4 % au niveau départemental[63].
Agriculture
[modifier | modifier le code]La commune est dans le « Ribéracois », une petite région agricole dans le département de la Dordogne[64]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est « céréales et/ou oléoprotéagineux »[Carte 13].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 20 | 12 | 16 | 9 |
| SAU[Note 9] (ha) | 642 | 640 | 853 | 742 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 20 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 12 en 2000 puis à 16 en 2010[66] et enfin à 9 en 2020[Carte 14], soit une baisse de 55 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations (passant de 15 825 à 6 330)[67],[Carte 15]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 642 ha en 1988[66] à 742 ha en 2020[Carte 16]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 32[66] à 83 ha[Carte 14].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Château de Fontenille, ou de Fontenillou, ancien repaire noble[68].
- Église Saint-Médard[48], ou église Saint-Méard, romane du XIIe siècle, le clocher datant du XIXe siècle. Elle est inscrite au titre des monuments historiques en l'an 2000[69],[70]. De nombreuses fresques y ont été mises au jour[71]. Datant du XVe siècle, leur restauration a pris onze années, de 2013 à 2024[72].
- La nef de l'église.
- Une des fresques mises au jour.
- Le monument aux morts.
- Pigeonnier dans le bourg.
- Meules de la minoterie Mazeau.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- ↑ Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
- ↑ La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[13],[14]
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
- au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
- au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
- au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Un établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
- ↑ L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
- ↑ Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements, voire plusieurs régions.
- ↑ Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[65].
- Cartes
- ↑ « Carte géologique de Saint-Méard-de-Drône » sur Géoportail (consulté le 14 juin 2022).
- ↑ « 145 » sur Géoportail (consulté le 31 mai 2026)..
- ↑ « Réseau hydrographique de Saint-Méard-de-Drône » sur Géoportail (consulté le 18 juillet 2022).
- ↑ « Confluence Dronne-Isle à la Fourchée » sur Géoportail (consulté le 2 octobre 2022)..
- ↑ « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ).
- ↑ « Cartographie de la zone Natura 2000 FR7200662 à Saint-Méard-de-Drône (couleur ocre) » sur Géoportail (consulté le 31 mai 2026)..
- ↑ « Cartographie de la ZNIEFF 720012850 à Saint-Méard-de-Drône (en vert clair) » sur Géoportail (consulté le 31 mai 2026)..
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
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