Bussière-Galant

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Bussière-Galant
L'église Saint-Martin de Bussière-Galant.
L'église Saint-Martin de Bussière-Galant.
Blason de Bussière-Galant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Yrieix-la-Perche
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Nexon-Monts de Châlus
Maire
Mandat
Emmanuel Dexet
2014-2020
Code postal 87230
Code commune 87027
Démographie
Population
municipale
1 363 hab. (2015 en diminution de 2,29 % par rapport à 2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 41″ nord, 1° 02′ 16″ est
Altitude Min. 338 m
Max. 551 m
Superficie 53,86 km2
Localisation

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Liens
Site web bussiere-galant.fr

Bussière-Galant est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Située dans les monts de Châlus et au pays des Feuillardiers, elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Ses habitants sont appelés les Bussiérois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

À Bussière-Galant, le plan d'eau des Ribières, alimenté par la Dronne.

Le réseau hydrographique de la haute Dronne, qui prend sa source à Bussière-Galant, est un site Natura 2000. Il est remarquable par la présence de plusieurs espèces, dont, notamment, la Moule perlière (Margaritifera margaritifera), pour laquelle la Dronne est une rivière très importante[2]. Au sud de la commune jaillit la source du Périgord, un affluent de l'Isle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bussière-Galant est limitrophe de onze autres communes, dont trois dans le département de la Dordogne. Au sud, Jumilhac-le-Grand n'est limitrophe que sur une soixantaine de mètres.

Carte de la commune de Bussière-Galant et des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de Bussière-Galant[3]
Châlus Pageas, Les Cars Rilhac-Lastours
Dournazac,
Firbeix
(Dordogne)
Bussière-Galant Saint-Hilaire-les-Places
Saint-Pierre-de-Frugie
(Dordogne),
Saint-Priest-les-Fougères
(Dordogne)
Jumilhac-le-Grand
(Dordogne)
Ladignac-le-Long

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune se nomme Bussiéra Galand.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune actuelle est le fruit de la fusion de Bussière-Galant et de Saint-Nicolas-Courbefy, qui est déjà la réunion de deux anciennes paroisses, Saint-Nicolas et Courbefy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2014 Martine Beylot[5] PCF  
mars 2014 en cours Emmanuel Dexet PS[6] Cadre

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2015, la commune comptait 1 363 habitants[Note 1], en diminution de 2,29 % par rapport à 2010 (Haute-Vienne : -0,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 305 1 278 1 205 1 453 1 580 1 572 1 520 1 788 1 780
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 718 1 751 1 836 1 712 1 822 2 008 2 186 2 200 2 408
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 513 2 569 2 530 2 346 2 159 2 073 1 920 1 904 1 777
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 587 1 616 1 671 1 545 1 329 1 386 1 391 1 392 1 392
2013 2015 - - - - - - -
1 366 1 363 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bonne fontaine 2 de Courbefy.
Croix à dévotion de la Bonne fontaine de saint Eutrope à Courbefy.

Au village de Courbefy, s'élevait une forteresse médiévale royale détruite au XVIe siècle sur ordre des consuls de Limoges car elle était devenue un repaire de brigands. À quelques dizaines de mètres de l'ancien donjon, s'élève une petite chapelle du XVIIe siècle. Une croyance dit qu'une ville existait autrefois à l'emplacement de Courbefy, et qu'elle aurait mystérieusement disparu.

Les Bonnes fontaines de Courbefy, situées à quelques centaines de mètres en contrebas de la chapelle, sont parmi les plus connues du Limousin. L'une d'entre elles est encore utilisée comme en témoignent les nombreux ex-votos fait de morceaux de tissus, de chaussures d'enfants ou de couches-culottes. Au nombre de trois, elles semblent être toutes dédiées à saint Eutrope.

L'église de Saint-Nicolas-Courbefy[11] (XIIe siècle) est le vestige d'un grand bâtiment ecclésial dont ne subsiste que le chœur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fontaine Chapelle de Courbefy, Bussière-Galant (Haute-Vienne, France)
Chapelle de Courbefy, XVIIe siècle.
  • Géraud de Maulmont (1222 - 1299), seigneur de Courbefy au XIIIe siècle.
  • Marie Louise Irène de Maulmont, alias Gina Palerme (1885-1977), actrice de music-hall et de cinéma, née à Bussière-Galant.
  • Ahae, photographe naturaliste de renommée mondiale, propriétaire du village de Courbefy situé sur la commune[12].
  • Henri Lavertujon est un homme politique français né le 19 avril 1855 à Périgueux (Dordogne) et décédé le 11 septembre 1907 à Bussière-Galant.

Vente aux enchères de Courbefy[modifier | modifier le code]

Le dernier résident du village de Courbefy, propriétaire-gérant d’un hôtel-restaurant qu'il y avait aménagé dans les années 1990, avait également racheté une à une toutes les maisons avec leurs terrains. Mais il a fait faillite en 2008, rendant le bourg totalement désert, déjà abandonné par ses habitants depuis déjà plusieurs années. Fin février 2012, une procédure judiciaire l’a attribué à la banque créancière. Celle-ci met l’ensemble du hameau en vente aux enchères, fixée au 21 mai, avec une mise à prix de 330 000 euros[13],[14],[15]. Courbefy a trouvé un nouveau propriétaire, le photographe d’origine sud-coréenne Ahae, contre la somme de 520 000 euros.

« Maison de retraite » pour éléphants[modifier | modifier le code]

Création annoncée du premier centre européen de retraite d'éléphants âgés de parcs zoologiques et de cirques sur le territoire de la commune[16]. L'ouverture de ce sanctuaire a été validée par la préfecture de la Haute-Vienne fin 2017[17]. Les deux anciens soigneurs à l'origine de ce projet vont lancer une campagne de financement participatif visant à réunir des fonds pour les bâtiments devant accueillir trois premiers éléphants, avec une réception des animaux prévue en 2018[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bussière-Galant 87.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent au rameau de buis de sinople, accompagné de deux têtes de coq de gueules, allumées d'or.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 11 mars 2011)
  2. FR7200809 - Réseau hydrographique de la haute Dronne, INPN, consulté le 20 août 2016.
  3. Carte IGN sur Géoportail
  4. « Les maires de la commune » (consulté le 11 mars 2011)
  5. [PDF]Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires
  6. http://www.leparisien.fr/societe/le-sanctuaire-des-elephants-11-09-2016-6110761.php,
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Eglise de Saint-Nicolas-Courbefy », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 11 mars 2011)
  12. Le hameau de Courbefy adjugé 520 000 euros à l'artiste Ahae, sur LePoint.fr du 21 mai 2012, consulté le 6 mai 2013.
  13. Le Figaro.fr
  14. Le Figaro.fr
  15. FR3 Aquitaine
  16. « Limousin. Une « maison de retraite » pour éléphants va ouvrir en 2017 », Ouest France, 12 septembre 2016.
  17. a et b « Feu vert pour le sanctuaire des éléphants », Le Mag no 285, supplément à Sud Ouest, 16 septembre 2017, p. 3.
  18. Site officiel du Vélo-rail.