Saint-Germain-de-Belvès

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Saint-Germain-de-Belvès
Saint-Germain-de-Belvès
La place du village de Saint-Germain-de-Belvès.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède
Maire
Mandat
Jean-Pierre Passerieux
2020-2026
Code postal 24170
Code commune 24416
Démographie
Gentilé Saint-Germinois, Saint-Germinoises
Population
municipale
175 hab. (2018 en diminution de 3,31 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 18″ nord, 1° 02′ 50″ est
Altitude Min. 70 m
Max. 266 m
Superficie 7,19 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Vallée Dordogne
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Germain-de-Belvès

Saint-Germain-de-Belvès est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Germain-de-Belvès
Siorac-en-Périgord Marnac Berbiguières,
Allas-les-Mines
Saint-Germain-de-Belvès Cladech
Sagelat Carves

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-de-Belvès est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,1 %), forêts (33,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,3 %), prairies (13,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune se nomme Sent German de Belvés[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sources : différents bulletins de la « Société des Amis de Sarlat et du Périgord Noir ».

Appelée à l'origine Saint-Germain de Berbiguières, la commune change de nom lors de la révolution le 5 Fructidor An III ().

Saint-Germain de Belvès était une des six paroisses de la seigneurie de Berbiguières. Elle est attestée pour la première fois au XIIIe siècle avec comme patron saint Germain, évêque de Paris au VIe siècle.

La toute première trace écrite de cette commune est l'hommage que le chevalier Géraud de Marcousen (maintenant Marcousin, ou aussi Marcouzin : hameau à l'ouest de la commune) rend en 1259 à Alphonse de Poitiers en tant que comte de Toulouse, et ce pour la moitié du dominium de Campagnac-lès-Quercy.

En 1365, la paroisse a 26 feux, soit environ 140 habitants.

Le bourg est fortifié comme l'atteste un acte du où Charles de Caumont, seigneur de Berbiguières, arrente à Pierre de Boussac senior, du mas de Segala (ou aussi Ségalat, hameau en contrebas et à l'ouest du village de Saint-Germain-de-Belvès) un emplacement pour faire une maison à l'extérieur près de la muraille et près de la grande porte en ruine.

Le plus ancien registre paroissial qui a été sauvegardé remonte à 1651.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune a été rattachée au canton de Belvès qui dépendait du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Le canton de Belvès est ensuite rattaché en 1800 à l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[8].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2000, Saint-Germain-de-Belvès intègre dès sa création la communauté de communes Entre Nauze et Bessède. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020[9],[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
? mars 2001 Matthieu Pichard    
mars 2001[11]
(réélu en mai 2020)
En cours Jean-Pierre Passerieux SE[12] Agriculteur

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Saint-Germain-de-Belvès relève[13] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Germain-de-Belvès sont les Saint-Germinois.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 175 habitants[Note 2], en diminution de 3,31 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
488452494498503518530529503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
474446452450472443405362357
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368356303245238243216216200
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
169144124107108139137137176
2017 2018 - - - - - - -
176175-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[17], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 79 personnes, soit 44,4 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (douze) a diminué par rapport à 2010 (quatorze) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 15,4 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte dix-neuf établissements[18], dont treize au niveau des commerces, transports ou services, quatre dans la construction, un dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et un relatif au secteur administratif[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Lasserre, journaliste de renom du Second Empire et auteur à Coux-et-Bigaroque de Notre-Dame de Lourdes, le plus fort tirage littéraire du XIXe siècle.
  • Théo de Marcousin, auteur contemporain de livres pour enfants à la chartreuse de Marcousin[23]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  7. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 27 mars 2014.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 11 septembre 2020.
  10. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 13 novembre 2020.
  11. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 28 août 2014.
  12. « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 4.
  13. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 11 décembre 2020).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Dossier complet - Commune de Saint-Germain-de-Belvès (24416) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 8 janvier 2019.
  18. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 8 janvier 2019).
  19. Dossier complet - Commune de Saint-Germain-de-Belvès (24416) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 8 janvier 2019.
  20. a et b Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 95.
  21. Copie du « Procès-verbal de la bénédiction solennelle de l'église de St Germain-de-Belvès, diocèse de Périgueux et de Sarlat, département de la Dordogne », affiché à l'intérieur de l'église, vu le 13 avril 2014.
  22. Chartreuse de Conty, consulté le 26 février 2011.
  23. Théo de Marcousin