Sagelat

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Sagelat
Sagelat
Le bourg de Sagelat (à droite du rond-point).
Blason de Sagelat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Vallée Dordogne
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède
Maire
Mandat
Olivier Merlhiot
2014-2020
Code postal 24170
Code commune 24360
Démographie
Population
municipale
304 hab. (2015 en diminution de 15,79 % par rapport à 2010)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 18″ nord, 1° 00′ 46″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 219 m
Superficie 7,57 km2
Localisation

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Sagelat est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Nauze à Sagelat.

La petite commune de Sagelat s'inscrit entre trois cours d'eau : la Nauze, un affluent de la rive gauche de la Dordogne, et deux de ses propres affluents de sa rive droite, les hauteurs du val du Mamarel et la Vallée (dérive du Valech) qui, de nos jours, connaît de longues et sévères intermittences.

La route départementale 710, de Ribérac au nord du Lot-et-Garonne (et qui se prolonge ensuite vers Fumel) lui accorde, pour quelques décamètres, un petit salut. La sécante principale de la commune est la RD 53.

Cette commune, jadis essentiellement agricole, vit de nos jours plutôt sur le tertiaire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sagelat est limitrophe de cinq autres communes.

Communes limitrophes de Sagelat
Siorac-en-Périgord Saint-Germain-de-Belvès
Monplaisant Sagelat Carves
Pays de Belvès

Toponymie[modifier | modifier le code]

En français comme en occitan, la commune porte le même nom[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune a été rattachée au canton de Belvès qui dépendait du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Le canton de Belvès est ensuite rattaché en 1800 à l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[2].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2000, Sagelat intègre dès sa création la communauté de communes Entre Nauze et Bessède. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1947 mars 1977 Fernand Garrouty apparenté SFIO Exploitant agricole
mars 1977 mars 2008 Jean-Louis Peyrus SE Directeur d'école primaire
mars 2008[3] (réélu en mars 2014) en cours Olivier Merlhiot SE Podologue

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 304 habitants[Note 1], en diminution de 15,79 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
491510520609533520528514555
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
563572562528506517485432409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
417435395356344311337307321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
293261253302300325348352355
2013 2015 - - - - - - -
311304-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[7], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 148 personnes, soit 44,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-trois) a augmenté par rapport à 2007 (quinze) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 15,8 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte vingt-huit établissements[8], dont treize au niveau des commerces, transports ou services, huit dans la construction, trois dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, trois relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et un dans l'industrie[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'église Saint-Victor a d'abord dépendu de l’abbaye bénédictine de Fongauffier, fondée en 1095 par une femme nommée Eubolène, dans la dépendance de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac[10]. Elle a été construite sur le site d'une ancienne villa gallo-romaine.

La fontaine de Fongauffier, épanchement d'une puissante source, fut le témoin d'un épisode historique qui donne une assise à la petite histoire. Au piédroit de cette fontaine, Waiffer, le dernier duc d'Aquitaine, se rafraîchissait quand la soldatesque de Pépin le Bref le surprit. Waiffer réussit néanmoins à s'échapper et passa la Dordogne au gué de Siorac distant de cinq kilomètres. Pépin le Bref, le père de Charlemagne, le rattrapa dans la forêt de la Double, à Eygurande, et l'assassina dès sa capture. D'aucuns situent là les prémices de l'adjonction de l'Aquitaine à la France carolingienne. Waiffer et « ses » gascons tenaient pour leurs terres indépendantes. Cependant, cet apport à la France ne fut réel que bien plus tard sous la monarchie capétienne et le comté du Périgord ne fut enchâssé à l'entité française qu'au XVIe siècle quand le Royaume de France passa aux mains d'un béarnais connu sous le nom d'Henri IV.

Le bourg abbatial de Fongauffier, érigé en 1094, prit le nom de Waiffer pour construire son toponyme. Waiffer, à la suite de multiples dérives, est devenu Gauffier avec autant de variantes orthographiques qu'on peut l'imaginer. L'assemblage de fon, de fontis, et de gauffier donne Fongauffier. L'abbaye moniale, tout comme les remparts du village, fut détruite avec la grande Révolution.

L'actuelle fontaine n'en est qu'un vestige altéré puisqu'elle fut recomposée en 1844.

Pour en terminer avec la petite histoire rappelons que l'écrasante majorité de la population locale n'avait jusqu'à la grande Révolution qu'une idée bien floue, voire inexistante, de la France et les repères se situaient au niveau des villages du proche voisinage et des seigneurs du lieu. L'occitan était la langue commune et le français ne commença à forcer les portes des chaumières, et encore péniblement, qu'à l'orée du XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Lafon de Fongauffier : ce fonctionnaire des finances, né le 21 août 1822 à Sagelat, décédé le 14 décembre 1893, s'impliqua fortement dans la présence française au Sénégal où il fut élu député pour une législature, le 26 mars 1871. Lafon siège à l'extrême gauche de l'époque (celle-ci était loin de la sensibilité maximaliste de nos jours) qui était dominée par Gambetta. Le tribun de la IIIe République était pratiquement un voisin puisque son père était un épicier cadurcien. On note que "de" Fongauffier ne correspond pas à une particule nobiliaire mais avait pour but d'identifier les Lafon dont le patronyme est courant, notamment en Périgord. Aux dernières années de sa de vie, Lafon fut conseiller général de son canton (Belvès) et repose au cimetière de Sagelat.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sagelat Blason De sinople à la fasce ondée d’argent accompagnée de trois roues de moulin d’or[11]
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 21 mars 2014.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 25 août 2014.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 22 novembre 2015.
  8. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 22 novembre 2015).
  9. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 22 novembre 2015.
  10. * Hugues Du Tems, Le clergé de France, ou tableau historique et chronologique des archevêques, évêques, abbés, abbesses, & chefs des chapitres principaux du royaume, depuis la fondation des églises jusqu'à nos jours, tome 2, p. 626-627, Chez Delalain, Paris, 1774 (lire en ligne)
  11. Blason de Sagelat sur le site de l'Armorial de France, consulté le 5 septembre 2013.