Mihály Károlyi

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Károlyi Mihaly
Le comte Károlyi Mihály,président de la République démocratique hongroise
Le comte Károlyi Mihály,
président de la République démocratique hongroise
Fonctions
1er président de la
République démocratique hongroise
Premier ministre Dénes Berinkey
Prédécesseur Charles IV (roi de Hongrie)
Successeur Sándor Garbai
Premier ministre hongrois
Président Lui-même
Monarque Charles IV
Prédécesseur János Hadik
Successeur Dénes Berinkey
Biographie
Nom de naissance Nagykárolyi Károlyi Mihály Ádám György Miklós
Date de naissance
Lieu de naissance Budapest (Hongrie)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Vence (France)
Conjoint Comtesse Katinka (en) Andrássy
Diplômé de Université de Budapest
Profession Juriste
Religion Catholique

Mihály Károlyi
Présidents de la République démocratique hongroise
Premiers ministres hongrois

Le comte Mihály Károlyi de Nagykároly (en hongrois nagykárolyi gróf Károlyi Mihály) né le à Budapest et mort le à Vence, est un homme politique hongrois. D'octobre 1918 à mars 1919, il dirige la Hongrie comme Premier ministre puis président de la République.

Biographie[modifier | modifier le code]

Homme politique et chef du Parti de l'indépendance hongrois, il prend la tête du gouvernement de la Hongrie le 30 octobre 1918 au cours de l'épisode de la révolution des Asters. Le 16 novembre, il proclame la République, mais doit composer avec les conditions imposées par les Alliés, notamment l'amputation des deux tiers du territoire national (Transylvanie, Banat, haute Hongrie (Slovaquie), Ruthénie subcarpathique, Voïvodine, Croatie).

Le , il est proclamé président et laisse la tête du gouvernement à Dénes Berinkey. Le 20 mars, le chef de la mission militaire de la Triple-Entente, Fernand Vix, remet à Károlyi une note (dite Note Vix) exigeant sous vingt-quatre heures un nouveau recul du territoire hongrois, sur une nouvelle zone d'environ 100 km, allant presque jusqu'à la rivière Tisza. Ne pouvant accepter cet ultimatum, Károlyi et Berinkey démissionnent ; Károlyi annonce alors son intention de former un nouveau gouvernement social-démocrate. Mais une proclamation signée de son nom circule aussitôt, annonçant que le président « transmet le pouvoir au prolétariat ». Károlyi niera toujours avoir rédigé et signé cette note[1]. Le 21 mars, les communistes, avec Béla Kun à leur tête, proclament la République des conseils de Hongrie. Soutenu par la France et le Royaume-Uni, un contre-gouvernement avec comme ministre de la guerre l'amiral Miklós Horthy, s'installe à Szeged, sans Károlyi, alors même que l'armée roumaine entre dans le pays.

En mars 1920, après la chute de la république des conseils, l'amiral Horthy est élu régent du Royaume de Hongrie restauré, Károlyi n'occupant dès lors plus aucune fonction officielle, à l'instar d'Alexandre Kerenski auquel on le comparera souvent. En , il accepte la direction de la légation de Hongrie à Paris, mais en apprenant l’arrestation de László Rajk, il démissonne le , rompt avec le régime communiste et reste en France. Il meurt en 1955, à Vence.

Hommages[modifier | modifier le code]

À partir des années 1960 jusqu'à la fin de la République populaire de Hongrie en 1989, Mihály Károlyi est considéré officiellement comme un héros national.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il est auteur de Faith Without Illusion, publié à Londres en février 1956. Sa femme, la comtesse Catherine Andrássy, écrivit ses Mémoires sous le titre On m'appelait la comtesse rouge (Paris-Budapest, 1980).

Statue de Mihály Károlyi par Imre Varga érigée à côté du Parlement en 1975.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Miklós Molnar, Histoire de la Hongrie, Hatier, 1996, p. 330-331

Article connexe[modifier | modifier le code]