Révolution autrichienne de 1848

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József Heicke, Barricade à Vienne, 26-27 mai 1848, 1848
Article connexe : Révolution de mars.

La révolution autrichienne de 1848 consiste en une série de soulèvements libéraux ou nationalistes qui ont d'abord vaincu le régime autrichien de Metternich, pour ensuite, du fait de leurs propres divisions, être défait par les conservateurs.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Les événements français de la révolution de février 1848 servent de déclencheur à un mouvement révolutionnaire viennois qui existait déjà depuis quelque temps à l'état latent. Une manifestation d'ouvriers et de paysans à Vienne le 13 mars va ainsi provoquer la chute inattendue du gouvernement Metternich qui dominait la vie politique autrichienne depuis près de 27 ans. La troupe ouvre le feu sur les manifestants faisant des victimes. Le prince de Metternich donne sa démission le soir même et est forcé de s'enfuir dans une voiture de blanchisseuse[1]. Il fait cette remarque désabusée : « J'ai gouverné l'Europe, jamais l'Autriche ». Parallèlement, l'empereur Ferdinand accorde une constitution, tandis que les Milanais profitent des événements pour chasser le 18 mars les garnisons autrichiennes du Royaume lombardo-vénitien, royaume satellite entièrement sous l'autorité de Vienne, ce sont les « Cinq journées de Milan ». Cette insurrection sera à l'origine de la première guerre d'indépendance italienne qui oppose le Royaume de Sardaigne à l'Empire d'Autriche.

La constituante[modifier | modifier le code]

Au printemps est élue au suffrage universel une assemblée constituante qui abolit les droits féodaux. Cette initiative démocratique entraîne une décomposition de l'Empire. Ainsi, les Tchèques réclament et obtiennent leur autonomie sous l'égide de František Ladislav Rieger, qui exige une constitution libérale reconnaissant les droits historiques des peuples de Bohême. Les Hongrois, quant à eux, instaurent un ministère parlementaire, ce qui les place de facto hors de l'empire. La bourgeoisie de langue allemande craint les effets secondaires de ce mouvement centrifuge et redoute les conséquences sociales d'une révolution à la française.

Le reflux[modifier | modifier le code]

Après la victoire de Custozza sur le Piémont qui permet d'interrompre les velléités unificatrices de la péninsule italienne et la répression en juin du soulèvement tchèque de František Palacký, l'armée et la réaction parviennent à reprendre Vienne le 31 octobre, grâce à l'action de Edmond de Schwarzenberg et de son beau-frère, Windisch-Graetz, qui rétablissent un nouvel empereur, François-Joseph Ier d'Autriche le 21 novembre, tandis que Ferdinand Ier d'Autriche se voit contraint d'abdiquer le 2 décembre. Pour ses bons et loyaux services, Schwarzenberg est nommé chancelier, ce qui permet à la réaction de se poursuivre et de s'étendre à l'ensemble de l'empire : les Hongrois sont soumis en 1849 avec l'aide de l'Empire russe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Bérenger, Histoire de l'Empire des Habsbourg, Fayard 1990, rééd.Tallandier 2012 T.II p. 287

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robin Okey, The Habsburg Monarchy c. 1765-1918 : From Enlightenment to Eclipse, Palgrave Micmillan,‎
  • (en) Otto Wenkstern, History of the war in Hungary in 1848 and 1849, J. W. Parker,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]