Politique en Algérie

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Depuis octobre 1988 , la République Algérienne Démocratique et Populaire est une démocratie representative constitutionnelle qui repose sur un régime semi-présidentiel multipartiste supporté par la constitution de 1996 révisé en 2016. Les prérogatives de l'état sont ainsi réparties entre le gouvernement nommée par le président, et le parlement élus au suffrage universel, et cela périodiquement tous les 5 ans renouvelable une fois. La contestation systématique des résultats électoraux remet cependant en cause la légitimité du pouvoir au regard de la population et sa non aliénation vis-à-vis des partenaires étrangers. Cela résulte notamment dans de fort taux d'abstention lors des différents rendez vous aux urnes, mais contribue également à caractériser la démocratie algérienne comme une démocratie de façade, ou les "élus" n'ont aucun compte à rendre aux électeurs.

Le manque, aussi, de transparence et la corruption accrue du pouvoir et des institutions de l'état confirment un régime politique kleptocrate[1].

Le système à cela dit un caractère oligarchique qui c'est mis en place durant les années 2005-2015 où la manne pétrolière à créé des fortunes locales, et qui leur a permis de s'installer comme une troisième composante du système politique.

L'accession de certains membres de la famille présidentiel à des postes de responsables confirme aussi une nature Népotique du système. Le Président actuel, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, ainsi que des proches à lui, notamment dans son cercle familiale, ont en outre et plusieurs fois été impliqué dans des affaires politico-financières.

Le système politique Algérien s'est apparenté aussi un caractère inaptocratique qui selon Jean d’Ormesson est un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle.

La revue de la place des bi-nationaux dans la dernière revision constitutionnel rejète l'action et l'activité politique des citoyens vivant ou aillant vécu un nombre d'années significatives à l'étranger, et cela en contradiction avec le système lui-même, dont bon nombre d'exécutant sont issue du groupe des binationaux.

Constitution[modifier | modifier le code]

L'Algérie est un État où le multipartisme est autorisé. Près de soixante partis politiques existent ou ont existé depuis la libéralisation du pays en 1988. Tous les partis doivent être approuvés par le ministère de l'Intérieur après enquête. La Constitution de 1996 précise :

« Dans le respect des dispositions de la présente Constitution, les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale. […]
Toute obédience des partis politiques, sous quelque forme que ce soit, à des intérêts ou partis étrangers, est proscrite.
Aucun parti politique ne peut recourir à la violence ou à la contrainte, quelles que soient la nature ou les formes de celles-ci. »

Les institutions[modifier | modifier le code]

L'exécutif[modifier | modifier le code]

Le Président de la République: Directement élu au suffrage universel adulte, est Chef d’État, Chef des Forces Armées et responsable de la défense nationale. Le terme de son mandat est de 5 ans, et renouvelable à une reprise. Le Président préside les réunions du Conseil des Ministres. Il rédige, coordonne et implémente le programme de son gouvernement, qu’il doit présenter à l’Assemblée pour ratification. Le Président préside également le Haut Conseil de Sécurité, qui est chargé de conseiller sur touts les matières concernant la sécurité nationale.

La présidence de l’État a été attribuée par le Haut Comité de Sécurité (HCS), à l’issue de la « conférence nationale de consensus » de janvier 1994, au général Liamine Zéroual. Son mandat a été confirmé par l’élection présidentielle de novembre 1995. La révision constitutionnelle de novembre 1996, approuvée par référendum mais contestée par l’ensemble des forces d’opposition, a considérablement élargi les pouvoirs présidentiels. Depuis les élections présidentielles de 1999, la présidence est assurée par Abdelaziz Bouteflika, dont le mandat a été renouvelé en avril 2004.

Le Conseil des Ministres/ Gouvernement: Le Conseil des Ministres est présidé par le Premier Ministre ou Chef du gouvernement, lui-même désigné par le Président de la République.

Le Secrétariat général du gouvernement: A la différence des autres organes de la Présidence de la République dont il fait partie, le Secrétariat Général du Gouvernement est essentiellement un organe permanent de coordination de l’activité juridique gouvernementale.

Il constitue la base de l’organisation de l’activité normative de l’État. En effet, c’est à lui que revient le mérite d’avoir instauré et veillé au respect sans relâche par voie de circulaires et d’instructions, agissant sous le timbre de la Présidence du Conseil, des procédures et aspects d’élaboration des textes législatifs et réglementaires en termes de techniques de rédaction juridique, de terminologie, de respect des normes et des procédures de consultation interministérielle.

Outre ses fonctions d’étude, de contrôle de conformité ou de régularité, tant dans la forme que dans le fond, des textes juridiques de l’État, le Secrétariat Général du Gouvernement est le plus souvent appelé à se prononcer ou à donner son avis motivé sur toute question juridique qui entrave la concrétisation d’une action ou que peuvent être amené à lui poser le Chef de l’État ou le Chef du Gouvernement. Son avis très recherché peut concerner un arbitrage de droit, la meilleure manière de mettre en œuvre une loi, un décret ou un arrêté ou alors une réponse à des interprétations divergentes de textes.

Le Législatif[modifier | modifier le code]

Le Parlement: Bicaméral depuis l’entrée en vigueur de la constitution de 1996, le Parlement est composé d’une Assemblée Populaire Nationale et d’un Conseil de la Nation. Le Chef du Gouvernement et les chambres parlementaires peuvent tous deux initier une législation. Celle-ci doit être délibérée respectivement par l’Assemblée Populaire Nationale et par le Conseil de la Nation avant sa promulgation. Tous les textes passés par l’Assemblée doivent être approuvés par trois quarts des membres du Conseil afin de devenir législation.

L’Assemblée Populaire Nationale: La première élection législative en Algérie eut lieu le 20 septembre 1962, soit quelques mois à peine après l’indépendance nationale. L’Assemblée, élue pour un mandat d’une année, avait notamment pour but de promulguer la loi fondamentale du pays, ce qui donna naissance à la Constitution du 10 septembre 1963, qui consacra notamment le principe monocaméral pour le Parlement Algérien. Le mandat de cette Assemblée Nationale, se vit prolongé d’une année conformément à l’article 77. Le recours par le Président de la République, le 03 octobre 1963, à l’exercice des pleins pouvoirs, conformément à l’article 59 de la Constitution, eut pour effet de geler les activités de cette Assemblée Nationale. De 1965 à 1976, il fut institué au sommet de l’État Algérien un Conseil de la Révolution, dépositaire de l’autorité souveraine. Le 22 novembre 1976, dans le cadre du parachèvement des institutions de l’État Algérien, une nouvelle Constitution fut promulguée, qui institua (Art. 126) une chambre unique dénommée Assemblée Populaire Nationale (APN), chargée d’exercer le pouvoir législatif, élue le 25 février 1977 pour un mandat de cinq ans, et régulièrement renouvelée en 1982 et 1987.

La révision constitutionnelle du 28 février 1989 ne dérogea pas au principe monocaméral, en maintenant l’Assemblée Populaire Nationale, même si par ailleurs elle consacre une séparation des pouvoirs législatifs, exécutif et judiciaire (Art. 92). Le renouvellement de cette Assemblée, arrivée à son terme, était interrompu par la démission du Président de la république, qui créait une situation de vide juridique. Ceci entraînera la mise en place de structures transitoires (Haut Comité d’État et Conseil Consultatif National puis Conseil National de Transition), jusqu’à la révision constitutionnelle du 28 Novembre 1996, qui modifia le paysage institutionnel algérien en instaurant un parlement bicaméral, composé d’une APN (389 membres), et d’un Conseil de la Nation (144 membres). Ces institutions furent élues le 5 juin 1997, et constituent le premier Parlement pluraliste de l’Algérie indépendante.

Les 389 membres de l’Assemblée sont directement élus dans 48 circonscriptions électorales correspondant aux différents wilayas (districts administratifs) du pays. Les sièges sont distribués par rapport à la population : un siège pour chaque tranche de 80000 habitants et un siège supplémentaire pour chaque fraction de 40.000 habitants. Aucune wilaya ne possède moins de quatre sièges. L’élection est basée sur la représentation proportionnelle. Seules les listes obtenant 5% ou plus du vote populaire sont attribuées des sièges. Le vote n’est pas obligatoire et l’âge requis pour voter est de 18 ans.

Le Conseil de la Nation (مجلس الامة): Le Conseil de la Nation est la deuxième Chambre du Parlement algérien. Institué pour la première fois par la Constitution du 28 novembre 1996 (Art. 98), le Conseil de la Nation comprend 144 membres, dont les 2/3, soit 96 membres, sont élus au suffrage universel indirect, parmi et par les élus des Assemblées Locales (Assemblées Populaires Communales et de Wilaya) au sein de chaque Wilaya, le tiers restant, soit 48 membres, étant désigné par le Président de la République. La durée du mandat du Conseil de la Nation est de six ans, le renouvellement se faisant toutefois par moitié tous les trois ans.

Le Conseil de la Nation exerce, avec l’Assemblée Populaire Nationale, le pouvoir législatif. A ce titre, il vote les lois à la majorité des 3/4 de ses membres (Art. 120). Il ne peut être saisi que des textes déjà adoptés par l’APN, pour lesquels il ne dispose toutefois pas du pouvoir d’amendement. En cas de désaccord entre APN et Conseil de la Nation, une commission paritaire ad-hoc est mise en place et est chargée de proposer un texte révisé qui est soumis à l’approbation des deux chambres, sans possibilité d’amendement.

Le Conseil Constitutionnel: Le Conseil Constitutionnel a été institué par la Constitution du 23 février 1989. Il est chargé de veiller au respect de la Constitution, et de s’assurer à ce que les référendums et les élections présidentielles et législatives soient conduites en accord avec la loi. Sa composition, ses compétences, la durée de ses membres, les domaines et les moments de contrôle, les autorités constitutionnelles habilitées à le saisir et enfin les sanctions (avis et décisions) qu’il prononce ainsi que leurs effets sont déterminés par la Constitution et précisés par d’autres textes. La composition du Conseil Constitutionnel est régie par l’alinéa 1er de l’article 164 de la Constitution. Il est composé depuis la révision constitutionnelle du 28 novembre 1996 de neuf membres : trois désignés par le Président de la République dont le Président, deux élus par l’Assemblée Populaire Nationale, deux élus par le Conseil de la Nation, un élu par la Cour suprême et un élu par le Conseil d’État.

En vertu des dispositions de l’article 164 alinéas 3 et 4 de la Constitution, le Président du Conseil Constitutionnel est désigné pour un mandat unique de six ans. Les autres membres du Conseil Constitutionnel remplissent un mandat unique de six ans et sont renouvelés par moitié tous les trois ans. S’agissant des autorités de saisine, l’article 166 de la Constitution stipule que le Conseil constitutionnel est saisi par le Président de la république, le Président de l’Assemblée Populaire Nationale ou du Conseil de la Nation.

Outre ses attributions en matière de contrôle de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel veille, en vertu de l’alinéa 2 de l’article 163 de la Constitution, à la régularité des opérations de référendum, d’élection de Président de la République et d’élections législatives et proclame les résultats de ces opérations.

Le Judiciaire[modifier | modifier le code]

La Cour Suprême: La Cour suprême régule les activités des cours et des tribunaux et le Conseil d’État contrôle le judiciaire administratif. La Cour Suprême est présidée par le Président de la République, et le Ministre de la Justice en est le vice-président. Tous les magistrats sont responsables devant la Cour Suprême quant à la manière dont ils exercent leurs fonctions.

Le Conseil d’État: La loi organique du 30 mai 1998 a doté le Conseil d’État d’une compétence judiciaire classique et d’une compétence consultative originale.

  • Institution Judiciaire :

Il est juge de l’annulation de toutes les décisions administratives, réglementaires ou individuelles rendues par les autorités administratives centrales, les institutions publiques nationales et les organisations professionnelle nationales (article 9-1).

Il connaît, en outre, en appel, des recours introduits devant les tribunaux administratifs et tendant à l’annulation des actes pris par les autorités administratives autres que « centrales » (Walis, Président d’APC…).

Il est juge d’appel de tous les jugements rendus en premier ressort par les Tribunaux dans les affaires de fond encore appelées « de plein contentieux ».

Il connaît en outre des recours en cassation contre les décisions des juridictions administratives rendus en dernier ressort ainsi que des recours en cassation des arrêts de la cour des Comptes (article 11).

Enfin, il peut être appelé à juger des recours en appréciation et des recours en interprétation de la légalité des actes dont le contentieux relève du Conseil d’État (article 9-2).

Le Conseil d’État est organisé pour l’exercice de ses fonctions judiciaires en 4 chambres, chacune d’elles étant subdivisée en sections. La conduite de l’instruction du dossier est particulière car la procédure est écrite et secrète d’où la monotonie de ses audiences publiques dominées parfois par un échange de documents et de rares plaidoiries.

  • Institution Consultative :

(Articles 12 et 35), il est saisi par le gouvernement pour donner son avis sur les projets de loi qui lui sont soumis et propose toutes les modifications qu’il juge nécessaire. Ces textes sont alors débattus en Conseil des ministres avant leur présentation devant les deux Chambres pour adoption.

Le Conseil d’État délibère en matière consultative en assemblée générale et en commission permanente lorsque, à titre exceptionnel, l’urgence est signalée par le chef du gouvernement.

L’assemblée générale est présidée par le président du Conseil d’État. Elle comprend le vice président, le commissaire d’État, les présidents de chambres, et cinq conseillers d’État (article 37). Les ministres peuvent assister aux séances ou se faire représenter par des fonctionnaires ayant au moins le rang de directeur d’administration centrale pour les textes relevant de leur département.

La commission permanente est formée d’un président ayant rang de président de chambre et d’au moins quatre conseillers. Le commissaire d’État ou l’un de ses adjoints peut assister aux délibérations et rend des conclusions. Un ministre peut de même assister aux séances ou se faire représenter afin d’émettre un avis.

Le Conseil d’État s’attache essentiellement à vérifier la régularité formelle du texte de loi et sa cohérence et propose les modifications nécessaires à son harmonie.

Il veille en outre à sa bonne rédaction dont l’ambiguïté peut prêter éventuellement à interprétation. Dans l’exercice de cette mission, il a émis, à ce jour 41 avis portant sur des objets divers (loi de finance, loi sur la privatisation des entreprises publiques, ….etc).

Il est à noter que le texte rédigé en langue nationale stipule que le Conseil d’État émet des avis conformes qui s’imposent alors que celui rédigé en langue française parle de simple avis.

Autres[modifier | modifier le code]

Le Haut Conseil Islamique: Le Haut Conseil Islamique est un organe conseiller en matières relatives à l’Islam. Le Conseil comprend 15 membres et son Président est désigné par le Président de la République. Abdelmadjid Meziane fut président du Conseil jusqu'à sa mort le 15 janvier 2001. Il fut remplacer par Cheikh Bouamrane, mort le 13 mai 2016[2].

Le Haut Conseil de Sécurité (HCS): Le Haut Conseil de Sécurité est un organe, consultatif, prévu par la Constitution algérienne de 1989. Composé de 7 membres (dont le chef d’état-major de l’armée), il s’occupe, comme son nom l’indique, des questions de sécurité nationale et internationale. C’est lui qui a constaté en janvier 1992 « l’impossibilité de la poursuite du processus électoral » et a créé le HCE. Le HCS est, depuis la révision constitutionnelle de novembre 1996, présidé par le Président algérien.

Institutions Transitoires Janviéristes (1992-1996)[modifier | modifier le code]

Le Haut Comité d’État (HCE): Le Haut Comité d’État est une présidence collégiale établie à la suite du coup d’État militaire de janvier 1992, qui a interrompu le processus électoral avant le second tour des élections législatives qui allait donner la victoire au Front Islamique du Salut (FIS). Après avoir dissout le FIS, le HCE a instauré un état d’urgence permanent, créé des juridictions « spéciales » dans le cadre de sa lutte contre « le terrorisme et la subversion » et soumis la presse à la censure. En janvier 1994, il organise une « conférence nationale de consensus » pour préparer la reprise du processus démocratique. Cette conférence a été boycottée par les principales formations politiques du pays (le FFS, le RCD, les dirigeants du FIS enclins au dialogue encore en liberté). Le HCE a disparu à l’issue de cette conférence.

Le Conseil National de Transition (CNT): Le Conseil National de Transition est une institution législative non-élue créée lors de la « conférence nationale de consensus ». Elle succède au Conseil Consultatif National qui avait été établi en avril 1992 pour remplacer l’Assemblée Nationale dissoute. Elle comprend 180 sièges répartis selon un système de quotas entre l’administration, des syndicats, des associations professionnelles, sociales et culturelles et des partis politiques. Seules y prennent part les formations proches du pouvoir. Le CNT a été dissout en mai 1997.

Le Conseil National Economique et Social (CNES): Ce conseil a été créé par décret présidentiel no 93-225 du 19 Rabie Ethani 1414 correspondant au 5 octobre 1993. Organe consultatif, ce Conseil a pour objectif de mettre en œuvre la concertation entre partenaires sociaux et économiques. De plus, il a pour obligation d’évaluer le degré de développement économique et culturel de l’Algérie. En 2007, le CNES manifeste une envie de se moderniser en élargissant son champ de compétence au développement humain, pauvreté, liberté économique et la gouvernance dans le but d’améliorer son rôle de conseiller aux politiques publiques.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

Conformément à sa constitution, le gouvernement algérien doit œuvrer pour la libéralisation de la vie politique, en encourageant notamment la création de nouveaux partis politiques. Plus de quarante partis politiques sont actuellement en activité dans la vie politique algérienne.

Droite

  • Front de Libération Nationale: Principal parti politique, véhiculant et se basant sur la légitimité historique issue de la révolution du 1er novembre 1954. Il a fait élire le plus de président et de chef de gouvernement et de ministre que la totalité des autres partis réunis. La ligne principale du partie est l'Algérianisme, courant intellectuel nationaliste issue de la lutte pour l'indépendance. Le parti a cependant, et durant la présidence de Bouteflika, dérivé de cette ligné historique en instaurant un régionalisme et un clanisme au haut sommet du parti et de l'état qui ont divisé le parti de l'intérieur et ont vu plusieurs courants et tendance nationaliste s'installer. Une coalition tripartite à aussi été mise en place dans le cadre d'un programme quinquennal initié par le président Bouteflika durant l'élection présidentiel de l'année 2004, durant laquelle la coalition à fait face au candidat libre et ancien chef de gouvernement Ali Benflis.
  • Rassemblement National Démocratique: Parti issue du FLN lors de la tragédie national durant les élections législatives de 1997. Il permettra d'élire un président en la personne de Liamine Zeroual, ainsi que plusieurs chefs de gouvernement notamment Ahmed Ouyahia. Ahmed Ouyahia fut président du parti avant qu'il ne démissionne en janvier 2013.

Gauche

  • Front des Forces Socialistes: Principal parti de gauche, opposant historique du FLN, le parti a toujours milité pour l'application du socialisme pure.
  • Rassemblement pour la culture et la démocratie: Créé le 9 février 1989. Il a longtemps été présidé par Saïd Sadi un des membres fondateurs, réputé proche de la sécurité militaire. Mohcine Belabbas est le nouveau président du RCD depuis le 10 mars 2012. Le RCD se définit comme un parti laïc défendant les libertés individuelles dans le respect de la société.
  • Mouvement de la société pour la paix: Principal parti d'opposition durant les années noires, notamment lors de sa présidence par le défunt Mahfoud Nahnah. Le parti s'est rapproché du pouvoir en placant plusieurs ministres, qui aujourd'hui sont accusés de corruption, et cela au détriment de sa ligne stratégique orienté vers le conservatisme, l'arabisation et l'islam politique.
  • Mouvement pour la réforme nationale (Harakat El Islah): Fondé par Abdallah Djaballah, duquel il fut écarté pour ses positions d'opposant au pouvoir. Le parti milite pour la non révision du Code de la famille algérienne, .
  • Mouvement de la Renaissance Islamique (Harakat El Nahda): Parti islamiste dont la ligne principale et la lutte contre la corruption. Le président et fondateur du parti, Abdallah Djaballah natif de Skikda dans l'est du pays, et fondateur du parti d'El Islah qu'il a quitté en 2002 pour créer le nouveau parti d'El Nahda, après l'aliénation de ce dernier avec le pouvoir en place, il fut écarté par des militants proches des partis au pouvoir. Le parti a perdu la majorité de ses militants durant les élections de 2007 où il a sécurisé 3 sièges au parlement contre les 43 du mandat précédent.

Extreme Gauche

  • Parti des travailleurs: Parti de gauche extrémiste, seul parti fondé et dirigé par une femme en Algérie et dans le monde arabe. Il a été proche de la sécurité militaires durant la période de polarité présidence-SM en Algérie. Il a notamment apporté son soutien a la réforme scolaire en 2015 en faveur de francisation de l'école et au retour au système éducatif de l'avant guerre civile.

Extreme Droite

  • Front Islamique du Salut: Parti interdit à la suite des évenements de la décinie noir, où il joua un rôle cataliseurs dans la violance à l'égard du pouvoir qui était en place. La contre-violence que le pouvoir avait engagé, avait conduit à une guerre civile de 10 ans, qui a détruit le pays, son économie et a directement conduit à la mort ou la disparition de 250.000 Algériens.
  • Groupe Islamique Armée (GIA): Les Groupes Islamiques Armés, la plus radicale et la plus violente des organisations algériennes se réclamant de l’islamisme intégriste, ont vu le jour quelques mois avant les élections législatives algériennes de décembre 1991. Partisans de la lutte armée pour établir une république islamique, ils ont, après l’interruption du processus électoral en janvier 1992, déclaré une guerre totale au gouvernement.

Centre

  • Front national algérien: Le Front national algérien est un parti nationaliste conservateur, créé dans les années 1990. Il est présidé par Moussa Touati. Aux élections législatives de 2002, le parti remporte 8 sièges à l'Assemblée populaire nationale (avec 1,6 % des voix), puis 13 sièges aux législatives de 2007 (4,18 %). Lors des législatives de 2012, le parti est en recul avec 2,13 % des voix, remportant ainsi 9 sièges (parmi lesquels trois femmes). Moussa Touati a représenté son parti lors de l'élection présidentielle de 2009, obtenant 2,31 % des voix.
  • Parti du renouveau algérien: Le Parti du Renouveau Algérien est un petit parti politique algérien. Lors des élections de 2002, le PRA a obtenu 0,1 % des voix, et ne compte qu'un seul député à l'Assemblée populaire nationale.
  • Mouvement de l'Entente Nationale: Le Mouvement de l'entente nationale est un parti politique qui joue un rôle mineur dans la vie politique algérienne. Lors des élections de 2002, il a obtenu 0,2 % des voix, et ne compte qu'un parlementaire. En 2007, il a obtenu 1,26 % des voix et compte quatre députés à l'APN.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Les élections sont observés par les parties prenantes suivantes :

  • ONU
  • Ligue Arabe
  • Union Africaine
  • OCI (Organisation of The Islamic Conference)

L'union Européenne est aussi parfois invité à observer les élections en Algérie.

Résultats de l’élection présidentielle du
Candidats Résultat en % Nombre de voix
Abdelaziz Bouteflika 90,24 % 12 911 705
Louisa Hanoune 4,22 % 604 258
Moussa Touati 2,31 % 330 570
M. Djahid Younsi 1,37 % 196 674
Ali Fawzi Rebaine 0,93 % 133 129
Mohamed Saïd 0,92 % 132 242
Total des votes exprimés 14 308 578
Résultats de l’élection présidentielle du
Candidats Résultat en % Nombre de voix
Abdelaziz Bouteflika (sans parti) 85 % 8 651 723
Ali Benflis (Front de libération nationale) 6,4 % 653 951
Abdallah Djaballah (Mouvement pour la réforme nationale) 5 % 511 526
Saïd Saadi (Rassemblement pour la culture et la démocratie) 1,9 % 197 111
Louisa Hanoune (Parti des travailleurs) 1 % 101 630
Ali Fawzi Rebaine (Ahd 54) 0,6 % 63 761
Total des votes exprimés 10 179 702
Résultats des élections législatives du
Parti Suffrages  % des exprimés Sièges
Front de libération nationale 34,3 % 199<
Mouvement pour la réforme nationale 9,5 % 43
Rassemblement National Démocratique 8,2 % 47
Mouvement de la société pour la paix 7 % 38
Parti des travailleurs 3,3 % 21
Front national algérien 1,6 % 8
Mouvement de la Renaissance Islamique 0,6 % 1
Parti du renouveau algérien 0,3 % 1
Mouvement de l'Entente Nationale 0,2 % 1
Indépendants 4,9 % 30
Total des sièges 389

Avec un taux de 46 % de participation[3], ces élections de mai 2002 ont été boycottées par le Front des forces socialistes, par le Rassemblement pour la culture et la démocratie et par le Mouvement pour la démocratie en Algérie.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

L’Algérie est divisée en 48 wilayas, (départements) dirigées par des walis (préfets).

Chaque wilaya est divisée en Daïras, elles-mêmes divisées en communes. Chaque wilaya et commune est dirigée par une assemblée élue, respectivement dénommée APW (Assemblée populaire de wilaya) et APC (Assemblée populaire communale).

Les médias[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Médias en Algérie.

Le multipartisme implique que les autorités acceptent les sensibilités politiques qui lui sont étrangères et leurs critiques à son égard, c'est une garantie pour le citoyen de contrôle des actions étatiques, avec la presse libre, mais aussi de pouvoir librement intervenir sur la scène politique. Cela dit, et à plusieurs reprises, des journalistes algériens ont dû séjourner en prison pour diffamation notamment[4].

L’Algérie compte plus de trente journaux quotidiens, édités aussi bien en français qu'en arabe. Ils sont publiés à près d'un million et demi d'exemplaires par jour. En 2001, le gouvernement a modifié les dispositions pénales de code concernant la diffamation et la calomnie. En 2007 l'association Reporters sans frontières a classé l'Algérie à la 126e place mondiale de son classement sur la liberté de la presse[5].

L’Algérie ne compte actuellement que des chaînes audiovisuelles publiques. En septembre 2011, le premier ministre Ahmed Ouyahia a annoncé des réformes concernant l'ouverture du champ médiatique au privé, des candidats aux lancement de chaînes de télévision ou de radio privées se sont déclarés, parmi eux des hommes d'affaires tels que l'industriel Rabrab, et des quotidiens indépendants notamment El Watan et El Khabar.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Gouvernements :

Liens externes[modifier | modifier le code]

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