Parti de l'avant-garde socialiste

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Parti de l'avant-garde socialiste
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Le Parti de l'avant-garde socialiste est un parti politique algérien, fondé le par Bachir Hadj Ali.

Le parti fut dirigé par Sadek Hadjerès. Bien qu'il ne fut pas officiellement reconnu il a pu persister comme parti d'opposition durant la période du parti unique en Algérie. Il reprend l'héritage du Parti communiste algérien (PCA) qui a disparu tôt après l'indépendance algérienne[1],[2]. Le PAGS s'est régulièrement opposé au gouvernement, mais a apporté un « soutien critique » au cours des années 1970 à Houari Boumédiènne, estimant que celui-ci avait « orienté sa politique vers un mode de développement propre à assurer l'indépendance du pays, avec des options progressistes, comme la révolution agraire, la gestion socialiste des entreprises et la médecine gratuite ». Ses membres ont intégré la plupart des organisations de masse du fait de leur statut non reconnu. Ils étaient nombreux au sein de l'UNJA et de l'UGTA, en encourageant des tendances de gauche.

Le parti fut légalisé en 1989, après les événements d'octobre 1988. Toutefois, la compétition électorale du début des années 1990 a fini d’achever les partis de gauche. « Si le mythe gigantesque du PAGS s'est brisé, c'est, d’abord, pour des raisons politiques[3],[4]. Après l'effondrement du bloc communiste, le parti se montre impuissant à « enrayer l'abandon des principes de base qui avaient assuré sa cohésion et lui avaient valu la considération et le soutien d'une partie appréciable de l'opinion ». Sa ligne de soutien critique à Chadli dans sa lutte contre l'islamisme n'était plus tenable alors qui ses militants sont victimes d'une répression massive qui a touché leur mouvance avec près de 200 personnes torturées. En outre, une fraction du parti est très réticente à soutenir les luttes sociales par crainte de déstabiliser l’État algérien alors que celui-ci se trouve confronté au terrorisme[5],[6].

En 1993, le parti s'est restructuré, démembré en 3 tendances, Ettehadi tirant vers un libéralisme de gauche, le FM (Front de la Modernité) qui soutint la partition de l'Algérie en cas de prise de pouvoir des islamistes et le PADS (Parti Algérien de Démocratie et du Socialisme) qui se maintient dans la tradition du PCA en suivant le marxisme-léninisme. Ce groupe qui souhaitait garder le legs communiste fit scission et forma le Parti algérien pour la démocratie et le socialisme. Durant la guerre civile algérienne, Ettehadi s'opposa fermement aux islamistes et soutint l'interdiction du Front islamique du salut (FIS).

En 1999, Ettehadi se renomma en Mouvement démocratique et social. En 2006, le parti prônait un socialisme libéral.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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