Politique au Rwanda

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Le Rwanda compte 4,7 millions d'électeurs inscrits pour une population de 9 millions d'habitants.

Constitution de 2003[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Constitution du Rwanda.

Le , l'Assemblée nationale transitoire a adopté une nouvelle constitution qui incluait des dispositions de la constitution du et des éléments issus des Accords d'Arusha ainsi que du protocole de novembre 1994 introduisant le multipartisme.

Le 26 mai 2003, un référendum a établi une nouvelle constitution du Rwanda permettant de sortir le pays de la période de transition post-génocidaire.

Un régime présidentiel[modifier | modifier le code]

Le Rwanda est une république démocratique à régime présidentiel, où le président de la République est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre les deux chambres du Parlement (système bicaméral), Sénat et Chambre des députés, et le gouvernement.

Les premières élections présidentielles et législatives après la guerre eurent lieu respectivement en août et septembre 2003.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans au suffrage universel direct et nomme le Premier ministre ainsi que le Conseil des ministres.

Fonction Nom Parti Depuis
Président de la République Paul Kagame FPR
Premier ministre Édouard Ngirente

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le Parlement est composé de deux chambres, la Chambre des députés et le Sénat. La constitution encourage les femmes et les minorités à faire de la politique en instaurant un système de quotas qui réserve 24 sièges aux femmes et 3 aux jeunes et aux handicapés au Parlement.

  • La Chambre des députés compte 80 membres dont 53 sont élus à la proportionnelle (avec un quorum de 5 %) pour un mandat de cinq ans, 24 élus par les conseils provinciaux, 2 par le Conseil national des jeunes et 1 par la Fédération des associations de handicapés.
  • Le Sénat compte 26 membres élus ou nommés pour un mandat de huit ans ; 12 sont élus par les conseils provinciaux, 8 sont nommés par le président de la République pour assurer la représentation de communautés historiquement marginalisées, 4 sont élus par Forum des formations politiques et 2 par les universités. Les anciens présidents de la République peuvent demander un siège supplémentaire.

Contexte politique[modifier | modifier le code]

Après sa victoire militaire en juillet 1994, le Front patriotique rwandais a mis en place un gouvernement de coalition similaire à celui de Juvénal Habyarimana en 1992, basé sur une loi fondamentale inspirée de la Constitution, des accords d'Arusha et de déclarations politiques des différents partis. Le MRND fut déclaré illégal.

Parmi les principaux problèmes auquel le gouvernement doit faire face dans l'urgence figurent:

Les élections législatives du 16 septembre 2008 confirment le fort soutien populaire dont bénéficie le FPR du président Paul Kagame, qui a su mettre fin aux massacres, encourager les actions de la justice, développer les secteurs du café mais aussi des nouvelles technologies, ce qui a été reconnu par la Banque Mondiale[1].

Toutefois, les manœuvres du président Kagame pour se maintenir au pouvoir font craindre une volonté de dérive autocratique : il parvient ainsi, lors d'un référendum en , à faire valider sa prochaine candidature aux élections présidentielles, ce qui lui permettrait d'accomplir un troisième mandat et d'exercer le pouvoir jusqu'en 2024[2].

Principaux enjeux politiques[modifier | modifier le code]

Les conséquences du génocide[modifier | modifier le code]

  • L'ethnisme, il faut dépasser l'héritage colonial de la lecture ethnique de la société
  • Les séquelles traumatiques et sociales du génocide : veuves et orphelins, blessés physiques et psychiques, la réintégration des réfugiés, mais aussi des génocidaires après leur peine, les diasporas rwandaises, etc.
  • Les Gacaca et la réconciliation entre les rescapés du génocide et la partie de la population qui a soutenu les génocidaires.

Justice institutionnelle[modifier | modifier le code]

  • La justice pour les crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre des Forces armées rwandaises du régime Habyarimana et des milices Interahamwe.
  • La justice pour les crimes de guerre et contre l'humanité de l'armée patriotique rwandaise lors de la reconquête du pays par le FPR et de la poursuite des génocidaires au Rwanda et dans l'ex-Zaïre/République démocratique du Congo

Développement du pays[modifier | modifier le code]

  • La santé et notamment le sida et la malaria
  • La distribution de l'eau potable
  • Le développement de la production agricole dans un pays très fertile
  • Les sources d'énergie
  • Les freins du développement qui maintiennent les pays pauvres dans leur pauvreté
  • Le passage culturel à la démocratie
  • Le projet Horizon 2020 vise à faire du Rwanda une plateforme de services pour la région des Grands lacs

Lutte contre les discriminations[modifier | modifier le code]

La lutte contre toutes les formes de discrimination, jugées à l'origine du génocide, figure parmi les priorités du Rwanda.

L'article 54 de la Constitution de 1995 affirme:

Il est interdit aux formations politiques de s’identifier à une race, une ethnie, une tribu, un clan, une région, un sexe, une religion ou à tout autre élément pouvant servir de base de discrimination.

Les formations politiques doivent constamment refléter, dans le recrutement de leurs adhérents, la composition de leurs organes de direction et dans tout leur fonctionnement et leurs actjjivités, l’unité nationale et la promotion du « gender »

Un parlement très féminisé[modifier | modifier le code]

Le Rwanda détient le record de la classe politique la plus féminisée du monde. Aux élections législatives de 2008, 56 % des députés étaient des femmes. Agnès Mukabaranga, Marie Mukantabana, Stéphanie Mukantagara et Henriette Umulisa sont d'anciens membres féminins du Sénat[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rwanda: Les femmes dominent de Parlement, par Daniel Howden, The Independent, Londres, cité par Courrier international, n°935, du 2 au 8 octobre 2008, p 36
  2. Jean-Louis Le Touzet, « Paul Kagamé, président à vie ? », sur Libération.fr.
  3. http://www.rwandaparliament.gov.rw/parliament/Former_Senators.aspx

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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