Politique en République centrafricaine

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La République centrafricaine est une république où le président de la République est à la fois chef de l'État, chef de l'exécutif et garant de l'indépendance du pouvoir judiciaire. Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement qui comprend deux chambres l'Assemblée nationale et le Sénat[1].

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Du
Président de la République Faustin-Archange Touadéra    
Premier ministre Simplice Sarandji

Le pouvoir exécutif est composé du président de la République et du Gouvernement. Le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret majoritaire à deux tours pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois. Il nomme le Premier ministre et préside le Conseil des ministres.

Article connexe : Guerre civile de Centrafrique.

Michel Djotodia est parvenu au pouvoir par un coup d'État contre François Bozizé le 24 mars 2013 et s'est auto-proclamé président de la République[2].

Le , le président de la transition centrafricaine Michel Djotodia et son Premier ministre Nicolas Tiangaye annoncent leur démission lors d'un sommet extraordinaire de la communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC)[3],[4].

Le , le conseil national de transition de la République centrafricaine élit Catherine Samba-Panza comme chef de l'État de transition[5] Elle prête serment le 23 janvier 2014 et le 25, elle nomme Premier ministre, André Nzapayeké[6].

Le 14 février 2016, Faustin-Archange Touadéra est élu président de la République et prend ses fonctions le 30 mars.

Composition du gouvernement[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gouvernement Kamoun.

Ministères d'État[modifier | modifier le code]

  • Ministère d'État au Plan, à l'Économie et à la Coopération
  • Ministère d'État aux Transports et à l'Aviation Civile
  • Ministère d'État aux Mines, à l'Énergie et à l'Hydraulique
  • Ministère d'Etat chargé de la Communication, du Civisme, de la Réconciliation nationale et du Suivi du Dialogue

Ministères[modifier | modifier le code]

  • Ministère du Développement rural et de l'Agriculture
  • Ministère de la Justice, Garde des Sceaux
  • Ministère des Postes et Télécommunications, chargé des Nouvelles Technologies
  • Ministère du Développement du Tourisme et l'Artisanat
  • Ministère chargé du Secrétariat général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions
  • Ministère du Commerce et de l'Industrie
  • Ministère des Eaux et Forêts, de la Chasse et de la Pêche
  • Ministère de la Reconstruction des édifices publics et de l'Urbanisme
  • Ministère de l'Équipement et du Désenclavement
  • Ministère de la Fonction publique, du Travail, de la Sécurité Sociale et de l'Insertion professionnelle des jeunes
  • Ministère des Affaires sociales, de la Solidarité nationale et de la Famille
  • Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
  • Ministère de l'Environnement et de l'Écologie
  • Ministère de l'Administration du territoire et de la Décentralisation
  • Ministère de la Sécurité nationale et de l'Ordre public
  • Ministère des Finances et du Budget
  • Ministère des Affaires étrangères, de l'Intégration régionale et de la Francophonie
  • Ministère de la Santé publique, de la Population et de la Lutte contre le sida
  • Ministère de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture
  • Ministère de la Promotion des petites et moyennes entreprises, du secteur informel et du guichet unique
  • Ministère de l'Habitat et du Logement
  • Ministère délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'Armée
  • Ministère délégué auprès du ministre d'État aux Mines, à l'Énergie et à l'Hydraulique, chargé de l'Énergie et de l'Hydraulique
  • Ministère délégué auprès du ministre d'État au Plan, à l'Économie et à la Coopération Internationale
  • Ministère délégué auprès du ministre des Finances et du Budget chargé de la Mobilisation des Ressources financières
  • Ministère délégué auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, chargé de l'Enseignement primaire, secondaire, technique et de l'Alphabétisation
  • Ministère délégué auprès du ministre du Développement rural et de l’Agriculture, chargé de l'Élevage et de la Santé animale
  • Ministère délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration régionale

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Selon la Constitution de la République centrafricaine du , l'Assemblée nationale compte 105 membres élus pour cinq ans à l'issue de deux tours de scrutin. Depuis la promulgation par le président Djotodia le , de la Charte constitutionnelle de transition[7], le pouvoir législatif et constituant de la République centrafricaine est exercé par le Conseil national de transition[8], il est composé de 135 membres représentant les différentes catégories politiques et socioprofessionnelles du pays.

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Après avoir connu une longue période de régime à parti unique depuis l'indépendance, interrompue par une brève paranthèse pluraliste de 1980 à 1981, le Centrafrique adopte le multipartisme en 1991[9].

Élections[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

L'élection présidentielle est un scrutin à deux tours au suffrage universel direct[10]. Un candidat est élu au premier tour s'il y obtient la majorité absolue des suffrages. Dans le cas contraire, il y a un second tour entre les deux candidats ayant obtenu le plus de voix[10].

Le mandat est renouvelable une seule fois.

Élections législatives[modifier | modifier le code]

En 2011, 105 députés sont élus, en 2015, 141[11].

Il s'agit d'un scrutin à deux au suffrage universel direct[11], pour des binômes (candidat et suppléant). Un candidat est élu au premier tour s'il y obtient la majorité absolue des suffrages. Sinon, il y a un second tour entre les deux premiers candidats[11].

Les élections législatives peuvent avoir lieu le même jour que les élections présidentielles, comme lors des élections de 2005, 2011 et 2015.

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Chaque sous préfecture élit deux conseillers régionaux (comme pour les députés, le vote inclut un suppléant)[12].

Le mode de scrutin est identique aux élections présidentielle et législatives (deux tours, majorité absolue ou relative, etc.)[12].

Élections municipales[modifier | modifier le code]

En principe, des élections municipales ont lieu. En réalité, les dernière élections municipales, au suffrage universel direct, datent de 1988[13].

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

La justice constitue un pouvoir indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Elle est rendue sur le territoire de la République centrafricaine au nom du Peuple centrafricain par la Cour de cassation, la Cour des comptes, le Conseil d'État et les cours et tribunaux[14].

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elections en République Centrafricaine, Constitution bilingue 2015, 2016
  2. Centrafrique: Michel Djotodia déclare être le nouveau président de la République centrafricaine., RFI, 24 mars 2013
  3. Rémy Ourdan, Cyril Bensimon, « En Centrafrique, le président Michel Djotodia est sur la sellette », Le Monde,
  4. « Centrafrique: le président Michel Djotodia et son Premier ministre Nicolas Tiangaye ont démissionné », AFP,
  5. Centrafrique: la maire de Bangui élue présidente de transition, lexpress.fr, le 20 janvier 2014.
  6. République centrafricaine : André Nzapayeké nommé Premier ministre (radio nationale), RFI, 25-01-2014.
  7. Loi n° 13.001 portant Charte constitutionnelle de transition
  8. Charte constitutionnelle de transition, Article 49
  9. Loi 91.004 du 4 juillet 1991, Journal Officiel, juillet 1991
  10. a et b « Elections présidentielles », sur anecentrafrique.com, (consulté le 30 décembre 2015)
  11. a, b et c « Elections législatives », sur anecentrafrique.com, (consulté le 30 décembre 2015)
  12. a et b « Elections régionales », sur anecentrafrique.com, (consulté le 30 décembre 2015)
  13. « Election municipale en Centrafrique : utopie ou réalité…par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE », sur centrafriquelibre.info, (consulté le 30 décembre 2015)
  14. Charte constitutionnelle de transition du 18 juillet 2013, Titre VII

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