Gbadolite

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Ville de Gbadolite
Gbadolite
Administration
Pays Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes Gbadolite, Molegbe,
Nganza
Province Nord-Ubangi
Députés
de la ville
1
Maire M. Egide Nyikpingo Gbeke
Démographie
Population 42 647 hab. (2004)
Densité 3 808 hab./km2
Géographie
Coordonnées 4° 14′ 42″ nord, 20° 54′ 51″ est
Superficie 1 120 ha = 11,2 km2
Divers
Langue nationale Lingala
Langue officielle français
Localisation
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Ville de Gbadolite
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Ville de Gbadolite

Gbadolite (prononcé [ɡ͡badolite]) est une ville, chef-lieu de la province du Nord-Ubangi, en République démocratique du Congo. Gbado, comme on l'appelle parfois, s'étend sur 11,2 km2.

Données géographiques et culturelles[modifier | modifier le code]

Données géographiques[modifier | modifier le code]

La ville de gbadolite a été créé par l’ordonnance-loi n°87-007 du 10 janvier 1987.

La ville de Gbadolite est dirigé actuellement par un maire de la ville au nom de Mr. NYIKPINGO GBEKE Egide.

La ville de Gbadolite est le chef-lieu de la province du Nord-Ubangi subdivisé en trois communes (commune de Gbadolite, commune de Molegbe et la commune de Nganza) avec 16 quartiers, 92 cellules ou avenues et 5 groupements (Lite, Gbau, Bakpa, Gobele et Mbanza-vulusi) incorporés dans la ville.

Elle est située en pleine forêt tropicale, à une douzaine de kilomètres au sud des rives de l'Oubangi. Elle est au nord de la province sur la route nationale RN24 à 2 975 km (par Tshikapa) au nord-est de la capitale Kinshasa.

Localisation[modifier | modifier le code]

  1. Latitude : 4° 16′ 41″ Nord
  2. Longitude : 21° 00′ 18″ Est
  3. Altitude : 300 m et 500 m

Densité : 175 hab./ km2[modifier | modifier le code]

Elle est localisée au nord-ouest de la R.D.Congo. la ville de gbadolite s’étend du bassin de la rivière ubangi à 25 km de la république centre africaine (RCA).

Les coordonnées géographiques extrêmes se trouvent :

  1. Au nord et au sud le territoire de mobayi-mbongo (5°25’n).
  2. A l’ouest le territoire de bosobolo (18°19’o),
  3. A l’est par la forêt équatoriale.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville de gbadolite offre un climat tropical (en moyenne 200 mm d’eau par mois). La pluviosité annuelle atteint 1500 mm.

Saison[modifier | modifier le code]

Avec alternance de saison dont la saison sèche pendant laquelle deux à trois orages amène la pluie et cette saison commence du 15 novembre au 15 mars, la saison de pluie va du 16 mars au 15 novembre.

Type de Sol[modifier | modifier le code]

Le sol est argilo-sablonneux en général et très fertile pour toute culture.

Le bassin de la rivière ubangi et le territoire de mobayi-mbongo englobe la partie nord de la ville de gbadolite. En bref, un examen morphologique rapide des terres qui occupe la ville de gbadolite suggère la classification suivante : terres jaunes, terres rouges, terres blanches.

Température[modifier | modifier le code]

La température varie selon les saisons. La température moyenne mensuelle de l’air est comprise entre 28° et 35°c ; les moyennes mensuelles des températures maxima journalières croissent en fin de saison sèche (30,5° à 38° en mars) tandis que les moyennes mensuelles des températures minima journalières sont les plus faibles pendant la moitié de la saison sèche (20° à 30°c en novembre).

L’insolation relative mensuelle oscille généralement entre 60 et 90 % de Mars à novembre et entre 50 et 75 % de novembre à mars, janvier est le mois le plus ensoleillé.

Végétation[modifier | modifier le code]

La ville de Gbadolite est englobée par une végétation :

La forêt (forêt équatoriale), qui regorge plusieurs types d’espèce de faune et flore. Mais cette forêt est beaucoup plus exploitée par les autochtones (qui sont loin du centre-ville) qui coupent ses arbres et qui y font la chasse des espèces animales, d’une manière traditionnelle, anarchique et formé des plateaux, collines et savane boisée vers le sud. La végétation qui domine est savanes et forêt équatoriale.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par plusieurs cours d’eau. Les plus importants sont : en plein ville, la rivière Boyi, Nzekele, Wakamba, Waka et Nzanguma, Ngandanganda, Wambe ; Mboroki-mbondo, Sokoro au sud qui sépare la commune de Nganza(Gbadolite) et Mobayi-mbongo, Mbimbi aussi au sud qui sépare Molegbe (marie de Gbadolite) et Mobayi-mbongo.

Source : mairie de la ville de Gbadolite, Nord-ubangi, avril 2016.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1967, Gbadolite est un hameau, comptant à peine quelques cases. Mobutu Sese Seko, qui en est originaire, transforma Gbadolite en une ville luxueuse souvent surnommée le « Versailles de la jungle ». Il fit construire un barrage et une centrale hydro-électrique sur l'Oubangui à Mobayi-Mbongo pour l'alimentation en électricité, un aéroport international qui pouvait accueillir des aéronefs tels le Concorde, et trois palais immenses.

La ville de Gbadolite est presqu’au centre du territoire de Mobayi-Mbongo. La ville avait été bien aménagée sur le plan urbanistique et bien construite malgré les événements de pillage qui ont produits des destructions de certaines habitations et bâtiments. Cependant, certains bâtiments sont restés à l'état inachevé (bâtiment Regideso, Sonas, CDAI, etc.).

Trois palais furent élevés à Kawele, à quelque distance de Gbadolite :

Les trois palais de Gbadolite étaient quant à eux réservés à un usage de fonction ou protocolaire.

Quand Laurent-Désiré Kabila évinça Mobutu du pouvoir en 1997, Gbabolite fut pillée et le contenu des palais emporté. Ceux-ci sont depuis lors envahis par la végétation.

En 1998, le groupe rebelle MLC (Mouvement de Libération du Congo), supporté par l'Ouganda et dirigé par Jean-Pierre Bemba, prit Gbadolite aux forces gouvernementales de Kabila, et en fit son quartier général pendant plusieurs années.

Culture[modifier | modifier le code]

La ville a été créé avec 5 groupements (Lite, Bakpa, Gobele, Gbau et Mbanza-vulusi). Le pouvoir est détenu par le chef coutumier assisté  d’un gardien du pouvoir qui tient les fétiches (les esprits, forces toro) et de la notabilité (chefs des villages, chefs de clans, sages, conseillers).

Système de parenté : le système de parenté dans les 5 groupements incorporés qui sont autonomes entre autres les Ngbandi, Fulu, Ngombe, Mbuza, mono est le patriarcat. Le père est le chef de la famille et à sa mort il est remplacé par son fils aîné ou fille aînée.

Le mariage chez les Ngbandi : l’homme qui commence à convoiter la femme actuellement ou par arrangement souvent.

Prédot est accepté à travers de chèvre, sacs de sel, boisson Alcoolisée Lotoko et/ou vin de palme, poules avec l’argent en espèce, bassin de manioc.

La dot est discutée entre les deux familles en amenant bassin d’arachide et bassin neuf, marmite (Bokassa), régime de banane, d’huile de palme, sachet du sucre, lampe à pétrole, avec état-major (habits beau-père et belle-mère), la dot est facturé en argent dont le montant est compris entre 100 000 Fc à 500 000 Fc mais ça dépend d’une famille à l’autre, une farde de cigarette mais cette somme est vraiment symbolique et on peut négocier. Après le versement de la dot, on passe à la cérémonie du mariage.… tout est négociable. La belle-famille contribue pour leur fille concernant les objets culinaires. Tous ces matériels peuvent être évalués en argent.

Le sous-sol de la ville de Gbadolite renferme :

  • Le diamant dans la commune de Nganza et Molegbe

Ce diamant qui est encore inexploité, 5 sites diamantifères ont été découverte suivant l’expertise menée par les techniciens et géologues, s’agissant de la carrière de tubale et de wakamba dans la commune de Nganza et les sites de Natondo, Penda et Mobere dans la commune de Molegbe.

Source : Rapport de la mairie, province Nord-Ubangi, ville de Gbadolite, 2015.

Données culturelles[modifier | modifier le code]

La ville de Gbadolite dispose de deux tribus : les Ngbandi et Mbanza, mais il existe d’autres ethnies venant des autres coins de la province tels que:

  1. Ngbungbu,
  2. Mbanza,
  3. Ngbaka,
  4. Banda,
  5. Mongo,
  6. Fulu,
  7. Ngombe,
  8. Mbuza,
  9. Mono.
  10. Etc

Les Ngbandi et les autres ethnies sont plus agriculteurs, commerçants. Les Ngbandi sont majoritaires et sont plus dans le centre-ville, ils pratiquent aussi l’élevage, la chasse et cueillette.

La répartition de la population au sein de chaque tribut se présente ainsi pour l’année 2015 :

Population Taille Proportion en %
Ngbandi 129102 65
Fulu, Ngombe, Mbuza, Mono, etc. 69516 34.9
Etrangers 221 0.01
TOTAL 198 839 100

                            Source : Elaboré à partir du rapport 2015, section population, 2015

Musiques et danses[modifier | modifier le code]

Des pratiques musicales et chorégraphiques directement enracinées dans la tradition.

Les danses Lenge et Gbaduma  appartenant au groupe folkloriques traditionnel.

L'analphabétisation qui persiste encore dans les communes rurales. Une sagesse imagée se transmet à travers de nombreux proverbes.

Maisons de culture[modifier | modifier le code]

La ville de Gbadolite ne compte aucun musée, une salle de cinéma au motel Nzekele utilisé aujourd’hui pour les plénières de L’assemblée provinciale en attendant de trouver une autre salle. Une seule bibliothèque qui ne dispose pas assez des livres se trouve à l’université de Gbadolite.

Peinture et Sculpture[modifier | modifier le code]

Ils opèrent d’une manière individuelle et sont à identifier bien que le service de culture et arts ne l’a pas encore fait.

Beaucoup restent encore à faire dans ce domaine. Mais pour y parvenir, il faut en avoir le moyen de manière à encadrer convenablement des potentialités existantes et stimuler les autres à extérioriser leurs talents.

Politique[modifier | modifier le code]

La ville province du Nord-Ubangi avec Gbadolite chef-lieu dispose d’un gouvernement provincial, dirigé par un gouverneur au nom de son Excellence Madame Marie-Thérèse Gerengbo Yazalo avec son vice-gouverneur Excellence monsieur Jean-Bosco Bosomi Mokpami, bureaux déjà aménagés, la province a de ministres provinciaux nommés sur arrêté provincial n°001 CAB/PROGOU/N.U/2016 du 11/05/2016 portant nomination des membres du gouvernement provincial. Les ministres sont au nombre de 10.

  1. Ministère provincial de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières,
  2. Ministère provincial du plan ,budget, mines, énergie, hydrocarbures, transport et coopération inter-provinciale,
  3. Ministère provincial des finances, économies, commerce, industrie et PME,
  4. Ministère provincial des infrastructures, travaux publics, reconstruction et aménagement du territoire,
  5. Ministère provincial de l’agriculture, pêche, élevage et développement rural,
  6. Ministère provincial de l’éducation, jeunesse, sports,  loisirs, cultures et arts,
  7. Ministère provincial de la santé, emploi et prévoyance sociale,
  8. Ministère provincial de l’environnement, fonction publique et tourisme,
  9. Ministère provincial de la justice, droits humains, lutte contre la corruption, affaires foncières, communication et nouvelles technologies de l’information et porte-parole du gouvernement provincial et enfin
  10. Ministère provincial en charge de femme, famille, enfant, affaires sociales et questions humanitaires.

Ces ministères cherchent à organiser leurs bureaux et staffs.

La province du Nord-Ubangi a également l’assemblée provinciale, dirigé par :

  1. Un président de l’assemblée,
  2. Un vice-président,
  3. Un rapporteur
  4. Un rapporteur adjoint et
  5. Un questeur.

Cette assemblée compte 18 députés provinciaux qui siègent en plénière dans l’un des bâtiments du complexe coca-cola.

La ville de Gbadolite dispose également de 20 partis politique ou nous retrouvons les partis de l’opposition et ceux de la majorité. Les activités de chaque parti politique dépendent de leurs organisations respectives, chaque parti politique mène ses actions sur terrain et dresse à la fin les rapports à sa hiérarchie sans se référer au chef de l’exécutif local.

Salubrité[modifier | modifier le code]

Mesure d’hygiène et Assainissement[modifier | modifier le code]

Il est constitué dans chaque commune, une commission de contrôle de salubrité hebdomadaire et des installations sanitaire. Ainsi les responsables communaux ont également reçu l’ordre d’organiser les travaux collectifs de salongo consiste à dégager des hautes herbes dans les quartiers. Des amandes sont prévues pour ceux qui n’exécutent pas. mais ces mesures d’hygiène et assainissement ne pas vraiment suivi à la loupe, il y a des herbes dans la ville, les avenue ne sont pas bien balayer, il faudrait peut être avoir de cantonier pour ça, au niveau de la cité c’est trop salle encore plus que même au niveau de la ville ici.

Plan Juridique[modifier | modifier le code]

La ville de Gbadolite dispose d’un palais de la justice où nous avons des parquets, des tribunaux, pas de cour d’appel aussi pas de prison, c’est un bâtiment d’une école qui a été transformé en prison.

Transports publics[modifier | modifier le code]

L’organisation du système de transport est déplorable dans cette partie de la R.D.C. Les habitants n’ont comme moyen de transport public que le vélo (toleka) et le client est prié de descendre à chaque montée car il est difficile au transporteur de gravir la montagne en le transportant. Le prix de la course varie entre 150 et 500 F.C selon la distance à parcourir. Outre ce mode de transport, on retrouve également quelques taxi-motos ne dépassant pas 20 dont le prix de la course varie également par rapport à la distance à parcourir mais généralement 500 FC. En dehors de ces deux types de transports, la ville de Gbadolite ne bénéficie ni d’un taxi ni d’un taxi-bus pour le transport public de la population. Les initiatives privées et publiques sont complètement absentes dans ce domaine. La population est contrainte à parcourir plusieurs kilomètres à pied. C’est notamment le cas des étudiants de l’université de Gbadolite, qui, pour atteindre l’université, doivent parcourir à l’aller comme au retour environ quatorze kilomètres de route à pied. Les quelques rares étudiants disposant soit des motos et ou des vélos sont à l’abri de ce sport quasiment forcé et involontaire.

Autres Eléments Environnementaux[modifier | modifier le code]

Par autres éléments environnementaux, il s’agit de certains indicateurs socio-économiques tels l’hôtellerie, la restauration et l’élevage des animaux. La ville de Gbadolite connait une carence d’hôtels modernes bien équipés de standard international capables d’accueillir des visiteurs et créer des emplois. Les hôtels qui existent sont ceux qui favorisent la promiscuité. Ils sont fréquentés souvent par des jeunes adolescents, plus pour leur plaisir. Il en est de même dans le domaine de la restauration ; il est constaté une absence quasi complète des restaurants bien équipés avec un personnel formé et des repas respectant les normes de la sécurité alimentaire.

Ceux des restaurants qui existent ne répondent pas à ces normes et ne sont restaurants que par abus de langage. Ils sont souvent tenus par une population démunie à la recherche de la survie, soit le long des avenues, soit à des lieux non appropriés. L’environnement dans l’ensemble de la ville est proche d’un village, on y retrouve chèvres, moutons, poules, canards et autres animaux domestiques en divagation et occasionnant par moment des accidents de circulation.

Source : chargé de cultures et arts de la ville de Gbadolite, avril 2016

Langues parlées dans cette ville[modifier | modifier le code]

En dehors du français :

  1. Lingala (80%)
  2. Kingwandi (50%)
  3. Ngbaka (25%)

Dans la ville le lingala est la langue parlée par la majorité de la population et particulièrement le lingala est celle qui unit tous ces groupes. Le kingwandi et ngbaka sont aussi parlé par les natifs de la ville.

Principales activités[modifier | modifier le code]

  1. Commerce (75%)
  2. Agriculture (50%)
  3. Elevage de chèvres, moutons, porcs et volaille (10%)
  4. Cueillette et chasse (5%)

Le commerce est la première activité la plus importante et la plus pratiquée presque par toute la population urbaine dans la ville, se fait pour des articles manufacturés venu du pays voisin la RCA, de la ville de Gemena même de kinshasa ; aussi plus des travailleurs de l’administration publique. L’agriculture est la deuxième activité dans la ville, en dehors de l’agriculture vivrière, Il existe des plantations industrielles abandonnées appartenant à la CDAI. Les principaux produits agricoles sont le manioc, maïs, arachide, soja, bananes plantées, riz, etc.

L’élevage est trop peu organisé dans les périphéries de la ville. L’élevage des animaux tels que, chèvres, moutons, porcs et volailles se fait quelque peu mais uniquement pour des besoins d’autoconsommation.

La cueillette se fait beaucoup plus par la population locale aussi. Cela permet d’avoir des fruits, chenilles, du mfumbwa etc.

Pour les importations, les 6 premières marchandises clés à l’importation sont les suivantes : farine de froment, sucre de canne, sel iodé de cuisine, savon et la bière.

Administration[modifier | modifier le code]

Chef-lieu de province depuis 2015, la localité a le statut de ville. Elle compte 60 853 électeurs inscrits pour les élections de 2018 et est constituée de 3 communes urbaines de moins de 80 000 électeurs[1]:

  • Gbadolite, (40 936 électeurs, 7 conseillers municipaux)
  • Molegbe, (15 348 électeurs, 7 conseillers municipaux)
  • Nganza, (4 569 électeurs, 7 conseillers municipaux)

Situation économique[modifier | modifier le code]

Principaux opérateurs économiques[modifier | modifier le code]

La ville de Gbadolite compte 92 petites et moyennes entreprises (PME) dont 77 en activité et seulement 15 en faillite. Il existe plusieurs opérateurs économiques qui évoluent dans des domaines différents mais seulement 185 ont été répertoriés dont 132 seulement sont enregistrés auprès de l’administration de l’Etat. Ce chiffre est au-delà de 185 si nous comptabilisons ceux qui ne sont pas enregistrés ou ceux qui évoluent dans l’informel.

Citons quelques grands opérateurs économiques de la ville de Gbadolite :

  1. Ets Village Caana : ventes des produits manufacturiers, bar-restaurant
  2. Ets Fifi gbemba : hébergement, bar-restaurant, hôtel
  3. Ets Yege social : ventes des produits manufacturiers, hôtel, hébergement, bar-terrasse
  4. Ets V12 : ventes des produits électroménagers, sanitaire
  5. Ets Tashi : ventes des produits manufacturiers
  6. Debuze : ventes des produits manufacturiers
  7. Ets Lyly : bar-restaurant
  8. Ets Nono : bar-restaurant
  9. Ets Rusaki : bar-terrasse
  10. Ets Shiza : ventes des produits manufacturiers, matériel de construction, appareils électroménagers
  11. Maman Tombwama : transaction m-pesa, activités financières
  12. Héritier shop : ventes des cartes de crédit prépayées Vodacom, Airtel, orange
  13. Pâtisserie bb : Fabrication de pain
  14. Ets Business : Papeterie de la ville
  15. Ets Ekpakpara : Bar-terrasse
  16. Etc.

Ces opérateurs connaissent des difficultés dans le mécanisme de travail et demande aux autorités de les soutenir financièrement et administrativement pour renforcer leurs activités. l’absence d’une banque commerciale les empêchent de bien évoluer car ils n’ont pas accès à l’octroi des crédits, il y a des irrégularités coupable des vols commerciaux, l’enclavement de la ville par la détérioration des routes handicapent l’approvisionnement et évacuations des produits dont le coût élevé de transport et le taux élevé de taxe sur les produits agricole au port de Businga.

La population a été habituée à la culture de la main-tendue. Le travail n’était pas pour elle une priorité et source de toute prospérité. La majorité de leurs besoins était plus soumise à l’un de leur alors à la tête de la RDC. Des années durant la population s’est accommodée à cette culture paternaliste. En outre, la population masculine n’avait pour seul métier que son incorporation dans l’armée. Ainsi, lors de la disparition du régime mobutiste, non seulement la population a perdu un père nourricier mais elle était abandonnée à elle-même en l’absence de toute politique d’insertion dans la vie sociale.

Toutes les importantes unités de production qui existaient telles la brasserie de l’Ubangi coca-cola, scierie, fermes de Fiwa et de Nganza, plantations… sont les biens privés du Président Mobutu en association avec sa femme et ses enfants. Elles sont presque toutes aux arrêts car ne pourront fonctionner que si le problème de succession des biens Mobutu est réglé. En attendant la population est prise en otage par la concentration de ces investissements entre les mains d’une minorité bourgeoise. Ainsi, il y a lieu d’affirmer que la concentration de ces unités de production prouve à suffisance que la population n’était guère préparée à contribuer au développement de son milieu au regard de la culture du moindre effort à laquelle elle était très longtemps habituée. L’Etat doit s’impliquer pour résoudre le problème de succession et permettre à ces unités de production d’être opérationnelles et contribuer aux distributions directes ou indirectes de revenu à la population.

signalons que la ville de Gbadolite dispose d’un marché central et des petits marchés également.

Source: services de l’économie nationale et greffier divisionnaire du parquet de grande instance, ville de Gbadolite, Avril 2016

Principales activités des opérateurs économiques[modifier | modifier le code]

  1. Commerce de Gros et de détail
  2. Restaurant
  3. Bar-Terrasse
  4. Hôtel-Auberge
  5. Commerce des produits pharmaceutique
  6. Transformation méthode artisanal (fabrication de casserole par exemple)
  7. Equipements de construction.

Principales activités des PME/PMI[modifier | modifier le code]

    1. Production et vente de produits manufacturier & divers
    2. Fabrication casserole
    3. Production d’huile de palme
    4. Briqueterie
    5. Menuiserie

Dans la ville, il y a quelques petites industries de transformation de l’huile de palme en savon, de fabrication de casseroles, de brique, etc. sont la population locale qui produit ses biens. La production annuelle n’est pas estimée car la production ne pas fréquente, et est très faible avec de arrêt de production à tout moment presque chez toutes ces PME. il existe des entreprises abandonnées telles que la brasserie de l’Ubangi Coca-Cola, les palmerais de Bambous, Cibe Zaïre, Sicotra, Cierie, etc.

Les infrastructures d’évacuation des produits agricoles, notamment de Gbadolite vers Businga, ne sont pas en bonne état  et l’évacuation des produits agricoles vers la Mongala, Mbandaka et kinshasa. Cette contrainte rendent pénible est l’une des sources de la pauvreté d’une population essentiellement agricole et ne dépendant dans sa majorité que de l’agriculture.

Grandes entreprises locales[modifier | modifier le code]

  1. CDAI
  2. SICOTRA
  3. CIBE ZAIRE

Centre de Développement Agro-Industriel (CDAI), de sa création jusqu’à 2016, a perdu un effectif de plus de 3 683 agents soit 93,1% de sa capacité de 1967. Pour une ville de Gbadolite ces statistiques sont interpellants car ses agents sont actuellement au chômage et leur niveau de vie en dégradation. ainsi la pauvreté sévit davantage par manque de revenu.

Dès lors, il y a nécessité de re dynamiser cette unité de production qui consiste l’épine dorsale de l’économie de la ville. Les différents filiales qui la composait notamment la carrière, les plantations, les fermes, boucherie et boulangerie, société de boissons et transit de Businga sont autant d’activités économiques rémunératrices du revenu. Mais la cessation de leurs activités a occasionnée un accroissement du chômage et la chute du revenu d’une frange importante de la population.

L’entreprise Sicotra renoue ses activités petit à petit, par contre Cibe Zaïre les activités sont aux arrêts, mais sont encore représentées dans la ville malgré la faillite.

Principaux produits agricoles[modifier | modifier le code]

  1. Manioc (40%)
  2. Mais (30%)
  3. Riz (10%)
  4. Arachide (15%)
  5. Banane Plantain (5%)

Parmi les cultures pérennes, nous avons ; le bananiers, le cocotier, le palmier à huile, le caféier, le papayer, le avocatier et les manguier.

Le manioc est produit dans la commune rurale. La production annuelle est estimée par PARRSA malgré qu’une partie la production soit consacrée à la survie de la population. Le manioc est consommé soit en forme de kwanga, soit en tubercules bouillies. Une grande partie est également revendue dans les territoires voisins.

Le maïs est également produit en très grande quantité surtout dans le territoire et qui approvisionne la ville de Gbadolite. Il est consommé sous forme d’aliments bouilli ou grillé au feu (popcorn) une partie de la production.

Le riz est produit à faible quantité et il est utilisé pour la consommation locale et revendu aussi. L’arachide est aussi produit à une quantité importante et est consommé localement et revendu dans la ville et les bakembas (banane plantain) aussi en quantité moyenne pour la consommation locale mais les statistiques ne sont pas disponibles pour ce produit agricole. Nous avons également l’huile de palme, qui est produit en quantité moyenne par quelques habitants ; Il est utilisé pour la consommation locale et est utilisé pour la fabrication de savons. La courge, le soja sont également cultivés aussi dans le périphérie de la ville.

Principaux produits non agricoles[modifier | modifier le code]

  1. Poissons frais (70%)
  2. Viande (30%)
  3. Chenilles (mbinzo) (10%)

Les produits non agricoles les plus consommées dans la ville sont des produits forestiers non ligneux (poissons frais, chenilles et viande). Les poissons prélevés dans la rivière ubangi, dans les forêts situées non loin de la ville et sont produits souvent périodique dans l’année et souvent c’est pour la consommation locale.

Principales sources d’énergie[modifier | modifier le code]

  1. Bois (50%)
  2. Electricité (40%)
  3. Groupe Electrogène (4%)
  4. Panneaux Solaire (1%)

Le courant électrique est disponible dans le centre-ville. Soulignons aussi la présence des groupes électrogènes et le charbon de bois qui sont utilisées à la tombée de la nuit dans presque tous les ménages.

En journée les différentes structures et entreprise utilisent l’électricité. Les panneaux solaires sont utilisés uniquement par l’hôpital général de référence  et quelques particuliers dans la ville à l’absence de l’électricité. Le bois de charbon est utilisé pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour d’autres usages.

Situation sanitaire[modifier | modifier le code]

La ville de Gbadolite dispose d'un hôpital et de 13 centres de santé.

La zone de santé de gbadolite ne dispose pas d’infrastructures sanitaires capables de donner satisfaction aux besoins de santé des habitants de cette entité politico‑administrative. En référence à sa population évaluée à 198 839 habitants, la ville ne compte qu’une seule infrastructure de santé, un hôpital général de référence créé dans les années 1970-1975 par l’ex‑président mobutu. L'hôpital compte dans ses effectifs 12 médecins, 70 infirmiers, quatre agents administratifs, deux laborantins, cinq sage-femmes, un technicien anesthésiste, deux secrétaires et 16 autres personnels[2].

Hôpitaux Capacité d’accueil totale Capacité d’accueil disponible Nb de Médecins Nb d'infirmiers État du bâtiment
HGR Gbadolite 160 108 12 70 Mauvais
Molegbe 28 28 1 5 Mauvais

Au regard de ces statistiques, il y a lieu de constater que la situation sanitaire est critique car un médecin doit théoriquement prendre en charge au minimum 18 076 patients, alors que le standard international recommande 10 malades par médecin et par jour. Quant aux infirmiers, la prise en charge théorique est d’environ 2 841 malades par infirmier soit 0,9%. Ainsi, pour une ville d’environ 198 839 habitants, le nombre de médecins pour le suivi des malades est faible.

Mais le taux de fréquentation des structures de santé modernes est très faible. La population recourt assez souvent aux pratiques traditionnelles par manque de revenu conséquent. Ainsi, pour une ville de 198 839 habitants, une moyenne mensuelle de 6 025 malades fréquente les institutions sanitaires modernes. L’HGR et les centres de santé de la ville sont gravement sous-équipées en matériel, en infrastructures adéquates et même en médicaments, surtout de spécialité.

Maladies Cas enregistrés Cas de décès
Paludisme 1356 4
IRA 207 0
Maladies hydriques 151 0
Malnutrition 134 0
IST/VIH 72 0
Diabète 9 0

À ces statistiques, si l’on inclut les centres de santé privés dont les qualités d’infrastructures et le niveau du personnel demeurent inquiétants, la ville dispose dans son ensemble de 13 centres de santé. Ces infrastructures sanitaires, majoritairement construites en matériaux non durables, souffrent gravement du sous-équipement en matériel et en personnel qualifié. Les soins administrés sont aussi de qualité approximative.

Communes/Hôpitaux Privée Publique Total
Gbadolite 0 1 1
Molegbe 0 0 0
Nganza 0 0 0
Communes/Centre de santé Privée Publique Total
Gbadolite 0 8 8
Molegbe 1 2 3
Nganza 0 2 2

Incidences des pathologies[modifier | modifier le code]

  1. Paludisme (60%)
  2. Infections respiratoires aiguës (20%)
  3. Maladies hydriques (10%)
  4. Malnutrition (4%)
  5. IST-VIH (6%)

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

La ville de gbadolite dispose d’une seule  sous-division qui compte 123 écoles dont 23 écoles maternelles, 74 primaires et 49 secondaires avec un nombre total d'élèves de 40 710 dont 18 508 filles et un total d'enseignants de 1 581 hommes et 282 femmes.

ENTITES / COMMUNES Ecoles primaires Ecoles secondaires Elèves au primaire Elèves secondaire
1.      Gbadolite 47 036 Total : 20 007  Filles : 9 946 Total : 10 119  Filles : 3 940
2.      Molegbe 23 12 Total : 6 576  Filles : 2914 Total : 1 280  Filles : 327
3.      Nganza 4 1 Total : 899  Filles : 379 Total : 97  Filles : 19

Sur les 123 écoles, 97 écoles sont du domaine de l’État, et 26 écoles relèvent du secteur privé.

116 écoles sont agrées, pas d’école fictive.

  1. Ecoles conventionnées catholiques : 34
  2. Ecoles conventionnées protestantes : 25
  3. Ecoles conventionnées kimbanguistes : 7
  4. Ecoles conventionnées islamiques : 5
  5. Ecoles non conventionnées : 26
  6. Ecoles privées agrées : 19
  7. Ecoles privées non agrées : 7

Ecole maternelle : 1 642 élèves dont 841 filles

Nombre d’enseignants en maternelle : 97 femmes.

Ecole primaire : 27 572 élèves dont 13 372 filles

Nombre d’enseignants : 669 hommes et 140 femmes

Ecole secondaire : 11 496 élèves dont 4 295 filles

Nombre d’enseignants : 815 hommes et 45 femmes.

Les différents partenaires dans le secteur de l’éducation au niveau primaire et secondaire sont :

Au niveau international :

Unicef, Unesco, Banque mondiale, PAM.

Au niveau National :

Proseb

Au niveau local :

Les comités de parents.

Source : rapport EPSP, entretien avec sous PRVED de la ville de Gbadolite, avril 2016.

ONG et projets[modifier | modifier le code]

Principales activités des ONG[modifier | modifier le code]

Tous ces organisation non gouvernemental intervient dans plusieurs secteur, tels que la santé, éducation, protection, agriculture, etc.

Pour les ONG internationale, nous en comptons neuf :

  1. World vision (vision mondiale)
  2. Mondial/paludisme
  3. Croix-rouge
  4. Cordaid
  5. Médecin Sans Frontières
  6. Aird
  7. LMA
  8. Acted
  9. Isco

Pour les agences de nations unis, nous en comptons quatre :

  1. Pam
  2. HCR
  3. OMS
  4. UNOPS

Pour les ONG au niveau national, nous en comptons quatre :

  1. Caritas
  2. Sanru
  3. Ades
  4. Adsse

Pour les ONGD au niveau local nous en comptons cinquante neuf :

AFDI, Adacos, Salam, Aiglo, Ocad, ZKZ, Udiape, Ampd, Odap, Bolingo, Adesec, Caesep, Les progrès, Bricod, Arcen, Ailedho, Ageled, Cdpe, Apenu, Lacof, Lipade, Lucpa, MDM, MA, Tolingana, Coojap, AVD, MDS, ACF, Apravo, Azana, AE, Adigba, Action Ubangi, ADH, Elely, Aldid, Aeag, Cadeu, RAD, AFB, UMD, VAG, Adcn, Acdr, Opaap, Actg, Factg, Updp.

Source : rapport mairie et constat de l’expert en développement, ville de gbadolite, avril 2016.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement[modifier | modifier le code]

  1. Création de deux arrêtés portant lotissement des citées des fonctionnaires dans la commune de Gbadolite et lotissement de champs d’ananas en faveurs des fonctionnaires et agents en mutations sans logement, Non exécuté
  2. Reconstruction des ponts Nzekele, Boyi et Waka, projet encours
  3. Achèvement du bâtiment REGIDESO au centre de la ville, non exécuté
  4. Achèvement du bâtiment SONAS au centre de la ville, non exécuté
  5. Réhabilitation de la résidence officielle du gouvernorat de la province bambous, non exécuté
  6. Construction des nouveaux bâtiments pour les différentes autorités du gouvernement provincial car la plupart sont locataire et dans des conditions mauvaise de travail (non exécuté)
  7. Doter les structures de l’Etat des équipements de bureau pour bien faire le travail (non exécutée)
  8. Dotation de la ville de gbadolite des matériels roulant dans chaque domaine pour leur facilité la mobilité dans le travail. (non exécuté)
  9. Construction des maisons pour la population car le logement est un grand problème dans la ville (non exécuté)
  10. Don des véhicules et motos aux inspecteurs provincial de terrain (non exécutés)
  11. Réhabiliter et moderniser le groupe II hydro-électrique avec ses auxiliaires principaux et spécifiques, et fiabiliser le groupe I de la centrale hydro-électrique (non exécuté).
  12. Achèvement de la deuxième phase de la centrale hydro-électrique et tirage des grandes lignes d’évacuation de l’énergie Electrique vers des grands centres de consommation (non exécuté).
  13. Construction d’un centres de santé (Cs Bolingo construit par GAVI qui est un projet du gouvernement). projet exécuté

Le principal projet de développement sur financement du gouvernement dans la ville doit être tout d’abord de la construction des nouveaux bâtiments pour le fonctionnement du gouvernement provincial étant donné que le Nord-Ubangi est devenu une nouvelle province, mais aussi les habitations de l’Etat serait un atout pour la ville car la plupart des maisons dans toute la ville appartiennent à l’entreprise CDAI qui une structure privée.

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement[modifier | modifier le code]

  1. ASSP (Accès aux Soins de Santé Primaire) qui approvisionne l’hôpital général de référence de Gbadolite en médicaments. projet exécuté
  2. Don de véhicule LandCriser à la zone de santé : vision mondiale, Assp. projet exécuté
  3. Adduction d’eau, puits d’eau et source aménagée : HCR, vision mondiale, croix-rouge. projet exécuté
  4. Construction de deux centres de santé (Cs Kawendje et Cs Kratos)  par ASSP. projet exécuté

Le principal projet de développement sur financement autre que le gouvernement dans la ville est l’ASSP qui ravitaille mensuellement en médicaments l’hôpital général de référence, centres de santé de la ville même ceux des territoires.

HCR, vision mondiale (world vision), croix-rouge (construction des forages et puits d’eau) ces ONG ont exécutées des forages dans des zones non loin du centre-ville, le service de relai devait être là pour ça en guise le service national des hydraulique rural (SNHR) qui n’existe pas aussi dans la province du Nord-Ubangi et même dans la ville.

Accessibilité et tourisme[modifier | modifier le code]

La ville de Gbadolite connait une situation d’enclavement qui ne permet pas son développement. L’aéroport international de la Moanda ne reçoit presque plus un trafic pouvant permettre à la ville d’être en échange avec le reste du pays.

La voie routière Gbadolite et Businga se retrouve en moyen état. Cependant, cette voie qui relie Gbadolite à kinshasa à travers la rivière Mongala puis le fleuve Congo est d’une grande importance pour les échanges des produits tant agricoles que manufacturiers. Cette voie donne aux agriculteurs la possibilité d’évacuer leurs produits agricoles vers Businga puis Mbandaka ou kinshasa. Cette contrainte liée à l’état de la route oblige les paysans agriculteurs à vendre le long de la route à l’absence de tout marché viable capable d’absorber les quantités importantes.

La route nationale N°24 :

est l’unique route principale qui relie la ville de Gbadolite à celle de Gemena au sud et au nord-est elle relie la ville au territoire de Mobayi-Mbongo jusqu’au territoire de Yakoma en allant aussi vers Bumba puis dans la province orientale (Kisangani). Cette RN24 est en grande partie en très mauvais état dans cette partie nord-est et au sud vers Gemena.

  1. Tronçon Gbadolite-Bombanza (128 km dont 18 km asphalté) : en moyen état
  2. Tronçon Gbadolite-Mobayi Mbongo (25 km asphalté) : en bonne état
  3. Tronçon Gbadolite-Businga (140 km dont 18 km asphalté) : en moyen état.
  4. Tronçon Gbadolite-Bosobolo (152 km en terre, non asphalté) : en moyen état
  5. Tronçon Gbadolite-Yakoma (205 km dont 25 km asphalté et 180 km en terre) : en moyen état

Le gros du trafic des marchandises manufacturier, agricoles venus de kinshasa se fait par le transport par route avec leur arrivée au port de Businga et leur acheminement dans la ville de Gbadolite et au départ des produits agricoles et non agricole. Par voie routière, quelques camions arrivent avec des colis venant de kinshasa par Gemena et au retour ils rentrent avec les produits agricole jusqu’à Gemena.

La ville est traversée par cette route nationale n°24 où une partie a été agrandie pour un boulevard appelé : boulevard Mobutu (5 ronds)

L’aéroport Moanda de Gbadolite:

Cet aéroport jadis international et 5ème de la RDC avec une longueur de 3 600 m (3 Km 600 m de longueur)/60 m de largeur et sa résistance (15T/RS, 30T/RJ et 60T/B), a connu un succès fou à l’époque du feu maréchal Mobutu car il respecté toutes les normes pour qu’il soit designer international. Une décision N° RVA/DG/CJ/0007/du 2012 portant classification de cet aéroport comme national de catégorie I. cet aéroport a été victime des actes de vandalisme de la dernière guerre d’occupation rebelle des années 1999-2001 entre autres destruction d’aérogare, pavillon présidentielle, caserne anti incendie, bloc technique, salle d’attente, tour de contrôle, aides à la navigation aérienne, balisage lumineux, équipements autres matériaux de Handling, de maintenance et installations pétrolières du SEP-CONGO. Cet aéroport reste toujours dans cet état de délabrement total.

Toute fois signalons que la piste d’atterrissage demeure en bonne état et utilisable sur toute sa longueur, il en est aussi de deux voies de circulation et de l’aire de stationnement des aéronefs (tarmac).

Malgré tout ceci, cet Aéroport n’offre pas de meilleures conditions d’exploitation dans la mesure où les vols commerciaux sont moins rentables. Le manque de ravitaillement en carburant et la distance qui sépare l’aéroport et les points de ravitaillement les plus proches (RCA, Mbandaka, Kisangani, Kinshasa), donc pour qu’un aéronef fasse aller-retour, il prendre plus de carburant, moins de frets et des passagers à des coûts élevés. Donc cet aéroport demeure sous exploiter au plan commercial seulement quelque vols humanitaire qui l’exploite et grâce à la présence de réfugiés centrafricains. L’aéroport manque aussi du personnel dans plusieurs domaines d’aviation (ATC, RTC, ROP, FAL, MTO,…). actuellement l’aéroport de la Moanda ne reçoit plus de trafic et les autorités, même la population de la ville de Gbadolite demande que la compagnie aérienne Congo Airways puisse venir aussi à Gbadolite.

Les statistiques liées au départ sont de 2 552 personnes et 2 264 départ dans la ville de Gbadolite.

Source : rapport RVA-DGM, office des routes, OVD, ville de Gbadolite, avril 2016.

Situation sécuritaire[modifier | modifier le code]

Les autorités de la ville tiennent toujours au maintien de la sécurité et l’ordre public, la ville de Gbadolite est généralement calme.

Opportunités et développement[modifier | modifier le code]

La ville de gbadolite possède plusieurs atouts qui peuvent permettre son développement :

  1. La centrale hydro-électrique de Mobayi-Mbongo demeure un investissement ambitieux qui n'a pas su être valorisé. Les activités qui consomment l’électricité sont celles qui se retrouvent en dehors de la R.D.C et la ville ne se contente que de l’électricité domestique qui est sans impact significatif sur le développement économique. La mauvaise utilisation de cette unité de production économique a des conséquences sur le renouvellement de l’outil de production. Sur les trois turbines installées dans la phase 1, une seule est actuellement en service soit 33,33% de la capacité de fonctionnement du barrage. Les deux autres sont tombées en panne sans que cela intéresse sérieusement ni l’autorité politique ni les originaires de la ville. À cette allure, il faut reconnaitre que la dynamique de la villagisation de Gbadolite s’impose du jour au jour et avec elle, la population de cette ville sera davantage pauvre qu’elle ne l’est actuellement.
  2. Tourisme : la crainte du fanatisme politique est encore présente dans l’esprit de plusieurs politiciens, qui, eux, croient fondamentalement aux séquelles du régime mobutiste. La population s’estime abandonnée car dix-neuf ans après la chute du régime mobutiste, nombreux sont des jeunes qui ne connaissent ce régime que par l’histoire. A ce jour, de par son histoire, la ville de Gbadolite devait attirer la curiosité mondiale (tourisme) et drainer des ressources importantes. Les sites historiques tels que, la résidence de l’ex-président de la république, la tombe de maman Marie-Antoinette, la mission Molegbe, le barrage de Mobayi Mbongo, le village Kawele pouvaient permettre d’accroitre les fréquentations, favoriser le tourisme, les échanges des biens et produits et contribuer à l’expansion monétaire.
  3. L’agriculture, L’élevage : vue la disponibilité des terres arables et leur accessibilité. Comme la population cultive artisanalement sans aucune organisation, si ce secteur est bien organisé cela créerais de l’emploi et le taux de chômage sera réduit. Plusieurs espèces d’animaux qu’on peut élever qui se trouve toujours dans la forêt équatoriale à côté. Faire participer activement les paysans dans le processus de développer le secteur agricole en créant plus des associations.
  4. Réhabilitation du jardin zoologique et jardin botanique dans la ville de Gbadolite : cela est possible du fait que la forêt équatoriale est là, d’où l’on trouve plusieurs espèces animal et plantes, la rivière Ubangi également qui sont juste à côté de la ville à 20 km du territoire de Mobayi-Mbongo où l'on pourrait aménager une plage (beach) dans un cadre touristique, et cela ferait en sorte que le tourisme soit attractive et il y aura des entrées de recette pour L’État.
  5. Les routes (route nationale n°24, routes provinciales et routes de dessertes agricole) : si elles sont bien réhabilitées et aménagées, elles favoriseront l’évacuation des produits agricoles pour le commerce dans la ville et ses territoires et même le pays voisins. (route de Gemena-Gbadolite est en mauvais état par exemple).
  6. Les mines : La présence des minerais comme le diamant est aussi signalée dans cette ville. Ce diamant non encore exploité, pourrait être exploité et cela créerait de l’emploi et le taux de chômage sera réduit.
  7. Economie : La présence d’une grande entreprise dans la ville (CDAI) qui était jadis le poumon de l’économie de la ville. le gouvernement, soit les partenaires nationaux et étrangers pourront venir en aide de cette grande société, en proposant un plan de relance dans un cadre de partenariat mixte paritaire avec le gouvernement ou des investisseurs nationaux et étrangers par exemple, et enfin de renouer ses activités pour un développement d’un secteur économique  favorable,  signalons que tous les équipements/matériels de fonctionnement de cette entreprise sont encore disponibles malgré leur état de vétusté.
  8. L’aéroport de Gbadolite jadis appelé aéroport international de Moanda, qui est une infrastructure importante sur plan de transport aérien, car elle peut booster le développement par rapport aux différents trafic aérien et surtout dans les échanges avec le reste du pays et le reste du monde si est seulement si sa réhabilitation est concrétisée.
  9. L’élevage de poissons (pisciculture), car la ville dispose de plusieurs endroits marécageux; ces endroits sont bien appropriés pour ces genres d’activité in fine contribuer au développement  dans le secteur agricole, créer de l’emploi et réduire le taux de chômage dans la ville de Gbadolite.
  10. La pèche artisanal en valorisant cette branche, car la ville dispose des petites rivières poissonneuse et surtout que la ville est à 25 km de la rivière Ubangi, cette pèche pourra favoriser la transformation de l’animal aquatique, poisson fumé, poisson salé.

Bibliographie et documentaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CENI, Répartition des sièges pour les élections p.34, 2018
  2. Entretien avec le médecin chef de zone et rapport de santé, ville de Gbadolite, octobre 2015-avril 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]