Liste d'allégations démenties sur l'assassinat de Kennedy

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Au fur et à mesure des années, un certain nombre d'affirmations divergeant de la version officielle sur l'assassinat du président John Fitzgerald Kennedy ont été présentées comme des faits par des personnes croyant en l'existence d'une conspiration. Beaucoup de ces allégations sont apparues peu après la parution du rapport de la Commission Warren et étaient en partie basées sur une méconnaissance des faits, méconnaissance alimentée par le secret entourant l'enquête de la commission.

D'autres commissions d'enquête ont mené leurs travaux et des décisions de rendre les dossiers publics ont été prises, si bien que beaucoup de ces affirmations ont été infirmées. Elles continuent toutefois d'apparaître à l'appui de certaines hypothèses défendant l'existence d'une conspiration.

Les allégations[modifier | modifier le code]

La plupart de ces allégations sont incluses dans le film JFK de Oliver Stone.

Les tirs[modifier | modifier le code]

Durée[modifier | modifier le code]

Les trois tirs ont été tirés en 5,6 secondes et personne n'a réussi à reproduire ce tir.

Selon la Commission Warren, la durée de 5,6 secondes n'est pas la durée des tirs, mais la durée minimale possible des tirs[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Plus de la moitié des témoins ont affirmé que des tirs étaient venus d'en face du président.

Ce chiffre est un des premiers cités dans les livres consacrés à une conspiration, dans les années 1960[réf. nécessaire]. Des analyses ultérieures des témoignages montrent qu'en fait de 20 à 30 % des témoins ont estimé que les tirs étaient venus de face (de la butte herbeuse ou le grassy knol) [2].

Nombre[modifier | modifier le code]

Il y a eu plus de trois tirs selon les témoins.

De l'ordre de 80 % des témoins disent qu'il y a eu trois tirs[3].

Lee Harvey Oswald[modifier | modifier le code]

Présence d'Oswald au 5e étage[modifier | modifier le code]

  • Oswald n'était pas au 5e étage, mais au rez-de-chaussée du TSBD, où une photographie le montre regardant le Président passer.
La personne sur la photo incriminée a été identifiée comme étant Billy Lovelady, un travailleur du TSBD qui a témoigné en ce sens[4],[5],[6],[7].

Compétence de tireur d'Oswald[modifier | modifier le code]

Oswald était un mauvais tireur.

Ses résultats aux tests de tir étaient très satisfaisants et il était classé bon tireur (marksman). Son classement correspondait à la capacité de toucher 8 fois sur 10 une cible de 25 centimètres à 182 mètres (200 yards) (le tir fatal sur le Président a été fait à 82 mètres). Ses résultats au tir se dégradèrent cependant vers la fin de sa carrière militaire, mais, avec un score de 191 le 5 mai 1959, Oswald atteignait encore le niveau bon tireur, alors qu'il envisageait déjà son départ du Corps. Lors de cette séance de tir, Nelson Delgado, la seule personne qui affirma devant la Commission Warren qu'Oswald était un mauvais tireur, avait fait 192[8]. En fait, selon les standards du Corps de Marines, Oswald était un assez bon tireur[9],[10],[11].

Le Carcano[modifier | modifier le code]

Propriétaire du fusil[modifier | modifier le code]

Le fusil n'appartenait pas à Oswald.

Selon la commission Warren, le fusil fut acheté par Oswald par correspondance en utilisant un faux nom. Son écriture sur le bon de commande fut identifiée avec certitude. Au moment de son arrestation, Oswald avait sur lui une pièce d'identité avec le nom utilisé pour acheter le fusil. Interrogé sur son identité réelle, il refusa de répondre. Marina a vu son mari s'exercer avec le fusil[12].

Les photos avec le fusil[modifier | modifier le code]

Les photos montrant Oswald dans son jardin, avec en mains le fusil qui a servi à tuer Kennedy sont fausses, trafiquées pour faire accuser Lee Oswald.

Ces photos ont été authentifiées par le House Select Committee on Assassinations (HSCA), à la fin des années 1970, par un groupe de vingt-deux experts utilisant toutes les techniques offertes par la science (numérisation, agrandissements, mesures, etc.) qui n'étaient pas disponibles en 1964[13].

Marina, l'épouse d'Oswald, quoiqu'elle considère maintenant son ex-mari innocent[réf. nécessaire], après avoir témoigné de sa foi en sa culpabilité devant la commission Warren et le HSCA, confirma que c'est elle-même qui prit les photos de Lee Oswald dans le jardin de leur maison[14].

Carcano ou Mauser[modifier | modifier le code]

On a d'abord retrouvé un Mauser au 5e étage du TSBD, ensuite remplacé par le Carcano d'Oswald.

Selon le témoignage du capitaine J.W. Fritz, les policiers ayant découvert le fusil eurent, dans les premières minutes qui suivirent la découverte, des difficultés à l'identifier et firent d'abord référence à un Mauser, décrivant ainsi de manière correcte le mécanisme du fusil[15]. Un film tourné par un journaliste présent au moment de la découverte montre que le fusil découvert est le Carcano d'Oswald[16].

Qualité du Carcano[modifier | modifier le code]

Le Mannlicher-Carcano était un mauvais fusil avec lequel il était impossible de tirer correctement, surnommé le fusil humanitaire du fait de son inefficacité.

Le Carcano est un fusil de guerre tout à fait efficace et précis au moins à 200 mètres (le dernier tir a eu lieu à 80 mètres) qui avait été utilisé par l'armée italienne jusqu'à ce qu'il soit déclassé pour être remplacé par un fusil d'assaut plus moderne dans les années 1950, ce qui explique sa présence dans le marché de l'occasion nord-américain[réf. nécessaire].

Cependant, le FBI lors de son enquête estima qu'il fallait 2,55 secondes pour recharger l'arme entre chaque tir, plus un peu de temps pour viser à nouveau la cible, le Carcano étant un fusil non automatique. Or le film Zapruder démontre que l'attentat a duré entre 5 et 6 secondes. Aucun des tireurs d'élite mis à l'épreuve pas le FBI pour la commission Warren ne fut en mesure de le faire, alors que la cible qui leur était proposée n'était pas mobile à la différence d'Oswald[17].

Examen du Carcano[modifier | modifier le code]

Les policiers n'ont pas vérifié si le fusil avait tiré ce jour-là.

Un tel test n'existe pas[18].

Cependant, selon la police de Dallas et les experts qui examinèrent l'arme, la culasse était légèrement rouillée et le système de visée déréglé. La commission Warren affirma que cette dernière caractéristique pouvait avoir favorisé la réussite d'Oswald[17].

Empreintes[modifier | modifier le code]

On n'a pas trouvé les empreintes d'Oswald sur le fusil.

Son empreinte de paume fut découverte sur les parties métalliques de l'arme[19].

Les circonstances de la découverte de cette empreinte permettent à certains de mettre en doute son authenticité : le lieutenant Day, de la police de Dallas, affirma avoir relevé l'empreinte avant de confier l'arme au FBI et ne pas comprendre que le FBI ne l'ait pas vue[20]. Le spécialiste du FBI nia qu'on lui avait indiqué la présence de l'empreinte[21].

Le 22 novembre 1963, le Mannlicher-Carcanno fut exposé à la presse, examiné par la police de Dallas et transféré à F.B.I à Washington pour une analyse complémentaire[22]. Or, dans la nuit du 22 novembre, les techniciens de la Police de Dallas indiquèrent qu'ils n'avaient pas retrouvé d'empreintes d'Oswald sur le fusil, information qui fut confirmée par le laboratoire du F.B.I [22].

C'est avec le transfert de l'arme de nouveau à Dallas le 24 novembre, que l'empreinte de la paume de la main fut détectée[22] sur une partie métallique qui, d'après les experts de la commission Warren, la rendait peu convenable à retenir les empreintes[22]. En outre, il a été établi que des empreintes d'Oswald furent prélevées à la morgue, après son décès[22].

Ces circonstances ont fait que certains ont envisagé que l'empreinte ait été obtenue de la main d'Oswald à la morgue[22].

Test de la paraffine[modifier | modifier le code]

Le test de la paraffine sur Oswald a été négatif, ce qui prouve qu'il n'a pas tiré.

Les mains d'Oswald furent testées positives, sa joue étant testée négative. Le test de la paraffine est connu pour son inefficacité et ses faux positifs ou négatifs[23],[24].

Blessures de Kennedy[modifier | modifier le code]

Il a été prouvé que la blessure à la gorge était une blessure d'entrée, ce qui implique un tir de face et non de dos, donc un tir ne venant pas du TSBD.

Ceci est basé sur les premières déclarations des médecins de Parkland qui avaient tenté de ranimer Kennedy.

Toutefois, si, ils revinrent ultérieurement sur leurs déclarations et modifièrent leurs témoignages, ce fut uniquement à la suite de la visite des agents du F.B.I., porteurs des résultats de l'autopsie de Bethesda[25].

Selon le personnel médical de Parkland, l'arrière de la tête de Kennedy avait explosé, prouvant un coup de feu venant de l'avant, et donc pas du TSBD.

Les témoignages relatifs à la blessure à la tête sont difficiles à interpréter.

Étant donné que même le panel scientifique du House Select Committee on Assassinations n'est pas arrivé à débrouiller la question des blessures à la tête avec certitude, aucune affirmation claire ne peut être faite à cet égard.

Cependant, il est aujourd'hui connu que le changement de position des médecins du Parkland Hospital, ou Kennedy fut reçu moins de 10 minutes après les tirs, fut du à la visite des agents du FBI porteurs des résultats d'autopsie de l'hôpital militaire de Bethesda[25]. En outre, aucun d'entre eux, ne vit un orifice d'entrée sur le sommet du crâne comme représenté ensuite sur les dessins produits par la commission Warren[26].

Or, plusieurs éléments militent pour une blessure provoquée par un tir de face. En 1978, on apprit par des documents rendus publics par le FBI, que le 23 novembre 1963, William Harper, un étudiant en médecine, découvrit sur le gazon à l'arrière gauche où se trouvait la limousine présidentielle au moment du tir fatal, un morceau du crâne du président. Il fit examiner cette pièce par le docteur Cains, médecin légiste qui l'identifia comme un morceau d'occiput et le photographia. Le FBI, informé le 25 novembre 1963, reçut l'ordre de ne faire aucune publicité à ce sujet[27].

Le docteur Perry, témoigna devant la commission Warren : "d'une lésion par arrachement de la région occipitopariétale droite". Le docteur Mac Lelland témoigna devant la commission Warren que la "portion postérieure du crâne avait été extrêmement endommagée". Le médecin Charles Crenshaw, membre de l'équipe du Parkland a noté un point d'entrée au niveau de la tempe droite avec une trajectoire tangentielle, endommageant sur son passage l'os pariétal et l'occipital avant de ressortir à l'arrière du crâne, où l'on relevait une plaie béante. Il releva en plus une blessure d'entrée sous la pomme d'Adam, signe d'entrée d'une seconde balle de face [28]. Cette observation a été corroborée par le docteur Kemp Clark qui a déclaré dans un article du New York Times du 27 novembre 1963 que la balle avait atteint le président au niveau du nœud de cravate" [29].

De même, dans ses carnets de voyage devenus pièces à conviction pour la commission Warren, le journaliste Seth Kantor, indiquait que tout le monde lui avait parlé d'une blessure à la tempe droite[25].

Le conducteur de la voiture suiveuse, Sam Kinney, déclara devant la commission avait vu "un coup de feu atteindre la tête du président sur la droite". Parallèlement, les motards d'escorte, Hargis et Martin, situés à l'arrière gauche de la limousine furent aspergés de matières cervicales[26].

Dans son rapport daté du 30 novembre 1963, l'agent du Secret Service, Clint Hill, le seul à être intervenu lors de la fusillade pour protéger le couple présidentiel, a écrit :"Alors que je m'étais placé sur le haut de la banquette arrière, je remarquais qu'une partie de la tête du président à l'arrière droit était manquante et qu'il saignait beaucoup. Une partie du cerveau était partie (...)"[30].

Enfin le dernier point le plus intéressant fut le témoignage de Jackie Kennedy accordé à Theodore White. Elle indiquait comment elle tentat de maintenir les matières cervicales de son mari avec ses mains à l'arrière de sa tête après les tirs. Lors de son audition devant la commission Warren le 5 juin 1964, elle insista pour décrire les blessures malgré le refus de Warren et du conseiller Rankin. Dans le rapport de la commission Warren, son témoignage a été remplacé par "références aux blessures supprimées" et ne sera connu qu'en 2029[30].

Les blessures de Kennedy ont été modifiées ou maquillées.

Cette thèse suppose que le corps de Kennedy a été retiré du cercueil dans lequel il avait été mis à Dallas, sans que son épouse, le nouveau président Lyndon Johnson, ou quiconque de son entourage ne s'en aperçoive, tout cela dans l'avion présidentiel et alors qu'à aucun moment, le corps de Kennedy n'a été laissé seul[31],[32],[33].

Les photos et les radios de l'autopsie du Président ont été maquillées.

Les experts du HSCA ont examiné les photos et les radios, et bien qu'ils aient émis des réserves sur la façon dont l'autopsie avait été conduite, ils ont confirmé que les photos et les radios étaient authentiques[34].

Cependant, le photographe Stringer présent à l'autopsie, a déclaré dès 1966, lors du contrôle du dossier aux archives, que certains clichés pris par lui n'était pas présents et que d'autres n'étaient pas de lui[35]. Le HSCA constata également la disparition de nombreuses photos dont notamment celles du torses du président[36].

Le film de Zapruder[modifier | modifier le code]

Le film a été caché au public[modifier | modifier le code]

Le film de Abraham Zapruder a été caché au public parce qu'il prouve la conspiration.

Les images du film furent publiées par Time Life, sauf l'image de la tête du Président qui explose, ce qui s'explique parce que ce type d'image n'était pas admissible dans une publication en 1964.

Le film prouve la conspiration[modifier | modifier le code]

Le film de Zapruder démontre la conspiration car il montre un tir à la tête de face parce que le Président est projeté en arrière.

En fait, le film permet d'appuyer plusieurs thèses, puisqu'il montre que la tête du Président est d'abord brièvement projetée vers l'avant[37], et que le mouvement vers l'arrière suit ce premier mouvement[38],[39],[40]. Le mouvement vers l'avant était difficilement visible sur les copies de mauvaise qualité du film qui étaient dans le public, mais ce mouvement avait été clairement identifié par Josiah Thompson[41] et, plus tard, par le House Select Committee on Assassinations[42]. Les raisons du mouvement vers l'arrière ont été liées soit à un spasme neuromusculaire dû à la destruction du cerveau ou à un second tir de face[43].

Le film de Zapruder a été truqué[modifier | modifier le code]

Aucun élément solide n'a jamais pu être apporté à l'appui de cette thèse. Par contre, une analyse des images capturées par le film entre les perforations de celui-ci a démontré son authenticité[44],[45].

Toutefois, en 1976, le chercheur Paul Hoch découvrit un document déclassifié de la CIA en vertu de la Loi pour la liberté d'information ou Freedom Of Information Act Release de 1966 : l'item 450. Ce document original, non daté, indique que le National Photo Interpretation Center (Suitland, Maryland), centre de traitement photo de la CIA, a eu une version du film de Zapruder et a procédé à une série d'analyses.

Si l'ARRB (The Assassination Records Review Board) conclut qu'il n'y a pas eu d'altération, la personne qui a mené l'analyse reste toujours à ce jour inconnue[46] .

Les complices[modifier | modifier le code]

Le mystérieux épileptique[modifier | modifier le code]

Une personne ayant une crise d'épilepsie détourna l'attention des services de sécurité et disparut avant d'être admise à l'hôpital.

L'homme ayant eu la crise d'épilepsie, et qui témoigna en 1964 devant la Commission Warren, fut emmené à l'hôpital Parkland par ambulance (il avait encore le reçu du paiement de l'ambulance en 1964), et quitta l'hôpital avant d'être enregistré après avoir reçu un verre d'eau et une aspirine et s'être rendu compte qu'il ne serait pas traité avant un moment[47],[48].

L'homme au parapluie[modifier | modifier le code]

Un homme mystérieux avec un parapluie donna un signal, sans doute aux tireurs.

Des témoins affirment qu'un homme ouvrit son parapluie au passage du cortège présidentiel, acte étrange car il faisait très beau temps sur Dallas. L'homme au parapluie (Umbrella Man) a été identifié. Il s'agit de Louie Steven Witt qui témoigna devant le HSCA. Son parapluie et les signaux s'adressaient au Président Kennedy. Il s'agissait d'un subtil rappel des positions politiques du père du Président, Joseph Kennedy[49],[50],[51].

Le « Cubain »[modifier | modifier le code]

À côté de l'homme au parapluie se tenait un homme au teint mat (Dark Complected Man) qui brandit le poing et qui n'a jamais été identifié. Surnommé le « cubain », certaines photos floues suggèraient qu'il avait sur lui un émetteur et un talkie-walkie [52] , nourrissant l'hypothèse d’un complot anti-castriste voulant se venger de Kennedy à la suite du fiasco du débarquement de la Baie des Cochons. Cette interprétation des photos reste aujourd'hui à de nombreuses controverses non terminées à ce jour . Certains auteurs avancent l'hypothèse d'un phénomène de paréidolie[53].

Les clochards[modifier | modifier le code]

De mystérieux clochards fort bien habillés ont été arrêtés sur les lieux de l'assassinat et ont ensuite disparu.

Les clochards, d'authentiques sans-abri, avaient reçu la veille des vêtements à l'équivalent local de l'Armée du Salut et ont été identifiés[54],[55].

Ruby[modifier | modifier le code]

Les révélations de Ruby[modifier | modifier le code]

Ruby a été empêché d'aller à Washington où il voulait faire des révélations.

En fait, Ruby souhaitait quitter Dallas et son atmosphère oppressante, car sa grande inquiétude était que les Juifs soient soupçonnés à cause de lui d'avoir comploté pour tuer Kennedy[56].

Les morts suspectes[modifier | modifier le code]

David Ferrie[modifier | modifier le code]

David Ferrie, un des suspects de Jim Garrison, a été tué ou s'est suicidé.

Ferrie est mort d'un anévrisme cérébral[57]. Cependant, l'assistant de Jim Garrison, Lou Ivon, a déclaré que Ferrie l'a appelé le lendemain de la fuite dans la presse de l'enquête de Garrison et lui aurai dit "Vous savez ce que cette histoire me fait, n'est-ce pas. Je suis un homme mort. À partir de maintenant, croyez-moi, je suis un homme mort."[58]

Autres[modifier | modifier le code]

Les témoins clé ont été assassinés.

La plupart des décès consignés comme suspects concernent des gens qui n'ont pas de lien clair ou un lien ténu avec l'assassinat et la plupart des morts considérées ont des causes anodines, tel que l'âge, la maladie ou des accidents[59],[60],[61],[62].

Parmi les morts violentes de personnes liées directement à l'affaire, on peut noter celle de :

- Elidio Del Valle : ami de Ferrie, il fut retrouvé tué par arme à feu et à coups de machette en mars 1967, quelques heures après la mort de ce dernier[63].

- Robert Craig: shérif adjoint à la police de Dallas, il témoigna avoir vu Lee Harvey Oswald sortir par l'arrière du TSBD et partir dans un véhicule break de couleur claire le 22 novembre 1963. Après avoir été contraint de démissionner de la police, il échappa à plusieurs tentatives d'assassinat en 1967, 1973, 1974 et 1975. Il fut retrouvé mort par arme à feu le 15 mai 1975[64].

- Georges DeMorenchild : il décéda par un coup de fusil le jour même de son audition par le HSCA en 1977. Il fut estimé qu'il s'était suicidé[63].

Parmi les personnes liées à l'histoire des Kennedy, il est nécessaire de citer : Lors de l'enquête du Comité Church ou Select Committee on Intelligence Activities (comité d'enquête sur les activités illégales des services secrets):

- Sam Giacana : parrain de la mafia de Chicago. Il fut assassinée par balles le 19 juin 1975 à son domicile, quelques jours avant son audition devant le comité Church, qui enquêtait sur les activités illégales de la C.I.A avec le crime organisé [65]. Sa maison était alors placée sous surveillance du F.B.I[66]. Il est confirmé que Sam Giacana a contribué à l'élection de John Fitzerald Kennedy, notamment par le biais de Skinny d'Amato dans la région de Chicago et en achetant les voix dans les États de l'Illinois et du Texas[67]. En outre, ils eurent comme maîtresse en commun Judith Campell, présentée au président par Franck Sinatra[67]. L'ensemble de ses informations furent vérifiées dans les années 1970, lors de la parution de la biographie de judith Campbell :"My story", paru en 1977 et de l'ouverture des archives du F.B.I[67].

- John Roselli : parrain de Las Vegas. Il avait témoigné le 24 juin et le 22 septembre 1975 devant le Senate Select Committee on Intelligence (SSCIA) sur l'opération Mongoose, opération de la CIA visant à l'élimination de Fidel Castro à l'aide de la Mafia. Il fut appelé à témoigner à nouveau le 23 avril 1976 sur l'assassinat de John Fitzerald Kennedy. Rappelé 3 mois plus tard pour un nouveau témoignage, il ne comparu pas. Le 9 août 1976, son corps fut retrouvé flottant dans un baril de pétrole dans l'Hudson River.

Divers signes de complot[modifier | modifier le code]

Parcours[modifier | modifier le code]

Le parcours du cortège aurait été modifié au dernier moment pour permettre l'assassinat.

Inexact : le parcours a été rendu public plusieurs jours avant le 22 novembre et n'a pas varié. En fait, ce parcours, c'est-à-dire le détour par Dealey Plaza incriminé, était le plus logique pour se rendre au Trade Mart où devait avoir lieu le déjeuner, car la voie d'accès vers le Trade Mart aurait été très malaisément atteinte si la limousine était restée sur Main Street[68].

Cependant, il est exact que le parcours choisi ne respectait pas les règles de sécurité du Secret Service. En 1963, ce dernier ne tolérait pas les virages de plus de 90°. Le virage dans Elm Street faisait plus de 120°, ce qui obligea la limousine présidentielle à ralentir, rendant ses passagers plus vulnérables à des tirs[69].

En outre, une unité spéciale de l'armée, cantonnée au Texas et dont la mission était de compléter le dispositif de sécurité fut laissée au repos[70].

Le journal qui voit dans l'avenir[modifier | modifier le code]

Un journal de Nouvelle-Zélande donne des détails sur Oswald avant même qu'il soit inculpé.

Ce qui est parfaitement exact. Il s'agit du journal le Christchurch Star. Publié dans le courant de l'après-midi (après 14 heures), le journal a donc bien été publié plusieurs heures après qu'Oswald eut été arrêté.

Selon le Christchurch Star, en termes de temps néo-zélandais, Kennedy a été assassiné à 7 h 30 am, Oswald arrêté vers 8 h 50, la presse étant au courant à 10 heures [71],[72],[73].

Toutefois, le Cristchurch Star a publié son édition avant Midi (12h00) le 22 novembre 1963, fuseau horaire de Nouvelle-Zélande. Il était alors 17h00 à Dallas - fuseau américain. Lee Harvey Oswald était en état d'arrestation depuis environ un peu plus de trois heures mais il n'était pas encore inculpé du meurtre de John F. Kennedy ni de celui de J.D Tippit. Son inculpation pour ses deux meurtres fut connue officiellement uniquement le 22 novembre à 22H00 et le 23 novembre 1963 à 00h30[74]. Donc, comment une biographie d'Oswald très détaillée, relatant son voyage en URSS à Minsk[73], a pu être publiée si rapidement en moins de 3 heures ? En outre, l'auteur de cette biographie minutieuse diffusée à la presse est toujours inconnu à ce jour[75].

Les étuis de balles[modifier | modifier le code]

Les étuis de munition retrouvés au 5e étage du TSBD étaient soigneusement alignés sur le bord de la fenêtre.

C'est inexact. Les douilles étaient éparpillées sur le sol comme il est montré par une photo prise dans les secondes qui suivirent cette découverte[76].

Cependant, elles étaient orientées dans la même direction ce qui n'auraient pas du être le cas dans le cadre d'un tir rapide. En effet, les douilles sont éjectées rapidement entre chaque tir manuellement par le tireur[77].

Les aveux[modifier | modifier le code]

Le Président Nixon a dit que le rapport de la Commission Warren était un canular.

Il a en fait dit que Kennedy ayant été tué par un communiste, la croyance répandue selon laquelle l'assassinat avait été planifié par la droite était le plus grand canular de tous les temps[78].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir la conclusion de la Commission Warren : (en) « Warren Commission Report: Page 195 » (consulté le 18 septembre 2016)
  2. 21 % étant le chiffre obtenu par le HSCA sur base de 95 témoins ayant précisé une direction (HSCA II, p. 122), 33,7 % étant le chiffre obtenu par John McAdams sur base de 104 témoins analysés (Voir son site)
  3. 81 % selon la tabulation du HSCA ((en) « HSCA Hearings - Volume II : Number of shots reported, », sur History matters (consulté le 18 septembre 2016)]), 77 % selon le site de McAdams
  4. Posner 2003, p. 259-260
  5. (en) Robert J. Groden, =The killing of a president (ISBN 074751920X), p. 186-187
  6. Marcel Dehaeseleer, « Analyse de la 5e photographie prise par James Altgens », sur La Petite Gazette : les nouvelles de Copweb JFK en français, (consulté en 20160918)
  7. (en) Magen Knuth, « Was Oswald in the Doorway of the Depository at the time of the JFK Assassination? », sur le site Kennedy Assassination de John McAdams
  8. Bugliosi 2007, p. 563. Devant Bugliosi, Delgado a nuancé son témoignage en disant qu'en fait Oswald semblait se moquer du test
  9. Bugliosi 2007, p. 549 et 562
  10. Extrait du dossier militaire d'Oswald, (en) « Warren Commission Hearings, Volume XIX », sur History matters (consulté le 18 septembre 2016), p. 616
  11. Témoignage du Col. Allison G. Folsom Jr. : (en) « Warren Commission Hearings, Volume VIII », sur History matters (consulté le 18 septembre 2016), p. 306 et 311
  12. Voir Fusil de l'assassinat de John F. Kennedy
  13. (en) « HSCA Appendix to Hearings, vol. 6 : The Oswald Backyard Photographs », sur The Assasination Archives and Research Center public library (consulté le 18 septembre 2016)
  14. En 1964 devant la commission Warren, en 1977 devant le House Select Committee on Assassinations et en 2000 devant Bugliosi (Bugliosi 2007, p. 794)
  15. (en) « Testimony of J. W. Fritz » [« Témoignage du capitaine J.W. Fritz »], sur le site Kennedy Assassination de John McAdams.
  16. Film examiné par les experts du HSCA qui conclurent que le fusil filmé était le Carcano : (en) « HSCA Appendix to Hearings - Volume VI », sur History matters (consulté le 18 septembre 2016), p. 66-107
  17. a et b Lentz 2013, p. 130
  18. (en) « Firearms Factoids : Test for a "Recently Fired" Gun? », sur le site Kennedy Assassination de John McAdams
  19. Lentz 2013, p. 234
  20. (en) Magen Knuth, « Testimony of J. C. Day » [« Témoignage de Day »], sur le site Kennedy Assassination de John McAdams
  21. (en) « Testimony of Sebastian F. Latona », sur jfkassassination.net (consulté le 18 septembre 2016)
  22. a, b, c, d, e et f Lentz 2013, p. 234-235
  23. Posner 2003, p. 348-349
  24. (en) « Firearms Factoids : Did the paraffin test show Oswald had not fired a rifle? », sur le site Kennedy Assassination de John McAdams
  25. a, b et c Lentz 2013, p. 148
  26. a et b Lentz 2013, p. 149
  27. Lentz 2013, p. 150-151
  28. Olivier Royant, « Kennedy : le chirurgien de Parkland accuse », (consulté le 17 septembre 2016)
  29. Buchanan 1964, p. 101
  30. a et b Lentz 2013, p. 143
  31. Bugliosi 2007, p. 1057-1070
  32. Posner 2003, p. 294-297
  33. (en) « The long suppressed truth? : or a bunch of fibs », sur le site Kennedy Assassination de John McAdams
  34. (en) « HSCA Appendix to Hearings - volume VII », sur History matters, p. 41 et sq.]
  35. Lentz 2013, p. 162
  36. Lentz 2013, p. 163
  37. (en) « The JFK 100 : The Fifth Shot ("Back and to the Left") », sur jfk-online.com (consulté le 19 septembre 2016)
  38. Summers 1998, p. 15
  39. Kurtz 1993, p. 101-102
  40. Bugliosi 2007, p. 483-485
  41. Thompson 1967, p. 110-115
  42. (en) « HSCA Final assassination report » [« Rapport final du HSCA »], sur History matters (consulté le 18 septembre 2016)]
  43. Voir les notes précédentes[Lesquelles ?]
  44. (en) « The Zapruder Film is Authentic », sur jfk-info.com (consulté le 18 septembre 2016)
  45. (en) « Dissecting The Zapruder Bell & Howell 8mm movie camera », sur jfk-info.com (consulté le 18 septembre 2016)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Vincent Bugliosi, Reclaiming history : the assassination of President John F. Kennedy, New York, W.W. Norton & Co, (ISBN 978-0-393-04525-3) (thèse du tireur solitaire)
  • (en) Michael Kurtz, Crime of the century : the Kennedy assassination from a historian's perspective, Knoxville, University of Tennessee Press, (ISBN 0-870-49824-X) (thèse conspirationniste)
  • (en) Anthony Summers, The Kennedy conspiracy, Londres, Warner Books, (1re éd. 1980) (ISBN 0-751-51840-9) (thèse conspirationniste)
  • (en) Josiah Thompson, Six seconds in Dallas, Bernard Geis Associates, (ISBN 978-0394445717) (thèse conspirationniste)
  • (en) Gerald Posner, Case closed : Lee Harvey Oswald and the assassination of JFK, New York, Anchor Books, (ISBN 1-400-03462-0) (thèse du tireur solitaire)
  • Thierry Lentz, L'assassinat de John F. Kennedy : Histoire d'un mystère d'Etat, Paris, Éditions Nouveau Monde, coll. « Poche », (ISBN 9782365838450). 
  • Thomas Buchanan, Les assassins de Kennedy, Éditions René Julliard,
  • (en) Robert J. Groden, The Killing of a President : The Complete Photographic Record of the JFK Assassination, the Conspiracy, and the Cover-Up, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-0747519201)

Liens externes[modifier | modifier le code]

particulièrement la page (en) « Dealey Plaza »