Commission Warren

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Commission Warren
Warren commission cover.jpg
Dernière page du rapport de la Commission Warren.
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Pays
Organisation
Président
Couverture du livre publié par l'Associated Press du rapport de la Commission Warren.

La Commission présidentielle sur l'assassinat du président Kennedy, connue sous le nom de Commission Warren est une commission présidentielle américaine créée par un décret du président Lyndon Johnson du pour enquêter sur les circonstances de l'assassinat du président Kennedy intervenu 7 jours plus tôt.

La Commission tient son nom officieux de son président, Earl Warren, alors président de la Cour suprême des États-Unis.

Son rapport final de 888 pages fut présenté au président Johnson le 24 septembre 1964 et fut rendu public trois jours plus tard. Il concluait que Lee Harvey Oswald avait agi seul dans l'assassinat du président Kennedy et les blessures du gouverneur du Texas John Connally. Dès leur publication, les conclusions de ce rapport ont prêté à fortes controverses, le travail de la Commission fut critiqué point par point par certaines études ultérieures et conforté par d'autres.

Création de la Commission[modifier | modifier le code]

Après le meurtre de Lee Harvey Oswald, par Jack Ruby, et suite aux doutes suscités par son assassinat dans les locaux même de la police de Dallas et les errements des autorités texanes (qui considéraient l'affaire pourtant comme close)[1], le doute progresse pourtant au sein des opinions publiques américaine[1]. Parallèlement, au sein même des institutions politiques américaines, un projet de commission d'enquête menée par le congrès dès le 27 novembre 1963 est déposé par le sénateur Everett Dirksen et le représentant Charles Goodell[1].

Le nouveau président, Lyndon Johnson, lui-même issus du Texas, État ou avait eu lieu le double assassinat, face aux risques d'une fragilisation de sa présidence et confronté aux résultats obtenus par les autorités texanes, elles-mêmes gravement discréditées et critiquées, décida, après diverses consultations dont notamment celle de J. Edgar Hoover, le directeur du FBI, de créer une commission d'enquête présidentielle par le décret (executive order no 11 130) du . Cet acte permet d'une part d'éviter une enquête indépendante menée par le Congrès et d'autre part de ne pas confier l'affaire à l'attorney general, Robert Kennedy, profondément affecté par l’assassinat et dont la compétence fédérale aurait été appliquée en cas de désistement de la part de l'État du Texas au profit des autorités fédérales de Washington[1].

Le nouveau président choisit de la faire présider par Earl Warren, le chief justice, juriste éminemment respecté et président de la Cour suprême, la plus haute juridiction aux États-Unis[1]. Dans un premier temps, Earl Warren, toutefois refusa de prendre la tête de la Commission car il énonçait le principe de droit qu'un membre du pouvoir judiciaire ne pouvait être au mis au service du pouvoir exécutif. Ce ne fut que sous la pression du président Lyndon Johnson, qui évoqua les tensions internationales et les risques de guerre résultant du décès son prédécesseur, que le président de la Cour suprême accepta de présider la Commission[1]. Les autres membres de la Commission furent choisi parmi les représentants des partis républicains et démocrates, dans les deux chambres (Sénat et Chambre des représentants). S'ajouta le diplomate John J. McCloy, ancien président de la Banque mondiale et l'ancien directeur de la CIA, Allen Dulles.

Membres de la Commission[modifier | modifier le code]

Commissaires[modifier | modifier le code]

Conseiller général[modifier | modifier le code]

Conseillers
Assistants

Organisation de la Commission[modifier | modifier le code]

Dès le démarrage, Earl Warren demandera la plus grande discrétion aux différents membres en invoquant la sécurité nationale. Il leur demandera également de faire le serment de toujours soutenir les conclusions du rapport[1].

Pendant les 10 mois que dura son enquête, la Commission entendit le témoignage de 552 témoins et étudia les rapports de 10 agences fédérales. Les audiences se tenaient à huis clos, sauf lorsque le témoin demandait que celle-ci soit publique (seuls deux témoins émirent ce souhait).

400 personnes travaillaient pour la Commission et elle coûta 10 millions de dollars.

Elle remit son rapport le , cinq semaines avant les élections présidentielles. Celui-ci était constitué d'un volume contenant son rapport et ses conclusions flanqué de 26 volumes abritant les témoignages et les pièces à conviction, soit un total de plus de 16 000 pages. Le rapport Warren était cependant dépourvu d'un index ce qui compliquait fortement le travail de lecture. Il en sera doté par le travail de Sylvia Meagher pour le rapport et les 26 volumes de pièces[1].

Conclusions de la Commission[modifier | modifier le code]

La Commission affirma qu'elle n'avait pu trouver aucun élément de nature à démontrer l'existence d'un complot et conclut que Lee Harvey Oswald est seul responsable de l'assassinat. Pour établir définitivement la culpabilité d'Oswald, la Commission Warren s'est basé sur huit preuves qu'elle jugea incontestables[2] :

  • Le fusil de marque Mannlicher-Carcano avec lequel les coups de feu ont été tirés appartient à Oswald et était en sa possession
  • Lee Harvey Oswald a apporté le fusil le matin du 22 novembre 1963 au dépôt de livres scolaires (Texas school book depository)
  • Lee Harvey Oswald se trouvait à la fenêtre d'où les tirs sur la Lincoln continental présidentielle sont partis
  • Lee Harvey Oswald a tué le sergent de police Tippit
  • Lee Harvey Oswald s'est opposé à son arrestation en sortant un revolver
  • Lee Harvey Oswald a fait des déclarations mensongères à la police
  • Lee Harvey Oswald a tenté d'assassiner le général Edwin Walker
  • Lee Harvey Oswald avait la capacité physique et mentale de se servir d'un fusil pour abattre le président Kennedy

La Commission ajouta qu'Oswald avait tiré trois balles du cinquième étage du dépôt de livres scolaires, étage où trois étuis de munitions furent retrouvés.

La Commission conclut d'autre part :

  • que l'ensemble des blessures causées aux occupants de la limousine avait vraisemblablement été causé par deux balles et qu'un tir avait donc totalement manqué la voiture, mais ne put déterminer quel était le tir ; la Commission d'enquête du Congrès sur les assassinats de 1979, le House Select Committee on Assassinations ou HSCA, conclut de son côté que deux tireurs et non pas un seul avaient causé les blessures ;
  • que le premier tir à avoir causé des blessures avait frappé le président dans le haut du dos, était ressorti par sa gorge et avait vraisemblablement causé les blessures du gouverneur John B. Connally.

Ce second point est connu sous le nom de théorie de la balle unique (ou théorie de la balle magique par ses détracteurs) et est particulièrement important parce que le délai entre les blessures non fatales du président et celles du gouverneur est insuffisant pour permettre à un tireur de recharger.

Un rapport fragilisé dès sa parution[modifier | modifier le code]

Les résultats obtenus par la Commission ainsi que ses méthodes ont été durement critiqués dans les années qui suivirent sa parution.

Si les grands médias (CBS, le New York Post, etc.) se rangent derrière les conclusions du rapport Warren, au nom de l'intérêt supérieur de la nation et dans la nécessité de faire bloc après le drame, en revanche, de nombreux enquêteurs indépendants, journalistes, historiens, juristes, universitaires dont Thomas Buchanan, Sylvan Fox, Harold Feldman, Mark Lane, Edward Jay Epstein vont émettre des opinions opposées aux conclusions de la Commission Warren à partir des mêmes éléments amassés par ses travaux[1].

L'historien anglais Hugh Trevor-Roper, qui a lu le rapport, malgré l'absence d'index, a écrit : « Il faudra juger le rapport Warren, non pas pour son succès apaisant , mais d'après la valeur de son argumentation. Je dois avouer que dès la première lecture de du rapport, il me parut impossible de me joindre à ce cri général de triomphe. J'avais l'impression que le texte présentait de graves défauts. En outre, lorsque l'on sondait les parties faibles, elles apparaissaient encore plus faibles qu'à première vue. »[3]

Dès 1965, soit un an après la publication du rapport, celui ci n'est plus considéré comme crédible et une majorité du public américain estime qu'on lui a a menti[1].

Les points de contestation du rapport[modifier | modifier le code]

Parmi les griefs majeurs qui sont reprochés à la Commission Warren et qui ont radicalisés les critiques à son encontre, il faut noter[1] :

  • la non assiduité des commissaires à l'exception d'Earl Warren, laissant le champ libre aux deux principaux conseillers, J. Lee Rankin (en) (proche du FBI) et Arlen Specter.
  • la mise en opposition de la synthèse du rapport et des pièces constituant les 26 tomes d'annexes
  • la mise à l'écart et le non signalement dans le compte rendu final de tous les témoignages qui n'étayaient pas la culpabilité de Lee Harvey Oswald comme le témoignages des personnes, y compris des membres des forces de l'ordre, ayant témoigné de l'origine de tirs face à la limousine sur la butte gazonnée, le témoignages du personnel médical du Parkland Hospital ou encore la description des blessures du président par son épouse[1].
  • les auditions des principaux témoins ont été préparées avec Allen Dulles (ex Directeur historique de la CIA limogé par John Fitzgerald Kennedy en novembre 1961 à la suite de l'échec retentissant du Débarquement de la baie des Cochons à Cuba contre le régime de Fidel Castro en avril 1961).
  • la Commission Warren a refusé le principe de droit des interrogatoires contradictoires des témoins[1].
  • les personnes désireuses d'assurer la défense posthume de Lee Harvey Oswald n'ont pu ni avoir accès aux pièces du dossier ni participer à sa défense[1] (notamment l'avocat new-yorkais Mark Lane qui avait publié une lettre ouverte à Earl Warren dans le National Guardian le 19 décembre 1963 pour défendre la présomption d'innocence de l'accusé Lee Harvey Oswald, fut contacté par la mère de ce dernier, Marguerite Oswald pour assurer sa défense. Sa demande reçut l'opposition de J. Lee Rankin, le conseiller principal de la Commission. Mark Lane ne fut entendu que comme témoin)[1].
  • les rapports balistiques menés par le F.B.I et les rapports d’autopsie n'ont fait l'objet d'aucune contre enquête ce qui rendit la Commission directement dépendante des travaux de ce dernier. La Commission Warren, sur décision d'Earl Warren a refusé d'embaucher ses propres enquêteurs indépendants. Pourtant, elle disposait d'une capacité d'enquête propre grâce à un accès direct sur les fonds budgétaires présidentiels d'urgence octroyé par le président Lyndon Johnson lors de sa création, pour mener ses propres investigations[1].
  • Le non emploi par les membres de la Commission Warren des éléments directs de l'autopsie (notes, photos, radiographies). Elle utilisa uniquement les dessins d'artistes du F.B.I reproduisant les clichés photographiques.
  • la non exploration de l'ensemble des pistes contraire à la théorie de l'assassin solitaire impliquant d'autres commanditaires.
  • La révélation par Edward Jay Epstein, dans son ouvrage Inquest paru en 1966, que dès le début de l'année 1964, le conseiller en chef, J. Lee Rankin, avait donné l'issue des résultats des travaux de la commission : la culpabilité d'Oswald, ce dernier ayant agi seul. Avant même la création de la Commission, le 25 novembre 1963, Nicolas Katzenbach, procureur général adjoint, avait indiqué dans un mémorandum à destination de Bill Moyers (en) que : « Le public doit être convaincu qu'Oswald était l'assassin ; qu'il n'avait pas de complices encore en liberté ; et cette preuve était telle qu'il aurait été déclaré coupable au procès[4],[5]. »

Lors de sa sortie en 1964, l'ensemble des dossiers de la Commission furent déclarés secrets pour une période de 75 ans (jusqu'en 2039) pour des raisons de sécurité nationale, alimentant le sentiment de défiance par rapport aux conclusions du rapport. Depuis lors, cependant, la grande majorité des dossiers a été rendue publique et les dernières pièces l'ont été en 2017, sauf pour les documents pouvant remettre en cause la sécurité nationale. À noter, que les administrations conservent le droit d'occulter par marqueur toute information considérée comme sensible[1]. De fait, plusieurs milliers de documents déclassifiés et mis à disposition du public sont largement expurgés par des coups de marqueur noir, seule leur entête restant uniquement lisible [1].

Sur le long terme : une vérité officielle remise en cause et contestée[modifier | modifier le code]

Dès les années 1970, des membres officiels de la Commission Warren remirent en cause les travaux de cette dernière, notamment Hale Boogs qui critiquait l'influence de J. Edgar Hoover, le directeur historique du F.B.I qui avait centralisé l'ensemble des informations issus des agents du F.B.I avant d'en faire la synthèse et la transmettre à la Commission Warren. Il militait pour une réouverture du dossier. Il disparu dans un accident d'avion jamais élucidé en octobre 1972[1].

Richard Russell, membre de la Commission, déclare en 1970 au Washington Post que Kennedy avait été victime d'une conspiration[1]. John Sherman Cooper estimait également les conclusions balistiques comme « non convaincantes »[1]. Russell rejetait en particulier la théorie de la « balle unique » , formulée par Arlen Specter, et il avait demandé à Earl Warren d'indiquer son désaccord dans une note en bas de page, ce que refusa le président de la Commission[6].

En 1977, suite aux nombreux scandales ayant secoués les États-Unis, le scandale du Watergate, les révélations des commissions sénatoriales Rockfeller et Church sur les agissements illégaux de la CIA sur le sol américain et également du FBI, et enfin la crise morale issue de la guerre du Vietnam une grave et profonde crise de confiance des citoyens américains envers leurs institutions secoua l'Amérique. En réponse à cette crise de défiance, un comité d'enquête sénatoriale, le HSCA, pour House Select Committee on Assassinations (ou Comité restreint de la Chambres des représentants sur les assassinats) fut mis en place de 1977 à 1979 pour reprendre l'enquête sur les assassinats de John Fitzgerald Kennedy et Martin Luther King, mais pas celui de Robert F. Kennedy[1].

Les conclusions du HSCA furent que l'assassinat du président était vraisemblablement le résultat d'une conspiration avec plusieurs tireurs embusqués et qu'un quatrième tir avait été effectué face à la limousine présidentielle mais avait manqué sa cible (toutefois, ces conclusions sur un quatrième tir ont été également critiquées, notamment parce qu'elles reposent essentiellement sur des preuves sonores dont l'interprétation est incertaine). Le HSCA a également pointé le rôle de la mafia en raison de Cuba et ses liens avec la C.I.A pour déstabiliser le régime de Fidel Castro. Le HSCA invita le Ministère de la Justice à reprendre les investigations. Ce dernier répondra 8 ans plus tard, en argumentant de l'absence de preuve décisive permettant la réouverture d'une enquête, ce qui équivaut à soutenir le rapport Warren [1]. Mais pour l'historien Thierry Lentz, le rapport du HSCA efface le rapport Warren, car il est « beaucoup plus sérieux et scientifique », et doit être considéré comme la version officielle[7].

Les conclusions de la Commission Warren sont de manière générale fort critiquées, et si la majorité des citoyens américains pensent qu'Oswald a abattu le Président Kennedy, la majorité pense également qu'Oswald faisait partie d'une conspiration et donc ne croient pas la thèse officielle défendue par la Commission. En 1976, 81 % des Américains contestaient les conclusions du rapport Warren, 74 % en 1983, 75 % en 1993 et 2003[1].

En , l'ancien président français, Valéry Giscard d'Estaing, rapporta des confidences de Gerald Ford, membre de la commission Warren, selon lesquelles la Commission était persuadée que ce n'était pas un crime isolé mais bien « quelque chose d'organisé ». Cependant, lui aurait précisé Gérald Ford, la Commission n'avait pas pu découvrir « par qui »[8].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Dans le film I… comme Icare (1979) d'Henri Verneuil, la Commission Heiniger est inspirée par la Commission Warren. Un membre de cette commission fictive, le procureur Volney (incarné par Yves Montand) refuse de signer le rapport final, et doit donc reprendre l'enquête à zéro : il n'est pas extérieur à la commission d'enquête comme l'était Jim Garrison.

Douze ans plus tard, dans JFK d'Oliver Stone, c'est ironiquement Jim Garrison qui joue le rôle d'Earl Warren, alors que son propre rôle est joué par Kevin Costner.

La notion de rapport officiel, ou vérité officielle comme déterminée par la Commission Warren, est également évoqué dans le film Shooter Tireur d'Elite de 2007 ou un Boob Lee Swager, un ancien tireur d'élite des marines est accusé à tort du meurtre d'un officiel orchestré par les hautes sphères gouvernementales américaines.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w et x Thierry Lentz, L'Assassinat de John F. Kennedy, Histoire d'un mystère d'État, Paris, Nouveau Monde Éditions, , 446 p. p. (ISBN 978-2-84736-508-5).
  2. Thierry Lentz, L'Assassinat de John F. Kennedy, histoire d'un mystère d'État, Éd. Nouveau monde, 2e édition, 2013, p. 230-261 (« Le dossier à charge contre Oswald ») .
  3. (en) Hugh Trevor-Roper, introduction au livre de Mark Lane, Rush to Judgment, New York, Holt, Rinehart & Winston, , p. 10.
  4. Texte du memorandum.
  5. « Katzenbach Memo », sur https://www.maryferrell.org/ (consulté le 27 octobre 2017).
  6. (en) David R. Wrone, The Zapruder Film. Reframing JFK's Assassination, University Press of Kansas, (ISBN 0-7006-1291-2), p. 246.
  7. Lentz 2013, p. 100
  8. « Assassinat de Kennedy : « Une organisation a décidé de se débarrasser de lui » selon VGE », sur le site de 20minutes.fr, .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edward J. Epstein, Inquest. The Warren Commission and the Establishment of Truth, New York, Bantam, 1966. Traduction : Le Rapport Epstein. Contre-enquête sur le Rapport Warren et l'assassinat du président Kennedy, Paris, Robert Laffont, 1966, 245 p.
  • Gerald D. McKnight, Breach of Trust. How the Warren Commission Failed the Nation and Why, University Press of Kansas, 2005, 488 p. (ISBN 978-0-7006-1939-9)
  • Thierry Lentz, L'assassinat de John F. Kennedy. Histoire d'un mystère d'État, Paris, nouveau monde éditions, 2e éd., 2013. (ISBN 978-2-36583-845-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]