Sam Giancana

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Sam Giancana
Description de l'image Sam Giancana.jpg.
Nom de naissance Salvatore Giancana
Alias
« Momo », « Mooney », « Sam the Cigar » ou « Sammy »
Naissance
Chicago, Illinois (États-Unis)
Décès (à 67 ans)
Oak Park, Illinois (États-Unis)
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Activité principale

Salvatore Giancana appelé Sam Giancana, né le à Chicago, assassiné le à Oak Park, est un mafioso américain d’origine sicilienne, patron de l'Outfit de Chicago de 1957 à 1966. Ses surnoms étaient, entre autres, « Momo », « Mooney », « Sam the Cigar » ou « Sammy ».

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Sam est né Salvatore Giancana, fils d’immigré sicilien, dans le quartier de Little Italy à Chicago, qui est aussi connu comme « The Patch ». Il fut arrêté plus de 70 fois dans sa vie et emprisonné seulement deux fois. Son père, Antonino (prénom populaire en Sicile) Giancana possédait un magasin puis plus tard un magasin de glaces, qui sera plastiqué par des gangs rivaux de ceux de son fils.

Carrière criminelle[modifier | modifier le code]

Sam Giancana rejoignit le Forty-Two Gang (le gang 42), un gang d’adolescents des rues qui était sous la direction de Joseph Esposito. Giancana développa une réputation d’excellent conducteur de véhicule, de gagner beaucoup d’argent et de tueur vicieux. Après le meurtre d’Esposito, dans lequel Giancana était mêlé, le gang 42 devint une extension det l'Outfit de Chicago. Cependant le gang 42 fonctionnait à distance de l’Outfit, car cette dernière les considérait comme trop incontrôlable. Malgré cela, les qualités de chef de Giancana, le fait qu’il soit un excellent conducteur lors des poursuites avec la police et ses capacités à gagner beaucoup d’argent dans la rue remontèrent aux oreilles des chefs de haut rang de la Cosa Nostra comme Frank Nitti, Paul Ricca et Tony Accardo. À la fin des années 1930, Giancana devint le premier du gang 42 à rejoindre les rangs de l’Outfit. En 1942, Giancana força le chef d’orchestre de jazz, Tommy Dorsey, à libérer Frank Sinatra des obligations contractuelles qui freinaient sa carrière. Cette histoire est devenue célèbre grâce au livre puis, plus tard, le film, Le Parrain. Giancana est aussi cité pour son implication dans le meurtre de Theodore Roe en 1952.

Montée en puissance[modifier | modifier le code]

En 1945, après avoir été incarcéré au Federal Correctional Complex à Terre Haute dans l’Indiana (durant cette période, il expliqua à ses enfants qu’il était à l’université), Giancana devint une personne crédible aux yeux du chef de l’Outfit, Tony Accardo, pour le prendre à l’essai dans la loterie clandestine dans le quartier afro-américain. L’équipe de Giancana est suspectée d’être à l’origine de l’abandon de la loterie et de l’exil hors des États-Unis de Eddie Jones. L’équipe de Giancana est suspectée d’être à l’origine du meurtre de Theodore Roe. Les deux étaient à la tête de la loterie clandestine. Cependant Roe refusa d’abandonner ses parts dans la loterie aux Italiens, il fut abattu par un membre de l’équipe de Giancana, Lennard « Fat Lennie » Califano. Mais le contrôle total de la loterie ne se fit que lorsque Jackie « the Lackey » Cerone fit peur à « Big Jim » Martin à Mexico en lui tirant deux balles dans la tête qui ne le tuèrent pas. À l’issue de cette guerre des jeux qui rapporta des millions de dollars à l’Outfit, Giancana devint favori pour devenir le chef en 1957. Accardo prit le rôle de « consigliere ». Mais la réalité du pouvoir était détenue par Accardo et Ricca, aucune décision majeure ne pouvait être prise sans leur accord.

Giancana était présent à la réunion au sommet d’Apalachin en 1957 dans l’État de New York dans la propriété de Joseph Barbara. Plus tard, le parrain de la famille de Buffalo Stephano Magaddino et Giancana expliquèrent que la réunion aurait dû prendre place près de Chicago. Giancana affirma que Chicago était « l’endroit le plus sûr au monde » pour une réunion au sommet de la mafia parce que plusieurs chefs de la police étaient corrompus.

Collaboration avec la CIA[modifier | modifier le code]

Il est de notoriété publique et plus tard partiellement corroboré par la Commission Church, que durant le gouvernement Kennedy, la Central Intelligence Agency (CIA) recruta Giancana et d’autres mafieux pour assassiner le président cubain Fidel Castro. Celui-ci avait renversé en 1959 le dictateur Fulgencio Batista, lequel avait fait de son île le principal centre de blanchiment d'argent du trafic de drogue de la Cosa nostra américaine. Il fut rapporté que Giancana disait que la CIA et Cosa Nostra étaient les différents côtés d’une même pièce de monnaie « different sides of the same coin ».

L’association entre Giancana et Kennedy est indiquée dans Le dossier Exner (Exner file) écrit par Judith Campbell Exner. Exner était réputée pour être la maîtresse à la fois de Giancana et JFK et il semblerait qu’elle ait relayé des informations au sujet de Fidel Castro entre les deux.

Cependant, la fille de Giancana, Antoinette a fait état de son impression au sujet de son père qui aurait détourné des millions de dollars des fonds de la CIA.

Selon les documents déclassifiés de la CIA en 2007 intitulés « Family Jewels » (les bijoux de famille), Giancana et le chef de la mafia de Tampa/Miami, Santo Trafficante Jr ont été contactés en septembre 1960 pour un projet d’assassinat de Fidel Castro par l’agent de la CIA, Robert Maheu. Maheu, pour les contacter, est passé par l’intermédiaire d'un membre de la mafia de Chicago, en place à Las Vegas et numéro deux de Giancana, Johnny Roselli. Maheu se présentait comme un représentant des casinos et de différents intérêts économiques spoliés par Castro. Il offrit 150 000 $ pour son élimination (le document suggère que seul Roselli et Giancana acceptèrent, Trafficante refusa). Toujours selon le document, Giancana suggéra d’utiliser des pilules de poison qui seraient versés dans ses aliments et sa boisson. Ces pilules furent données à une personne désignée par Giancana, Juan Orta, un représentant corrompu du nouveau gouvernement cubain qui avait accès à Castro. Après une série de six tentatives pour introduire le poison dans ses aliments, Orta demanda à abandonner la mission. Elle fut confiée à un autre, inconnu. Plus tard, une seconde tentative fut mise au point par Giancana et Trafficante par le biais du docteur Anthony Verona, le leader de la junte des cubains exilés. Selon Trafficante, la junte était très affectée par l’inefficacité de sa lutte. Verona demanda 10 000 $ en dépense et 1 000 $ en matériel de communication. Cependant, la tentative fut annulée peu de temps avant le lancement de l’invasion de la baie des cochons en avril 1961.

Relation entre Giancana et le clan Kennedy[modifier | modifier le code]

Il est reconnu que Joseph Kennedy, le père de John Fitzgerald Kennedy, a sollicité en Mai 1956[1], puis les années suivantes, et obtenu l'aide de Giancana et de ses associés, notamment Carlos Marcello, afin de faciliter l'investiture de son fils John Fitzgerald Kennedy comme candidat pour le partie démocrate et contribuer financièrement pour lui faire remporter les élections présidentielles de 1960. Joseph Kennedy, lui même, au cours de la prohibition des années 1930, avait été en liaison avec Meyer Lanski et Franck Costello, parrains de la pègre [2]. D'ailleurs, Franck Costello avait l'habitude de déclarer: "J'ai aidé Joe Kennedy à devenir riche"[3].

L'intérêt de l'opération pour l'organisation de Sam Giancana était de disposer d'un homme à la maison blanche et la perspective très lucrative, d'obtenir des contrats gouvernementaux[4] associée à une relative clémence de la justice américaine à leur égard suite à leur contribution pour l'élection [5].

De fait,John Fitzgerald Kennedy fut porté à la présidence des Etats-Unis avec la plus faible majorité des voix soit 9 000 voix d'écart [6], grâce l'intervention décisive des hommes de la mafia [7].

Durant sa présidence, John Fitzgerald Kennedy et Giancana conservèrent des liens très étroits, notamment par l’intermédiaire d’une maîtresse commune, Judith Campbell que ce dernier lui avait présenté le 7 Février 1960, au Sands de Las Vegas [8]. C'est par son biais que des mémorandums confidentiels du F.B.I sur la lutte contre le crime organisé furent transférés à Sam Giancana [9]. Le F.B.I, dirigé par J.Edgar HOOVER, informé du soutien apporté par la Mafia depuis Mars 1960 [10] informa la présidence du risque que représentait ces relations pour la sécurité des Etats-Unis. John Fitzgerald Kennedy fit éloigner Frank Sinatra et rompit alors avec Judith Campbell [11].

A partir de 1961, les relations avec Giancana et les autres grands mafieux américains, se dégradèrent très sensiblement. Les frères Kennedy, oubliant le soutien apporté par la mafia et tablant sur le bénéfice politique de la lutte contre le crime organisé [12], se lancèrent dans une opération à l'échelon national contre la Mafia par l'intermédiaire de Robert Kennedy, le frère du Président nommé au poste de procureur général des États-Unis en décembre 1960. La surveillance du F.B.I fut renforcée notamment par le biais d'écoutes [13]. Le nombre d'accusations fédérales, contre le crime organisé, passa de 19 actes en 1960, à 96 en 1961 à 101 en 1962 et plus de 2 000 poursuites, principalement sous forme des procédures fiscales furent menées par l'IRS [14]. De plus, le 4 mars 1961, Carlos Marcello, parrain de la Nouvelle Orléans, était expulsé des Etats-Unis vers le Guatemala, signe pour la pègre que John Fitzgerald Kennedy et Robert Kennedy jouaient un "double jeu" [15].

Or, parallèlement, Sam Giancana avait déployé ses réseaux et sollicité Santo Trafficante (Parrain de Cuba, libéré entre temps des geôles cubaines) et Carlos Marcello, déjà très impliqué dans le soutien aux anti-castristes, afin qu'ils apportent leur soutien à la réalisation du projet d'assassinat de Fidel Castro [16], projet décidé par la présidence sous Einsenhower et planifié par la CIA [17]. L'avènement de Fidel Castro en Juin 1959, avait été pour le crime organisé, la déroute financière la plus importante de son histoire se chiffrant en une perte de plusieurs millions de dollars avec la nationalisation du jeu et la lutte contre toutes les formes de trafics clandestins [18]. En pleine guerre froide, les États-Unis ne pouvaient pas tolérer, en vertu de la doctrine Monroe de 1823, et de leur lutte contre le communisme, la présence d'une révolution communiste à leurs portes [19]. La collaboration active avec la C.I.A, sous la forme d'un bras armé, offrait en cas de chute du régime castriste, la possibilité de reprendre le pied sur l'île [20]. Outre la désastreuse tentative d'invasion de la Baie des Cochons, le 15 Avril 1961, 8 tentatives d'assassinat seront effectuées contre Fidel Castro [21] .

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy était assassiné à Dallas, au Texas. Certains pensent que Sam Giancana était impliqué dans cet assassinat. Cette théorie repose sur les affirmations de son frère et de son neveu, Chuck et Samuel Giancana [22]. Dans leur livre "Notre homme à la maison blanche", ou Double Cross parut en 1992, ces derniers indiquent que l'assassiné à Dallas aurait été une opération croisée impliquant des membres de la C.I.A notamment Franck Fiorini (alias franck Sturgis), Roscoe White, et des tueurs de la Mafia dont Jack Lawrence, Charles Harrelson, hommes de main de Marcello, Chuckie Nicolleti, Milwaukee Phil et Richard Cain, et en employant Lee Harvey Oswald, agent de la CIA, manipulé comme bouc émissaire [23]. Ce dernier aurait été dirigé par Guy Bannister, ancien agent du F.B.I, dont l'agence de détectives couvrait les activités illégales de la C.I.A à l'intérieur des Etats-Unis [24]. Créée le 15 septembre 1947, la CIA avait, en effet, interdiction formelle d'intervenir sur le territoire national des États-Unis, rôle dévolu au F.B.I [25]. Selon Samuel et Chuck Giancana, Jack Ruby serait intervenu pour réduire au silence Lee Harvey Oswald, qui aurait dû être abattu par J.D Tippit et Roscoe White, en tant que tireur isolé et sous le motif de la légitime défense [26].

Chuck et Samuel GIANCANA prêtent également ses mots à Sam Giancane :"Le 22 Novembre 1963 (...), il y a eu un coup d'état aux Etats-Unis; C'est aussi simple que ça. Le gouvernement de notre pays a été renversé par une poignée de gars qui ont foutrement bien fait leur boulot. Personne n'a su ce qui était arrivé. Mais moi, je sais. Je sais que j'ai assuré l'avenir du milieu, une fois pour toutes". [27]

En 1975, à la mort de Sam GIANCANA, le F.B.I surprit une conversation téléphonique dans laquelle, Santos Trafficante, indiquait :"A présent, seules deux personnes sachant qui a tué Kennedy sont vivantes et elles ne parleront pas"[28],[28]

En 1966, Giancana fut forcé de laisser tomber la gestion des casinos sud-américains pour avoir pris de trop grosses commissions sur leurs bénéfices. Il s’exila au Mexique. Sept ans plus tard, il fut arrêté chez lui à San Cristobal, et renvoyé aux États-Unis suite à une intervention du service de l'immigration [29].

Famille[modifier | modifier le code]

Sam se maria, le 23 septembre 1933 avec Angelina DeTolve, une fille d’immigrants de la Basilicate, région du sud de l'Italie. Ils ont eu trois filles. Angelina mourut en 1954 et laissa Sam élever ses trois filles. Sam ne se remaria jamais après être devenu veuf. Durant son mariage, il était connu pour avoir été un mari aimant malgré ses fréquentes infidélités. Il tenait sa femme en haute estime même après sa mort. Au moins une de ses filles, Antoinette a repris son nom de jeune fille, Giancana. Son petit-fils, Nick Giancana utilise ce nom sur son profil Facebook.

Ami proche de Frank Sinatra et plus généralement du Rat Pack, il a entretenu une liaison orageuse avec la chanteuse Phyllis McGuire des McGuire Sisters.

Assassinat[modifier | modifier le code]

Le 19 juin 1975, alors qu’il faisait cuire des saucisses sur son barbecue, Giancana fut assassiné d’une balle derrière la tête. Puis, l'assassin, le coucha sur le dos et lui tira six balles supplémentaires dont une dans la bouche et cinq sous le menton [30].

Les mobiles de son assassinat restent inconnus à ce jour [31]. Toutefois, Giancana aurait dû comparaître quelques jours plus tard, devant le comité CHURCH, commission Sénatoriale sur les Services Secrets, qui enquêtait sur les agissements conjoints de la CIA et de la Mafia contre Fidel Castro. Sam GIANCANA avait une forte connaissance des activités para-politiques de la Mafia et de ses connexions avec la CIA [32].

Les conditions de sa disparition ont soulevées de nombreuses questions : la maison de Giancana était placée sous surveillance par le F.B.I. Le tueur a été reçu par Giancana librement ce qui indique une connaissance de l'ancien parrain [33]. Enfin, l'arme du crime employée, un calibre 22, n'était pas l'arme habituellement employée pour le règlement de contrats entre les membres de la pègre [34].

Sa disparition fait donc émettre l'hypothèse d'une élimination préventive soit par la Mafia soit par la CIA [35].

Qui a tué Giancana ? On pense qu’il pourrait s’agir pour la Mafia, notamment de Joey Aiuppa, ou de John Roselli [36], un des principaux parrains de Las Vegas [37], pour un règlement de compte ou pour l’empêcher de dévoiler des informations. Pour la CIA, cette dernière l’aurait fait tuer afin de l’empêcher de dévoiler des informations sur ses activités secrètes durant les années 60 et 70 et l’assassinat de John F.Kennedy. A noter que la CIA, avant toute interrogation, publia un communiqué pour exclure son implication dans la disparition du parrain de Chicago et ancien allié [38].

On peut noter qu’aucun de ses « amis » du show business, ni même ses « amis » de la Mafia, ne furent présents à ses funérailles.

À la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Samuel et Chuck GIANCANA, Notre homme à la maison blanche, Paris, Robert Laffont,‎ , 365 p. (ISBN 2-221-073401), p.214-216
  2. Thierry LENTZ - L'assassinat de John F.KENNEDY - Histoire d'un mystère d'Etat - Edition Nouveau Monde - 2010 p.332
  3. Ibid.
  4. Samuel et Chuck GIANCANNA, opp.cit p.285
  5. .Ibid
  6. T.LENTZ. Opp.cit p.332
  7. Samuel et Chuck GIANCANNA - Opp.cit. p.287-288
  8. Samuel et Chuck GIANCANNA - Opp.cit p.280
  9. ibid.p.295
  10. T.LENTZ Opp.cit p.334
  11. T.LENTZ - Ibid p.336
  12. Ibid.p.345
  13. Samuel et Chuck GIANCANNA - Opp.cit p.296
  14. T.LENTZ opp.cit - p.345
  15. Samuel et Chuck GIANCANNA - Opp.cit p.297
  16. Samuel et Chuck GIANCANNA - Opp.cit p.293
  17. T.LENTZ, opp.cit. p.376-377
  18. Ibid.p.384
  19. Ibid.p363
  20. .idem
  21. Ibid.p.383
  22. Samuel et Chuck GIANCANNA - Opp.cit p.341
  23. Ibid.337
  24. Ibid.p.336
  25. T.LENTZ opp.cit.p.372
  26. Samuel et Chuck GIANCANNA - Opp.cit. p.339-340
  27. Ibid.p.341
  28. a et b Thierry LENTZ, L'assassinat de John F. Kennedy - Histoire d'un Mystère d'Etat, Editions Nouveau Monde,‎ , 447 p. (ISBN 978-2-84736-508-5), p.351
  29. Samuel et Chuck GIANCANNA - Opp.cit p.360
  30. Samuel et Chuck GIANCANA - Notre homme à la Maison Blanche - Editions Robert Laffont 1992 - p13-14
  31. T LENTZ - L'assassinat de John F.KENNEDY - Histoire d'un mystère d'Etat - Editions Nouveau Monde - 2010 - p.328
  32. .ibid
  33. T.LENTZ opp.cit p.328
  34. Ibid.
  35. .Ibid
  36. Samuel et Chuck GIANCANA, Opp cit .p.363
  37. T.LENTZ - opp cit.p.332
  38. ibid.

Liens externes[modifier | modifier le code]