Magnicide

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Lithographie De l'assassinat du président américain Abraham Lincoln.

Le magnicide est l'assassin d'une personne importante, usuellement une figure politique, religieuse ou artistique. L'assassin a une motivation idéologique ou politique, et l'intention de provoquer une crise politique ou éliminer un adversaire qu'il envisage comme un obstacle afin de mener à terme ses plans.

La figure du magnicide a historiquement reçu les peines les plus lourdes dans les différents États tout au long de l'histoire pénale. Et été aussi bien être traité comme aggravant, ou comme type propre. En général, il exige qu'il se produise la mort d'une ou plusieurs personnes déterminées en fonction de leur célébrité et se réunissent les types d'assassinat ou meurtre dans la commission du délit.

Dans quelques États la figure reste réduite à la mort du chef d'État. Dans d'autres cas il est plus ample, il comprend au président du Gouvernement ou premier ministre, aux présidents du Parlement ou Congrès et à la famille des chefs d'État, lorsque le système est une monarchie. Dans ce dernier cas, il inclut la mort des successeurs ou des héritiers directs de la Couronne.

Le terme s'est aussi utilisé pour nommer les assassinats de fameux dirigeants politiques et religieux, comme par exemple l'assassinat du président des États-Unis, Abraham Lincoln, le vice-président du Paraguay, Luis María Argaña, les candidats présidentiels colombiens Jorge Eliécer Gaitán et Luis Carlos Galán, l'ex président du Chili Eduardo Frei Montalva, le candidat présidentiel mexicain Luis Donaldo Colosio Murrieta ou le leader hindou Gandhi.

Les magnicides[modifier | modifier le code]

Le magnicide n'a pas un profil unique. L'assassin de l'archiduc d'Autriche à Sarajevo était un patriote serbe.

L'assassin de Trotsky était un agent entraîné pour tuer et qui accomplissait les ordres de Staline. Les assassins de Yitzhak Rabin et de Anouar el-Sadate étaient des fanatiques religieux.

"L'unique trait commun à tous est le fait qu'ils ont l'assurance d'accomplir une mission dont les bénéfices justifient le sacrifice". En étudiant chaque cas, nous pourrons trouver celui qui agit en solitaire ou en petit groupe, jusqu'au complot dans lequel s'associent les intérêts de différents groupes de pouvoir, groupes terroristes séparatistes ou d'idéologie extrémiste. Depuis le point de vue psychanalytique le magnicide se lie avec le complexe d’œdipe, le roi ou président accomplissant le rôle du père.

Types de magnicides[modifier | modifier le code]

Juan de Rada en assassinant à Francisco Pizarro, gouverneur de la colonie espagnole de Nouvelle-Castille en Amérique du Sud.
Cadavres du duce Benito Mussolini et son amant Clara Petacci après être assassinés par des partisans italiens postérieurs à la Seconde Guerre mondiale.
Cadavre du narcotrafiquant Pablo Escobar après être abattu par le Bloc de recherche.

Il se peut établir divers classements pour les magnicides, par exemple en distinguant entre les planifiés, ratés et les réussis. [réf. nécessaire]

Selon le niveau de développement:

D'autre part, ils pourraient se regrouper autour du contexte historique dans lequel ils se produisent, bien qu'ils présentent quelques difficultés pour établir une claire distinction de périodes. On se peut observer l'origine, dans la deuxième part du XIX siècle, de la hausse d'action directe, comme forme de voie révolutionnaire, dans l'anarchisme violent et de courant nihiliste.

Peut-être la plus commune soit selon la nature publique de la victime:

Les assassinats ou tentatives sur fameux de la culture médiatique (artistes, musiciens, communicateurs, sportifs, etc.) n'entreraient pas dans cette catégorie, ne représenter aucun rien en le Gouvernement et vie politique. Nous écarterions alors les cas d'Andy Warhol en 1968 ou la joueuse de tennis Mónica Seles en 1993.

Fictions à-propos des magnicides[modifier | modifier le code]

Il existe un nombre significatif de créations dans la fiction narrative littéraire et cinématographique basées sur des assassinats historiques de grands dirigeants politiques et figures d'importance publique. Quelques-une offrent suffisamment de rigueur historique pour être une source intéressante pour connaître les faits et le contexte, ainsi que d'autres qui inventent des magnicides ou tentatives pour des personnages fictifs ou historiques.

En premier lieu nous pourrions souligner le cinéma et la télévision, qui suit ou reconstitue avec fidélité, quelques magnicides soulignés:

  • JFK, Dirigée par Oliver Stone en 1991, sur l'assassinat de John F. Kennedy.
  • Opération Ogro, dirigée par Gillo Pontecorvo en 1980, sur l'amiral Carrero Blanc.
  • L'assassinat de John Lennon, dirigée par J.P. Schaefer En 2007 (cinéma), sur Lennon.
  • Opération Valquiria, dirigée par Jo Baier en 2004, sur la tentative ratée d'éliminer à Hitler.
  • Lorca, mort d'un poète, série de télévision dirigée par Juan Antonio Bardem en 1987.
  • Lorca, dirigée par Iñaki Elizalde en 1998.
  • L'attentat, film mexicain de Jorge Fons.
  • Colosio: L'assassinat, film mexicain de Carlos Bolado.
  • Le patient interne, documentaire mexicain sur la tentative d'assassinat du président Gustavo Díaz Ordaz.

Par ailleurs, la liberté de la fiction s'use librement autour d'un fait réel concret ou en bâtissant un magnicide hypothétique ou, sans objections, totalement fantastique. Par exemple les romans Le cas Kurílov, de Irène Némirovsky, L'agent secret de Joseph Conrad, Le jour du chacal de Frederick Forsyth, L'homme de Saint-Pétersbourg de Ken Follett et Docteur Guillotina, de Lom Herbert (Roman), ou l'oeuvre de théâtre de Peter Weiss Marat/Sade.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Romero Maura, Joaquín, La romana del diablo: ensayos sobre la violencia política en España, 1900-1950, Marcial Pons, , Google Books (lire en ligne)
  • Donnelley, Paul, Assassins and Assassinations: History's Most Famous Plots, New Holland Publishers,
  • Narbona, Francisco; De la Vega, Enrique, De Prim a Carrero Blanco: cien años de magnicidios en España, 1870-1973, Barcelona: Planeta,
  • Sierra, Juillet À.: Grands assassinats du siècle XX, Éditorial Sudamericana, Buenos Aires, 2003
  • Mang Palacios, José Luis, El poder y la muerte: magnicidios mexicanos del siglo XX, Editorial Diana,