Kota Kinabalu

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Kota Kinabalu
Jesselton
Blason de Kota Kinabalu
Héraldique
Drapeau de Kota Kinabalu
Drapeau
Kota Kinabalu
Depuis en haut à droite et dans le sens horaires : Tun Mustapha Tower, le monument et la statue Marlin, le carrefour Wawasan, Wisma Tun Fuad Stephens, la Gaya Street et le centre ville.
Administration
Pays Drapeau de la Malaisie Malaisie
État Sabah
District Kota Kinabalu
Maire Nordin Siman
Code postal 88000-89000
Indicatif téléphonique 088 et 087
Démographie
Gentilé Orang KK, K.K-ites ou K.K-ians
Population 452 058 hab. (2010)
Densité 1 288 hab./km2
Population de l'agglomération 628 725 hab. (2010)
Densité 770 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 58′ 30″ nord, 116° 04′ 21″ est
Altitude m
Superficie 35 100 ha = 351 km2
Superficie de l'agglomération 81 600 ha = 816 km2

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Kota Kinabalu

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Kota Kinabalu
Liens
Site web http://dbkk.sabah.gov.my/

Kota Kinabalu (کوتا کينا بالو en jawi et 亚庇, Yàbì en chinois), anciennement connue sous le nom de Jesselton est la capitale de l'État du Sabah en Malaisie et la préfecture du district de Kota Kinabalu. Elle est également la capitale de la division de la Côte Ouest du Sabah. La ville se situe sur la côte nord-ouest de l'île de Bornéo au bord de la mer de Chine méridionale. Le parc national de Tunku Abdul Rahman se trouve à l'ouest et le mont Kinabalu, qui donne son nom à la ville, est à l'est. Selon le recensement de 2010, Kota Kinabalu compte 452 058 habitants, et, si les districts adjacents de Penampang et Putatan sont inclus, la population de l'agglomération est de 628 725 habitants.

Au XVe siècle la zone de Kota Kinabalu est sous le contrôle de l'Empire de Brunei. Au XIXe siècle la Compagnie britannique de Bornéo du Nord (CBBN) établit une colonie proche de l'île Gaya. Celui-ci est cependant détruit par un incendie en 1897, provoqué par un dirigeant local, Mat Salleh. En juillet 1899, la zone située à l’opposé de l'île Gaya est identifiée comme un endroit approprié pour l'établissement de colonies. Peu après, la zone se développe et l'endroit est nommé « Api-Api » avant d'être renommé « Jesselton » par le vice-président de la CBBN. Jesselton devient un port de commerce majeur et se connecte au réseau de chemins de fer de Bornéo du Nord. La ville est largement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. L'occupation japonaise de Jesselton provoque plusieurs soulèvement locaux, notamment la révolte de Jesselton dont les Japonais ressortent vainqueurs. Après la Guerre, la CBBN est incapable de pallier les importants coûts de reconstructions et la ville est cédée à Colonie de la Couronne. La Colonie de la Couronne déclare Jesselton capitale de Bornéo du Nord et commence la reconstruction de la ville. Après la formation de la Malaisie, Bornéo du Nord est renommé Sabah. En 1967, Jesselton est renommé Kota Kinabalu, d'après « kota » le mot malais pour « fort » et Kinabalu, le nom du mont proche. Kota Kinabalu obtient le statut de ville en 2000.

Kota Kinabalu est souvent connue sous le nom de KK, aussi bien en Malaisie que dans le reste du monde. C'est une destination touristique majeure et une passerelle obligatoire pour les visiteurs de Sabah et de Bornéo. Le parc national du Kinabalu se situe à environ 90 kilomètres de la ville et il y a de nombreuses autres attractions touristiques autour de la ville. Kota Kinabalu est également un des principaux centres commerciaux et industriels de la Malaisie orientale. Ces deux facteurs font de Kota Kinabalu une des villes connaissant la plus forte croissance en Malaisie.

Étymologie[modifier | modifier le code]

« Kota » et « Kinabalu »[modifier | modifier le code]

Kina Balu depuis la vallée de Pinokok, lithographie publiée en 1862.

Kota Kinabalu tire son nom du mont Kinabalu, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de la ville. Le terme Kinabalu est dérivé du nom Aki Nabalu signifiant « lieu vénéré des morts ». Aki signifie « ancêtre » ou « grand-père » et Nabalu est le nom de la montagne en dusun[1]. Une autre source affirme que le terme provient de Ki Nabalu, où Ki signifie « avoir » ou « exister » et où Nabalu emporte l'idée d'« esprit des morts »[2].

Kota est le mot malais pour « fort », « village » ou « ville ». Il est également utilisé officiellement pour d'autres noms de villes ou de villages de Malaisie comme Kota Bharu, Kota Tinggi et Kota Kemuning. Il peut également être utilisé de manière informelle pour désigner n'importe quel village ou ville. Ainsi, une traduction directe du nom Kota Kinabalu en français pourrait être « Ville de Kinabalu » ou « Kinabalu Ville »[1],[2].

Autres noms[modifier | modifier le code]

En plus de Jesselton, Kota Kinabalu portait d'autres anciens noms. Le plus populaire est Api-Api ou simplement Api, lequel est le mot malais pour « feu »[3]. Wendy Law Stuart écrit dans son ouvrage sur Bornéo du Nord, The Lingering Eye qu'« au musée de l'État de Sabah se trouve une carte néerlandaise de Bornéo et de Célèbes datée de 1657, sur laquelle la colonie se trouvant à l’emplacement de Jesselton est clairement appelée Api Api. Cela pourrait être lié à l'arbre du littoral aux racines qui respirent qui porte le même nom »[4]. Cependant, certaines sources revendique que le nom Api Api provient du nom de la rivière proche appelée Sungai Api-Api. En chinois, la ville est toujours connue sous le nom de « Api », la prononciation hakka de l'idéogramme en chinois simplifié : 亚庇, chinois traditionnel : 亞庇, pinyin : yà bì[5],[6].

Un des autres noms historiques de Kota Kinabalu pourrait être Deasoka, ce qui signifie approximativement « sous le cocotier » en bajau[7]. Les locaux de langue bajau auraient utilisé ce nom en référence à un quartier du sud de la ville où se trouvaient de nombreux cocotiers[7]. Singgah Mata est également un des anciens nom de la ville, lequel signifie littéralement « œil de transit » ce qui pourrait être traduit vulgairement par « plaisant à l'œil ». Ce nom aurait été donné par les pêcheurs venus de l'île Gaya pour faire référence à la bande de terre qui constitue actuellement le centre ville de Kota Kinabalu[8]. Aujourd'hui tous ces noms ont été immortalisés sous la forme de noms de rues ou de bâtiments de la ville, comme par exemple, la piste Deasoka, le centre Api-Api où la rue Singgah Mata[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Charles Jessel, vice-président de la CBBN, d'après lequel Jesselton est nommée.
Jesselton vers 1911.
Le monument au morts de Bornéo du Nord est érigé en 1923 à Jesselton en mémoire des soldats britanniques morts pendant la Première Guerre mondiale.

À partir du XVe siècle, l’emplacement de Jesselton est sous le contrôle de l'Empire de Brunei[10],[11]. À la fin des années 1800, la Compagnie britannique de Bornéo du Nord (CBBN) commence à établir des colonies à travers Bornéo du Nord[12]. En 1882, la CBBN établit une colonie dans la zone connue alors sous le nom de Baie de Gaya, qui était déjà habitée par des Bajau[13]. La toute première colonie se trouve sur l'île Gaya[3]. En 1897, cette colonie est incendiée et détruite par le chef indigène bajau-suluk Mat Salleh[11].

Après cette destruction, en 1898, la CBBN décide de réinstaller la colonie sur le continent, plus facile à défendre, sur la baie gantienne, l'actuelle baie Sepanggar[14]. Cependant cet emplacement se révèle être inapproprié et, en juillet 1899, Henry Walker, un commissaire aux terres, décide d'établir la colonie sur une zone de 30 acres en face de l'île Gaya[15]. Le village de pêcheurs appelé Api-Api, est choisi pour sa proximité avec le réseau de chemins de fer de l’État de Sabah et son havre naturel qui permet un bon ancrage, grâce à sa profondeur d'environ 7 mètres[3].

Dégâts dus aux bombardements de la ville de Jesselton pendant la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la campagne de Bornéo menée par les forces alliées en 1945.
Les troupes japonaises désarmées marchant vers un camp de prisonniers de guerre à Jesselton après la capitulation du Japon face à la force impériale australienne le 8 octobre 1945.

À la fin de l’année 1899, certains bâtiments commencent à être construits, comme des boutiques, un quai et les établissements gouvernementaux[15]. Ce nouveau centre administratif est renommé Jesselton d'après Sir Charles Jessel, le vice-président de la CBBN d'alors. Jesselton devient alors un important point commercial de Bornéo du Nord, spécialisé dans le caoutchouc, le rotin, le miel et la cire[3],[16]. Le chemin de fer de Bornéo du Nord est utilisé pour transporter les marchandises jusqu'au port de Jesselton[16]. À cette époque les rebellions malaises et bajau sont courantes et la CBBN met tout en œuvre afin de calmer les menaces pirates qui subsistent depuis longtemps dans cette région[16]. Jesselton subit de très forts dégâts lorsqu'elle est rasée par les Britanniques pendant leur retraite du pouvoir japonais et elle en subit encore davantage lorsqu'elle est bombardée par les Alliés en 1945[17]. Après la prise de Bornéo par les Japonais, la ville est de nouveau renommée Api. Plusieurs rebellions contre l'administration militaire japonaise ont lieu à Api. Un des plus importantes est celle menée le 10 octobre 1943 par un groupe nommé Guérillas de Kinabalu pendant la révolte de Jesselton de la part des habitants autochtones. Les forces japonaise arrivent à calmer la rébellion après l'arrestation et l'exécution du dirigeant du groupe, Albert Kwok, en 1944[18]. À la fin de la guerre, ce qui reste de la ville est de nouveau détruit par des bombardements alliés durant nuit et jour pendant six mois dans le cadre de la campagne de Bornéo en 1945, ne laissant que trois bâtiments debout[3]. La guerre à Bornéo du Nord se termine avec la capitulation officielle de la 37e armée japonaise par le lieutenant-général Masao Baba à Labuan le 10 septembre 1945[19].

Des enfants filmés à Jesselton par un représentant du gouvernement australien un an après la guerre en 1946.

Après la guerre, au bord de la faillite, la CBBN retourne administrer Jesselton, mais elle est incapable de financer les importants coûts de reconstruction de la ville[20]. Les responsables donnent alors le contrôle de Bornéo du Nord à la Couronne britannique le 18 juillet 1946[20]. Le nouveau gouvernement colonial est élu pour reconstruire Jesselton et l’établir capitale de Bornéo du Nord à la place de Sandakan, ville également détruite par la guerre[20]. L'administration de la colonie établit un plan, connu plus tard sous le nom de « Plan de reconstruction et de développement de l’office colonial de Bornéo du Nord : 1948-1955 » afin de reconstruire Bornéo du Nord. Ce plan fournit 6 051 939 £ pour reconstruire les infrastructures de Bornéo du Nord[21]. Lorsque la Colonie de la Couronne de Bornéo du Nord avec le Sarawak, Singapour et la Fédération de Malaisie, forment la Malaisie en 1963, elle devient connue sous le nom de Sabah et Jesselton reste sa capitale[22]. Le 22 décembre 1967, l'assemblée législative de l'État de Sabah, sous la responsabilité du ministre en chef Mustapha Harun fait passer une note officialisant le renommage de Jesselton en Kota Kinabalu. Le village obtient le statut de ville le 2 février 2000[22].

Statut de capitale[modifier | modifier le code]

En étant la capitale de l'État de Sabah, Kota Kinabalu joue un rôle majeur dans le bien-être politique et économique de l’entièreté de l’État. Elle est le siège du gouvernement de l’État où la plupart des ministères et des agences publiques se trouvent. La plupart des agences et départements fédéraux malais sont également localisé à Kota Kinabalu. Les bâtiments de l’Assemblée Législative du Sabah se trouvent à proximité de la baie Likas. Y siègent quatre députés représentant les quatre circonscriptions parlementaires de la ville : Sepanggar, Kota Kinabalu, Putatan et Penampang. La ville élit également neuf représentants à la législature de l’État à partir des districts de la ville que sont Karambunai, Inaman, Likas, Api-Api, Luyang, Tanjung Aru, Petagas, Kepayan, Segama, Menggatal, Tuaran, Lido et Moyog[23].

Autorités locales[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Kota Kinabalu.

La ville est administrée par l'hôtel de ville de Kota Kinabalu. Le maire actuel est Nordin Siman, qui succède à Yeo Boon le 1er janvier 2019[24]. Le second maire de la ville est Illiyas qui succède à Abdul Ghani Rashid en 2006. La ville obtient le statut de ville le 2 février 2000, et avant cela elle était administrée par Majilis Perbandaran Kota Kinabalu, c'est-à-dire le conseil municipal de Kota Kinabalu[22].

Limites de la ville[modifier | modifier le code]

Les limites de la ville sont les mêmes que celle du district, anciennement la municipalité, de Kota Kinabalu. Avec une superficie de 351 km2, il s'agit du district le plus petit mais le plus peuplé de l'État de Sabah[25]. Elle englobe Tanjung Aru et Kepayan au sud et s'étend jusqu'à Telipok et Sepanggar au nord. La zone urbaine s'étend également dans le district de Penampang au sud de la frontière de la ville, lequel comprend les villes de Donggongon et Putatan[26]. La région formée par le district de Kota Kinabalu et les zones habitées adjancentes de Penampang et de Putatan est connue sous le nom de Grand Kota Kinabalu[27]. Le district de Penampang a une superficie de 466 km2 et administré par le Conseil du District de Penampang[28].

Surtout pour les habitants, parfois, Kota Kinabalu ne désigne que le centre-ville ou le quartier central des affaires proche de la mer, en face de l'île de Gaya. Le terme peut également définir l'aire urbaine comprenant les zones d'influence de Kota Kinabalu et des villes environnantes de Papar et Kinarut au sud et de Tuaran et Tamparuli au nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue du Grand Kota Kinabalu et de ses gratte-ciels parsemant la ville au-dessus de la cime des arbres de la forêt tropicale humide des collines avoisinantes.

Kota Kinabalu est située sur la côte occidentale de l'État de Sabah. La ville se trouve sur un étroit plateau délimité par le Banjaran Crocker à l'est et par la mer de Chine méridionale à l'ouest. Six îles font face à la côte de la ville. La plus grande d'entre elles est l'île Gaya, l'emplacement de la première colonie britannique. Environ 8 000 personnes y vivent[29]. Les plus petites îles, principalement inhabitées, se nomment Sapi, Manukan, Sulug, Mamutik et Sepanggar[30]. L'île Sepanggar se trouve au nord du parc national à l'opposé de la baie Sepanggar[30].

Vue aérienne de Kota Kinabalu en 2015.

Le centre-ville est principalement constitué de terrains plats et la hauteur des bâtiments est strictement limitée car les trajectoires aériennes de l'aéroport distant de 7 kilomètres passent directement au-dessus de la ville[3] La majeure partie du quartier central des affaires est aujourd'hui construite sur des terre-pleins[3]. La flore locale d'origine a en grande partie disparu, mais plusieurs collines de la ville, trop raides pour être construites, sont encore habillées de forêt tropicales humides[31]. L'une de ces collines, la Signal Hill limite le quartier des affaires au rivage[31]. Dans la région de la baie de Likas, les restes d'une vaste forêt de mangrove ont presque été perdus[31]. En 1996, le gouvernement de l'État déclare la protection d'une zone de 9,7 hectares de forêt[31]. Cette forêt est maintenant connue sous le nom du Sanctuaire d'oiseaux de la ville de Kota Kinabalu[31]. Ce sanctuaire reçoit une protection supplémentaire en tant que site du patrimoine culturel de l'État en 1998[31].

Les cinq îles de Gaya, Sapi, Manukan, Sulug et Mamutik, font face à la ville et leurs eaux environnantes sont également protégée par le parc national de Tunku Abdul Rahman[3]. Ce parc est nommé en l'honneur du premier Premier ministre de Malaisie, Tunku Abdul Rahman[32]. Le parc est un lieu de loisirs pour les touristes et pour les habitants[32]. Le centre-ville de Kota Kinabalu est constitué principalement d'entreprises et de bâtiments gouvernementaux, comprenant Karamunsing, la zone portuaire de Tanjung Lipat, la colline Signal Hill, Kampung Air, Sinsuran, Segama, la ville asiatique, la vieille ville, Bandaran Berjaya, Api-Api, le port de Sutera et Sembulan[33]. Les quartiers périphériques et les banlieues résidentielles comprennent la crête de Kepayan, Tanjung Aru, Petagas, Kepayan, Lido, Lintas, Nosoob, Bukit Padang, Luyang, Damai, Lok Kawi, Bukit Bendera, Kasigui, Bundusan, Likas et Kolombong[33]. La ville est en croissance constante et l'étendue urbaine atteint les villes d'Inanam, Manggatal, Sepanggar, Telipok jusqu'au sud de la frontière du district avec les villes de Penampang, Putatan et Lok Kawi[33]. Kota Kinabalu est généralement assez isolée du reste du pays, elle est par exemple située à environ 1 624 kilomètre de Kuala Lumpur la capitale située en Malaisie péninsulaire et à 804 kilomètres de la grande ville la plus proche, Kuching située dans l'État voisin du Sarawak[34],[35].

Climat[modifier | modifier le code]

Des cocotiers le long de la route. Kota Kinabalu possède un climat équatorial.

Le climat de Kota Kinabalu est équatorial avec des températures élevées constantes, une quantité considérable de pluie et une humidité élevée tout au long de l'année[36]. Deux moussons dominantes caractérisent le climat de cette partie du Sabah : la mousson du nord-est et la mousson du sud-ouest. La mousson du nord-est a lieu entre novembre et mars alors que celle du sud-ouest survient entre mai et septembre. Il y a aussi deux inter-moussons successives entre avril et mai et entre septembre et octobre[36].

Entre 1995 et 2004, la température moyenne de Kota Kinabalu est comprise entre 26 °C et 28 °C[37]. Les mois d'avril et de mai sont les plus chauds, alors que le plus froid est le mois de janvier[36]. Les précipitations annuelles moyennes avoisinent les 2 400 millimètres et varient considérablement au cours de l'année[37]. En général février et mars sont les mois les plus secs alors que les précipitations atteignent leur maximum lors de l'inter-mousson d'octobre[38]. Les rafales de vent sont comprises entre 5,5 et 7,9 mètres par seconde pendant la mousson du nord-est mais elles sont significativement plus basse pendant la mousson du sud-ouest atteignant entre 0,3 et 3,3 mètres par seconde[39].

Relevé météorologique de Kota Kinabalu (moyennes entre 1971 et 2000, records entre 1946 et 1999)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 22,9 23 23,4 24,1 24,3 24 23,7 23,7 23,7 23,6 23,5 23,3 23,6
Température maximale moyenne (°C) 30,4 30,7 31,5 32,2 32,1 31,8 31,5 31,6 31,4 31,2 31 30,9 31,4
Record de froid (°C) 18 17 18 18 18 18 17 16 17 19 18 18 16
Record de chaleur (°C) 35 34,2 35,7 35,6 35,3 35,6 34,1 35 34 33,3 33,5 32,4 35,7
Ensoleillement (h) 187,7 194,8 233,4 245,3 228,8 197,6 204,9 196,7 180,7 191,9 192,5 197,5 2 451,8
Précipitations (mm) 104,8 73,4 50,5 114,2 216,2 279,4 262,7 270,3 285,2 345,8 302,4 242,3 2 547,2
Nombre de jours avec précipitations 8 7 6 8 12 13 13 13 14 16 17 13 140
Humidité relative (%) 83 82 81 80 81 80 79 78 81 82 83 83 81
Source : Organisation météorologique mondiale[40], National Oceanic and Atmospheric Administration[41] et Deutscher Wetterdienst[42].
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
30,4
22,9
104,8
 
 
 
30,7
23
73,4
 
 
 
31,5
23,4
50,5
 
 
 
32,2
24,1
114,2
 
 
 
32,1
24,3
216,2
 
 
 
31,8
24
279,4
 
 
 
31,5
23,7
262,7
 
 
 
31,6
23,7
270,3
 
 
 
31,4
23,7
285,2
 
 
 
31,2
23,6
345,8
 
 
 
31
23,5
302,4
 
 
 
30,9
23,3
242,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Démographie[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucun adjectif, ou gentilé, officiel ou populaire pour qualifier les habitants de Kota Kinabalu. En général ils se font appelé « orang KK », où orang signifie « personne » ou « peuple » en malais[43]. Les termes « KK-ites » et « KK-ians » ont également été utilisés dans une mesure très limitée. Les habitants de Sabah sont les Sabahians[44].

Ethnies et religion[modifier | modifier le code]

Groupes ethniques de Kota Kinabalu, 2010
Ethnie Population Pourcentage
Chinois 93 429 20,67 %
Bajau 72 931 16,13 %
Kadazans-Dusuns 69 993 15,48 %
Autres Bumiputeras 59 607 13,19 %
Malais burnéiens 35 835 7,93 %
Muruts 2 518 0,56 %
Indiens 2 207 0,49 %
Autres 5 482 1,21 %
Non-Malais 110 556 24,46 %
Source : Recensement de 2010 du département des statistiques de Malaisie[45].

Le recensement malaisien de 2010 estime la population de Kota Kinabalu à 452 058 individus[45]. La population actuelle de la ville est un mélange de différentes ethnies[45]. Les habitants non-malaisiens forment le plus grand groupe ethnique de la ville avec 110 556 personnes, suivis par les Chinois avec 93 429 personnes, les Bajau avec 72 931 personnes, les Kadazans-Dusuns avec 69 993 personnes, les autres Bumiputeras avec 59 107 personnes, les Malais burnéiens avec 35 835 personnes, les Muruts avec 2 518 personnes, les Indiens avec 2 207 personnes et enfin les 5 482 personnes restantes issues de divers groupes ethniques[45],[46]. La majeure partie de la population chinoise est issue des Hakkas et réside principalement dans le quartier de Luyang[45]. Une importante partie de cette population est constituée de Cantonais et de petites communautés hoklos et foochows dispersées dans tous les quartiers de la ville[45]. La plupart des Foochows sont venus dans l'État de Sabah en provenance de l'État voisin, le Sarawak[45]. Le district de Penampang est principalement peuplé de Kadazans, alors que les Bajau et les Dusuns résident à Likas, Sembulan, Inaman, Manggatal, Sepanggar et Telipok[45].

La Cathédrale Sacré-Cœur de Kota Kinabalu.

Les Malais brunéiens, les Bajau et les Suluks sont musulmans[45]. Les Kadazans-Dusuns, les Muruts, les Rungus et les Lundayeh-Lun Bawang pratiquent principalement une forme populaire du Christianisme, de l'Islam et de l'Animisme, tandis que les Chinois sont principalement bouddhistes, taoïstes et chrétiens[45]. La ville contient de nombreuses églises catholiques romaine, luthériennes, anglicanes, évangéliques et méthodistes[45]. Quelques groupes d'Hindous, de Sikhs, d'Animistes et de laïques peuplent également Kota Kinabalu[45].

La Mosquée de l'État de Sabah, autre lieu de culte de la ville.

Une assez importantes partie de la population de Kota Kinabalu sont Philippins[45]. La première vague de migrants est arrivée à la fin du XVe siècle lors de la colonisation espagnole, tandis qu'une autre vague est arrivée au début des années 1970, chassée des Philippines par les incertitudes politiques et économiques qui y régnaient[47]. La plupart des migrants précédents ont obtenu la nationalité malaise. Cependant, il y a encore des Philippins qui vivent dans la ville sans papiers d'identité en tant qu'immigrants clandestins[47]. La plupart de ces Philippins sont des Suluks parlant le chavacano provenant des îles méridionales des Philippines[48]. La ville comptent également des migrants venant d'Indonésie[48].

Une petite population d'Indiens, de Pakistanais et d'Eurasiens est également dispersée dans toutes la ville[49]. Plus récemment, le nombre d'expatriés vivant dans la ville, de manière temporaire ou permanente, a également augmenté[49]. La plupart d'entre eux viennent de Chine, de Corée du Sud, du Japon, d'Australie, de Taïwan et d'Europe[49]. Les mariages mixtes ne sont pas rares et les mariages entre Kadazans et Chinois sont les plus fréquents[49]. Les descendants métis de ces unions sont appelés « Sino-Kadazans » ou simplement « Sinos »[49].

Langues[modifier | modifier le code]

Les habitants de Kota Kinabalu parlent principalement le malais, plus particulièrement un créole Sabahien[44]. Cependant, comme presque 50 % des résidents de Kota Kinablu sont des descendants chinois, les langues chinoises sont également largement parlées[50]. Parmi toutes les langues chinoises, les plus parlées sont le hakka de Huizhou et le mandarin[50]. En outre, la plupart de ces Chinois maîtrisent le cantonais, même si leur niveau de fluidité est considérablement variable[50]. Presque tous les résidents sont également capables de parler anglais en particulier les jeunes. Cependant, certains ont du mal à le parler couramment en raison d'un vocabulaire limité et du manque général d'utilisation, parmi les Sabahiens, de la langue anglaise en tant que lingua franca conversationnelle[50].

Le nombre de locuteurs de langue kadazan-dusun semble avoir connu une baisse significative dans l'ensemble du Sabah, en particulier dans les grandes villes comme Kota Kinabalu[51]. Cependant, des efforts sont entrepris pour relancer l'usage de cette langue[51]. Depuis les années 1990 le kadazan est considéré comme une langue en voie de disparition, de même que la culture ethnique des Kadazans[51].

Économie[modifier | modifier le code]

En plus d'être la capitale du Sabah, Kota Kinabalu est en également le principal centre industriel et commercial[52]. L'économie est dominée par le secteur primaire de l'industrie. Historiquement, le secteur dominant est le secondaire, mais en raison de l'urbanisation rapide et du développement économique, ce secteur diminue lentement[52]. Plus récemment, une tendance vers une industrie plus tertiaire est devenue plus apparente, en particulier en ce qui concerne l'essor de l'industrie liée au tourisme[52]. De nombreuses banques commerciales nationales et internationales, ainsi que certaines compagnies d'assurance, ont leur siège ou leurs succursales à Kota Kinabalu. La population chinoise d'outre-mer contribue également au développement de la ville depuis l'immigration de la fin du XIXe siècle[53]. Originellement leur rôle implique le « coolie », une forme d'esclavagisme, et, aujourd'hui, de nombreux Chinois travaille comme commerçants[53].

Un certain nombre d'entreprises industrielles et manufacturières y ont également des usines, notamment dans les districts industriels de Likas, Kolombong et Inanam. L'actuelle construction du parc industriel de Kota Kinabalu (KKIP) d'une superficie de 33,7 km2, à Sepanggar, vise à renforcer l'activité industrielle et commerciale de la ville, ce qui en fera un centre de croissance majeur en Malaisie orientale, au même titre que le BIMP-EAGA créé en 1994[54]. La ville de Kota Kinabalu héberge également chaque année de nombreux salons et conférence nationaux, régionaux et internationaux, dont la biennale Sabah International Expo, la Conférence Asie-Pacifique sur le tourisme électronique, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, le Congrès australien de l'ingénierie de l'ASEAN et bien d'autres[54]. Ces événements se déroulent généralement au Sabah Trade Center ou au Sutera Harbour[54].

Transport[modifier | modifier le code]

Autres services[modifier | modifier le code]

Culture et loisir[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Proximité du mont Kinabalu, sommet de plus de 4 000 mètres.

Kota Kinabalu est doté d'un aéroport international (code AITA : BKI).

Vue de la ville.
Vue du bord de mer

Relations internationales et jumelage[modifier | modifier le code]

La ville de Kota Kinabalu est jumelée avec les villes suivantes :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Andy Immit Mojiol Russel, Ecological Landuse Planning and Sustainable Management of Urban and Sub-Urban Green Areas in Kota Kinabalu, Malaysia, Cuvillier Verlag, (ISBN 978-3-86727-081-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]