Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement

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Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement
Image illustrative de l'article Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement
Organe de l'ONU
Type d'organisation Programme de l'ONU
Acronymes CNUCED
Secrétaire général Drapeau du Kenya Mukhisa Kituyi
Statut Active
Membres
Siège Genève (Suisse)
Création 1964
Site web http://unctad.org/fr
Organisation parente Assemblée générale des Nations unies

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement[1] (CNUCED) est un organe subsidiaire de l'Assemblée générale des Nations unies créé en 1964, qui vise à intégrer les pays en développement dans l'économie mondiale de façon à favoriser leur essor. Organisme intergouvernemental permanent, la Cnuced compte 193 États membres.

La CNUCED cherche à affirmer la cohésion des pays du Sud autour d’une revendication majeure : des échanges commerciaux rééquilibrés (principale revendication de l'économiste argentin Raul Prebish, à l'initiative et premier président de la CNUCED et dénonçant la « détérioration des termes de l'échange »), ce qui suppose l’accès des pays du Sud aux marchés du Nord et l’amélioration des termes de l'échange. En effet, les pays du tiers monde considéraient que les principes libéraux fixés par le GATT ne répondaient pas à leurs problèmes spécifiques. Enfin, elle a été l'un des principaux acteurs du concept de Nouvel ordre économique international (NOEI).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1963, 75 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, appellent au lancement d'un organisme destiné à aider les pays en développement à tirer le meilleur parti des possibilités de commerce, d’investissement et de développement qui s’offrent à eux, et à s’intégrer de façon équitable dans l’économie mondiale.

La CNUNED voit ainsi le jour l'année suivante (en 1964). Dès les premières années, la volonté d'organiser le développement de ces pays par la régulation des cours mondiaux transparait dans les débats.

La CNUCED a joué un rôle important dans la régulation des marchés de matières premières à « une époque où l’on essayait de bloquer l’instabilité des prix et des marchés en agissant sur leurs mécanismes, notamment par des accords internationaux de produits »[2], qui ont permis de faire face à l'emballement des cours qui a suivi le premier choc pétrolier, et surtout le second, puis à la baisse des cours lors du contre-choc des années 1980. Depuis, la CNUCED a produit de nombreuses règles de droit international.

Objectifs & But[modifier | modifier le code]

La CNUCED a pour mandat de déterminer les mesures propres à aider les entreprises, particulièrement les PME à se conformer aux normes internationales, à promouvoir leur capacité en matière de technologie et d’innovation, de les aider à accéder aux nouvelles technologies et de renforcer leur participation dans les chaînes mondiales de valeur. La CNUCED s'attache à élaborer un cadre directif pour promouvoir les politiques d'entrepreneuriat et apporte son assistance technique pour le développement des entreprises locales, par exemple à l'aide du programme Empretec (en), présent aujourd’hui dans 32 pays. La CNUCED aide aussi les pays en développement à mettre en place un environnement propice à la formation de relations entre les entreprises, et fournit en appui des réseaux de services d’aide aux entreprises. La CNUCED aide les gouvernements à promouvoir et à faciliter l’investissement, par exemple en assurant des services consultatifs pour les stratégies ciblant les investisseurs, la rétention des investissements et l’appui institutionnel, ainsi qu’en organisant des ateliers et des voyages d’étude. Elle s'efforce d'améliorer le cadre règlementaire, institutionnel et opérationnel pour l’investissement dans ces pays.

Actions[modifier | modifier le code]

La Cnuced a impulsé un certain nombre d'idées, en voici une liste non exhaustive :

  • l'accord sur le système généralisé de préférences(SGP) « en vertu duquel les pays développés appliquent des droits très faibles ou nuls à de nombreux produits exportés par les pays en développement, sans recherche de concessions commerciales en contreparties ».
  • la création d'un fonds commun pour les produits de base, destiné à financer des stocks régulateurs internationaux ainsi que le pôle recherche-développement.
  • l'accord sur le montant de l'aide publique au développement (ADP) de la part des pays donateurs : 0,7 % du PNB pour l'aide au PED en général et 0,15 % pour l'aide aux pays les moins avancés (PMA). Ce point n'a toutefois jamais été respecté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Institut canadien des comptables agréés, « Fiche terminologique sur le site de l'Office québécois de la langue française », (consulté le 10 juillet 2012)
  2. « Marchés internationaux de matières premières et développement Introduction » par Serge Calabre, dans la revue Mondes en développement de 2003 [1]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]