Henri de Baillet-Latour

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Henri de Baillet-Latour
Henri de Baillet-Latour.jpg
Fonction
Président du comité international olympique
-
Biographie
Naissance
Décès
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IxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
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Autres informations
Membre de

Le comte Henri de Baillet-Latour, né le à Bruxelles et mort le à Ixelles, est un aristocrate et dirigeant sportif belge. Il est le troisième président du Comité international olympique (CIO) de 1925 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le comte Henri de Baillet-Latour entouré par Adolf Hitler et Rudolf Hess lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 1936.

Baillet-Latour devient membre du CIO en 1903, et fonde plus tard le Comité olympique belge. Il est l'un des organisateurs des Jeux olympiques d'été de 1920 à Anvers, qui ne sont attribués qu'en 1919. Malgré ce très court délai de préparation dû à la Première Guerre mondiale, ces jeux sont un succès.

Lorsque le fondateur des Jeux olympiques modernes, le baron Pierre de Coubertin, démissionne de son poste de président en 1925, Baillet-Latour est élu pour lui succéder. Il dirige le CIO jusqu'à sa mort en 1942.

Son fils unique, le comte Guy de Baillet-Latour meurt en service commandé en Grande-Bretagne en 1942. Son neveu, Alfred de Baillet-Latour (1901-1980) est le dernier représentant masculin de la lignée comtale.

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Garant de l’esprit olympique, Baillet-Latour aura fort à faire pour le préserver lors de l’organisation des jeux d’hiver à Garmisch-Partenkirchen et des jeux d’été à Berlin par l'Allemagne nazie (1936). À la tête du CIO et présent sur de nombreuses photos aux côtés des dignitaires nazis, Baillet-Latour offre le flan aux critiques. Son attitude et certains de ses propos sont mis en évidence pour souligner son admiration pour la culture germanique, son anticommunisme voire une forme d’antisémitisme. Dans le même temps, il convient de constater que les athlètes juifs ou de couleur ont pu concourir à Berlin.

En 1940, il doit se résoudre à supprimer les Jeux de Helsingfors et n’assistera pas à la renaissance de la flamme olympique, étant emporté par la mort en janvier 1942, à Ixelles. Immédiatement les autorités allemandes s’employèrent à faire un événement de ses funérailles : au drapeau olympique aux cinq anneaux qui recouvre le cercueil, les Hitler, von Ribbentrop, von Halt et autres von Falkenhausen font ajouter chacun une couronne de fleurs plus impressionnante les unes que les autres. Loin de cette mise en scène et beaucoup plus discrètement, la famille placera le corps dans le petit village de Latour.

En 2008, une chaire olympique Baillet-Latour est soutenue par le fonds Inbev-Baillet-Latour. Créé en 1974 par Alfred de Baillet-Latour (neveu de Henri), ce même fonds contribue à aider financièrement de nombreuses initiatives culturelles, de rénovation du patrimoine ou de recherches médicales.

Liens externes[modifier | modifier le code]