Olivier Chiabodo

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Olivier Chiabodo, né le à Provins, est un producteur et présentateur d'émission de télévision français.
Après des études de médecine, il anime des émissions sur TF1 jusqu'en 1997 lorsqu'il est licencié à la suite de l'affaire dite « d’Intervilles ». Il produit en 1999 Les Carnets de Noé, une série de documentaires, et lance en 2007 un site à vocation écologique.

Carrière d'animateur[modifier | modifier le code]

Il devient en animateur sur RMC à la demande d'Yves Mourousi, alors directeur des programmes de la station de radio franco-monégasque[1].

En et , il rejoint TF1 et anime Le Trésor de Pago Pago avec Sophie Lafortune où il est chargé d'accompagner les candidats dans leurs aventures[2]. En , il rejoint l'équipe de Christophe Dechavanne et devient chroniqueur dans Tout le Toutim mais après seulement un mois d'antenne, l'émission est supprimée faute d'audiences satisfaisantes[3]. Il est ensuite sur Coucou ! de à . Entre janvier 1995 à , il prend la succession d'Alexandre Debanne et anime l'émission La roue de la fortune. En 1995, TF1 remet à l'antenne Intervilles et Olivier Chiabodo y joue le rôle d'arbitre en compagnie de Nathalie Simon[4].

En 1996, il est le coconcepteur avec Christophe Cossé de l'émission Carte aux trésors[5].

L'affaire d'Intervilles[modifier | modifier le code]

En 1997, le Canard enchaîné publie un article, accompagné de photos, l'accusant d'avoir aidé l'équipe du Puy du Fou face à l'équipe du Pays d'Ancenis lors de l'émission Intervilles du . Les photos le montrent tenir sa main proche de son corps avec trois doigts dépliés, suggérant qu'il aurait fait un signe de la main pour donner la réponse à une question posée. L'Association du Puy du Fou porte plainte pour diffamation contre l'hebdomadaire. La société de production d’Intervilles et TF1 portent plainte contre l'animateur, qui porte également plainte pour diffamation. Le vice-président de TF1 de l'époque, Étienne Mougeotte déclare « avoir visionné mardi et mercredi plusieurs cassettes des émissions d’Intervilles où il apparaît que cela [le geste de la main] s'est produit plusieurs fois » alors qu'Olivier Chiabodo arbitrait les matches entre le Puy du Fou et Ancenis et lors de la finale entre le Puy du Fou et Pont-Saint-Esprit en [6]. Ce dernier est alors licencié par la chaîne[7],[8]. Il attaque le Canard enchaîné en justice et demande un franc symbolique de dommages-intérêts. L'hebdomadaire fait appel et publie un article intitulé « Pas même un franc par doigt ». Olivier Chiabodo est finalement disculpé par la justice, mais ne réintègre pas TF1[9].

À la suite de cette affaire, son nouveau jeu, Touché, gagné !, lancé à la rentrée de septembre 1997, est stoppé par la chaîne. L'émission reviendra quelques semaines plus tard, mais avec Alexandre Delpérier à l'animation[10].

Noé Channel[modifier | modifier le code]

En 1999, il produit une série de documentaires, Les Carnets de Noé. Dans chacun des vingt épisodes, il fait escale dans un pays différent afin d'évoquer « l'influence de l'homme sur la nature, l'évolution ou la disparition de telle ou telle ethnie, la faune, la flore, les patrimoines archéologiques et historiques de ces pays »[11].

En 2000, après les Carnets de Noé, Olivier Chiabodo a l'idée de lancer une chaîne consacrée à la nature et au développement durable, Noé channel, qu'il définit comme la « première chaîne de télévision entièrement consacrée à la Planète Terre s’adressant à toute la famille et dans plusieurs langues à travers le Monde ». À cette fin, il crée au Luxembourg la société Noé Channel S.A[12] et prévoit, pour le printemps 2003, le lancement de Noé Channel[13], qui doit proposer des magazines, documentaires, fictions, jeux, informations, émissions de divertissement, sport, programmes musicaux et dessins animés produits à partir d'un bateau naviguant sur les mers du globe[14]. Il achète un ancien chalutier norvégien de 61 mètres, qu'il fait venir à Lorient, afin de le réaménager en studio télé sous le nom de Noé pour un investissement global de 25 millions de francs[15],[16],[17]. Confiés à Raidco Marine, les travaux prévus permettent de refaire la carène, d'installer des studios, d'aménager un bar-salon, d'accueillir une régie télé et production dans la passerelle et de transformer les cales à poisson et les coursives en cabines permettant d'accueillir une cinquantaine de personnes[17].

Malgré l'implication d'importants investisseurs, plusieurs annonces de lancement et les promesses d'Olivier Chiabodo, plusieurs années s'écoulent sans que le projet n'obtienne les financements nécessaires et des problèmes de trésorerie apparaissent. En 2002, après plusieurs mois sans salaires, les marins du Noé quittent le navire qui est menacé de saisie[18]. En 2004, un marin du Noé poursuit Olivier Chiabodo et la société Carabin et réclame 194 500 d'arriérés de salaires et d'indemnités[15] et Raidco-Marine, l'entreprise chargée des travaux sur le Noé revendique 800 000 euros d'impayés[19]. Le Noé, saisi depuis 2001 et à quai au port de pêche de Lorient, est une première fois mis en vente aux enchères en pour une valeur de 1,5 million d'euros[20] avant d'être remis en vente à l'année suivante à la mise en redressement judiciaire de la société Carabin[21]. En , Olivier Chiabodo est condamné par le tribunal des Prud'hommes de Lorient à verser 160 000 euros au marin, jugement cassé en appel[réf. à confirmer][22]. En 2005, la société Carabin est placée en liquidation judiciaire et les actifs de Noé Channel sont vendus[19].

Retour à TF1[modifier | modifier le code]

Olivier Chiabodo est réembauché par TF1 en pour donner un coup de main aux opérations spéciales de la chaîne[23]. En , il prend la direction de JET, une chaîne consacrée au jeu, dont il assure les acquisitions et la programmation, celle-ci cesse d'émettre en [24],[25],[26].

Il est maintenant conseiller auprès du directeur de la communication du groupe TF1.

Noé.org[modifier | modifier le code]

En , à l'occasion du Grenelle de l'environnement, il participe au lancement du site internet Noé.org, un portail internet sur le développement durable et l'« écologie participative ». Ce site communautaire permet aux internautes de proposer des idées au sein de groupes de travail sur six thèmes différents : le climat et l'énergie, la biodiversité, la santé, la production et la consommation, la gouvernance et la compétitivité[27]. À la fin novembre 2007, il remet ces propositions au ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo[28].

Noé Institute[modifier | modifier le code]

En , O. Chiabodo cofonde, « Noé Institute », une Association International Sans But Lucratif de droit belge basée à Bruxelles[29],[30]. Les statuts de « Noé Institute » précisent que l’objectif poursuivit, dénué de tout esprit de lucre, est de nature écologique, environnementale et pédagogique et qu’elle a pour but de contribuer à la protection de la nature et de l’environnement et d’améliorer le cadre de vie.

En , Olivier Chiabodo annonce que, dans le cadre de Noé Institute[29], plusieurs projets seront créés d'ici à la fin de l'année 2008, dont « une Télé Verte » (une chaîne télé multilingue accessible par le câble et le satellite), ainsi qu'une version papier (magazine)[31].

Fin , à l’occasion du World Conservation Congress 2008, le Fonds Mondial de l’Environnement annonce le lancement de l’opération « Save Your Logo »[32],[33]. À l’initiative de « Noé Institute », cette campagne tentera de mobiliser les entreprises qui utilisent l’effigie d’un animal comme logo commercial pour sauver les espèces en voie de disparition. La banque Mondiale et l’UICN (Union Internationale pour la conservation de la nature) sont associées au projet. 5 millions de dollars de fonds publics seront investis dans l’opération dans le but de servir de levier financier pour engager des actions de conservation de plus grande envergure.

Émissions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. RMC grille 1991-1992 week-end
  2. Le Trésor de Pago Pago, TouteLaTele.com.
  3. Tout le Toutim, TouteLaTele.com.
  4. Intervilles, TouteLaTele.com.
  5. La Carte aux Trésor, TouteLaTele.com.
  6. « Intervilles » : TF1 se fâche, Le Nouvel Observateur, .
  7. Inter-Magouilles, L'Humanité, .
  8. Télé-infos , L'Humanité, .
  9. « VIDEO – Olivier Chiabodo "ne sera jamais guéri" d’Intervilles », Premiere,‎ (lire en ligne)
  10. « Touché, gagné ! - L'Encyclopédie des Emissions TV », sur Toutelatele.com (consulté le 8 janvier 2014)
  11. a et b Les Carnets de Noé, France Télévisions
  12. NOE CHANNEL S.A., Société Anonyme[PDF], Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg, .
  13. La poisse audiovisuelle, d'Lëtzebuerger Land, .
  14. Olivier Chiabodo, le Noé du câble, Studyrama.
  15. a et b Le marin du Noé poursuit Chiabodo, Ouest-France,
  16. Raidco agence le Noé en bateau télé, Ouest-France, .
  17. a et b Le Noé a été remis à l'eau - Lorient, Ouest-France, .
  18. Noé : Les marins ont quitté le navire, Ouest-France, .
  19. a et b Noé : l'aventure Chiabodo est finie, Ouest-France, .
  20. Le bateau télé est à vendre 1,5 million, Ouest-France, .
  21. Lorient : la vente du bateau télé reportée, Ouest-France, .
  22. L'ancien animateur de télévision Olivier Chiabodo condamné,Télé Satellite,
  23. Olivier Chiabodo est de retour, TV Magazine, .
  24. Olivier Chiabodo se remet du naufrage de « Noé » sur JET, TV Magazine, .
  25. La chaîne Jet arrêtée par TF1, ProfileNews.fr, .
  26. Audiovisuel : JET ne décolle pas, L'Humanité, .
  27. Environnement - Prêts à embarquer sur l'arche de NOE ?, LCI, .
  28. Grenelle - Borloo reçoit les idées des internautes, LCI, .
  29. a et b Création de Noé Institute, Moniteur Belge, .
  30. Noé Institute à Bruxelles, Noé.org, .
  31. Olivier Chiabodo lance une télé verte, TV Magazine, .
  32. (en) Save your logo, thegef.org, .
  33. Save your logo, Le Monde, .