Flic ou Voyou

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l'épisode de série télévisée, voir Saison 2 de Blue Bloods#Épisode 3 : Flic ou Voyou.
Flic ou Voyou
Réalisation Georges Lautner
Scénario Michel Audiard
Jean Herman
Acteurs principaux
Sociétés de production Cerito Films
Gaumont International
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film policier
Durée 107 minutes
Sortie 1979

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Flic ou Voyou est un film français réalisé par Georges Lautner, sorti en 1979.

Résumé[modifier | modifier le code]

À Nice, une guerre des gangs entre deux truands locaux, Achille Volfoni, dit le « Corse » et Théodore Musard, dit l'« Auvergnat » fait rage dans la ville, que la police ne peut stopper en raison de la complicité de certains représentants de l'ordre auprès des deux caïds. Parallèlement, le commissaire divisionnaire Stanislas Borowitz, de la « police des polices », usant de méthodes particulièrement expéditives pour contrer les ripoux, est envoyé de Paris avec l'accord du commissaire niçois Grimaud afin de « nettoyer » la ville de Nice de ses truands et de la corruption policière, tout en enquêtant sur le meurtre du commissaire Bertrand, policier notoirement ripou, assassiné dans une chambre d'hôtel, alors qu'il s'y trouvait en compagnie d'une prostituée, également tuée. Afin de mener au mieux son enquête, il se fait passer pour le frère de la prostituée, un petit malfrat du nom d'Antonio Cerruti. Au cours de son enquête, il découvre que deux policiers, Rey et Massard, également impliqués dans les meurtres, sont de mèche avec le « Corse ».

Borowitz décide de monter le « Corse » et l'« Auvergnat » l'un contre l'autre. Il fait sauter le bureau de Musard (l'« Auvergnat ») situé dans son casino, n'hésitant pas à le faire se déshabiller et à le laisser nu en pleine rue, et il incendie le bar appartenant à Volfoni (le « Corse »), tout en leur faisant porter le chapeau de ces événements. Parallèlement à son enquête, il rencontre la riche romancière Edmonde Puget-Rostand, avec laquelle il entame une liaison.

Mais son enquête est perturbée par l'irruption de sa fille, Charlotte, âgée de quatorze ans et au caractère bien trempé, qui s'est échappée de son pensionnat en Angleterre. Lorsque Rey et Massard découvrent la vérité à propos de Borowitz, le premier décide de l'assassiner. Borowitz réplique avant lui, l'abat, et n'hésite pas à faire porter le chapeau à Volfoni qui se retrouve alors inculpé pour le meurtre de Rey. Aussi, lorsque Musard et ses hommes enlèvent Charlotte, Borowitz pense que c'est Volfoni le responsable. Passant outre l'avis de Grimaud, Borowitz fait cavalier seul et, aidé d'un ancien collègue et ami, Cazauban, extrait Volfoni de sa cellule et le séquestre. Mais il reçoit un appel téléphonique d'Edmonde qui a reçu un colis contenant une chaussure et un numéro de téléphone noté sur un papier. Borowitz appelle et découvre que c'est Musard (l'« Auvergnat ») qui est derrière l'enlèvement de Charlotte. Massard, qui s'est acoquiné avec l'« Auvergnat » depuis l'arrestation du « Corse », propose son aide à Borowitz afin de libérer sa fille. Massard tue Musard et ses hommes, libère Charlotte et l'amène auprès de son père.

Borowitz laisse Massard partir avec le « Corse » menotté à une voiture de police, avant de mettre son plan à exécution en les piégeant grâce à un barrage de gendarmerie. En tentant de fuir, Massard et Volfoni sont tués. Leur voiture, mitraillée par la gendarmerie, fait une chute d'un pont et atterrit sur la voie ferrée avant d'être percutée par un train. Borowitz repart vers Paris avec Charlotte, non sans avoir dit au revoir à Edmonde.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Flic ou Voyou est le premier film de la carrière de Jean-Paul Belmondo à dépasser le million d'entrées sur Paris et sa périphérie[3].

Les scénaristes ont alors l’idée de faire un second film à son intention : Le Guignolo. On y retrouve, outre Belmondo, la plupart des autres comédiens du film : Georges Géret, Charles Gérard, Michel Galabru, Philippe Castelli, Tony Kendall ou encore Michel Beaune

Une grande partie du film a été tournée à Nice : on peut y voir la promenade des Anglais à plusieurs reprises, la place Masséna où l'Auvergnat (Georges Géret) se retrouve nu, le Vieux-Nice (bar des Langlois), le port où Rey et Massard discutent, etc. La scène de l'examen du permis de conduire a été tournée dans le quartier Saint-Maurice autour du Parc Chambrun. Le commissariat de police se situe dans les locaux du Palais de la Préfecture. Belmondo prend la fuite en tyrolienne sur le chantier du parc d'attraction Zygofolis. Les scènes au début du film se déroulent à Èze et Cap-d'Ail tandis que le camping Le Pylone se situe à Antibes et le casino à Juan-les-Pins. Les scènes d'intérieur ont été tournées aux studios de la Victorine.

Jean-Paul Belmondo exécute lui-même les cascades : la séquence de la tyrolienne lors de la scène de reconstitution de la police, la course-poursuite dans la voiture d'auto-école aux côtés de Philippe Castelli (que Belmondo retrouvera dans Le Guignolo) entre autres.

Le film comporte plusieurs allusions aux Tontons flingueurs, film dû au même réalisateur et au même dialoguiste :

  • le titre du film que plusieurs personnages vont voir dans un cinéma est Le Terminus des prétentieux, titre prévu initialement pour les Tontons flingueurs et mentionné dans une réplique de Bernard Blier. Les images de ce film sont extraites d’un autre film de Georges Lautner : Pas de problème ! ;
  • le personnage de Claude Brosset s’appelle Volfoni, nom porté par Bernard Blier et Jean Lefebvre dans les Tontons flingueurs ;
  • l’acteur italien Venantino Venantini, qui joue ici le rôle de Mario, tenait celui de Pascal dans les Tontons flingueurs. La rencontre de Mario avec Borowitz rappelle également les scènes de « bourre-pif » des Tontons Flingueurs : Mario ouvre la porte et le poing de Belmondo apparaît de la droite de l'écran pour lui infliger un direct dans la face.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Flic ou Voyou », sur Box Office Story (consulté le 6 septembre 2013).
  2. https://www.imdb.com/title/tt0077563/locations
  3. Gilles Durieux, Belmondo, Le Cherche-midi, 2009, page 270