Aldo Ciccolini

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Aldo Ciccolini
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Aldo Ciccolini en 2005

Naissance
Naples
Flag of Italy (1861-1946).svg Italie
Décès (à 89 ans)
Asnières-sur-Seine
Drapeau de la France France
Activité principale Pianiste
Maîtres Alfred Cortot, Marguerite Long, Yves Nat
Enseignement Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
Élèves Nicholas Angelich, Akiko Ebi, Marie-Josèphe Jude, Pascal Le Corre, Géry Moutier, Artur Pizarro, Jean-Yves Thibaudet
Récompenses Concours Marguerite-Long-Jacques-Thibaud (1949)
Distinctions honorifiques Commandeur de l'ordre national du Mérite

Aldo Ciccolini, né à Naples le et mort à Asnières-sur-Seine le [1], est un pianiste classique italien, naturalisé français en 1971.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aldo Ciccolini étudie le piano à Naples avec Paolo Denza (élève de Ferruccio Busoni), Achille Longo, puis avec Marguerite Long et Alfred Cortot à Paris. Son talent fait l'objet de discussions passionnées entre ses maîtres : le directeur du Conservatoire de Naples, Francesco Cilea, obtient une dispense ministérielle pour l'admettre en classe de composition à l'âge de neuf ans, car Achille Longo le pressent compositeur, mais Paolo Denza voit déjà en lui le pianiste d'exception qu'il deviendra.

Il fait ses débuts au Théâtre San Carlo de Naples en 1941. Il arrive à Paris en 1949 et remporte, ex-aequo avec Ventsislav Yankoff, le premier grand prix du concours Marguerite-Long-Jacques-Thibaud, avec une interprétation mémorable (et saluée par des critiques comme Bernard Gavoty) du premier concerto de Tchaïkovsky. Paul Badura-Skoda et Pierre Barbizet figuraient parmi les autres lauréats.

Ardent défenseur de la musique française pour piano (Ravel, Debussy, Satie, Chabrier, Séverac, mais aussi Massenet, Alkan, Castillon, Tailleferre), il est également un lisztien convaincu et un beethovénien passionné.

Aldo Ciccolini se produit avec les plus grands chefs d'orchestre tels que Wilhelm Furtwängler, Dimitri Mitropoulos, Erich Kleiber, Dmitri Chostakovitch, Pierre Monteux, Sergiu Celibidache, Carlo Maria Giulini, Charles Munch, André Cluytens, Lorin Maazel et Zubin Mehta.

Habitué des studios, il réalise plus de cent enregistrements discographiques.

Il acquiert la nationalité française en 1971 (sous l'égide de Georges Pompidou), puis enseigne au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris de 1971 à 1988 où il forme les nouvelles générations (Akiko Ebi, Pascal Le Corre, Géry Moutier, Jean-Yves Thibaudet, Artur Pizarro, Marie-Josèphe Jude, Nicholas Angelich, Jean-Marc Savelli, Jean-Luc Kandyoti[2]), révélant ainsi une vocation de pédagogue à laquelle, grâce aux master classes, il ne renoncera jamais.

Aldo Ciccolini est l'un des pianistes fétiches du Festival de Nohant. En 1971, il est l'invité vedette du festival berrichon. En 1972, c'est à Ciccolini que revient l'honneur de donner un concert d'hommage à celui qui était l'enfant chéri du festival, Samson François.

Il s'est éteint le 1er février 2015 à 89 ans. Il aura consacré toute sa vie à la discipline du piano. Ainsi, confiait-il sur France Musique, deux mois avant sa mort : « Tous les jours, je travaille, et parfois même la nuit.  J’ai la chance énorme, horrible, d’être insomniaque, pour moi le sommeil est une vue de l’esprit. J’attends le sommeil éternel et, profitant de l’instant, je préfère travailler[3] ». Selon ses vœux, il repose à Saint-Félix-Lauragais, près de Déodat de Séverac.

Aldo Ciccolini laisse derrière lui une centaine d'enregistrements.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le pianiste français Aldo Ciccolini est mort, Le Monde, 1er février 2015
  2. Piano ma non solo, Jean-Pierre Thiollet, Anagramme Ed., 2012, p. 79. ISBN 978 2 35035 333 3.
  3. « L’immense pianiste Aldo Ciccolini s’est éteint », sur France Musique,‎ 1er février 2015 (consulté le 11 mars 2015).
  4. legifrance.gouv.fr Décret du 16 mai 2008 paru au Journal officiel de la République française du 17 mai 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]