Saint-Point

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Saint-Point
Château de Saint-Point.
Château de Saint-Point.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton La Chapelle-de-Guinchay
Intercommunalité Saint-Cyr Mère Boitier entre Charolais et Mâconnais
Maire
Mandat
Jocelyne Bacq
2016-2020
Code postal 71520
Code commune 71470
Démographie
Gentilé Saint-Poignards (prononciation : sanpognards)
Population
municipale
322 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 27″ nord, 4° 37′ 03″ est
Altitude Min. 296 m
Max. 746 m
Superficie 14,24 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie.stpoint.free.fr

Saint-Point est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 3,7 km de Tramayes et à 25 km de Mâcon. Le territoire peut-être décomposé en trois unités paysagères ː le fond de vallée, d'environ 250 mètres de large, s’allonge du sud au nord ; le versant ouest, du village jusqu’aux sommets, comprend forêts et bocages ; le versant est : en bas, les pentes allongées et régulières et sur la partie haute les pentes sont raides et entièrement boisées. La commune est arrosée par le Valouzin, ruisseau qui prend sa source à Tramayes, arrose Saint-Point et Bourgvilain, passe à la Valouze (commune de Sainte-Cécile) et se jette dans la Grosne.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Point est composé essentiellement de formations granitiques et volcaniques[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Clermain Bourgvilain Rose des vents
Brandon N Pierreclos
O    Saint-Point    E
S
Tramayes Serrières


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Point (sanctus Pontius[2]) indique une origine chrétienne, variante de Saint-Ponce, Saint Pons et Saint-Pont[3].

La commune est instituée lors de la Révolution française sous le nom de Mont-Brillant. Elle devient Point en 1801 puis, ultérieurement, prend sa dénomination actuelle de Saint-Point[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1686, on a trouvé à Saint-Point plusieurs médailles de l'empereur Dioclétien[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Mâcon du département de Saône et Loire . Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de Saône-et-Loire.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Tramayes[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune rejoint le canton de La Chapelle-de-Guinchay.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Mâconnais Charolais, créée au .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[6], le préfet approuve un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, prévoyant la fusion de la communauté de communes du Mâconnais Charolais avec la communauté de communes de Matour et sa région.

Cette fusion est intervenue le , formant la communauté de communes Saint-Cyr Mère Boitier entre Charolais et Mâconnais dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ? novembre 1831 Jean Deschizeaux    
décembre 1831 décembre 1851 Louis Chassagne    
décembre 1851  ? Jean-Marie Fouilloux    
    Claude Marius Siraud Rad.ind. Médecin
Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Lyon
Conseiller général de Tramayes (1919 → 1938)
    Benoît Quelin CNIP Agriculteur
Conseiller général de Tramayes (1951 → 1970)
Les données manquantes sont à compléter.
1970 mars 2001 Maurice Dargaud[7]    
mars 2001 mars 2008 Claude Derrien SE  
mars 2008 juillet 2016[8] Philippe Mignot UDI Président de la CC du Mâconnais Charolais ( ? → 2016)
Démissionnaire
juillet 2016[9] en cours
(au 10 juillet 2016)
Jocelyne Bacq   Secrétaire de scolarité en collège

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 322 habitants, en diminution de -5,57 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 160 998 936 1 086 1 158 1 080 1 170 1 198 1 289
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 159 1 084 982 919 866 829 789 750 664
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
648 634 585 534 483 447 444 395 384
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
336 282 259 273 285 316 322 341 322
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les 322 habitants de la commune, en 2014, se répartissent en 81 de moins de 30 ans, 140 de 30 à 59 ans et 101 de 60 ans et plus[13].

Parmi les 2208 personnes qui  ont entre 15 et 64 ans. 76,9 % sont des actifs ayant un emploi, 3 ,8 % sont chômeurs, 6,3 % sont élèves ou étudiants, 14,4% sont retraités ou préretraités et 2,4 % d'autres inactifs.

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre de logements existants dans la commune en 2014 est de 233; 147 sont des résidences principales, 80 des résidences secondaires ou des logements occasionnels et 6 sont des logements vacants[13]. Le nombre de maisons est de 227 et celui des appartements de 5.

École[modifier | modifier le code]

La commune appartient à un "Regroupement pédagogique intercommunal" (RPI) comprenant les communes  St Point-Bourgvillain . Dance cadre la commine dispose d'une éocle maternelle d'une seule classe[14].

école maternelle publique

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Établissements actifs[modifier | modifier le code]

Sur le territoire communal il existe, au , 43 établissements actifs qui emploient 30 salariés au total[13].

  • 9 appartiennent au secteur de l’agriculture (aucun salarié).
  • 2 au secteur de l'industrie (aucun salarié)
  • 6 sont du secteur de la construction (7 salariés)
  • 20 sont du secteur du commerce, des transports et des services divers (11 salariés au total)
  •  6 sont du secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale (12 salariés au total).

Vignoble[modifier | modifier le code]

Habitat rural vers 1897.

Vins de l'appellation Mâcon produits dans la commune de Saint-Point : Mâcon blanc, Mâcon blanc nouveau, Mâcon rosé, Mâcon rouge[15].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose de 2 gîtes étape et d'un terrain de camping (classé trois étoiles) offrant 80 emplacements et 11 chalets.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Saint-Point.
  • Église Saint-Donat de Saint-Point.
  • Église et tombeau de Lamartine
    Le tombeau de Lamartine[16] ː se trouve en haut du chemin qui conduit à l'église, à gauche de la façade. Cette chapelle funéraire conserve, le corps du poète, ceux sa mère, de sa belle-mère Mme Birch, de sa femme, de sa fille Julia, de son fils Alphonse, et de sa nièce Valentine de Cessiat. Le caveau fut érigé par les soins de Lamartine lui-même et de son vivant. Sur un autel de pierre, est placé le buste du poète, et devant lui, le gisant de Madame de Lamartine, sculpté par Adam Salomon en 1864.
Autour de Saint-Point
Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Saint-Point – Carte Communale – Résumé Non Technique du rapport de présentation – 2015 ACT'études, Géonomie » [PDF], sur mairie.stpoint.free.fr,
  2. Auguste Longnon, Pouillés de la province de Lyon, Paris, C. Klincksieck, , 308 p. (lire en ligne), p. 281
  3. Lex, Léonce, Histoire de Saint-Point, Mâcon, les principaux libraires, , 252 p. (lire en ligne), p. 13
  4. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. « Historique de Tramayes », sur tramayes.fr
  6. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  7. « Décès de Maurice Dargaud, ancien maire de Saint-Point », Mairie de Saint-Point (consulté le 2 mai 2017).
  8. « Philippe Mignot démissionne de son poste de maire », Le Journal de Saône-et-Loire, édition de Macon,‎ (lire en ligne).
  9. « Jocelyne Bacq, élue maire de Saint-Point : Jocelyne Bacq est la première femme maire de Saint-Point. Elle préside désormais aux destinées de la commune, entourée de trois adjoints », Le Journal de Saône-et-Loire, édition de Macon,‎ (lire en ligne).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. a, b et c « Dossier complet Commune de Saint-Point (71470) », sur insee.fr, (consulté le 19 août 2017)
  14. « Saint-Point, école maternelle publique », sur education.gouv.fr (consulté le 19 août 2017)
  15. « liste des vins de l'appellation Mâcon produits dans la commune de Saint-Point », sur vin.vigne.com
  16. Inventaire départemental des monuments et richesses d'art, canton de Tralmayes, Saint-Point, Imp. Combier, Mâcon, 1974.
  17. « Historique du Château de Saint-Point, demeure familiale des Lamartine », sur www.lamartine.com
  18. Victor-Eugène Ardouin-Dumazet, « Au pays de Lamartine », Images de Saône-et-Loire, no 86,‎ , p. 21-23