Matour

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Matour
Matour
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Intercommunalité Communauté de communes Saint Cyr Mère Boitier entre Charolais et Mâconnais
Maire
Mandat
Thierry Igonnet
2020-2026
Code postal 71520
Code commune 71289
Démographie
Population
municipale
1 123 hab. (2018 en augmentation de 7,16 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 28″ nord, 4° 29′ 00″ est
Altitude Min. 328 m
Max. 769 m
Superficie 27,99 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de La Chapelle-de-Guinchay
Législatives Première circonscription
Localisation
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Matour
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Matour
Liens
Site web matour.fr

Matour (Matô en patois charolais) est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle est située dans une zone de revitalisation rurale[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Matour est une commune de moyenne et basse altitude. Le point culminant de la commune se situe au nord-ouest de celle-ci dans le massif du mont Saint-Cyr et atteint 769 mètres d'altitude[2], son point le plus bas étant de 328 m[3]. Très accidentée, la commune est dominée par de multiples monts arrondis et coiffés de forêts tels[4] que :
- Le point culminant de la commune, 769 m[5] ;
- La Grande Roche, en forêt de Botte, 669 m ;
- les Roches de Chau, dominant Auveau et Étiveau, 665 m ;
- les Roches de la Naude, au nord de la commune, 614 m ;
- le Signal d'Argaud, au sud-est, 599 m ;
- le Montillet, 587 m ;
- les Roches de Trécourt, 511 m.
L'essentiel des cours d'eau, comme le ruisseau de la Baize, du Petit Moulin et de Trécourt, alimentent vers l'est la vallée de la Grosne, relevant du réseau hydrographique du fleuve Rhône. Toutefois à l'ouest, le col de la Croix d'Auterre (557 m) constitue la ligne de séparation des eaux entre la Méditerranée et l'océan Atlantique. Une partie de son territoire est en zone Natura 2000.

Géologie[modifier | modifier le code]

L'essentiel de la commune de Matour repose sur un socle granitique ancien datant de l'ère Paléozoïque (Tournaisien, Viséen) semblable à la géologie d'une partie du massif du Morvan et de celui du Forez. La géologie locale se rattache d'ailleurs étroitement à celle du Massif central dont elle constitue le rebord nord-oriental. À l'est de la commune, on retrouve des dépôts sédimentaires allochtones au niveau de la forêt de Botte et de certains secteurs des monts Saint Cyr. Au sud, la partie sommitale des collines sont constituées de roches magmatiques tholéitiques peralcalines liées à un volcanisme plus ancien (Dévonien) et soulevées par le plissement de la partie est du Massif central lors de la formation des Alpes[6].

Habitat[modifier | modifier le code]

Matour, la place.
Répartition de la population

La commune de Matour a une occupation humaine semblable à celle de toute cette partie de la Bourgogne. Il s'agit d'un habitat dispersé et même très dispersé avec un bourg qui concentre l'essentiel des activités malgré le déclin de la commune. L'essentiel des hameaux sont des groupements de fermes.

La commune dispose aussi d'un habitat plus rurbain avec la construction de lotissements et d'ensembles pavillonnaires comme à Trécourt ou dans la partie sud du bourg (cité HLM).

Par ailleurs, la commune a lancé une opération de démolition, afin de raser certains bâtiments du centre bourg, très vétustes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Matour est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[7],[8],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[10],[11].

Industrie[modifier | modifier le code]

L'entrée du bourg de Matour se fait par la Zone Industrielle des Berlières. C'est le plus gros foyer d'emplois de la commune. Elle accueille une dizaine d'entreprises dont une fonderie.

En 2015, c'est sur le site de la fonderie qu'à la suite d'un accident industriel, un important rejet de dioxyde de soufre, gaz toxique et incolore, intoxique une dizaine de personnes, nécessitant la venue sur place de sapeurs-pompiers de 10 centres du département[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours du XXe siècle, la gendarmerie et la perception quittent successivement Matour pour s'installer dans la commune de Dompierre-les-Ormes.

En 1992 la commune ainsi que certaines communes voisines forment la communauté de communes de Matour et sa région. Le siège est alors fixé sur la commune de Trambly.

En 2008, un important trafic de drogue est démantelé sur la commune, aboutissant à la saisie record de 23,5 kg d'héroïne, deuxième plus belle prise en France pour l'héroïne, ainsi que de nombreuses armes, montrant l'explosion des drogues dures en milieu rural, à Matour[13],[14].

La commune perd son statut de chef-lieu de canton en 2015 à la suite du redécoupage cantonal de la Saône-et-Loire, et intègre le nouveau canton de la Chapelle-de-Guinchay

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Matour Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Dates Nom Parti Notes
1995-2001 Alain Guérin
2001-2005 Armand Charnay PS Conseiller général depuis 2005
2005-2020 Thierry Igonnet DVG 1er vice-président de la communauté de communes de Matour et sa région

Enseignement[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune, une école maternelle, une école primaire et un collège.

Santé[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2018, la commune comptait 1 123 habitants[Note 2], en augmentation de 7,16 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9222 0622 0322 1532 2462 3302 3312 3622 436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5022 3362 2702 2582 2222 1672 2012 0201 884
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7441 6401 6311 5741 5161 4151 3021 2581 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1011 2061 2071 2311 0039981 0651 0741 043
2017 2018 - - - - - - -
1 1191 123-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture[modifier | modifier le code]

La commune compte un cinéma à salle unique, le CinéMatour[19], animé par l'équipe de cinéphiles bénévoles du C.A.R.T., le Centre d'Animation Rurale et Touristique de Matour[20]. La salle est rénovée et inaugurée le en présence du réalisateur Patrice Leconte dont elle prend le nom[21].

Les 8 et , le cinéma organise le Printemps des Lumière, un événement en hommage à deux personnalités du cinéma, disparues respectivement en 2015 et 2016 : l'historien du cinéma Raymond Chirat et la critique et historienne Alice Chardère, qui ont notamment œuvré pour la création de l'Institut Lumière à Lyon[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maison des Patrimoines en Bourgogne du Sud : écomusée et parc de sculptures contemporaines, inaugurée en . L'écomusée est installé dans un manoir dont les parties anciennes datent du XVe siècle (fours banaux). Les premiers possesseurs du domaine sont les de Foutras[23] qui l’utilisent comme pavillon de chasse car le lieu fait alors face à la forêt. Au XVIIIe siècle les de Foutras, devenus comtes de Matour et Chateauthiers sont ruinés et c’est le marquis de Castellane qui devient nouveau propriétaire. Il construit les pavillons symétriques à haute toiture. Les de Lachaume, famille de notaires et procureurs fiscaux, sont les propriétaires au XIXe siècle. Ils installent des équipages de chasse à courre. Ils donnent l’aspect définitif au domaine. La maion des patrimoines dispose d'un peu plus de 800 m2 d'exposition décrivant trois espaces (histoire, tradition populaire et environnement).
  • Eglise paroissiale Saint-Jean-Baptiste[24] : implantée sur la place principale du bourg elle a été construite entre 1863 et 1868. Sous l'ancien régime elle appartenait au diocèse d'Autun et à l'archiprêtré de Bois-Sainte-Marie. La construction de l'église actuelle fut réalisé sous l'autorité d'André Berthier, architecte à Mâcon. Le clocher de l'église fut foudroyé le . L'église se compose d'une nef de cinq travées, flanquée de collatéraux. Le chœur a un déambulatoire, sans chapelles rayonnantes.
Maison des Patrimoines en Bourgogne du Sud
Maison des Patrimoines en Bourgogne du Sud.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'une des antennes de l'Office de Tourisme du Haut Clunisois est installé dans le bourg du village sur la place de l'église.

Matour est le deuxième hébergeur touristique de la communauté de communes, elle dispose donc d'équipements d'accueil : chambres d'hôtes, gîtes de groupe, et terrain de camping.

Une piscine a été ouverte à la fin des années 1960 et, au cours de ses phases de modernisation, a été équipée du premier chauffage solaire de France: il s'agissait d'un projet national visant à équiper vingt-cinq piscines municipales extérieures d'un tel chauffage. Ce projet a été mené en 1979-1980 par le COMES (Commissariat à l’Énergie Solaire, devenu bien plus tard l'ADEME après fusions diverses). Il a été financé par la Commission Européenne (DG17). D'autres communes ont bénéficié du projet, comme Sézanne (Marne) ou Vauvert (Gard). Techniquement, il s'agissait de chauffage basse température par recirculation de l'eau dans un tapis souple de tubes en EPDM (source: archives COMES).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Caroline Otero (dite La Belle Otero), courtisane célèbre du début du XXe siècle, vécut à Matour entre 1939 et 1948 (sa dame de compagnie était originaire du village).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Barault, Matour, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 102 (), pp. 18-22.
  • Le patois matourin : parler d'autrefois (Maison des patrimoines en Bourgogne-du-sud).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du 9 avril 2009 constatant le classement de communes en zone de revitalisation rurale
  2. Carte topographique IGN Top 25 2928 O
  3. Carte topographique IGN Top 25 2928 ET - Lieu-dit les Charmes
  4. Carte topographique IGN Top 25 2928 ET
  5. Non nommé sur les cartes topographiques IGN déjà citées, il est le pendant du véritable Mont Saint-Cyr, situé en commune de Montmelard, et atteignant 771 m.
  6. http://onegeology-europe.brgm.fr
  7. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  8. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  12. [1]
  13. Le Figaro
  14. [2]
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « CinéMatour, le grand cinéma à votre porte », sur matour.scmb71.com, (consulté le 31 août 2018).
  20. « CinéMatour > Nous contacter », sur cine-matour.odavia.com, (consulté le 31 août 2018).
  21. « CinéMatour > Inauguration de la Salle Patrice Leconte à Matour », sur sortiramacon.com, (consulté le 31 août 2018).
  22. « Le cinéma de Matour crée le Printemps des Lumière », sur lejsl.com, (consulté le 31 août 2018).
  23. Panneaux d'information présents sur le domaine.
  24. Archives départementales de Saône-et-Loire, Canton de Matour, Conseil général de Saône-et-Loire, , 171 p., p. 94-97.

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