Matour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Matour
Mairie de Matour.
Mairie de Matour.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton La Chapelle-de-Guinchay
Intercommunalité Communauté de communes Saint-Cyr Mère Boitier entre Charolais et Mâconnais
Maire
Mandat
Thierry Igonnet
2014-2020
Code postal 71520
Code commune 71289
Démographie
Population
municipale
1 043 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 28″ nord, 4° 29′ 00″ est
Altitude Min. 328 m – Max. 769 m
Superficie 27,99 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Matour

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Matour
Liens
Site web matour.fr

Matour (matô en patois charolais) est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est située dans une zone de revitalisation rurale[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Matour est une commune de moyenne et basse altitude. Le point culminant de la commune se situe au nord-ouest de celle-ci dans le massif du mont Saint-Cyr et atteint 769 mètres d'altitude[2], son point le plus bas étant de 328 m[3]. Très accidentée, la commune est dominée par de multiples monts arrondis et coiffés de forêts tels[4] que :
- Le point culminant de la commune, 769 m[5] ;
- La Grande Roche, en forêt de Botte, 669 m ;
- les Roches de Chau, dominant Auveau et Étiveau, 665 m ;
- les Roches de la Naude, au nord de la commune, 614 m ;
- le Signal d'Argaud, au sud-est, 599 m ;
- le Montillet, 587 m ;
- les Roches de Trécourt, 511 m.
L'essentiel des cours d'eau, comme le ruisseau de la Baize, du Petit Moulin et de Trécourt, alimentent vers l'est la vallée de la Grosne, relevant du réseau hydrographique du fleuve Rhône. Toutefois à l'ouest, le col de la Croix d'Auterre (557 m) constitue la ligne de séparation des eaux entre la Méditerranée et l'océan Atlantique. Une partie de son territoire est en zone Natura 2000.

Géologie[modifier | modifier le code]

L'essentiel de la commune de Matour repose sur un socle granitique ancien datant de l'ère Paléozoïque (Tournaisien, Viséen) semblable à la géologie d'une partie du massif du Morvan et de celui du Forez. La géologie locale se rattache d'ailleurs étroitement à celle du Massif central dont elle constitue le rebord nord-oriental. À l'est de la commune, on retrouve des dépôts sédimentaires allochtones au niveau de la forêt de Botte et de certains secteurs des monts Saint Cyr. Au sud, la partie sommitale des collines sont constituées de roches magmatiques tholéitiques peralcalines liées à un volcanisme plus ancien (Dévonien) et soulevées par le plissement de la partie est du Massif central lors de la formation des Alpes[6].

Habitat[modifier | modifier le code]

Matour, la place.
Répartition de la population

La commune de Matour a une occupation humaine semblable à celle de toute cette partie de la Bourgogne. Il s'agit d'un habitat dispersé et même très dispersé avec un bourg qui concentre l'essentiel des activités malgré le déclin de la commune. L'essentiel des hameaux sont des groupements de fermes.

La commune dispose aussi d'un habitat plus rurbain avec la construction de lotissements et d'ensembles pavillonnaires comme à Trécourt ou dans la partie sud du bourg (cité HLM).

Par ailleurs, la commune a lancé une opération de démolition, afin de raser certains bâtiments du centre bourg, très vétustes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Dompierre-les-Ormes Trambly Rose des vents
Montmelard
Gibles
N Saint-Léger-sous-la-Bussière
O    Matour    E
S
Aigueperse
(Rhône)
Saint-Bonnet-des-Bruyères (Rhône) Saint-Pierre-le-Vieux

Industrie[modifier | modifier le code]

L'entrée du bourg de Matour se fait par la Zone Industrielle des Berlières. C'est le plus gros foyer d'emplois de la commune. Elle accueille une dizaine d'entreprises dont une fonderie.

En 2015, c'est sur le site de la fonderie qu'à la suite d'un accident industriel, un important rejet de dioxyde de soufre, gaz toxique et incolore, intoxique une dizaine de personnes, nécessitant la venue sur place de sapeurs-pompiers de 10 centres du département[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours du XXe siècle, la gendarmerie et la perception quittent successivement Matour pour s'installer dans la commune de Dompierre-les-Ormes.

En 1992 la commune ainsi que certaines communes voisines forment la communauté de communes de Matour et sa région. Le siège est alors fixé sur la commune de Trambly.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2008, un important trafic de drogue est démantelé sur la commune, aboutissant à la saisie record de 23,5 kg d'héroïne, deuxième plus belle prise en France pour l'héroïne, ainsi que de nombreuses armes, montrant l'explosion des drogues dures en milieu rural, à Matour[8],[9].

La commune perd son statut de chef-lieu de canton en 2015 à la suite du redécoupage cantonal de la Saône-et-Loire, et intègre le nouveau canton de la Chapelle-de-Guinchay

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Matour Blason D'azur à trois fasces d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Dates Nom Parti Notes
1995-2001 Alain Guérin
2001-2005 Armand Charnay PS Conseiller général depuis 2005
2005-2020 Thierry Igonnet DVG 1er vice-président de la communauté de communes de Matour et sa région

Enseignement[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune, une école maternelle, une école primaire et un collège.

Santé[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 043 habitants, en diminution de -4,75 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 922 2 062 2 032 2 153 2 246 2 330 2 331 2 362 2 436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 502 2 336 2 270 2 258 2 222 2 167 2 201 2 020 1 884
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 744 1 640 1 631 1 574 1 516 1 415 1 302 1 258 1 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 101 1 206 1 207 1 231 1 003 998 1 074 1 060 1 043
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maison des Patrimoines en Bourgogne du Sud : écomusée et parc de sculptures contemporaines, inaugurée en février 2001. L'écomusée est installé dans un manoir dont les parties anciennes datent du XVe siècle (fours banaux). Les premiers possesseurs du domaine sont les de Foutras[14] qui l’utilisent comme pavillon de chasse car le lieu fait alors face à la forêt. Au XVIIIe siècle les de Foutras, devenus comtes de Matour et Chateauthiers sont ruinés et c’est le marquis de Castellane qui devient nouveau propriétaire. Il construit les pavillons symétriques à haute toiture. Les de Lachaume, famille de notaires et procureurs fiscaux, sont les propriétaires au XIXe siècle. Ils installent des équipages de chasse à courre. Ils donnent l’aspect définitif au domaine. La maion des patrimoines dispose d'un peu plus de 800 m2 d'exposition décrivant trois espaces (histoire, tradition populaire et environnement).
  • Eglise paroissiale Saint-Jean-Baptiste[15] : implantée sur la place principale du bourg elle a été construite entre 1863 et 1868. Sous l'ancien régime elle appartenait au diocèse d'Autun et à l'archiprêtré de Bois-Sainte-Marie. La construction de l'église actuelle fut réalisé sous l'autorité d'André Berthier, architecte à Mâcon. Le clocher de l'église fut foudroyé le 4 août 1910. L'églsie se compose d'une nef de cinq travées, flanquée de collatéraux. Le chœur a un déambulatoire, sans chapelles rayonnantes.
Maison des Patrimoines en Bourgogne du Sud
Maison des Patrimoines en Bourgogne du Sud.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'une des antennes de l'Office de Tourisme du Haut Clunisois est installé dans le bourg du village sur la place de l'église.

Matour est le deuxième hébergeur touristique de la communauté de communes, elle dispose donc d'équipements d'accueil : chambres d'hôtes, gîtes de groupe, et terrain de camping.

Une piscine a été ouverte à la fin des années 1960 et, au cours de ses phases de modernisation, a été équipée du premier chauffage solaire de France[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Caroline Otero (dite La Belle Otero), courtisane célèbre du début du XXe siècle, vécut à Matour entre 1939 et 1948 (sa dame de compagnie était originaire du village).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Barault, Matour, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 102 (septembre 1995), pp. 18-22.
  • Le patois matourin : parler d'autrefois (Maison des patrimoines en Bourgogne-du-sud).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du 9 avril 2009 constatant le classement de communes en zone de revitalisation rurale
  2. Carte topographique IGN Top 25 2928 O
  3. Carte topographique IGN Top 25 2928 ET - Lieu-dit les Charmes
  4. Carte topographique IGN Top 25 2928 ET
  5. Non nommé sur les cartes topographiques IGN déjà citées, il est le pendant du véritable Mont Saint-Cyr, situé en commune de Montmelard, et atteignant 771 m.
  6. http://onegeology-europe.brgm.fr
  7. [1]
  8. Le Figaro
  9. [2]
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Panneaux d'information présents sur le domaine.
  15. Archives départementales de Saône-et-Loire, Canton de Matour, Conseil général de Saône-et-Loire, , 171 p., p. 94-97

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

.