Tramayes

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Tramayes
Village de Tramayes vudepuis le signal de la Mère Boitier (758 m).
Village de Tramayes vu
depuis le signal de la Mère Boitier (758 m).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton La Chapelle-de-Guinchay
Intercommunalité Communauté de communes Saint-Cyr Mère Boitier entre Charolais et Mâconnais
Maire
Mandat
Michel Maya
2014-2020
Code postal 71520
Code commune 71545
Démographie
Population
municipale
1 023 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 31″ nord, 4° 36′ 11″ est
Altitude Min. 317 m – Max. 755 m
Superficie 18,6 km2
Localisation

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Tramayes
Liens
Site web www.tramayes.fr
Façade de l'église.
L'église avec escalier d'accès.
Paysage avec vue sur le lieu-dit Montillet.


Tramayes est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Tramayes est située à 16 km de Cluny, 25 km de Beaujeu et 25 km de Mâcon. Le bourg se trouve en haut d'un col séparant la vallée du Valousin, et celle de la Grosne. Son point culminant est la Mère Boitier, d'une hauteur de 758 mètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brandon Saint-Point Rose des vents
Saint-Léger-sous-la-Bussière N Serrières
O    Tramayes    E
S
Trades
(Rhône)
Germolles-sur-Grosne Cenves
(Rhône)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Tramayes est très ancien. D’après la préface du cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, il existait à Tramayes, au lieu-dit « la Rolle », au IVe siècle un château qui servait de rendez-vous de chasse aux rois de Provence et de Bourgogne. Le nom de Tramayes viendrait d’une route romaine ou d’un chemin de traverse, Tramaculum, qui passait à travers les monts et raccourcissait la voie de Lyon à Autun. Il en reste quelques traces à Germolles et à Tramayes. Il est certain que Tramayes est un très vieux passage et qu’il existait une piste préhistorique avant les Gallo-Romains[1]. La montagne de Vannas est un véritable site stratégique. En 1590, la garde était un poste fortifié, dont il reste quelques ruines, dépendant du baron de la Bussière. La même charte Saint-Vincent de Mâcon indique qu’en l’an 958, l’église de Tramayes était sous le vocable de Saint-Germain. Elle fut ensuite sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste. Elle relevait de l’évêque de Mâcon. Au Xe siècle, le nom s’orthographiait déjà Tramïe. En 1831, on mit au jour au hameau de Chavannes, dans un lieu isolé, des tombeaux qui semblaient dater des premiers siècles de l’ère chrétienne[réf. nécessaire]. Plus récemment, on découvrit au lieu-dit « la Madone », deux pierres de haches taillées et polies. On découvrit aussi des vestiges de constructions romaines et des déblais antiques le long de la voie romaine. En 1686, on avait trouvé à Saint-Point plusieurs médailles de l’empereur Dioclétien.

La seigneurie de Tramayes avait été constituée le 8 juin 1380 à Antoine Isabeau Villion par Marguerite de Mailly. En 1596, la seigneurie appartenait à Claude Bullion, l’oncle de celui qui frappa le premier Louis d’or[réf. nécessaire]. Le château actuel a été construit en 1598. En décembre 1556, des lettres patentes du Roi Henri II signées à Saint-Germain-en-Laye, transfèrent à Tramayes, sur la demande de Guillaume de Saint Point, les quatre foires annuelles et les marchés de chaque vendredi que le feu roi Louis XII avait concédé en 1503 à Jean de Saint Point, aïeul dudit seigneur, mais le seigneur de Saint Point en gardait les droits[réf. nécessaire]. Aussi le 26 mai 1672, Claude Bullion, seigneur de Tramayes, achètera pour la somme de 23 544 livres les droits revendiqués par le seigneur de Saint-Point[réf. nécessaire]. En 1572, le roi Charles IX, qui se rendait à Lyon, passa par Tramayes. Quant au château de la Motte, à l’ouest de Montillet, on dit qu’il était celui qui fut bâti par Pierre Montboissier, dit Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, pour tenir en échec un château que Hugues de la Chaux, seigneur de la Bussière, avait fait construire au Fournay, paroisse de Montagny. On ignore l’époque ou fut détruit le château de la Motte[réf. nécessaire]. Son emplacement, les propriétés et les rentes nobles qui en dépendaient furent achetés vers 1576 par 'Philibert de Fautières, seigneur d’Audour, à Claude de Guise, abbé de Cluny.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1971 Marcel Descours    
1971 1989 (Comtesse) Gersende de Quatrebarbes DVD Conseiller général (1982-1988)
1989 1995 Jean Guillaud    
1995 en cours Michel Maya    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 023 habitants, en augmentation de 6,23 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 578 1 772 1 532 1 646 1 696 2 431 2 510 2 597 2 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 444 2 191 2 302 2 149 2 130 2 167 2 192 1 007 1 853
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 753 1 653 1 541 1 220 1 202 1 127 1 071 1 029 954
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
909 849 841 880 878 908 958 992 1 023
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Camping :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. d’après Mr Laurent Champier, doyen de la faculté de lettres à l’Université de Sarre
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Par décret du 16 octobre 1930.
  7. Clocher restauré en 1998 à l'initiative de l'association pour la sauvegarde du patrimoine de Tramayes (créée en 1996), avec le soutien de la commune. À ce sujet, lire : « Pour Tramayes », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 105 de juin 1996, page 2.
  8. Dufour sur le site de l'OT Tramayes