Aconit (D609)

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Aconit
Image illustrative de l'article Aconit (D609)
Maquette de l'Aconit

Autres noms Corvette Aconit
Type Frégate de lutte anti-sous-marine type F65
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Commanditaire Marine nationale
Chantier naval Arsenal de Lorient
Lancement 7 mars 1970
Armé Admis au service actif le 30 mars 1973
Statut retirée du service le 27 février 1997
Équipage
Équipage 15 officiers, 103 officiers-mariniers et 114 quartier maître et matelots
Caractéristiques techniques
Longueur 127 mètres
Maître-bau 13,4 mètres
Tirant d'eau 4,05 mètres
Tirant d'air 40 mètres
Déplacement 3 870 t à pleine charge
Propulsion 1 groupe turbines à vapeur Rateau alimenté 2 chaudières
Puissance 28650 ch
Vitesse 27 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 1 système Malafon avec 13 missiles, 2 catapultes fixes pour 10 torpilles L5, 2 canons de 100 mm Mle 68, 2 canons de 20mm Oerlikon, 2 mitrailleuses de 12.7 mm et 8 missiles MM40 Exocet
Carrière
Port d'attache Arsenal de Brest
Indicatif F703/D609

L'Aconit (F703/D609) était une frégate unique construite pour la marine nationale pendant la Guerre froide, qui a servi de 1973 à 1997. Elle a été nommée d'après la corvette Aconit qui a combattu dans les Forces navales françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mise sur cale dans la grande forme de l’arsenal de Lorient le 22 mars 1968, l’Aconit est mise à flot le 7 mars 1970 et admise au service actif le 30 mars 1973.

Conçue pour répondre à l’accroissement rapide des performances des sous-marins dans les années 1960, la corvette C65 est construite autour de deux systèmes novateurs récemment développés : le sonar remorqué actif DUBV43 et le missile porte-torpilles Malafon. Ces équipements lui valent d’être considérée comme l’ultime évolution des cinq escorteurs d’escadres de la classe T 47 spécialisés dans la lutte anti-sous-marine. Ses performances n’atteignent pas le niveau souhaité et la mise au point de l’appareil propulsif est longue et laborieuse.

De ce fait, le programme de corvette C65 (devant compter cinq exemplaires) s’arrête après la première unité. La conception de navires anti-sous-marins océaniques est totalement repensée et porte désormais le nom de C67 puis F67 type Tourville.

Après une brève affectation au port de Toulon, l'unique F65 rejoint l'arsenal de Brest à partir de 1975. D’abord désignée corvette type C65, l’Aconit devient frégate type F65 en 1988. Elle connaîtra également un changement de numéro de coque le 1er janvier 1974 : le D609 remplace le F703 d’origine.

Prévue être désarmée en 2004, l’Aconit est condamnée prématurément dans le cadre du plan de réduction de la flotte. L’ultime sortie à la mer intervient le 6 janvier 1997, et la dernière rentrée des couleurs le 27 février 1997. 627 991 milles auront été parcourus sous les ordres de dix-sept commandants. Son nom, véritable légende dans la Marine française, est aussitôt repris par la quatrième frégate furtive type La Fayette qui aurait dû s’appeler Jauréguiberry.

La frégate F65 Aconit servit de 1997 à 2014 de brise-lames à l'École navale de Lanvéoc (Finistère). En août 2014, l'Aconit a quitté les lieux pour rejoindre le port de Brest et être préparée pour son démantèlement, puis il a rejoint le proche Cimetière de Landévennec en novembre 2014, dans l'attente de son démantèlement.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Conçue pour répondre à l’accroissement rapide des performances des sous-marins dans les années 1960, la corvette C65 est construite autour de deux systèmes novateurs récemment développés : le sonar remorqué actif DUBV43 et le missile porte-torpilles Malafon. Ces équipements lui valent d’être considérée comme l’ultime évolution des cinq escorteurs d’escadres type T47 spécialisés dans la lutte anti-sous-marine. Les armements et leur disposition sont identiques à l’exception du lance-roquettes de 375 mm remplacé par un mortier de 305 mm. le radôme, rappelant celui des FLM Suffren, abritera jusqu’à l’IPER 1984-1985 l’unique radar combiné DRBV-13 en service dans la marine. La propulsion est assurée par un seul groupe de turbines à vapeur entraînant une unique ligne d’arbre à l’instar de l’AE Balny, l’installation du radar DRBV-22A non dans la mature principale mais sur un mâtereau à l’arrière du navire. C’est le dernier grand navire de combat construit en France à ne pas posséder d’installations hélicoptères (pont d’envol, hangar…)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue maritime 1971 : Ministère de la marine, France, Service historique, La Revue maritime, vol. 289 à 293, Librairie militaire de L. Baudoin, 1971, p. 881
  • Ireland 1984 : Bernard Ireland, Navies of the West, Hippocrene Books, Incorporated, 1984, (ISBN 0882549774 et 9780882549774), 192 p.
  • Cowin 1985 : Hugh W. Cowin, Conway's directory of modern naval power 1986, Conway Maritime Press, 1985, 288 p.
  • Herrou 1997 : Christian Herrou, Les navires de guerre. l'Union européenne, Marines Éditions, juin 1997, (ISBN 2909675300 et 978-2909675305), 256 p.
  • Feron 2002 : Luc Féron, 100 ans de Marine Française, Croiseurs, Garde-côtes, Marine Magazine, Hors-série n° 2, septembre 2002, 83 p.
  • Moulin et Maurand 2008 : Jean Moulin et Patrick Maurand, Les frégates anti-sous-marines, Marines Éditions, 2008, 185 p.
  • Chant 2014 : Christopher Chant, A Compendium of Armaments and Military Hardware, Routledge Revivals, 2014, (ISBN 1134646682 et 9781134646685), 578 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]