Classe Le Normand

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Classe Le Normand
Image illustrative de l'article Classe Le Normand
Le Bourguignon (F769)
Caractéristiques techniques
Type Escorteur rapide
Longueur 99,8 m
Maître-bau 10,3 m
Tirant d'eau 4,3 m
Déplacement 1 528 tonnes
À pleine charge 1 702 tonnes
Propulsion 2 turbines à engrenage
2 chaudières Indret
Puissance 20 000 ch
Vitesse 28 nœuds à PMP
Caractéristiques militaires
Armement 3 × 2 canons AA de 57 mm
2 × 1 canon Oerlikon de 20 mm Mk 4
1 lance-roquette de 375 mm
4 × 3 tubes lance-torpilles de 550 mm
Aéronefs non
Rayon d’action 4 500 milles nautiques à 15 nœuds
(390 tonnes de mazout)
Autres caractéristiques
Électronique 3 radars, 2 sonars
Équipage 13-9 officiers
185-161 QM et matelots
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Commanditaire Marine nationale française
Période de
construction
1952 - 1955
Période de service 1955 - 1976
Navires construits 14
Navires prévus 14
Navires annulés 0
Navires en activité 0

La classe Le Normand est un type de bâtiment de lutte ASM construit pour la Marine nationale française entre 1952 et 1955 et dénommée escorteur rapide.- Après la construction d'une série de 4 E50, classe Le Corse, c'est une deuxième série de 8 escorteurs de type E52A qui est une amélioration de la série précédente, suivie par une troisième et dernière série de 3 unités, type E52B.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'escorteur Le Gascon en 1967.

Après la Seconde Guerre mondiale la marine française est réduite à de vieilles unités ayant survécu aux combats, à l'apport d'unités légères provenant de l’US Navy et de la Royal Navy et aussi de bâtiments allemands et italiens récupérés au titre des dommages de guerre.
L'expérience de la dernière guerre a démontré l'utilité de navires d'escorte pour la protection des convois océaniques et des grands bâtiments.
Dès 1943, apparaît donc un nouveau type d'escorteur comme les frégates britanniques de classe River, les corvettes de classe Flower dont les Forces navales françaises libres (FNFL) seront dotées, et les destroyers d'escorte américains de classe Cannon.
En 1949, la France et d'autres pays occidentaux entrant dans la Guerre froide pensent à la construction d'escorteurs rapides pour des groupes aéronavals qui serviront dans le cadre de l'OTAN. La marine française se voit confier la mission prioritaire de la lutte anti-sous-marine. Elle décline ses futures fabrications sur les escorteurs d'escadre, les escorteurs rapides de lutte anti-sous-marine et des escorteurs côtiers.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

L'escorteur rapide de type E52 (E52A et E52B) est un bâtiment de 1 500 tonnes. Ses deux turbines à vapeur de 20 000 ch lui permettent une vitesse maximale de 28 nœuds à PMP (puissance maximale pratique) et son autonomie est proche de 5 000 nautiques à 15 nœuds. Seul l'armement diffère de celui des E50.
Les grenadeurs de sillage sont supprimés.
Les 12 tubes lance-torpilles sont installées sur les passes bâbord et tribord. Le lance-roquettes ASM sextuple de 375 mm est installé devant l'affût de 57 mm avant.
Drôme : 1 baleinière de 7 m, 1 canot pneumatique de 6 places (+ 1 à partir de 1972).

Armement[modifier | modifier le code]

Lutte anti-sous-marine :

  • E52A : 1 lance-roquettes sextuple de type Bofors de 375 mm (avant)
  • E52B : 1 mortier quadruple ASM de 305 mm (arrière) (à capacité de tir contre la terre)
  • 4 × 3 tubes lance-torpilles de 550 mm avec, sur les E52A, valises de recharge (sur chaque bord arrière)

Défense antiaérienne :

  • E52A : 3 × 2 canons de 57 mm AA (1 affût avant et 2 affûts arrière)
  • E52B : 2 × 2 canons de 57 mm AA (1 affût avant et 1 affût arrière)
  • 2 canons Oerlikon 20 mm (sur chaque bord)

Électronique[modifier | modifier le code]

  • 1 radar de veille combiné DRBV-20A (puis DRBV22A)
  • 1 radar de veille surface DRBV-31 ou un de navigation DRBN-32
  • 1 radar de conduite de tir DRBC-31
  • 2 détecteurs de radar ARBA + ARBR-10
  • 2 sonars : un DUBA-1 (attaque) et un DUBV-1 (puis DUBV-24) (veille)

Unités[modifier | modifier le code]

Type E52 :

Indicatif visuel Nom Chantier Lancement Service effectif Service Fin de service Destination
F765 Le Normand Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer 3e DER
Afrique du Nord-Antilles
1993 coulé comme navire-cible en Méditerranée (US Navy)
F766 Le Picard Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes 3e DER
Escadre de la Méditerranée
1981 coulé en océan Atlantique (US Navy)
F767 Le Gascon Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes 7e DER
Escadre de l'Atlantique
1980 restitué à l’US Navy
F768 Le Lorrain Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer 3e DER
1978 restitué à l’US Navy
démolition en Espagne
F769 Le Bourguignon Chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire 3e DER GAASM
Afrique du Nord-Antilles
1976 (réserve)
F770 Le Champenois Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes 3e DER
Escadre de la Méditerranée-Antilles
1975 (réserve) coulé en Atlantique en 1978 (US Navy)
F771 Le Savoyard Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer 5e DER
Groupe naval d'essais de missiles
1982 coulé en Méditerranée (US Navy)
F772 Le Breton Arsenal de Lorient GAASM de Toulon
3e DER
Groupe naval d'essais de missiles
1978 Brise-lames à Brest
coulé en 1985 en Atlantique
F773 Le Basque Arsenal de Lorient GAASM de Toulon
Groupe naval d'essais de missiles
1980 coulé en 1984 comme navire-cible
F774 L'Agenais Arsenal de Lorient GAASM de Toulon
Bâtiment d'expérimentation (Toulon)
1985 coulé en 1988 en Méditerranée
F775 Le Béarnais Arsenal de Lorient GAASM de Toulon
Océan Indien
1980 coulé en 1985 en Méditerranée

Type E52B :

N° coque Nom Chantier Lancement Service effectif Service Fin de service Destination
F776 L'Alsacien Arsenal de Lorient 3e FER de Toulon 1982 coulé comme navire-cible en Méditerranée en 1986
F777 Le Provençal Arsenal de Lorient GAASM de Toulon
Escadre de la Méditerranée
1981 coulé en 1992 en Méditerranée
F778 Le Vendéen Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer 5e DER
Bâtiment d'expérimentation
1982 Brise-lames à Brest
coulé en 1995 comme navire-cible

Notes et références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]