Bolquère

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Bolquère
Bolquère
Bolquère vu depuis Font-Romeu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Intercommunalité Communauté de communes Pyrénées catalanes
Maire
Mandat
Henri Baudet
2022-2026
Code postal 66210
Code commune 66020
Démographie
Gentilé Bolquérois
Population
municipale
816 hab. (2020 en augmentation de 2,13 % par rapport à 2014)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 30′ 14″ nord, 2° 04′ 40″ est
Altitude Min. 1 478 m
Max. 2 099 m
Superficie 17,61 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Pyrénées catalanes
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Bolquère
Liens
Site web mairiedebolquere.com

Bolquère Écouter (catalan : Bolquera) est une commune française située dans le sud-ouest du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la Cerdagne, une haute plaine à une altitude moyenne de 1 200 m d'altitude, qui s'étend d'est en ouest sur une quarantaine de kilomètres entre Mont-Louis et Bourg-Madame.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par la Têt, l'Angust et par un autre cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« Capcir, Carlit et Campcardos ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Bolquère est une commune rurale qui compte 816 habitants en 2020, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Ses habitants sont appelés les Bolquérais ou Bolquéraises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Bolquère se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 70 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, et à 31 km de Prades[2], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : La Cabanasse (3,1 km), Eyne (3,3 km), Saint-Pierre-dels-Forcats (3,5 km), Mont-Louis (3,5 km), Font-Romeu-Odeillo-Via (3,6 km), La Llagonne (4,4 km), Égat (5,0 km), Planès (5,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Bolquère fait partie de la région de Conflent, héritière de l'ancien comté de Conflent et de la viguerie de Conflent. Ce pays correspond à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis, porte de la Cerdagne, et Rodès, aux abords de la plaine du Roussillon[4].

Situation de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est composé principalement de granit (avec gneiss et diorite), qui occupe la zone axiale du massif pyrénéen. La partie orientale de la commune, couverte par la forêt, est composée de formations glaciaires datant du Pléistocène supérieur (glaciation de Würm), en particulier des moraines, ainsi que des alluvions au Pla de la Borde[6],[7],[8].

Le relief du territoire communal est celui d'une crête basse et allongée qui descend du nord-ouest au sud-est. Le bourg est construit sur le versant sud, côté Cerdagne, à 1 km à l'ouest du col de la Perche qui sépare la Cerdagne du Conflent et où passe la route nationale.

La superficie de la commune est de 1 761 ha. Les altitudes s'échelonnent entre 1 478 et 2 099 mètres[9],[10]. Le point le plus bas est au sud, le long de la route nationale et du ruisseau de Bolquère, et le point culminant est au nord-ouest sur un des pitons rocheux entourant les lacs des Esquits. Le bourg est à une altitude de 1 630 m et Pyrénées 2000 à 1 790 m environ[5].

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[11].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du nord-ouest au sud-est par la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Têt (Conflent, au nord) et de l'Èbre (Cerdagne, au sud).

La Têt, qui descend vers Prades et Perpignan, arrose le nord et l'est de la commune.

Le Rec de Bolquera (ruisseau de Bolquère), descend du col del Pam (commune de Font-Romeu) où il prend sa source, traverse la station de Pyrénées 2000 puis le bourg, et descend au sud-ouest en direction du ruisseau d'Eyne dans lequel il se jette, lui-même affluent du Sègre.

Plusieurs lacs sont situés dans la commune. Au nord-ouest, on trouve :

Ces deux derniers lacs sont aussi appelés lacs ou étangs des Esquits, et ils sont situés dans la forêt de Llivia.

Plus près du bourg, l'étang du Ticou (Estany del Tico en catalan[5]) est aussi un lieu de promenade, et il est fourni en eau grâce à une bifurcation du ruisseau de Bolquère.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[12]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[13].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[12].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 11,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 715 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 7,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[15] complétée par des études régionales[16] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ste Léocadie », sur la commune de Sainte-Léocadie, mise en service en 1981[17] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[18],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 9,7 °C et la hauteur de précipitations de 567,3 mm pour la période 1981-2010[19]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Perpignan », sur la commune de Perpignan, mise en service en 1924 et à 70 km[20], la température moyenne annuelle évolue de 15,4 °C pour la période 1971-2000[21], à 15,7 °C pour 1981-2010[22], puis à 16,1 °C pour 1991-2020[23].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[24],[25]. Dans ce cadre, la commune fait partie[26]. Un espace protégé est présent sur la commune : le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, créé en 2004 et d'une superficie de 139 062 ha, qui s'étend sur 66 communes du département. Ce territoire s'étage des fonds maraîchers et fruitiers des vallées de basse altitude aux plus hauts sommets des Pyrénées-Orientales en passant par les grands massifs de garrigue et de forêt méditerranéenne[27],[28].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5].

Le site Natura 2000 Capcir-Carlit-Campcardos couvre une superficie de 39 760 ha sur le territoire de quinze communes du département dont celle-ci, à la fois au titre de la directive habitats et de la directive oiseaux. Cette zone présente de nombreux habitats naturels alpins (pelouses, landes) et des milieux rocheux majoritairement siliceux et héberge certaines espèces d'intérêt communautaire : Botrychium simplex, Ligularia sibirica pour les plantes, Desman des Pyrénées et Loche pour les animaux. Au titre de la directive oiseaux, elle recèle une grande diversité d'habitats naturels se traduisant par un patrimoine ornithologique remarquable puisqu'elle accueille la plupart des espèces caractéristiques des zones de montagne, que ce soit parmi les rapaces (Gypaète barbu, Circaète Jean-le-Blanc, aigle royal, Faucon pèlerin), les galliformes (Lagopède, grand Tétras) ou les espèces forestières (Pic noir) et d'autres de milieux plus ouverts[30],[31].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 6] sont recensées sur la commune[32] : la « forêt de Llivia et ruisseau de la Têt » (992 ha), couvrant 5 communes du département[33] et le « ruisseau de l'Angoustrine et ses prairies humides » (137 ha), couvrant 3 communes du département[34] et deux ZNIEFF de type 2[Note 7],[32] :

  • la « forêt de pins à crochets de la périphérie du Capcir » (13 788 ha), couvrant 12 communes du département[35] ;
  • la « Haute Cerdagne » (5 477 ha), couvrant 12 communes du département[36].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bolquère est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[37],[I 2],[38]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (70,4 %), prairies (16,8 %), zones urbanisées (10,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,9 %)[39].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La station de ski Pyrénées 2000 est située à 1,5 km au nord-ouest du bourg, et les chalets s'étagent dans la forêt de façon quasiment continue entre la station et le bourg dans un secteur dénommé Superbolquère[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'est en ouest par la D.618 entre Mont-Louis et Font-Romeu, ainsi que la D 10 en provenance du col de la Perche et de La Cabanasse, au sud et sud-est, et qui dessert le bourg.

La RN 116 entre Mont-Louis et Bourg-Madame et qui mène à Prades et Perpignan longe le sud de la commune.

La D 10c relie le village à Pyrénées 2000[5].

Transports[modifier | modifier le code]

Le petit Train jaune, entre Villefranche-de-Conflent et Latour-de-Carol, dessert Bolquère qui possède un arrêt. Cette gare SNCF est la plus haute de France, culminant à 1 593 m.

La ligne 560 du réseau régional liO relie la commune à la gare de Perpignan depuis Porté-Puymorens, et la ligne 562 relie la commune à Puyvalador et Latour-de-Carol.

À 1793 mètres d’altitude. La gare de Bolquère - Eyne (1592 m) est la plus haute gare exploitée par la SNCF.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Bolquère est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier, le risque radon[40],[41].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau des bassins du Sègre et de la Têt[42].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs[43]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[44].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[45].

Sur le département des Pyrénées-Orientales, on dénombre sept grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 66 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages, le Barrage des Bouillouses sur la Têt, un ouvrage de 17,5 m de hauteur construit en 1910[46].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Bolquère est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[47].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du nom de Bolquère sont Bolcharia en 885, villa Vulcaria en 968, Volchera en 1037 et rivum de les Bullqueres en 1166[48].

En catalan, le nom de la commune est Bolquera[49].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la commune intègre la Communauté de communes Capcir Haut-Conflent[50].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Bolquère est rattachée au canton de Saillagouse puis, dès 1793, intégrée au nouveau canton de Mont-Louis, qu'elle ne quitte plus par la suite[51],[10].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
? juin 1815 Pierre Patau[52]    
juin 1815 ? Jean Inbern[52]    
         
1977 1983 Guy Malé UDF Conseiller général du canton de Mont-Louis, élu maire de Prades en 1983
1983 1989 Raymond Guinovart[53] DVD  
1989 2001 Marcel Delcasso    
2001 Jean-Pierre Abel[54],[55]   Décédé en cours de mandat[56].
2019 25 mai 2020 Jean-Pierre Ingles    
25 mai 2020 13 janvier 2022 Jacky Coll   Décédé en cours de mandat[57].
2022 En cours Henri Baudet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1515 1553 1709 1720 1767 1774 1788
22 f18 f11 f9 f50 f49 f350 H313 H337 H
1789 - - - - - - - -
75 f--------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[59].

En 2020, la commune comptait 816 habitants[Note 9], en augmentation de 2,13 % par rapport à 2014 (Pyrénées-Orientales : +3,52 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270278288318339338378380390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403415463406456433423411397
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368352322311306302275271250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
215249373503617730779808779
2014 2019 2020 - - - - - -
799818816------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[61] 1975[61] 1982[61] 1990[61] 1999[61] 2006[62] 2009[63] 2013[64]
Rang de la commune dans le département 131 99 96 87 85 86 89 93
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école.

Bolquère possède une école primaire publique, située au bourg. En 2012, l'école compte quatre classes dont une classe de maternelle, et accueille près d'une centaine d'élèves[65].

Le secteur du collège est Font-Romeu[66].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes.
  • Fête patronale : 10 décembre[67].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La station de sports d'hiver Bolquère - Pyrénées 2000 est située sur la commune. Le sentier de grande randonnée 10 y passe et elle a été arrivée d'étape du Tour de France en 1973 et 1976.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 391 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 827 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 770 [I 5] (19 350  dans le département[I 6]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 7] 3,2 % 4,9 % 4,8 %
Département[I 8] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 9] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 515 personnes, parmi lesquelles on compte 76,8 % d'actifs (72 % ayant un emploi et 4,8 % de chômeurs) et 23,2 % d'inactifs[Note 11],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 10]. Elle compte 286 emplois en 2018, contre 267 en 2013 et 245 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 381, soit un indicateur de concentration d'emploi de 75,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 60 %[I 11].

Sur ces 381 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 126 travaillent dans la commune, soit 33 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 89 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,8 % les transports en commun, 6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

186 établissements[Note 12] sont implantés à Bolquère au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 14].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 186 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
5 2,7 % (8,7 %)
Construction 17 9,1 % (14,3 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
44 23,7 % (30,5 %)
Information et communication 2 1,1 % (1,9 %)
Activités financières et d'assurance 4 2,2 % (3 %)
Activités immobilières 24 12,9 % (6,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
27 14,5 % (13 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
51 27,4 % (13,9 %)
Autres activités de services 12 6,5 % (8,5 %)

Le secteur de l'administration publique, l'enseignement, la santé humaine et l'action sociale est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 27,4 % du nombre total d'établissements de la commune (51 sur les 186 entreprises implantées à Bolquère), contre 13,9 % au niveau départemental[I 15].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[68] :

  • Amorgos, hôtels et hébergement similaire (865 k€)
  • Freding, commerce d'alimentation générale (850 k€)
  • Comptoir De Thau, restauration traditionnelle (227 k€)
  • GMB, hôtels et hébergement similaire (196 k€)
  • Financiere De La Soulane, conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (163 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 10 10 5 2
SAU[Note 14] (ha) 323 227 127 24

La commune est dans la Cerdagne, une petite région agricole située à l'extrême ouest du département des Pyrénées-Orientales[69]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 3]. Deux exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 16] (dix en 1988). La superficie agricole utilisée est de 24 ha[71],[Carte 4],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

L'église.

La commune ne contient ni monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques ni lieu ou monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[72].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[14].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[29].
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  12. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  13. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  14. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[70].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
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Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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