Bolquère

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Bolquère
Bolquère vu depuis Font-Romeu.
Bolquère vu depuis Font-Romeu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Les Pyrénées catalanes
Intercommunalité CC Pyrénées catalanes
Maire
Mandat
Jean-Pierre Abel
2014-2020
Code postal 66210
Code commune 66020
Démographie
Gentilé Bolquérois
Population
municipale
799 hab. (2014 en augmentation de 2,57 % par rapport à 2009)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 30′ 14″ nord, 2° 04′ 40″ est
Altitude Min. 1 478 m
Max. 2 099 m
Superficie 17,61 km2
Localisation

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Liens
Site web mairiedebolquere.com

Bolquère (catalan : Bolquera) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Bolquérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'ouest du département des Pyrénées-Orientales, en Cerdagne, entre Mont-Louis et Font-Romeu.

Le bourg de Bolquère est à 6 km au nord de Saillagouse, le chef-lieu de son canton, et 70 km à l'ouest de Perpignan. Il est aussi à 13 km au nord-est de Bourg-Madame et de Puigcerdà, 31 km à l'ouest de Prades sa sous-préfecture, 45 km à l'est d'Andorre-la-Vieille, 126 km au nord de Barcelone, 133 km au sud-est de Toulouse[1]. À 1793 mètres d’altitude. (La plus haute gare du service ferroviaire en France)

Situation de la commune.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La station de ski Pyrénées 2000 est située à 1,5 km au nord-ouest du bourg, et les chalets s'étagent dans la forêt de façon quasiment continue entre la station et le bourg dans un secteur dénommé Superbolquère[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bolquère[2]
Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes Les Angles
(sur 50 m)
La Llagonne
Bolquère[2]
Font-Romeu-Odeillo-Via Eyne La Cabanasse

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Pyrénées.

Le sol de la commune est composé principalement de granit (avec gneiss et diorite), qui occupe la zone axiale du massif pyrénéen. La partie orientale de la commune, couverte par la forêt, est composée de formations glaciaires datant du Pléistocène supérieur (glaciation de Würm), en particulier des moraines, ainsi que des alluvions au Pla de la Borde[3],[4],[5].

Le relief du territoire communal est celui d'une crête basse et allongée qui descend du nord-ouest au sud-est. Le bourg est construit sur le versant sud, côté Cerdagne, à 1 km à l'ouest du col de la Perche qui sépare la Cerdagne du Conflent et où passe la route nationale.

La superficie de la commune est de 1 761 ha. Les altitudes s'échelonnent entre 1 478 et 2 099 mètres[6],[7]. Le point le plus bas est au sud, le long de la route nationale et du ruisseau de Bolquère, et le point culminant est au nord-ouest sur un des pitons rocheux entourant les lacs des Esquits. Le bourg est à une altitude de 1 630 m et Pyrénées 2000 à 1 790 m environ[2].

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du nord-ouest au sud-est par la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Têt (Conflent, au nord) et de l'Èbre (Cerdagne, au sud).

La Têt, qui descend vers Prades et Perpignan, arrose le nord et l'est de la commune.

Le Rec de Bolquera (ruisseau de Bolquère), descend du col del Pam (commune de Font-Romeu) où il prend sa source, traverse la station de Pyrénées 2000 puis le bourg, et descend au sud-ouest en direction du ruisseau d'Eyne dans lequel il se jette, lui-même affluent du Sègre.

Plusieurs lacs sont situés dans la commune. Au nord-ouest, on trouve :

Ces deux derniers lacs sont aussi appelés lacs ou étangs des Esquits, et ils sont situés dans la forêt de Llivia.

Plus près du bourg, l'étang du Ticou (Estany del Tico en catalan[2]) est aussi un lieu de promenade, et il est fourni en eau grâce à une bifurcation du ruisseau de Bolquère.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'est en ouest par la D.618 entre Mont-Louis et Font-Romeu, ainsi que la D 10 en provenance du col de la Perche et de La Cabanasse, au sud et sud-est, et qui dessert le bourg.

La RN 116 entre Mont-Louis et Bourg-Madame et qui mène à Prades et Perpignan longe le sud de la commune.

La D 10c relie le village à Pyrénées 2000[2].

Transports[modifier | modifier le code]

Le petit Train jaune, entre Villefranche-de-Conflent et Latour-de-Carol, dessert Bolquère qui possède un arrêt. Cette gare SNCF est la plus haute de France, culminant à 1 593 m.

Le « bus à 1 euro », qui passe à Pyrénées 2000, effectue aussi plusieurs rotations quotidiennes entre Latour-de-Carol et Perpignan[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du nom de Bolquère sont Bolcharia en 885, villa Vulcaria en 968, Volchera en 1037 et rivum de les Bullqueres en 1166[10].

En catalan, le nom de la commune est Bolquera[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la commune intègre la Communauté de communes Capcir Haut-Conflent[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Bolquère est rattachée au canton de Saillagouse puis, dès 1793, intégrée au nouveau canton de Mont-Louis, qu'elle ne quitte plus par la suite[13],[7].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
 ? juin 1815 Pierre Patau[14]    
juin 1815  ? Jean Inbern[14]    
         
1983 1989 Raymond Guinovart[15] DVD  
2001 en cours Jean-Pierre Abel[16],[17]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1515 1553 1709 1720 1767 1774 1788
22 f 18 f 11 f 9 f 50 f 49 f 350 H 313 H 337 H
1789 - - - - - - - -
75 f - - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2014, la commune comptait 799 habitants[Note 1], en augmentation de 2,57 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : +4,58 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270 278 288 318 339 338 378 380 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403 415 463 406 456 433 423 411 397
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368 352 322 311 306 302 275 271 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
215 249 373 503 617 730 779 779 799
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[22] 1975[22] 1982[22] 1990[22] 1999[22] 2006[23] 2009[24] 2013[25]
Rang de la commune dans le département 131 99 96 87 85 86 89 93
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école.

Bolquère possède une école primaire publique, située au bourg. En 2012, l'école compte quatre classes dont une classe de maternelle, et accueille près d'une centaine d'élèves[26].

Le secteur du collège est Font-Romeu[27].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes.
  • Fête patronale : 10 décembre[28].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 852 €, ce qui plaçait Bolquère au 19 797e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[29].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

La commune ne contient ni monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques ni lieu ou monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[30].

On peut toutefois citer l'étang du Ticou et l'église paroissiale Sainte-Eulalie qui contient plusieurs objets classés à l'inventaire des monuments historiques[31].

La commune accueille la station de ski et le Termanal des loisirs de Pyrénées 2000.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c, d et e Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mont-Louis », sur Infoterre (consulté en (document absent)).
  6. Répertoire géographique des communes de l'IGN, accessible par Géoportail
  7. a et b Notice Cassini de bolquère
  8. « Plan séisme »
  9. Conseil général des Pyrénées-Orientales, « Bus départementaux », (consulté le 23 août 2013)
  10. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  11. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  12. Jean-Claude Frances, L'Indépendant, CdC Capcir Haut-Conflent : une intégration « à reculons » pour Les Angles et Bolquère, 6 janvier 2014
  13. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  14. a et b Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Bolquère, le 24 juin 1815, 10 mars 2014
  15. MaireGenWeb
  16. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  17. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  22. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  23. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  24. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  25. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  26. [xls] Académie de Montpellier, « Effectifs détaillés par école en 2012 », (consulté le 26 juillet 2013).
  27. Inspection académique des Pyrénées-Orientales, « Circonscription de Prades », (consulté le 26 juillet 2013).
  28. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  29. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  30. « Bolquère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Bolquère », base Palissy, ministère français de la Culture.