Église Saint-Martin d'Hix

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Église Saint-Martin d'Hix
Image illustrative de l’article Église Saint-Martin d'Hix
Présentation
Nom local Sant Martí d'Ix
Culte Catholique romain
Type Église
Rattachement Évêché de Perpignan
Début de la construction XIIe siècle
Style dominant Art roman
Protection Logo monument historique Classé MH (1910)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Ville Bourg-Madame
Coordonnées 42° 26′ 02″ nord, 1° 57′ 18″ est

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Église Saint-Martin d'Hix

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Église Saint-Martin d'Hix

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Église Saint-Martin d'Hix

L'église Saint-Martin d'Hix (Sant Martí d'Ix en catalan) est une église romane située au hameau d'Hix à Bourg-Madame en Cerdagne dans le département français des Pyrénées-Orientales en région Occitanie.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin d'Hix est mentionnée pour la première fois dans l'« Acte de Consécration de la Cathédrale de la Seu d'Urgell » au Xe siècle sous le nom de Hysi [1].

L'édifice roman actuel date du XIIe siècle (du moins l'abside et une partie de la nef, le reste étant plus tardif)[1] et fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 19 novembre 1910[2].

Façades occidentale et méridionale.

L'église est ainsi évoquée au début des années 1840[3] :

« À Hix se trouve l'une des plus jolies petites églises romanes de ces cantons. Les chapiteaux de ses colonnes, qui conservent les proportions de l'ordre corinthien, se distinguent par de belles palmettes qui en forment les volutes. Cette même église possède une chape avec une aigle impériale germanique brodée en or et soie: la tradition paraît avoir perdu le souvenir de l'origine de cet ornement; du moins personne n'a pu nous en informer sur les lieux : peut-être aussi est-ce un butin pris dans quelque ville espagnole en temps de guerre. »

Architecture[modifier | modifier le code]

Structure et maçonneries[modifier | modifier le code]

L'église, entourée du cimetière, se compose d'une nef unique et d'un chevet semi-circulaire.

Elle est entièrement édifiée en pierre de taille sauf le clocher carré, plus tardif, qui est édifié en moellon.

Le chevet[modifier | modifier le code]

Le chevet est remarquable. Édifié en pierre de taille de très belle facture assemblée en grand appareil, il est surmonté d'une très belle frise de dents d'engrenage qui rappelle celles de Saint-Julien d'Estavar et de Saint-Fructueux de Llo. Cette frise, surmontée d'une corniche biseautée, est supportée par de remarquables modillons sculptés. Ces modillons sont très variés dans leur forme : certains sont simplement géométriques tandis que d'autres sont ornés de boules ou de visages humains.

Ce chevet est percé de magnifiques fenêtres à double ou triple ébrasement ornées de colonnettes surmontées d'élégants chapiteaux dont certains portent un boudin.

Façades occidentale et méridionale.
La frise de dents d'engrenage du chevet.
La fenêtre axiale du chevet.

La façade méridionale[modifier | modifier le code]

La façade méridionale est en grande partie intégrée au cimetière, sauf la travée occidentale.

Cette travée est percée d'une belle porte dont les piédroits harpés et l'arc en plein cintre sont constitués de blocs de très grande taille.

La porte en bois est renforcée de ferrures et ornée dans sa moitié supérieure de belles pentures catalanes.

Au-dessus de la porte, une niche vide empiète légèrement sur l'arc en plein cintre de la porte.

Le clocher et l'entrée.
La porte en plein cintre.

La façade occidentale[modifier | modifier le code]

La façade occidentale, très dépouillée, porte comme seul ornement une tête humaine placée très haut sur la gauche.

Mobilier[modifier | modifier le code]

À l'intérieur se trouvent une statue du Christ en bois, qui daterait du XIIIe siècle, et une Vierge du XIIe ou XIIIe siècle[1].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Noël Bailbé, Les portes des églises romanes du Roussillon, Perpignan, Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales,
  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Les Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 978-2-8599-8244-7)
  • Jean-Bernard Mathon (dir.), Guillaume Dalmau et Catherine Rogé-Bonneau, Corpus des Vierges à l'Enfant (XIIe – XVe siècle) des Pyrénées-Orientales, Presses universitaires de Perpignan, coll. « Histoire de l'art », (ISBN 9782354121853)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Via Romanica - La Cerdagne, ouvrage édité par le Consell Comarcal de la Cerdanya et la Communauté de communes de Pyrénées Cerdagne, 1998, p. 73
  2. Notice no PA00103972, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Dominique Marie Joseph Henry, Le guide en Roussillon : ou itinéraire du voyageur dans le Département des Pyrénées-Orientales, contenant un aperçu de l'histoire de la province, J.-B. Alzine, , 354 p., p. 259

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