Dorres

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Dorres
Dorres
Le centre du village en 2013.
Blason de Dorres
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Les Pyrénées catalanes
Intercommunalité Communauté de communes de Pyrénées Cerdagne
Maire
Mandat
Sylvie Candau
2014-2020
Code postal 66760
Code commune 66062
Démographie
Gentilé Dorréen(e)s
Population
municipale
164 hab. (2015 en diminution de 2,96 % par rapport à 2010)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 29′ 08″ nord, 1° 56′ 23″ est
Altitude Min. 1 332 m
Max. 2 827 m
Superficie 24,77 km2
Localisation

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Liens
Site web www.dorres66.com

Dorres Écouter (prononcé [dɔʁ] en français et ['dorəs] en catalan) est une commune française, située en Cerdagne, à l'extrême ouest du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Dorréens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de montagne, située en Cerdagne française, Dorres est situé en soulane, sur le contrefort du massif du Carlit.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dorres[1]
Porté-Puymorens
Enveitg Dorres[1] Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes
Ur

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'ensemble des roches composant les montagnes cerdanes sont issues de la formation de la chaîne hercynienne durant l'ère primaire. Implantée dans le versant sud du massif du Carlit avec la montagne du Coll Roig pour estives, la commune de Dorres offre un paysage où le granite (souvent en grosses boules de type chaos) est omniprésent, avec des affleurements de schiste sur la zone du Belloc (1 688 m).

La superficie de la commune est de 2 477 hectares (24,77 km2). L'altitude minimum est de 1 332 mètres et maximum de 2 827 mètres[2].

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le principal accès au territoire est la route avec une situation sur l’axe Perpignan-Andorre par la route nationale 116 et sur l’axe Barcelone-Toulouse via le tunnel ou le col de Puymorens et par la frontière andorrane sur la commune de Porta.

D’autres accès routiers sont présents. C’est le cas des N 20 et 320 qui relient Paris à Bourg Madame supportant des flux importants, de la N 22 qui va en Andorre et de la D 618 qui traverse les Pyrénées d'ouest en est. Cette dernière route, dans sa portion entre Ur et Font-Romeu, passe au sud de la commune à Angoustrine, et le village est desservi par la route départementale 10 qui s'y termine.

Le train jaune (SNCF) propose aussi un arrêt à Ur ou à la gare internationale de Latour-de-Carol - Enveitg. Cette dernière offre aussi des liaisons vers Barcelone, Foix, Toulouse et Paris.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Dorres[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges de poteries et des haches polies ainsi que des traces d'habitats montrent que le territoire de Dorres était peuplé à l'ère préhistorique[5].

Dorres est à la fin du IXe siècle une propriété du moine Sunifred (mort vers 890), fils de Sunifred Ier de Barcelone, notamment comte de Cerdagne. Devenu abbé de l'abbaye Sainte-Marie d'Arles-sur-Tech, il lègue Dorres après sa mort à son neveu et filleul Radulf, fils de Guifred le Velu et futur évêque d'Urgell. Au XIIe siècle est mentionné un Guillem de Edorres, peut-être seigneur du territoire. À partir du XIVe siècle, Dorres rentre dans le domaine royal[5].

Le territoire montagnard de Dorres atteint son maximum de population au milieu du XIXe siècle puis décline depuis[2]. On y subit encore des attaques de loups à la fin du XIXe siècle[6].

Le , la commune intègre la Communauté de communes de Pyrénées Cerdagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie en 2013.

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1959 Guillaume Gordia    
1959 2000 Jean Gordia    
2000 mars 2014 Victor Marty[9]    
mars 2014 en cours Sylvie Candau[10]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1515 1553 1709 1720 1767 1774 1788
30 f11 f7 f14 f36 f38 f293 H51 f250 H
1789 - - - - - - - -
60 f--------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2015, la commune comptait 164 habitants[Note 1], en diminution de 2,96 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Orientales : +5,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
253175310288330334327329366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
341320300306320330325313292
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
337285294207218210197201166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
176171154156192219184179162
2015 - - - - - - - -
164--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 163 175 146 139 139 149 153 157
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école communale.

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Dorres et Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes. Angoustrine accueille l'école primaire de la maternelle au CE2, et Dorres l'école élémentaire avec le CM1 et CM2[19]. L'école communale est située à côté de la mairie[20].

Le site de l'école : http://etab.ac-montpellier.fr/~w0660403e/Guppy5/ permet de suivre les activités des élèves tout au long de l'année.

Le secteur du collège est Bourg-Madame[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 27 décembre[22] ;
  • Fête communale : 15 août[22] ;
  • Fête de la Saint-Jean : messe à la chapelle de Belloc (le dimanche le plus proche de la Saint-Jean) et le feu de la Saint-Jean le 23 juin.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 368 €[23].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Hôtel-restaurant Marty.
  • Fromagerie (tommes de vache).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux
Patrimoine civil

Bains de Dorres : ce lieu est connu pour sa source d'eau chaude sulfureuse qui jaillit à 42°C. Les bains de Dorres regroupent plusieurs espaces : les baignoires, le grand bain et un petit bain. Ce lieu possède des vestiaires, une terrasse, une buvette et des ruines d'une ancienne auberge du XVIIIe siècle[24],[25].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine culturel
  • Musée du granit

Créée en 1999, la Maison du granit retrace l'histoire des tailleurs de pierres du village depuis la fin du XVIIIe siècle : la géologie, les méthodes de travail et les outils, les familles, le village, les ouvrages réalisés dans le département ou ailleurs. Ce musée n'est ouvert qu'en été.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Ginoux : curé de Dorres et aumônier des Escaldes, résistant[26].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Notice Cassini de Dorres
  3. « Plan séisme » (consulté le 31 janvier 2017)
  4. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  5. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Attaques de loups en Cerdagne en 1864, 20 février 2015
  7. a et b Mairie de Dorres, Photo du tableau d’honneur des maires de Dorres, consultée le 26 juillet 2010
  8. Liste des maires de Dorres sur le site MairesGenWeb
  9. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  10. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. [xls] Académie de Montpellier, « Effectifs détaillés par école en 2012 », (consulté le 26 juillet 2013)
  20. Site de l'école
  21. Inspection académique des Pyrénées-Orientales, « Circonscription de Prades », (consulté le 26 juillet 2013)
  22. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  23. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  24. Bains de Dorres
  25. Bains de Dorres, site de la commune
  26. Plaque sur la place