Betchat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Betchat
Betchat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Patrick Galy
2020-2026
Code postal 09160
Code commune 09054
Démographie
Gentilé Betchatois
Population
municipale
346 hab. (2018 en augmentation de 8,46 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 35″ nord, 1° 00′ 46″ est
Altitude Min. 296 m
Max. 491 m
Superficie 22 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Girons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Portes du Couserans
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
Voir sur la carte administrative de Occitanie (région administrative)
City locator 14.svg
Betchat
Géolocalisation sur la carte : Ariège
Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Betchat
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Betchat
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Betchat

Betchat est une commune forestière, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Betchatois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées située dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, elle est limitrophe avec le département de la Haute-Garonne au nord-ouest et à l'ouest[1].

Hameaux : Belloc, Bernadat, Bousquet, Blanque, Charlat, Clouzet, Hourtigué, Jourdain, Lamonge, Lasserre, Montaut, Pamolle, Soulagnet,

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Betchat est limitrophe de douze autres communes dont quatre dans le département de la Haute-Garonne.

Carte de la commune de Betchat et de ses proches communes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Lavin et le Lens, deux affluents du Salat et par le ruisseau de Belloc, le ruisseau Goutè de Chayrous, le ruisseau de Losse, le ruisseau de Soumet...

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 200 hectares ; son altitude varie de 296 à 491 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 34 et D 233.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Betchat est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 70 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,1 %), zones agricoles hétérogènes (24,8 %), prairies (17,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La grotte de Roquecourbère se trouve dans le nord de la commune en rive gauche (côté sud) du Lens[9]. Sa longueur est d'environ 30 à 35 m[10]. Elle a été occupée au Moustérien, au Solutréen et au Magdalénien. C'est l'un des trois sites solutréens connus en 2000 dans les Pyrénées, avec l'abri des Harpons et la grotte des Rideaux qui font partie de l'ensemble des grottes de Lespugue en Haute-Garonne. Elle a malheureusement été complètement vidée par J. Cazedessus en 1927 ; toute sa collection a été vendue au musée Field de Chicago. Le comte Henri Bégouën a cependant réussi à collecter une trentaine de belles pièces lithiques, qui se trouvent au musée d'histoire naturelle de Toulouse[9]. Les pièces solutréennes sont principalement du type « feuille de laurier », à différents stades de façonnage[11], utilisant du silex « bleu » des Pyrénées. Trois pièces sont faites de silex de provenance éloignée : deux feuilles de laurier dont une entière et une cassée viennent d'un gîte à silex de type « Hibarette » (à 125 km de là) ; et la matière première d'une pièce foliacée asymétrique du type de Montaut provient des gîtes de Tercis dans les Landes (à 192 km de là). La quantité des pièces collectée indique une activité de taille importante dans la grotte[12].
Des gravures pariétales y sont découvertes en 1975[9] par Robert Simonnet : un petit panneau sur la paroi gauche près de l'entrée de la grotte, comportant des traits et inscriptions[10] dont une rouelle[13], et un bouquetin au centre[14] mesurant 15,4 cm du museau à la croupe ; les contours du dos et du bout du museau sont représentés par des fissures de la roche[13]. Le style rappelle celui des gravures de certains bouquetins solutréens de l'Ardèche. Mais une analyse approfondie révèle que cette gravure est moderne[15].

Au pied de la falaise portant la grotte se trouve un atelier de plein-air couvrant plusieurs hectares, daté du début de l'Aurignacien dans les années 1930[16] mais une réévaluation de son industrie en 2000 donne ce site pour un solutréen[12].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Après la révolution, 100 à 140 bateaux par an étaient construits à Lacave avec des bois d'œuvre de la forêt de Betchat. Ils étaient acheminés vers Toulouse par le Salat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[17],[18].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du canton des Portes du Couserans (avant le redécoupage départemental de 2014, Betchat faisait partie de l'ex-canton de Saint-Lizier).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Paul Durroux    
mars 2008 2014 André Courset    
mars 2014 En cours Patrick Galy SE Agent technique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2018, la commune comptait 346 habitants[Note 3], en augmentation de 8,46 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0109449981 1051 3941 4131 3921 4171 437
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3421 2771 3301 2601 2241 2121 2241 2351 222
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2131 2111 120819813730633595503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
448418386307314293348356364
2013 2018 - - - - - - -
319346-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[23] 1975[23] 1982[23] 1990[23] 1999[23] 2006[24] 2009[25] 2013[26]
Rang de la commune dans le département 74 78 83 89 94 87 85 100
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

  • Bar-restaurant-gîte de groupe Le Bistrot de Betchat, au village.
  • Coutellerie artisanale La Forge de Soulagnet, couteaux L'Estelas et le Couserannais.
  • Élevage biologique de vaches de la race locale casta longtemps menacée de disparition, à la ferme du Pioulet.
  • Fromages biologiques de chèvre et poules pondeuses, à Belloc.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Betchat compte une école primaire publique, et fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, randonnée,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La déchetterie la plus proche se trouve au lieudit Casséjoul, à Mercenac.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Joseph de Saint-Jean (1744-1825), maréchal de camp de la Révolution française, s'y retire au château de Castelbon et devient maire.
  • Oscar Auriac (1878-1949)[27], philosophe né à Betchat, inspecteur général de l'instruction publique.
  • Jean Durroux, député de l'Ariège de 1946 à 1962, né sur la commune le .

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Betchat, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Les distances à vol d'oiseau se mesurent avec l'outil « Mesurer une distance » dans l'onglet « Outils cartographiques » à droite (symbole de petite clé plate).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  9. a b et c [Foucher & San Juan 2000] Pascal Foucher et Cristina San Juan, « La grotte de Roquecourbère (Betchat, Ariège) : ses industries lithiques solutréennes et la révision critique de son art pariétal », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 97, no 2,‎ , p. 199-210 (lire en ligne [sur persee]), p. 199.
  10. a et b Foucher & San Juan 2000, p. 206.
  11. Foucher & San Juan 2000, p. 201.
  12. a et b Foucher & San Juan 2000, p. 205.
  13. a et b Foucher & San Juan 2000, p. 208.
  14. Foucher & San Juan 2000, p. 207.
  15. Foucher & San Juan 2000, p. 209.
  16. [Bégouën & Townsend Russell 1933] Henri Bégouën et J. Townsend Russell, La campagne de fouilles de 1931, à Marsoulas, Tarté et Roquecourbère, Toulouse, éd. É. Privat, , 19 p. (présentation en ligne). Lire en ligne le rapport de Russell sur ces fouilles : [1932] (en) J. Townsend Russell, « Report on archaeological research on the foothills of Pyrenees », Smithsonian miscellaneous collections, Washington, vol. 87, no 11,‎ (lire en ligne [sur babel.hathitrust.org], consulté le 16 mars 2019) ; Roquecourbère : p. 5.
  17. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  18. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014 (consulté le 13 août 2020).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  24. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  25. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  26. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  27. « Oscar Auriac »