Amitié judéo-chrétienne de France

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L'Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF) est une fédération d'associations locales d'amitié judéo-chrétienne. Elle a « pour tâche essentielle de faire en sorte qu'entre judaïsme et christianisme, la connaissance, la compréhension, le respect et l'amitié se substituent aux malentendus séculaires et aux traditions d'hostilité. Elle œuvre non seulement pour que soit éradiqué l'antijudaïsme ancestral, mais aussi pour que juifs et chrétiens aident, par une présence civique et spirituelle, la société moderne à s'orienter » (article 2).

L'AJCF publie une revue mensuelle, Sens, dirigée par Yves Chevalier.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1948, lors de sa fondation, la première équipe[1] comprenait Henri Marrou, le pasteur Jacques Martin[2], Samy Lattès, Fadiey Lovsky, Henri Bedarida, Maurice Vanikoff, Léon Algazi, le R.P. Daniélou, Edmond Fleg, le R.P. Florowsky, Jules Isaac, le grand-rabbin Jacob Kaplan, Jacques Madaule, Maurice Vaussard, Léon Zander.

L'AJCF est affiliée à L'Amitié judéo-chrétienne internationale (ICCJ).

Extraits des statuts[modifier | modifier le code]

Ces statuts ont été modifiés lors de l'assemblée générale de Paris, le 27 mai 2007.

  • Principe de base et but
    • Article 2
      • § 1 - Cette fédération a pour tâche essentielle de faire en sorte qu'entre judaïsme et christianisme, la connaissance, la compréhension, le respect et l'amitié se substituent aux malentendus séculaires et aux traditions d'hostilité. Elle œuvre non seulement pour que soit éradiqué l'antijudaïsme ancestral, mais aussi pour que juifs et chrétiens aident, par une présence civique et spirituelle, la société moderne à s'orienter.
      • § 2 - Elle veut, en particulier, par un dialogue fraternel et par une coopération active et amicale, travailler à réparer les iniquités dont les juifs et le judaïsme sont victimes depuis des siècles et à en éviter le retour. Elle combat l'antisémitisme, le racisme et toute haine des autres cultures et religions.
      • § 3 - Elle exclut de son activité toute tendance au syncrétisme et toute espèce de prosélytisme. Elle ne vise aucunement à une fusion des religions et des Églises. Elle ne réclame de personne aucune abdication ou renoncement à ses croyances ; elle n'exige ni n'exclut aucune appartenance religieuse ou idéologique. Mais elle attend de chacun, dans la conscience de ce qui distingue et de ce qui unit Juifs et chrétiens, et dans un total respect réciproque, une entière bonne volonté, une totale loyauté d'esprit dans la recherche, l'étude des textes et traditions respectifs, en même temps qu'un rigoureux effort de vérité.

Lauréats du prix de l'AJCF[modifier | modifier le code]

Depuis 1988, chaque année, le prix de l'AJCF est remis à une personnalité, juive ou chrétienne œuvrant pour le dialogue judéo-chrétien.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Amitié judéo-chrétienne, no 1, septembre 1948, p. 1
  2. Michel Leplay, « C'était dans l’air », sur ajcf.fr
  3. Entretien avec Colette Kessler, Réforme, juin 2005

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Rota, « Définir la mission de l’AJCF. Origine des crises de 1948 et 1955 », Sens, décembre 2005.
  • Bruno Charmet et Olivier Rota, « Le bulletin trimestriel de l’Amitié judéo-chrétienne de France. Premières orientations 1948-1974 », paru dans Sens, juillet-août 2009, p. 403-431.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]