Jean Dujardin (théologien)

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Jean Dujardin
image illustrative de l’article Jean Dujardin (théologien)
Le père Jean Dujardin en 2013.
Biographie
Naissance
Ordre religieux Oratoire de France
Ordination sacerdotale
Décès
Boulogne-Billancourt
Autres fonctions
Fonction religieuse
Prêtre catholique
Fonction laïque
Théologien, historien, spécialiste du judaïsme

Le père Jean Dujardin, né en 1936 et mort le à Boulogne-Billancourt, est un prêtre catholique, théologien et historien français.

Il est un spécialiste du judaïsme et des relations entre judaïsme et christianisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père Jean Dujardin est devenu oratorien en 1955[1]après des études de philosophie, de théologie et d’histoire. Il est ordonné prêtre en juin 1962[1].

En 1971, il succède au père Pierre Dabosville comme directeur de l'École Saint Martin de France, collège oratorien où il enseigne l'histoire[1]. De 1984 à 1999, il a été supérieur général de l’Oratoire de France. De 1987 à 1999, il a été secrétaire du Comité épiscopal français pour les relations avec le judaïsme[1]. En 1992, il intervient pour suspendre le procès en béatification de la reine d'Espagne, Isabelle la Catholique[1], parce qu'elle avait expulsé les Juifs d'Espagne. Il est expert auprès de ce comité. et membre du comité directeur de l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF).

En 1997, le père Dujardin rédige avec Mgr Gaston Poulain le chapitre intitulé : Église, judaïsme et communauté juive française du livre L’Église et les français, crise de la foi, crise morale, crise sociale : quatorze évêques répondent[2]. Cette même année, il participe à la rédaction de la Déclaration de repentance des évêques de France, lue à Drancy le 30 septembre pour son silence durant la déportation[1].

Le père Dujardin enseigne à l’École cathédrale[1] et au collège des Bernardins[1] de Paris ainsi qu’au Séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux. Il est l'auteur de nombreux écrits consacrés au judaïsme et à la Shoah[3].

Avec sœur Louise-Marie Niesz, nds, et Martine Querette, il initie en 1998 les « Trains de la Mémoire » qui emmènent des centaines de jeunes à Auschwitz pour une « profonde démarche de réflexion »[4].

Le père Jean Dujardin meurt à Boulogne-Billancourt le 3 mars 2018[1].

Publications[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Participation à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • René Rémond (dir.), Paul Touvier et l'Église, Fayard, 1992
  • François Bédarida et Jean-Pierre Azéma (dir.), Les Années de tourmente, Flammarion, 1995
  • Édith Stein et le mystère d'Israël, Ad Solem, 1998 (ISBN 978-2940090372)
  • Juifs et chrétiens : entre ignorance, hostilité et rapprochement (1898-1998), actes du colloque des 18 et 19 novembre 1998, université Charles-de-Gaulle Lille-III, 2002
  • David L. Coppola (dir.), Religion, Violence and Peace : Continuing Conversations and Study Guide, Fairfield, Connecticut, Sacred Heart, University Press, 2004

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Arnaud Bevilacqua, « « Le père Jean Dujardin, artisan majeur du dialogue judéo-chrétien, est mort », La Croix, 4 mars 2018 [1].
  2. L’Église et les Français - Livre de Michel Damien.
  3. Voir, Train de la Mémoire. Présentation par le Père Jean Dujardin. Auschwitz... Autrement.
  4. « Retour sur le 20ème anniversaire du Train de la Mémoire », oratoire.org, consulté le 5 mars 2018.
  5. Esprit et vie.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]