Louis Ier de Vaud

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Louis Ier de Vaud
Titre Baron de Vaud
Prédécesseur Jean de Prangins[1].
Successeur Louis II de Vaud
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance 1250 ou 1253
Décès 1302 ou 1303
Naples
Père Thomas II de Savoie
Mère Béatrice Fieschi
Conjoint Adeline, fille de Mathieu II de Lorraine (?-1278)

Jeanne de Montfort de Chambéon (1278-1300)
Isabelle d'Aulnay (1300-1302)

Enfants Louis II de Vaud

Laure de Savoie

Louis Ier de Vaud, plus connu sous le nom de Louis de Savoie[2], né en 1250 ou 1253, et mort en 1302 ou 1303, peut-être le 13 janvier 1302, fut un seigneur savoyard, fils du seigneur de Piémont Thomas II et de Béatrice Fieschi. Il devint baron de Vaud en 1285, entérinant un partage avec son frère Amédée qui garde la Savoie et le Chablais.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Louis fut le troisième des quatre enfants issus du deuxième mariage de Thomas II avec Béatrice Fieschi. Il était destiné à une carrière ecclésiastique, mais choisit plutôt les armes, et participa peut-être à la huitième croisade. Œuvrant pour la maison de Savoie, il fonda la ville de Morges, battit les Cossonay-Prangins et leur confisqua Nyon et Prangins[3].

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Sa première femme fut Adeline de Lorraine, fille de Mathieu II de Lorraine et de Catherine de Limbourg[4]. Ils n'eurent qu'un enfant: une fille nommée Laure de Savoie (avant 1278-1334)[4] qui épousa Jean Ier de Forez.

Il épousa en 1278 Jeanne de Montfort de Chambéon, jeune veuve de Guigues VI d’Albon, comtesse et régente de Forez. Jeanne décède après le 26 novembre 1293 (date de son testament) et avant 1301 (date à laquelle Louis se marie une troisième fois). De leur union naquirent 11 enfants :

  • Isabelle (qui mourut en bas âge) , (? - 1289/90)
  • Marguerite, (? - 7 avril 1313), elle épouse en premières noces Jean de Salins seigneur de Vignory fils d'Étienne de Bourgogne dit "le-Sourd", puis en secondes noces en 1309 Simon Ier de Sarrebruck-Commercy fils de Jean Ier de Sarrebruck-Commercy,
  • Jeanne, (? - 1360), elle épouse Guillaume de Joinville (? - 1310) baron de Gex,
  • Louis II de Vaud,
  • Pierre, (? - 21 mars 1312),
  • Béatrice, elle épouse Geoffroy Ier de Clermont,
  • Éléonore, (? - 24 mars 1304), elle épouse Rodolphe IV de Neuchâtel (25 septembre 1274 - 22 mars 1342/43),
  • Catherine, (? - 1305),
  • Blanche, elle épouse Pierre de Granson (? - 1349),
  • Guillaume, il épouse Nicole d'Alamant,
  • Isabelle (après 1293). De nombreuses généalogies font d'Isabelle l'épouse d' Humbert III de Montluel, ce qui est impossible sur le plan chronologique, Humbert né vers 1210 ayant eu des enfants entre 1230 et 1250 au plus tard[5].

Après la mort de Jeanne, il épousa le 1er mai 1301 en troisièmes noces Isabelle d'Aulnay, qui avait également subi deux veuvages (son premier mari avait été Baldone de Seminara, le second Robert de Sauriac). Le couple n'eut aucun enfant, Louis étant décédé peu après (il fait son testament en janvier 1302)[6].

Rivalité avec Amédée V et accord amiable[modifier | modifier le code]

Il revendiqua le comté de Savoie contre son frère Amédée V[7]. L'arbitrage mis en place à cette époque lui attribua le canton de Vaud, le Bugey et le Valromey. Plus précisément, « Les châtellenies de Moudon, Romont, Yverdon, les Clées, Biolley, Rue et Cudrefin, avec divers fiefs compris entre Aubonne et la Veveyse ainsi qu’entre Romont et l’Alémanie »[8].

Mais, d'une grande ambition, il ne pouvait s'en contenter ; aussi mena-t-il une active politique de conquête territoriale et diplomatique, surtout en direction du Jura. Il chercha même à porter le titre de comte et à frapper monnaie, en dépit des réticences ecclésiastiques[3]. Il préserva ainsi une certaine indépendance vis-à-vis de la Savoie de son frère, tout en maintenant son alliance avec lui contre Rodolphe de Habsbourg[8].

Mort et sépulture[modifier | modifier le code]

En 1293, il contracta une grave maladie ; il fit le vœu de construire un couvent de franciscains à Nyon s'il en guérissait, et de lui-même devenir moine. Ayant guéri, il construisit le couvent, reçut l'autorisation d'entrer dans les ordres, mais mourut avant de voir ce vœu réalisé[9].

Il mourut entre le 10 janvier 1302 et le 27 avril 1303, peut-être le 8 janvier 1303[4] à Naples, à la cour du roi Charles II d'Anjou ; en tant que membre de la maison de Savoie, il est enterré à l'Abbaye d'Hautecombe[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grandcour, « Les seigneurs de Grandcour », sur http://www.grandcour.ch/accueil/default.htm, Grandcour (consulté le 22 octobre 2012).
  2. Une rue à Morges porte son nom sous cette forme
  3. a et b Bernard Andenmatten, « Savoie, Louis Ier de (Vaud) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 28 juin 2011. consulté le 22 octobre 2012.
  4. a, b et c Chapitre 8, « Vaud and Valais », section 8-B, « Barons de Vaud » Burgundy kingdom nobility, « Savoie, Louis Ier de (Vaud) », sur http://fmg.ac/Projects/MedLands/CONTENTS.htm, Medieval lands,‎ avril 2014 (consulté le 5 avril 2014).
  5. Guichenon, « Histoire de Bresse et du Bugey »,‎ 1650.
  6. Médiéval Généalogie
  7. Daniel de Raemy (cité), « Aux temps de la baronnie de Vaud », sur http://www.patrimoine.vd.ch/, Patrimoine Vaudois,‎ 2004 (consulté le 22 octobre 2012).
  8. a et b Chapitre 1 : « L'Histoire », section I-B : « Le pays de Vaud sous la domination savoyarde », sous section I-B-1 : « La baronnie de Vaud », Pascal Nicollier, « La baronnie de Vaud », sur http://www.liberte.ch/, Pidoux, Nicollier & Bula, avocats à Vevey,‎ 1991 (consulté le 22 octobre 2012).
  9. Hans-Ruedi Weber,Nyon : du temps des révolutions au XXIe siècle, Éditions Cabedita, 2008, (ISBN 978-2882955203), 204 pages, p. 32.
  10. Yves Romain, « Louis Ier de Savoie, seigneur de Vaud (1250 - 1302) », sur http://genealogiequebec.info, Généalogie Québec,‎ 27 mai 2005 (consulté le 22 octobre 2012).