Jean Barthélemot de Sorbier

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Jean Barthélemot de Sorbier
Image illustrative de l'article Jean Barthélemot de Sorbier

Naissance 17 novembre 1762
Paris
Décès 23 juillet 1827 (à 65 ans)
Saint-Sulpice (Nièvre)
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade général de division
Années de service 1782
Conflits Guerres de la Révolution et de l'Empire
Faits d'armes Bataille d'Arlon
Distinctions comte de l'Empire
Grand croix de la Légion d'honneur
grand cordon de la Couronne de Fer
commandeur de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 15e colonnes

Jean Barthélemot de Sorbier, né à Paris, le 17 novembre 1762 et mort le 23 juillet 1827, est un général français, créateur de l'artillerie à cheval.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Il entra comme élève au corps royal d'artillerie le 1er septembre 1782, lieutenant le 1er septembre 1783, et capitaine ie 1er avril 1791, il servit à l'armée du Centre, devenue armée de la Moselle.

À la bataille d'Arlon, il manœuvra avec une grande habileté[1]. Il fut blessé dans cette affaire d'un coup de mitraille au bras ; la Convention, informée de sa conduite, le recommanda au ministre de la guerre Bouchotte.

Adjudant-général chef de bataillon et chef de brigade du 3e régiment d'artillerie à cheval le 2 germinal an III, Sorbier passa à l'armée de Sambre-et-Meuse. Il se trouva au premier passage du Rhin, et fut chargé de l'armement de la place et du camp retranché de Düsseldorf. Il prit ensuite le commandement de l'artillerie de l'aile gauche de l'armée, et eut un cheval tué sous lui à la bataille d'Altenkirchen, où il se fit particulièrement remarquer. À Ukerath, il enleva une position importante à la tête de deux bataillons de grenadiers que le général Kléber avait mis sous ses ordres ; il eut encore un cheval tué sous lui.

Fait général de brigade en l'an V, Sorbier déploya la haute intelligence et les talents supérieurs qui lui ont assuré un des premiers rangs parmi les généraux de cette arme. Le 28 germinal suivant, il contribua puissamment au succès obtenu à la bataille de Neuwied. Il passa ensuite à l'armée d'Angleterre, et quelques mois après à celle de Mayence. Il fut nommé en l'an VII commandant de l'artillerie à l'armée d'observation du Rhin.

Élevé au grade de général de division le 16 nivôse an VIII, il prit une grande part à la gloire que l'armée française acquit à cette époque. Appelé à Dijon pour prendre le commandement de l'artillerie de la seconde armée de réserve, devenue armée des Grisons, le général Sorbier fit cette campagne et rentra en France après la paix.

Guerres du Premier Empire[modifier | modifier le code]

Décoration de 1re classe de l'Ordre impéral de la Toison d'Or (Ordre de remplacement) ayant appartenu au général Sorbier[2]

Créé membre de la Légion d'honneur en l'an XII, et grand officier de l'Ordre dans la même année, il fit partie de l'armée des côtes de l'Océan, et eut sous ses ordres l'artillerie du camp de Bruges. Il commandait trois divisions d'artillerie légère à la bataille d'Austerlitz. Sorbier passa ensuite à l'armée d'Italie et à la Grande Armée, et y soutint sa brillante réputation. Napoléon Ier le créa comte de l'Empire le 19 mars 1808 et grand cordon de la Couronne de Fer le 14 août 1809.

En 1811, il prit le commandement de l'artillerie de la Garde impériale, et se distingua l'année suivante aux batailles de Smolensk et de la Moskowa. Le 11 mars 1813, à la tête de l'artillerie de la Grande Armée, il acquit un nouvel éclat aux batailles de Wachau et de Leipzig.

Restauration[modifier | modifier le code]

En 1814, le roi le créa commandeur de Saint-Louis, et le décora du grand cordon de la Légion d'honneur, le 29 juillet de la même année ; depuis lors, il cessa de faire partie de l'armée.

Élu membre de la Chambre des représentants en mai 1815, par le département de la Nièvre, le général Sorbier ne s'y occupa que des intérêts de l'armée. Il mourut le 23 juillet 1827, dans la propriété de son beau-frère Jean-Claude Flamen d'Assigny.

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Est, et depuis 1867 est porté par la rue Sorbier dans le 20e arrondissement de Paris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Mathieu Poussereau, Le général Sorbier, ancien camarade de garnison de Napoléon, imp de la Nièvre, 1925, 21.p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 400 carabiniers avaient eu l'audace d'attaquer un carré de 1 500 Autrichiens, et, dans cette lutte inégale, se trouvaient cruellement maltraités ; Sorbier vola à leur secours.
  2. Capitaine Koechlin, Les ordres de la couronne de fer et de la couronne d'Italie : (1805-1905), Plon-Nourrit et Cie,‎ 1907, 122 p. (lire en ligne)

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Jean Barthélemot de Sorbier », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]