Transmission (mécanique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Transmission.

Une transmission est un dispositif mécanique permettant de transmettre un mouvement d'une pièce à une autre. Cet élément de la chaine d'énergie a pour fonction l'adaptation du couple et de la vitesse entre l'organe moteur et l'organe entraîné.

La transmission du mouvement est l'une des fonctions les plus courantes des éléments de la mécanique générale, c'est-à-dire des dispositifs mécaniques destinés à remplacer la main de l'homme.

Selon les mécanismes, la transmission est dimensionnée suivant des considérations concernant :

  • la position d'une partie du mécanisme ;
  • le mouvement souhaité ;
  • la force, ou le couple recherché ;
  • la puissance.

Modes et organes de transmission[modifier | modifier le code]

Transmission par contact solide[modifier | modifier le code]

Chaîne de transmission

Transmission par fluides[modifier | modifier le code]

Transmission sans contact[modifier | modifier le code]

En utilisant l'électromagnétisme : aimant, électroaimant

Transmission avec des fonctions complémentaires[modifier | modifier le code]

Dans certains cas, l'environnement impose l'utilisation d'organes spécifiques au sein de la transmission :

Performances d'une transmission[modifier | modifier le code]

Rendement d'une transmission de puissance[modifier | modifier le code]

Dans le cas d'une transmission de puissance, l'objectif est généralement de limiter les pertes. On définit alors le rendement :

 \eta=\frac{\mathrm{Travail\; de \; sortie}}{\mathrm{Travail\; d'entr\acute{e}e}}=\frac{E_s}{E_e}= \rm\frac{Puissance \; de \; sortie}{Puissance  \; d'entr\acute ee}= \frac{P_s}{P_e}

Un engrenage classique a un rendement supérieur à 95 % (0,95).

Rapport d'une transmission de mouvement de rotation[modifier | modifier le code]

On définit le rapport de transmission comme étant le rapport des vitesses du mouvement de sortie sur le mouvement d'entrée ; la plupart du temps, il s'agit d'une loi proportionnelle qui ne dépend pas de la position du mécanisme.


On l'exprime le plus souvent comme une relation sur les vitesses, mais le rapport sur les déplacements est le même :  R=\rm\frac{Vitesse \; de \; sortie}{Vitesse \; d'entr\acute ee}


il s'agit, le plus souvent d'une transmission du mouvement de rotation. Dans ce cas particulier on obtient :  R=\frac{N_s}{N_e}= \frac{\omega_s}{\omega_e}


De plus, si on considère la définition des puissances d'entrée et de sortie, à savoir  P_e = \omega_e . C_e et P_s = \omega_s . C_s , où C_e est le couple imposé en entrée,


on obtient alors une expression du rapport à partir des efforts transmis : P_s = \eta\cdot P_e = \omega_s \cdot C_s = \eta\cdot\omega_e\cdot C_e , d'où:  R= \frac{\omega_s}{\omega_e} = \eta \frac{C_e}{C_s}

Cela est parfaitement ressenti sur une bicyclette lorsque l'on choisit un rapport plus court, pour gravir une pente par exemple : l'effort à la pédale est moindre, mais la vitesse de rotation du pédalier est plus élevée, pour une même vitesse.

Nacelle d'une éolienne contenant le multiplicateur et la génératrice

Dans de nombreux cas, le rapport de transmission est inférieur à 1 parce que les moteurs tournent à de très grandes fréquences de rotation et développent un couple plutôt faible. Le réducteur a pour rôle d'adapter le couple et la fréquence. Par abus de langage, on nomme ce rapport rapport de réduction ; il se confond alors avec son inverse. Les fabricants de réducteurs donnent souvent la valeur de ce rapport sous la forme 1:d, où d représente la démultiplication.

 R= \frac{1}{d}

Lorsque le rapport est supérieur à 1, on parle de multiplicateur. C'est le cas dans une transmission de bicyclette, mais aussi sur les éoliennes, où la génératrice doit tourner environ 200 fois plus vite que le rotor.

Voir aussi[modifier | modifier le code]