Rusalka

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rusalkoja (1877) Witold Pruszkowski

Dans la mythologie slave, la rusalka, ou roussalka (du russe : русалка / pron. roussalka, « ondine, sirène »), est un esprit des eaux. Selon la légende, elle apparaît soit comme une jeune femme morte noyée et vengeresse, soit comme une vierge des eaux éplorée, à mettre en relation avec La Petite Sirène d’Hans Christian Andersen ou la Rusalka d’Antonín Dvořák. Selon l’historien des religions Mircea Eliade, il s’agit de résurgences du culte de Diane. De plus, son équivalent masculin est le vodnik.

Légende[modifier | modifier le code]

Belles, mais souvent cruelles, elles sont généralement néfastes. Certains n’hésitent pas à les rapprocher des succubes : elles « chatouillent » les hommes, mais peuvent également engendrer d’eux des êtres hybrides, décrits comme albinos et peu intelligents.

Pour s’en protéger, les traditions recommandent l’absinthe, le raifort, l’ail et la livèche. Une semaine leur est consacrée avant le solstice d’été.

Selon Édouard Brasey, les rusalki étaient des naïades slaves qui vivaient dans les points d’eau ou dans la mer Noire. Il dit aussi que lorsqu’une jeune fille s’y noie, elle devient une de ces créatures « au teint pâle et aux yeux verdâtres, vêtues d’une robe de brume »[1].

Cryptozoologie[modifier | modifier le code]

Selon les cryptozoologues, ces légendes auraient pour origine des êtres réels : des hominoïdes du type yéti ou almasty femelles. En effet, tous les témoignages les concernant rapportent leur propension à la nage, et leur tendance à rechercher à s’accoupler avec les humains nus qu’ils peuvent rencontrer. Le jeune Tourguéniev a raconté que, lorsqu’il se baignait dans une rivière de la région de Riazan, il avait été rejoint dans l’eau et chatouillé par une créature féminine et velue sur tout le corps, que les paysans de la région prenaient pour « une folle ».

La Semaine des rusalki[modifier | modifier le code]

Les rusalki sont réputées pour être particulièrement dangereuses durant la Semaine des rusalki début juin. En effet, elles sont supposées avoir quitté les eaux profondes afin de se balancer aux branches des bouleaux et des saules durant la nuit. Nager durant cette semaine est à déconseiller de crainte que l’une d’entre elles ne profite de l’occasion pour noyer le nageur.

Max Vasmer remarque que le mot rusalka se référait originellement aux danses des filles de Pentecôte (pour les Latins, le « festival des roses »). Le mot serait ainsi dérivé du grec ῥουσάλια / rousália (rosalia).

Rusalka dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Édouard Brasey, La Petite Encyclopédie du merveilleux, Paris, Éditions Le Pré aux clercs,‎ 14 septembre 2007, 435 p. (ISBN 978-2-84228-321-6), p. 78

Évocations artistiques[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Animation[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Ondine, équivalent de la roussalka dans la mythologie germanique
  • Vodianoï ou vodnik, équivalent masculin des roussalki
  • Vila, équivalent sylvestre dans la mythologie slave
  • Wili

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • [1] Extrait d'un "bestiaire" en ligne.
  • [2] La Roussalka d'A. Pouchkine, en français et russe.