Apotropaïque
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
L'adjectif apotropaïque (du grec apotropein, « détourner ») est appliqué à ce qui conjure le mauvais sort, vise à détourner les influences maléfiques. Un talisman, par exemple, en ce qu'il est censé prémunir contre le malheur la personne qui le porte, est un objet auquel on prête des vertus apotropaïques.
Quelques objets célèbres [modifier]
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (août 2008).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
Méduse, par Le Caravage
- La tête de Méduse sur le bouclier ou la cuirasse de parade dans l'Antiquité gréco, imitée dans la Rome antique ;
- La Main de Fatima en Afrique du Nord ;
- La chouette clouée sur la porte de la grange ;
- Le fer à cheval ;
- La médaille de saint Christophe, dans la voiture.
- Le phallus de la pistrina de Modeste, à Pompéi
- Les gargouilles.
En Grèce antique [modifier]
- Les sphinges et les sirènes sous forme de statues funéraires étaient déposés sur les tombes en Grèce vers le VIe siècle av. J.-C. ;
- Les scilles maritimes : Dans Histoire des plantes[1] du philosophe péripatéticien grec Théophraste, les silles maritimes sont dites apotropaïques ; dans l'éthopée Les Caractères du même auteur, le Superstitieux (Caractère XVI)[2] convoque des prêtresses à qui il demande de le purifier en traçant un cercle autour de lui avec la plante.
- Cracher lorsque l'on croise un épileptique[3]
- Une des plus anciennes images athénienne existante d'Aphroditos est un fragment (fin du IVe siècle av. J.-C.), trouvé dans l'Agora d'Athènes, d'un moule en argile pour un figurine en terre cuite. Le personnage aurait eu une hauteur de 30 cm, représentée dans un style connu sous le nom de άνασυρόμενος (anasyromenos), une femme levant sa robe pour montrer ses organes génitaux masculins[4], un geste qui était censé avoir une valeur apotropaïque, repoussant les influences malfaisantes et donnant de la chance[5].
-
Main de Fatima, détail d'une mosaïque contemporaine (XXIe siècle, El Jem)
Références [modifier]
- Nicolas Waquet, préface aux Caractères de Théophraste (Éd. des Mille-et-une-nuits, 2010 : p. 52, 53 et 92)
Autres [modifier]
On parle également d'attitude apotropaïque : prudente (ne pas ouvrir le champagne trop tôt), superstitieuse (ne pas marcher sous une échelle). [réf. nécessaire]
Références [modifier]
- Livre VII (13, 4)
- victime de Deisidaimona, obsessionnel dont le nom est proche d'un synonyme de religion ; en grec ancien δεισδαιμονια
- Théocrite, Idylles, trad. in Bucoliques grecs, Les Belles Lettres, Tôme I (1925).
- Theophrastus; James Diggle (2004), Characters, Cambridge University Press; pp. 367-68
- (en) Ann Olga Koloski-Ostrow et Claire Lyons, Naked truths: women, sexuality, and gender in classical art and archaeology, Routledge, 2000 (ISBN 0415217520), p. 230-231
Bibliographie [modifier]
- Éloïse Mozzani, Le Livre des superstitions : Mythes, croyances et légendes, Paris, R. Laffont, 1998 (ISBN 2-221-06830-0) (voir p. 1056)